DANSE

N° 41 – Automne-Hiver 2021-22
Septembre-Octobre / Novembre-Décembre / Janvier-Février

Septembre – Octobre

 

* William Forsythe / Mats Ek / Anne Teresa de Keersmaker / Ballet de l’Opéra de Lyon / Maison de la danse 14 au 18 sept.
N.N.N.N. de William Forstyhe. Entrée au répertoire du Ballet de l’Opéra de Lyon. Scène nue, pas de musique. Les rouages d’une mécanique savamment orchestrées. Virtuosité des déséquilibres, travail chorégraphique soigné et excellente condition physique des 4 danseurs. Solo for Two de Mats Ek. Reprise. La vie d’un couple en compositions mélancoliques sur la musique minimaliste et romantique du compositeur contemporain Estonien Arvo Pärt (85 ans). Des mouvements esthétiques nouveaux et originaux. La musique d’Arvo Pärt était aussi à l’honneur dans un concert baroque au Festival d’Ambronay en sept. 2021.(voir en fin de cette page). Die Grosse Fuge op 133  / Anne Teresa de Keersmaker. Reprise en partenariat avec la Maison de la danse. Cette Grande Fugue, Opus 133 de Beethoven, est le final du célèbre Concerto Opus 130 de Beethoven (1823-25). Les 6 danseurs et le 2 femmes évoluent dans de superbes mouvements d’ensemble dansants et impétueux. Et de façon tout-à-fait synchronisée à la musique de Beethoven. Une belle performance qui clôt cette brillante soirée d’ouverture. Photo A. Teresa de keersmaker © Stofleth.

 

* Eun-Me Ahn / Maison de la danse les 21 et 22 sept.
Danse. Dragons présent la particularité d’avoir 14 danseurs, dont 6 en hologrammes et 8 sur scène. L’exubérante Eun-Me Ahn imagine le futur de la danse en invitant de jeunes danseurs audacieux et déchaînés nés sous le singe du dragon, un animal symbole d’une grande force créatrice. Nouvelles technologies, énergie, vitalité, ambiance pop et colorée ! Un aperçu de l’Asie contemporaine.

 

* Josette Baïz / Baobabs / Maison de la danse les 21 et 22 sept.
Danse. Un conte écologique et aussi un cri d’alarme adressé aux adultes par les enfants et les adolescents sur l’état de la planète. Un espace dédié au regard qu’ils portent sur le monde. 14 danseurs agés de 7 à 13 ans exécutent des danses métissées : hip hop, contemporain, danses indiennes, africaines et orientales. Sous le signe du baobab, arbre millénaire. A voir en famille.

 

* Appuie-toi sur moi / Cirquons flex / Théâtre de la Croix-Rousse du 22 au 26 sept.
Cirque sous chapiteau à ciel ouvert sur le parvis du théâtre. La compagnie Cirquons flex, vient de la Réunion, aux célèbres cirques géologiques. Les deux acrobates partagent un conte circassien sous forme confidence au public. Ils explorent toutes les formes d’appui au cirque. Poétique, pour jeune public.

 

* Fandango ! / David Coria / David Lagos
Maison de la danse du 5 au 8 oct.
Une extravagante fantaisie de flamenco et de danse contemporaine !

Mise en scène et chorégraphie David Coria. Ils sont neuf sur scène évoluant sur une piste circulaire rouge. David Coria, est le nouveau chorégraphe de la scène espagnole. Il a côtoyé les plus grands, Antonio Gades, Pilar Lopez, José Granero. Il a été le premier danseur, chorégraphe du Ballet de Flamenco d’Andalousie. Il dirige maintenant sa propre compagnie. David Lagos, est un formidable chanteur, héritier des grands « cantaores » espagnols. Ses chants sont bien plus qu’un voyage dans l’histoire et la tradition espagnole, ils évoquent la peur, la mort, la passion, la fête ! Plus trois danseuses et un danseur de flamenco à la gestuelle contemporaine. Et trois musiciens du groupe Hodierno : un saxo, un percussionniste électronique et un guitariste, jouant aussi bien du flamenco que du classique ou de l’électro. Partant du langage traditionnel du flamenco et des chants traditionnels, David Coria et David Lagos, brouillent les pistes et nous offrent d’infinies variations de danse folklorique, de flamenco et de danse contemporaine. Tout est différent. Rien n’est figé, tout est vivant, étonnant, coloré et sensuel. Cette danse est théâtrale et spectaculaire. Une extravagante immersion dans la culture du flamenco espagnol ! JPD. Photo David Coria, au centre © JL. Duzert.

 

* Lovetrain 2020 / Emanuel Gat / Maison de la danse les 12 et 13 oct.
Une éblouissante comédie musicale !

Une nouvelle création d’Emanuel Gat, chorégraphe et danseur israélien (52 ans), récemment installé dans le Sud de la France. Il a eu de grands succès à l’international. « Lovetrain 2020 » est un show musical dansé avec 14 danseurs 8 femmes et 6 hommes. Dans les très réussis mouvements de groupe, tous les danseurs sont sur scène. Leurs somptueux costumes baroques multicolores virevoltent au son de la musique po-rock, des années 80 du groupe mythique « Tears for Fears »(Mettre des larmes sur la peur). C’est fourmillant, joyeux, enthousiasmant ! Avec une alternance de solos, duos et quatuors, plus calmes, où l’on apprécie la gestuelle contemporaine, fine et innovante, aux infinies variations, de chacun des danseurs. La musique énergique qui va crescendo, du groupe britannique, rappelle à tous les belles années du groupe pop-rock britannique. Le tout dans un jeux de lumières raffiné : clair obscur noir et fumées, créant une ambiance étrange. L’enchaînement des mouvements de ce « Lovetrain 2020 », qui, comme une comédie musicale, avance non stop, est une belle réussite. Un grand moment de bonheur, salué par une « standing ovation » du public. JPD. Photo Lovetrain 2020 © Julia Gat.
Dernière minute. Syndicat de la critique vient de décerner le prix du Meilleur spectacle à « Lovetrain 2020 » d’Emanuel Gat.

 

* Défilé chorégraphique / Mourad Merzouki / Auditorium le 16 oct.
A l’occasion de son 15° anniversaire le festival Karavel vient à l’Auditorium et propose un événement hors normes où l’énergie de la danse hip-hop rencontre l’univers foisonnant de la musique classique.

 

 

Novembre – Décembre

 

* Carte blanche à William Forsythe. Ballet de l’Opéra de Lyon / 4 au 10 nov.
De la formation classique à la danse contemporaine
Trois pièces. Sheela Na Gig, une création pour sept danseuses de Fabrice Mazliah, ancien interprète de William Forsyhte. Une commande de l’Opéra de Lyon. Six danseuses, tout de blanc vêtues, évoluent sur un rideau-tapis rouge vif. Elles expriment leurs corps par des mouvements au sol. Sauvages, menaçantes ou débridées. Elles chantent et crient. Dommage qu’elles ne dansent pas ! Un peu long aussi. Décevant.
Quintett. Le ballet perpétue sa tradition de compagnie de formation classique tournée vers la danse contemporaine. Dans cette pièce on apprécie le talent classique des 5 danseurs et danseuses. Ils se jouent avec virtuosité des déséquilibres à un, deux ou trois. Un brillant quintette intimiste, sur une musique et un chant éraillé et lancinant. Pièce très appréciée par le public.
One Flat Thing reproduced. Sur la scène, vingt tables métalliques blanches se détachent sur un fond gris sombre. Plus 14 danseurs et danseuses en tenues très colorées. Ces tables sont un terrain de jeu, prétexte à toutes les fantaisies. Peu à peu, tout devient une sorte de gigantesque exercice de chaos contrôlé. La musique, tonique et crépitante, les entraînent dans un élan impétueux de mouvements expressifs. Une symphonie de corps, de couleurs et de sons ! JPD. Photo Quintett © Agathe Poupeney.

 

* Archipel / Italo Calvino / TNP du 6 au 14 nov.
Chorégraphie théâtrale. Textes extraits des « Villes invisibles » d’Italo Calvino. Création de Nicolas Musin.
Avec 8 rideurs (skateurs) / BMX / Rollers. 3 traceurs, 2 danseurs de hip-hop expérimental. Plus qu’une pratique sportive, le skate a toujours été une culture, une manière de vivre et d’habiter le monde. Sur scène, videurs, traceurs et danseurs évoluent sur une rampe de skate, conçue à la fois comme un espace de circulation, un territoire d’expression libre et un lieu de construction. Archipel est à la croisée de ces langages.

 

* Fables à la fontaine / Béatrice Massin / Dominque Hervieu /
Maison de la danse du 9 au 13 nov.

Danse. Et si La Fontaine nous était dansé ? Un fantaisie chorégraphique sur les poèmes Le Loup et l’Agneau et Le Corbeau et le Renard. La danse baroque de Béatrice Massin plus la danse métisse de Dominique Hervieu forment une fantaisie absolument innocente Qui nous renvoie sur Numéridanse sur la thématique « Danse-moi une histoire ! ».
Dernière minute. Syndicat de la critique vient de décerner une Mention spéciale aux Fables à la fontaine de Dominique Hervieu et Béatrice Massin. Photo Dominique Hervieu © Blandine Soulage-Rocca.

 

* The TREE / Carolyn Carlson / Maison de la danse du 16 au 18 nov.
Un superbe poème chorégraphique et visuel

Chorégraphie et scénographie Carolyn Carlson. Création lumière Rémi Nicolas. Interprètes : quatre hommes et cinq femmes. Née en Californie, Carolyn Carlson a créé une centaine de pièces, dont certaines sont des pages majeures de l’histoire de la danse. Elle a même été récompensée par le Lion d’Or de Venise. En 2019, elle obtient la nationalité française. Elle est déjà venue plus d’une dizaine fois à la Maison de la danse. « TREE », est une évocation d’après « Fragments d’une Poétique du Feu » de Gaston Bachelard, philosophe français de la poésie et des sciences. « En lisant les poèmes on adhère à cet embellissement du langage, faute d’avoir le bonheur de le créer », écrit-il. En danse, comme en littérature, la valeur poétique renforce les transcendantes, qui sont bien plus que des simples effets artistiques. Ce superbe hommage, ce poème visuel à la nature, est tout particulièrement apprécié, au moment où s’achève laborieusement la COP 26 sur le climat. Les danseurs et danseuses évoluent avec force et grâce dans un magnifique décor. L’arbre, le feu au delà des montagnes, les lumières tamisées aux camaïeux de beige et d’ocre, la fluidité et l’élégance des costumes, la musique envoûtante et évocatrice, créent un merveilleux décor imaginaire, qui met en valeur la beauté des gestes. Une superbe rêverie ! JPD.

 

* A Quiet Evening of Dance / Maison de la danse du 23 au 24 nov.
Les incroyables talents des danseurs de William Forsythe. Superbe !
Danse. Le maître de la danse contemporaine, vient pour la première fois à la Maison de la danse. L’un des danseurs ayant été contrôlé positif, le programme a été modifié comme suit. Acte 1 . Prologue / Catalogue /  Epilogue / Dialogue. Première partie dansée du spectacle. A Quiet Evening of Dance. Ils sont six, dansent à un à deux à six. Une scène nue, peu ou pas de musique, pas d’accessoires, juste une paire de longs gants, qui magnifient les mouvements très recherchés des bras.
Acte 2 . A Quiet Evening of Dance. Captation vidéo réalisée au Sadler’s Wells de Londres, en 2018. Très belle projection vidéo en seconde partie du spectacle. Les danseurs évoluent en figures baroques, parfaitement adaptées à la musique et avec un talent incomparable. Les pièces de Jean-Philippe Rameau, sont jouées par Marc Minkovski & Les Musiciens du Louvre. La vidéo, sur grand écran, permet de voir les danseurs en gros plan, un peu comme si le spectateur était sur scène, juste en face d’eux. E là c’est encore plus impressionnant ! Dans ces Actes 1 et 2, on apprécie leurs talents multiples aussi bien en danse classique qu’en danse contemporaine et les figures incroyables qu’ils sont capables de faire. C’est nouveau et c’est superbe ! JPD. Photo William Forsythe_A Quiet Evening of Dance_SWT, Catalogue, Dancers Jill Johnson & Christopher Roman.

Vient de paraître
« Danse la vie, danse la ville ». Histoires de Guy Darmet par Marie-Christine Vernay
Un panorama complet et romancé de la danse contemporaine.
Guy Darmet a initié, crée et développé pendant trente ans, en tant que directeur, la Maison de Danse. Un formidable lieu de spectacle dédié à la danse et unique au monde. Marie-Christine Vernay, journaliste à Libération, est spécialiste de la danse contemporaine et fondatrice de la revue culturelle de danse en ligne « délibéré.fr ». Sous sa plume alerte, Guy Darmet raconte ses trente ans de Maison de la Danse. La création de la maison, ses laborieuses discussions avec les maires et ministres de la culture successifs. L’évolution de la danse contemporaine. L’explosion de la danse française des années 1980. Les débuts du hip-hop qu’il a beaucoup aidé. Tous les grands chorégraphes actuels et leurs plus belles pièces sont cités. Les Défilés, la Biennale, uniques au monde, sur les thèmes de l’Amérique, des terres latines, de la Méditerranée… Il nous livre aussi des anecdotes et détails sur ceux, avec qui il a partagé le quotidien. Adélia, sa fidèle assistante. Claude Baverez, administratrice de production qui a connu ses colères homériques. Michèle Luquet, la secrétaire générale. Jean-Paul Brunet, attaché à la presse et aux artistes, qui fait rayonner la maison de la danse dans les médias du monde entier. Charles Picq, vidéaste et archiviste, doué qui a créé « numéridanse.tv, » la vidéothèque de la maison, elle aussi unique au monde. Mourad Merzouki, le fils d’affection. Et Dominique Hervieu, la succession story. Un récit dense qui se lit comme un roman ! « Danse la ville, danse la vie ». Hippocampe Editions, librairie Descours et autres librairies. www.hippocampe-editions.fr

 

* A Passage to Bollywood / Navdhara India Dance Théâtre / Maison de la danse du 26 au 28 nov.
Ébouriffante comédie musicale, délicieusement kitsch !
Le saviez-vous ? Bollywood (contraction des mots Bombay et Hollywood) produit environ 200 films par an. Des comédies musicales, où l’histoire est toujours la même. Un beau garçon, quitte pour son village de la montagne pour aller faire fortune et trouver l’amour à la ville Mumbai (Bombay). Il tombe amoureux, rencontre des mauvais garçons, etc… Voici une comédie musicale tonique et rafraichissante. Une sorte West Side Story, indienne. Des costumes extravagants de couleurs, de strass, de paillettes. Une musique populaire aux sonorités très actuelles. Des grands mouvements d’ensemble parfaitement chorégraphies par Ashley Lobo. Et 22 danseurs et 2 chanteurs à l’énergie tonique et communicative. L’histoire se raconte en une quinzaine de tableaux exubérants, dansés et chantés. Ils sont illustrés par des photos et des peintures projetés sur un grand écran d’arrière scène, tandis qu’un amusant titrage en français fait vibrer l’âme romantique des spectateurs. Une soirée effervescente saluée par une « standing ovation ». JPD. Photo Navdhara India Dance Theatre © DR.

 

 

Le Lac des cygnes / Anjelin Preljocaj / Maison de la danse du 2 au 12 déc. Le plus célèbre ballet russe recréé par le plus grand chorégraphe français ! Exceptionnel !
Hier soir on jouait le Lac des Cygnes. Un ballet en quatre actes sur une musique de P. I. Tchaïkovski, agrémenté de musique électronique additionnelle de 79D. Un immense écran, en fond de scène, montrait des images mouvantes des buildings d’une cité et des vidéos impressionnantes de la construction d’une usine au bord d’un lac. Le plus célèbre ballet russe était revisité par le chorégraphe Angelin Preljocaj. Les danseurs ont évolué, au fil de l’histoire et des actes, vêtus de magnifiques costumes actuels, d’abord colorés, puis tout blancs et enfin tout noirs. Une version, certes décalée, mais enthousiaste et variée du célèbre ballet de Tchaïkovski. Cette version re-transposée à notre époque où l’on reprend conscience de la nature, est superbement aboutie. Un monument de grâce et d’émotion que nous avons rarement l’occasion de voir. Une réussite exceptionnelle ! Très nombreux rappels et standing ovation ! Photo Ballet Prelojocaj © J.C. Carbonne.

 

* Gloria / José Montalvo / Maison de la danse du 15 au 17 déc.
Une soirée inattendue à l’énergie joyeuse et communicative
Chorégraphie, scénographie, vidéo José Montalvo. Musiques :  tzigane, flamenco, africaine, hip-hop, et classique. Les 16 interprètes venus des tous les continents parcourent le monde sur les musiques tourbillonnantes ou romantiques. Un ingénieux et superbe montage de vidéos, montre comment les animaux perdent peu à peu leur territoire, c’est un appel à la défense de la nature. Les artistes viennent tour à tour brièvement raconter leurs parcours au micro et enchaînent aussitôt leurs danses. On passe de la danse africaine sur fond de musique classique, à l’inverse, de la danse sur pointes avec un tam tam ! Les mouvements de groupe, les chants africains, sont énergiques, les artistes ont le sourire communicatif. Et leurs performances flamenco et hip hop sont exceptionnelles. Cette pièce célèbre avec optimisme la danse et la vie. On se régale !

 

 

10 ans déjà ! Numéridanse fait son festival.
– A la Maison de la danse des rendez-vous pour célébrer les 10 ans de Numéridanse. Autour de Lovetrain 2020 d’Emmanuel Gat. Des Fables à la fontaine de Béatrice Massin et Dominique Hervieu. Autour de The TREE de Carolyn Carlson. Et autour du Lac des cygnes d’Angelin Preljocaj.
– Internet. Sur les réseaux sociaux et sur la plateforme Numéridanse.

 

* The Pajama Game / Comédie musicale / Théâtre de la Renaissance du 14 au 18 déc.
Opéra. Comédie musicale. Reprise. Livret de George Abbott et Richard Bissell. Musique et chansons de Richard Adler et Jerry Ross. Direction musicale et arrangements Gérard Leconte. Mise en scène Jean Lacornerie et Raphaël Cottin. Une manufacture de pyjamas. Idylle et réalité sociale. Une pièce qui a rencontré un succès phénoménal à Broadway en 1954 !

 

* Gregory Maqoma / Ballet de l’Opéra de Lyon / Théâtre de la Croix-Rousse du 17 au 30 déc.
Danse. The Valley of human sound, une communauté de femmes décèle dans les sons une source de pouvoirs pour créer un monde magique…Quatre danseuses mères, soeurs, guerrières ou sorcières Sud Africaines, forment ainsi une boite magique, esthétique, tonique et colorée. Pour petits et grands enfants ! Idéale pour finir l’année.

 

 

Janvier – Février

 

* Zéphyr / Mourad Merzouki / Maison de la danse du 11 au 22 janv.
Danse. Après l’étonnant « Vertical » qui catapultait le hip hop dans les airs, avec « Zéphyr »  il met la danse contre les éléments, face aux vents, à la recherche d’espaces poétiques où le rêve devient réalité. Avec 10 danseurs, il est met le corps à l’épreuve des souffles, des tempêtes et des marées.

 

* Maria de Buenos Aires / Astor Piazzolla / Opéra-Tango du 15 au 23 janv.
Opéra-tango. Le fantôme de Maria, ouvrière devenue gloire des cabarets revient et hante les vivants. En 1967 Astor Piazzolla, achève son opéra-tango, oeuvre hybride mêlant le savant et le populaire. Orchestre de l’Opéra. Direction musicale Valentina Peleggi. Nouvelle production. Nuits de Fourvière et Circa (Australie). En espagnol surtitré en français. Dès 14 ans. Photo Maria de Buenos Aires © Paul Bourdrel.

 

* Minimal Maximal / Ballet du Grand Théâtre de Genève / Maison de la danse du 26 au 30 janv.
Danse. Deux pièces. « Fall » du chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui avec 22 danseurs. Thème de la chute et de l’automne sur la musique épurée d’Arvo Pärt. Et « Paron » inspirée du mystérieux et puissant Concerto pour violon N°1 de Philip Glass. Vitesse et accélérations de la musique entraînant volupté, amour et déchirements. Avec aussi 22 danseurs.

 

Lukas Timulak / Jiri Kylian / Ballet de l’Opéra de Lyon du 1er au 6 fév.
Une originale création et deux belles pièces du répertoire

Darkness-Light-Darkness. Création pour l’Opéra de Lyon. Une évocation du chorégraphe slovaque Lukas Timulak. Les 9 danseurs étaient vêtus d’amples et fluides chemises et pantalons accompagnant leurs mouvements. Les séquences de mouvements perpétuels et de changements, étaient mise en valeur par le jeu des ombres et lumières sur un magnifique grand écran à petits carreaux et renforcée par la musique étrange de Moondog et Hauschka.
La seconde pièce 14’20, (c’est la durée), déjà au répertoire du ballet, était un formidable duo aux gestes très expressifs. « Notre temps est déterminé par deux minuscules moments, celui où nous naissons et celui où nous mourrons. Cette pièce n’évoque pas seulement le temps. Mais aussi la vitesse, l’amour et l’action ». Jiri Kylian.
La troisième Gods And Dogs, évoque tout à la fois «… la normalité et la folie, entre santé et maladie… ». La traversée d’un immense rideau mouvant sous les effets de lumière ajoutait une note symbolique à la pièce.​ Le Ballet de l’Opéra a plus de 100 pièces à son répertoire, dont une quinzaine de Jiri Kylian. Le Ballet, son l’impulsion de sa directrice Julie Guibert, poursuit son travail de répérage des nouveaux territoires de la création contemporaine tout en maintenant l’exigence des grandes écritures chorégraphiques et la grande qualité des danseurs et danseuses. JPD.

 

* Umwelt / Maguy Marin / Maison de la danse du 2 au 3 fév.
Danse. Cette pièce magistrale interroge à partir d’un fantastique jeu de miroirs et d’illusions, une humanité à la fois fragile et en puissance d’agir. C’est-à-dire, mettre l’acte de danser en phase avec l’acte de penser la société, créant des pièces choc. Avec 9 interprètes.

 

* Sao Paulo Dance Company / Maison de la danse du 6 au 11 fév.
Brillante soirée de danse contemporaine brésilienne

Quatre pièces hier soir. Agora. Chorégraphe Cassi Abranches. Musique Sebastian Piracès. Avec 14 danseurs. On appréciait l’harmonie des tenues des danseurs aux couleurs safranées, ou terre de Sienne, le jeu des lumières aux reflets ocre, la musique des tambours et percussions aux accents afro-brésiliens, et l’énergie des corps accordés aux rythmes musicaux. On se sentait tout à fait sous les tropiques. Ngali. Chorégraphe Nomar Mesquida. Musiques Tom Jobim, Vinicius de Moraes, Marisa Monte, etc… Avec 14 danseurs. Les couples de charme se faisaient et se défaisaient. Les danseuses décidaient. Les hommes faisaient des portés athlétiques originaux. Les danseuses étaient souples et gracieuses. Les musiques brésiliennes, les voix envoûtantes des chanteuses contribuaient à créer une ambiance amoureuse à l’érotisme suggéré. Une vraie réussite ! L’Oiseau de feu, pas de deux. Chorégraphe Marco Goecke. Musique L’oiseau de feu d’Igor Stravinsky. Il commémorait, à sa façon, le 100ème anniversaire de la création du chef-d’oeuvre à l’Opéra de Paris. Lui, pantalon noir, elle haut rouge et pantalon noir, formaient un duo brillant, dont les mouvements reproduisaient à perfection les battements d’aile d’un oiseau. Odisseia. Chorégraphie Joëlle Bouvier. Musique Villa Lobos, J-S. Bach, poèmes Dora Vascancellos et Vinicius de Moraes. Avec 14 danseurs. Cette pièce évoquait la migration dans le monde actuel.  L’alternance d’extraits de musique brésilienne et de la Passion selon saint Matthieu de Bach, évoquait avec justesse les hauts et les bas par lesquels passant les migrants l’espoir, le froid, le vent, la tempête, l’amour, et l’espoir. La salle était archi complète. Le public a apprécié par une standing ovation. JPD. Photo SPDC Ngali © Wilian Aguiar.


Infos & Liens

* Maison de la Danse –  Tél. 0472781818 – www.maisondeladanse.com

* Biennale de la danse – www.biennaledeladanse.com

* numeridanse.tv – www.numeridanse.tv

* Opéra de Lyon – www.opera-lyon.com

* Toboggan Décines – www.letoboggan.com

* Le Radiant-Bellevue Caluire – www.radiant-bellevue.fr

* Conservatoire CNSMD – www.cnsmd-lyon

* Halle Tony Garnier – www.halle-tony-garnier.com

* Amphi 3000 – Cité Internationale – www.ccc-lyon.com

* Nuits de Fourvière – www.nuitsdefourviere.fr

La vidéothèque internationale de la Maison de la Danse est en ligne. A consulter gratuitement sur place,  les écrans de la Maison de la Danse. Ou en ligne Pour comprendre la danse avec des parcours thématiques pour petits et grands. Un outil idéal pour les pédagogues. La relecture des oeuvres / Danse et musique / L’espace scénique / Love dance. http://www.maisondeladanse.com/ressources-video/numeridanse