MUSÉES

N° 41 – Automne-Hiver 2021-2022

 

MACLyon – Musée d’Art Contemporain – Cinq expositions temporaires

 

​1 / Delphine Balley Figures de cire du 15 septembre au 2 janvier
Un remarquables film sur « Le Pays d’en haut »

L’exposition Figures de cire est composée d’un ensemble de trois films, dont un inédit, accompagnés de tirages photographiques et de sculptures. Delphine Balley s’inspire du huis clos familial. Figures de cire marque un tournant avec un effacement progressif de la figure au profit de l’objet. Nous avons apprécié le remarquable film sur le thème « Le Pays d’en haut », il évoque avec talent et émotion les rites de passages de la vie : le baptême, le mariage et l’enterrement. Ses images sont sublimes, elles ressemblent à des photos figées, avec un grand souci du détail, dans les objets, décors, vêtements, et casting des personnages. On dirait presque des tableaux post-impressionnistes. Pour bien comprendre l’esprit du film, il faut le regarder complètement et depuis le début. Durée 16 minutes.

2 / Jasmina Cibic Stagecraft – une mise en scène du pouvoir du 15 septembre au 2 janvier
Pour l’exposition Stagecraft – une mise en scène du pouvoir, Jasmina Cibic rassemble sous forme très visuelle ses recherches consacrées à la notion de don dans le contexte diplomatique et au soft power. Elle montre en particulier le film The Gift, présenté à Lyon pour la première fois dans sa version finale.

3 / Christine Rebet Escapologie du 15 septembre au 2 janvier
Pour son exposition Escapologie, Christine Rebet présente sur tout un étage du musée six films d’animation, dont un spécifiquement réalisé à cette occasion. L’univers singulier de chacun est accompagné de peintures murales et sur toiles ainsi que de dessins.

4 / Marina Abramovic et Ulay du 15 septembre au 2 janvier
Le macLYON possède toute l’œuvre commune de Marina Abramovic et Ulay. Outre Nightsea Crossing et The Lovers – the Great Wall Walk, la pièce qui consacra leur séparation, quelques performances marquantes du couple au début de sa collaboration seront exposées. A voir une série de 20 grandes photos de Sitting Crossing avec sur le mur latéral,  encadrés des fragments des tissus qu’ils portaient lors de ces sittings. Ces deux artistes, rappelons le, sont les pionniers de la performance depuis 1976

5 / Crossover : Hélène Hulak × Mel Ramos du 15 septembre au 2 janvier 2022
Le format d’exposition Crossover est construit comme un dialogue entre les œuvres de la collection du macLYON et des artistes émergents. Cette invitation faite à Hélène Hulak permet de croiser, à partir d’œuvres de Mel Ramos, deux approches de la représentation du corps et de la construction du regard. Si les démarches se complètent et se contredisent, l’évolution des enjeux philosophiques et sociétaux des collections et des pratiques artistiques, en constant renouvellement,  produisent une confrontation stimulante qui ne dédouane cependant jamais les visiteurs de leur responsabilité d’interprétation, puisque, comme le disait Marcel Duchamp : « C’est le regardeur qui fait l’œuvre ».
Crédit photos. 1 /© Delphine Balley, Le Temps de l’oiseau, 2021 [extrait]. Vidéo HD couleur, son, 17’32’’. Courtesy de l’artiste. 2/ © Jasmina Cibic, The Gift, 2021 [extrait]. Installation vidéo 4K couleur sur 3 écrans, son stéréo. Courtesy de l’artiste.
3/ © Christine Rebet, Ultravision, 2020. De la série Otolithe. Encre sur papier 24 × 32 cm. Courtesy de l’artiste.
4 / © Marina Abramović et Ulay, Nightsea Crossing, sitting au macLYON, 1986. Collection macLYON/Photo Blaise Adilon. © Adagp, Paris, 2021. 5 / © Hélène Hulak, Les sœurs fatidiques, 2018. Peinture murale. Dimensions variables. Courtesy de l’artiste.

 


 

Musée des Beaux Arts Nouvelle rentrée, nouvelle saison au musée !

A découvrir dans les collections permanentes. Bonne rentrée au musée ! Visites et ateliers pour petits et grands, exposition Par le feu, la couleur, méditation, initiation à l’histoire de l’art, modelage et ateliers pour tous : cet automne, le musée nous réserve un très riche programme.

1/ Visites découverte des collections Du samedi 11 septembre 2021 au samedi 6 novembre 2021
Des visites pour vous emmener à la découverte des grandes civilisations et écoles artistiques de l’Antiquité à nos jours.
Peinture, sculpture, objets d’art, monnaies et médailles, œuvres graphiques : un parcours exceptionnel à travers 5 000 ans d’art et d’histoire ! Photo © Musée des Beaux Arts de Lyon.

2/ Visites commentées Nouveaux regards sur les collections XXe et XXIe siècles. Jusqu’au au vendredi 31 décembre 2021. Un nouveau Matisse dans les collections.
Allez à la rencontre de Katia à la chemise jaune, ultime tableau peint par Henri Matisse, entré récemment dans les collections. La nouvelle présentation des collections XXe et XXIe siècles rend hommage aux nombreux donateurs, collectionneurs, amateurs, artistes et ayant-droits qui ont contribué par leur générosité à l’enrichissement de ce fonds. Certaines pièces sont présentées pour la première fois au public. Photo © Henri Matisse, Katia à la chemise jaune, 1951. 
Huile sur toile, H. 81 ; l. 60 cm
. Lyon, Musée des Beaux-Arts
© Succession H. Matisse, 2021. Image © Lyon MBA – Photo Martial Couderette.

3/ Par le Feu, la Couleur / Céramiques contemporaines/ Musée des Beaux-Arts. Jusqu’au 27 février 2022
La céramique contemporaine, une nouvelle collection au musée des Beaux-Arts de Lyon Grâce à la générosité de Denise et Michel Meynet, Bernard Bachelier, Claire et Jean-François Lerat et Françoise et Arnauld de L’Épine, le parcours du musée des Beaux-Arts de Lyon s’est enrichi d’une section permanente dédiée à la céramique contemporaine, laquelle a pris place dans l’écrin néo-classique du salon de La Norenchal, au premier étage du musée. Près de deux cent oeuvres, créations de céramistes touchés par l’Extrême-Orient, y sont présentées au public. Le chawan, bol traditionnel japonais de la cérémonie du thé, constitue le point de départ d’une narration, conçue comme une introduction à l’exposition-dossier Par le feu, la couleur présentée au deuxième étage du musée. Sont exposés de grands noms de la céramique contemporaine tels Jean et Jacqueline Lerat, Daniel de Montmollin, Camille Virot, Claude Champy, Claudi Casanovas, Bernard Dejonghe, Daniel Pontoreau, Daphne Corregan, Jean-François Fouilhoux, Pierre Bayle, Setsuko Nagasawa, Haguiko, Masamichi Yoshikawa, comme des représentants de la jeune génération, notamment Maho Nakamura et Akashi Murakami.Photo Haenen Babs, Turbulent vessel « garden of earthly delights », 2019. Collection particulière.


 

Musée des Confluences – Quatre expositions temporaires et une galerie permanente

1/ La Galerie Émile Guimet : une galerie permanente des donateurs. Visite gratuite le week-end
Ouverture le 17 septembre, à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine 2021. La Galerie Émile Guimet rendra hommage, dans un espace permanent de près de 400 m², aux donateurs du musée des Confluences depuis ses origines. Elle sera accessible gratuitement aux visiteurs le week-end, comme un écho à la générosité de ces donateurs, et permettra l’accueil d’événements professionnels en semaine. Photo Scénographie de la Galerie Émile Guimet © Groupement SNOOPP.

2 / Sur la piste des Sioux du 22 octobre 2021 au 28 août 2022
Notre imaginaire les a longtemps désignés comme « les Indiens d’Amérique ». Récits de voyages, cinéma et bande dessinée, spectacles ou même romans ont largement contribué à cette appellation et à la diffusion d’une certaine image de l’Indien. Sur la piste des Sioux remonte aux sources de cette représentation, en Europe et en France. Photo Osages. Peuplade sauvage de l’Amérique Septentrionale, dans l’état de Missouri, arrivés à Paris le 13 août 1827. Recueil des Grimaces, planche CIV. Louis-Léopold Boilly (1761-1845). Lithographie aquarellée. © Collection Didier Lévêque.

3 / Lʼoiseau rare, de lʼhirondelle au kakapo… Un enchantement ! Jusqu’au 2 janvier 2022
Le parcours de l’exposition. La scénographie, conçue par Bruno Reccole, joue de la sobriété. Elle fait alterner le noir et le blanc, pour mieux s’effacer derrière les couleurs éclatantes des oiseaux. De formes irrégulières, en escalier, les vitrines évoquent de manière stylisée des falaises ou des blocs de roches dans lesquels se nichent les spécimens naturalisés.
Au milieu de la salle, deux podiums à la géométrie éclatée forment des îlots. Des jeux de lumière parcourent l’exposition afin de faire percevoir l’iridescence des colibris, de focaliser le regard sur un oiseau chanteur ou de donner à voir, de façon plus théâtralisée, la fragilité des oiseaux, jusqu’à la vitrine des espèces disparues. Et comme d’habitude une scénographie très travaillée, rendant le parcours passionnant et instructif. « L’identité d’un musée puise d’abord à la racine de ses collections. Parmi toutes les pièces inventoriées dans les réserves du musée des Confluences, les oiseaux occupent une bonne place. Avec plus de 30 000 spécimens, cette collection est même la deuxième plus importante de France. En outre,elle raconte l’histoire de notre établissement, depuis la première grande galerie zoologique du muséum de Lyon en 1837, jusqu’aux dernières donations et en particulier celle d’Hubert Bonnetain en 2018″. Nous dit Hélène Lafont-Couturier. Directrice du musée des Confluences.  Photos. * Quetzal resplendissant, Amérique centrale, Mexique – Les reflets métalliques du plumage proviennent de la diffraction des rayons lumineux sur celui-ci. Les couleurs disparaissent lorsque les plumes sont à l’envers © Musée des Confluences – Olivier Garcin.  * Ara à gorge bleue, Bolivie © Musée des Confluences – Olivier Garcin. * Colibri du Chimborazo, Equateur et Colombie, collection de Claudius Côte – © Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU’.

 

4 / La Terre en héritage, du Néolithique à nous / Jusqu’au 30 janvier 2022
La Terre en héritage, du Néolithique à nous dresse un bilan de notre impact sur la Terre en ce début de 21e siècle. L’exposition propose d’observer les grands défis environnementaux contemporains à l’aune d’une période charnière de notre histoire, le Néolithique, qui marqua le début de notre exploitation de la nature et bouleversa notre relation au monde naturel et au reste des êtres vivants. A voir une intéressante série de visuels-maquettes, ici le circuit de  l’eau.
À cette époque, des communautés humaines commencent à se sédentariser et à assurer leur subsistance par l’agriculture et l’élevage. Nous établissons alors progressivement un rapport de domination à la nature tout en adoptant, pour la première fois, une économie de production. Domestication des animaux, culture des plantes, production, consommation, habitat, transport : pour chacun de ces sujets, l’exposition déroule le temps afin d’identifier les amorces de modifications environnementales d’une ampleur sans précédent, l’Anthropocène, période caractérisée par l’influence majeure de l’activité humaine sur l’écosystème terrestre. Exposition coproduite par le musée des Confluences et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), avec la participation de l’École Urbaine de Lyon. Photo Mute Migration L’artiste indienne Hema Upadhyay a beaucoup travaillé sur la migration, les déplacements forcés, le développement urbain chaotique.

5 / Jusqu’au bout du monde, regards missionnaires / Jusqu’au 8 mai 2022
À partir de 1822, la création à Lyon de l’Œuvre de la Propagation de la Foi permit le départ pour l’aventure de centaines de jeunes ecclésiastiques missionnaires, hommes et femmes, vers des terres inconnues d’Afrique, d’Asie, d’Océanie, ou d’Amériques. Le musée des Confluences en garde le témoignage avec le dépôt, depuis 1979, de quelque 2 300 objets appartenant aux Œuvres pontificales missionnaires, son nom aujourd’hui. L’exposition offre un parallèle entre leurs récits et l’histoire des objets, collectés sur place, qu’ils envoyèrent ou rapportèrent ensuite à Lyon. Ni tout à fait explorateurs, ni vraiment voyageurs, certains développeront des compétences scientifiques : ethnologie, linguistique, cartographie, zoologie… Ces objets, rituels ou du quotidien, témoignent de cultures jusqu’alors méconnues. Mais l’exposition invite aussi à questionner cette vision du monde et le regard qu’un musée se doit de porter aujourd’hui sur cette histoire. Modèle réduit de pirogue double Nouvelle Calédonie, Mélanésie, Océanie  Chanoine Brachet © musée des Confluences – Olivier Garcin.


 

ESCAPADES à Evian et Martigny

Alain le Foll, maître de l’imaginaire / Palais Lumière Évian
Jusqu’au 2 janvier 2022
Dès 1958, Alain Le Foll s’orienta vers une carrière de graphiste. Lié à Peter Knapp et Jean Widmer, il participa à plusieurs campagnes publicitaires. On se souvient de celle pour l’eau d’Evian, l’Eau vraie qui a donné lieu à un lm d’animation d’Alexandre Alexeieff. La geisha imaginée par Alain Le Foll pour la campagne Obao, bain de mousse à la japonaise a longtemps été l’emblème de cette marque. Les bannières recouvrant les façades des magasins du Printemps ont été des événements publicitaires marquants. Alain Le Foll noua également une collaboration avec Robert Delpire qui avait créé une maison d’édition et une agence de publicité.

Parallèlement, Alain Le Foll se consacra à l’illustration. Il collabora avec de nombreux magazines en France et à l’étranger, dont Elle : il illustra aussi bien les rubriques habituelles de la revue que des feuilletons hebdomadaires. Il travailla aussi pour l’édition : en 1964, il signa les dessins de C’est le bouquet !, un album édité par Robert Delpire qui a marqué l’histoire de l’édition enfantine. En 1969, parut chez le même éditeur, l’histoire de Sindbad le marin écrite par Bernard Noël ornée de planches en noir et blanc. Il dessina aussi des motifs de tissus, des céramiques, des pochettes de disques, des papiers peints. Photos Publicité pour la bain moussant Obao, le bain de mousse à la japonaise, conçue par Alain Le Foll, 1963 @ succession A. Le Foll. © Laboratoires Garnier. O.BA.O. Bain bleu moussant. 1965 (France). Alain-Le-Foll. Dessin pour Cest le bouquet de Claude-Roy 1964. Encre. Collection particulière © succession-A.-Le-Foll.

 

Les personnages saisissants de réalisme de Gustave Caillebotte,
peintre Impressionniste et moderne
Fondation Gianadda Martigny. Jusqu’au 21 novembre 2021
Gustave Caillebotte (1848-1894) était un homme très actif. Il fût, collectionneur, mécène et organisateur des expositions impressionnistes de 1877 à 1882. Peintre méconnu, il fut oublié et finalement redécouvert. Son rôle de collectionneur a sans doute mis son talent de peintre un peu à l’écart. Cet hommage à Gustave Caillebotte, en forme de rétrospective, réunit quelque 90 toiles peintes entre 1870 et 1894 : un ensemble rare révélé au public grâce aux prêts essentiels consentis par plusieurs musée européens
Comme un photographe, Gustave Caillebotte sait saisir avec pertinence et acuité, les moments de vie de ses contemporains. Il nous fait découvrir le quotidien et les loisirs des hommes de son époque. Le monde ouvrier au travail, au bistrot, sur les bords de la Seine, etc. Ses tableaux sont très préparés. Comme deux ou trois de ses plus célèbres. Ainsi «  Le Pont de l’Europe » grande huile sur toile de 1876 est présenté, entouré d’études partielles et d’esquisses préparatoires.
De même « Les raboteurs de parquet » autre grande huile sur toile de 1875, très aboutie, est entourée d’oeuvres préparatoires.  Une quinzaine d’oeuvres, avec personnages, sont ainsi particulièrement remarquables.« Rue de Paris, temps de pluie », huile de 1877. « Au bistrot » huile, 1880. « Régates à Argenteuil » 1893. « Bord de la Seine au Petit Gennevilliers, en hiver ». 1893. Les autres, les paysages sont plus convenues. Gustave Caillebotte a le sens de la mise en scène et du portrait. Ses cadrages sont soignés. Les hommes, les femmes, sont vivants, saisissants et d’un réalisme quasi photographique. Cependant j’invite le visiteur à s’attarder un instant dans une salle annexe. Deux vidéos sur écran nous démontrent avec images de synthèse à l’appui, et perspectives reconstruites, que l’artiste s’est servi d’une boite claire. Qu’il a adapté les avant-plans et arrière-plans, de ses sujets, à partir de photos de quartiers existantes. Rappelons que son frère Martial était photographe. Pour Claude Ghez, Pietro Galifi della Bagliva et Benjamin Bothereau, qui ont réalisé cette belle contribution scientifique intitulée : « Le Point de l’Europe et Rue de Paris, temps de pluie » entre ironie et dystopie; ce seraient plutôt des trompe-l’oeil particulièrement réussis plutôt que des vues réalistes. Mais peu importe le résultat est là, on s’y croirait vraiment et c’est l’essentiel ! JP Doiteau.
Photos. Régates à Argenteuil, 1893 Huile sur toile. Collection privée
 © Comité Gustave Caillebotte. Les raboteurs de parquet, 1875. Huile sur toile. Paris, musée d’Orsay, don des héritiers de Gustave Caillebotte par l’intermédiaire d’Auguste Renoir, son exécuteur testamentaire, 1894
Photo © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski. Au bistrot © JPD.

 


Infos & Liens

MUSÉES LYON

La Biennale de Lyon. www.labiennaledelyon.com
Musée des Confluences. 86, quai Perrache 69002 Lyon 04 28 38 12 12 – www.museedesconfluences.fr
Musée des Beaux-Arts (MBA). www.mba-lyon.fr
Musée d’art contemporain (MAC). Cité Internationale – www.mac-lyon.com
Institut d’Art Contemporain (IAC). Villeurbanne  – www.i-art-c.org
Musées Gallo-Romains de Lyon et Saint-Romain-en-Gal – www.musees-gallo-romains.com
Gadagne Musées – www.gadagne.musees.lyon.fr
Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique. 13 rue de la Poullaillerie 69002 Lyon – 04 78 37 65 98  – www.imprimerie.lyon.fr
Musées des Tissus et Musée des Arts décoratifs de Lyon – 34 rue de la Charité F-69002 Lyon – 04 78 38 42 00 – www.mtmad.fr
Musée de l’Automobile Henri Malartre 645, rue du Musée 69270 Rochetaillée 04 78 22 18 80 – musee.malartre@mairie-lyon.frwww.musee-malartre.com