MUSÉES / LYON

N° 40 – Été 2021
Programmes de réouverture

 

Hippolyte, Paul, Auguste Flandrin, brillants artistes et frères
Musée des Beaux-Arts du 19 mai au 5 septembre 2021

Cette importante exposition n’est pas chronologique, mais plutôt thématique, avec l’accent mis sur les créations, les témoignages, le travail de collaboration unique entre trois frères peintres de talent, ils étaient six enfants). Auguste 1804-1842, Hippolyte 1809-1864, Paul 1811-1902. Le parcours a été imaginé par Elena Marchetti, conservateur, Fondazione Musei Civici, Venise et Stéphane Paccoud, conservateur en chef des collections de peinture et sculptures du 19° siècle, Musée des Beaux Arts de Lyon. Les oeuvres : immenses décors muraux, grande toiles, portraits de bourgeois, autoportraits très en vogue à l’époque, et de nombreux dessins achevés ou esquisses de futures oeuvres, carnets, photographies, etc. Les oeuvres proviennent de la collection du musée, des grands musées français et américains et de collections privées, et d’un long travail de préparation. Photo Hippolyte Flandrin, Portrait de jeune femme, dit La Florentine, vers 1840-1841.
Cette exposition permet d’inscrire les frères Flandrin, dans leur temps et de se rendre compte de l’aspect fascinant et unique de leur constante collaboration. Hippolyte Flandrin, Thésée reconnu par son père. Photo © JPD.
Avec le tableau « Thésée reconnu par son père », 1832, Hippolyte, gagna le Grand Prix de Rome, ce qui lui valut d’obtenir une bourse de 5 ans à la Villa Médicis à Rome ! Ce qui le rendit célèbre.
La muséographie, offre au visiteur un cheminement avec des angles, des ruptures, des perspectives variées, jamais lassant. Pour clore ce beau parcours, une superbe projection immersive des décors restaurés et numérisés d’Hippolyte Flandrin, dans l’église Saint-Germain-des-Prés à Paris. Cette superbe photogrammétrie a été réalisée à l’aide d’une perche et d’un drone. Une découverte virtuelle très réaliste, on s’y croirait ! Photo Hippolyte Flandrin, vue plongeante, Dante 1834-1835 et Esquisse pour J-C. et les petits enfants 1837-1838.  Hippolyte Flandrin, salle des portraits.

Auguste (1804-1842), Hippolyte (1809-1864) et Paul (1811-1902) Flandrin comptent parmi les artistes les plus importants de la scène lyonnaise au 19e siècle. Ces trois frères sont représentés dans les collections du musée des Beaux-Arts de Lyon par un ensemble de référence, comprenant près de trois-cent oeuvres. Cette exposition invite à découvrir leur travail à la lumière des recherches récentes, en rassemblant peintures, dessins, carnets, photographies, provenant de la collection du musée, de grands musées français et américains et de collections privées. Parmi ces oeuvres, plus de la moitié n’a jamais été présentée à ce jour. Le parcours proposé, organisé non pas selon la chronologie de leurs carrières, mais en neuf thématiques, entremêle les créations des trois artistes. Ainsi se révèle l’aspect fascinant que constitue leur collaboration constante, dans l’esprit d’un travail collectif sur leurs projets respectifs, à la manière des ateliers de la Renaissance. Un accent particulier est mis sur le processus créateur, comme une porte ouverte sur l’atelier, pour découvrir l’élaboration progressive des oeuvres. Paul Flandrin, Les Gorges de l’Atlas, tableau donné par l’Empereur !  Photos © JPD.

Par le Feu, la Couleur / Céramiques contemporaines/ Musée des Beaux-Arts du 19 mai au 27 février 2022
La céramique contemporaine, une nouvelle collection au musée des Beaux-Arts de Lyon Grâce à la générosité de Denise et Michel Meynet, Bernard Bachelier, Claire et Jean-François Lerat et Françoise et Arnauld de L’Épine, le parcours du musée des Beaux-Arts de Lyon s’est enrichi d’une section permanente dédiée à la céramique contemporaine, laquelle a pris place dans l’écrin néo-classique du salon de La Norenchal, au premier étage du musée. Près de deux cent oeuvres, créations de céramistes touchés par l’Extrême-Orient, y sont présentées au public. Le chawan, bol traditionnel japonais de la cérémonie du thé, constitue le point de départ d’une narration, conçue comme une introduction à l’exposition-dossier Par le feu, la couleur présentée au deuxième étage du musée. Sont exposés de grands noms de la céramique contemporaine tels Jean et Jacqueline Lerat, Daniel de Montmollin, Camille Virot, Claude Champy, Claudi Casanovas, Bernard Dejonghe, Daniel Pontoreau, Daphne Corregan, Jean-François Fouilhoux, Pierre Bayle, Setsuko Nagasawa, Haguiko, Masamichi Yoshikawa, comme des représentants de la jeune génération, notamment Maho Nakamura et Akashi Murakami.Photo Haenen Babs, Turbulent vessel « garden of earthly delights », 2019. Collection particulière.

Nouvelles perspectives / Collections XXe/XXIe siècles /Musée des Beaux-Arts du 19 mai au 7 mars 2022
Le musée des Beaux-Arts de Lyon a poursuivi son exigeante politique d’acquisition malgré le contexte de la crise sanitaire. Peintures, sculptures, installations, dessins et gravures témoignent de la diversité des donations effectuées pour l’enrichissement du fonds moderne. Plusieurs œuvres récemment acquises permettent de renforcer des axes forts de la collection grâce à des dons, des legs ou encore des prêts exceptionnels. Certaines pièces sont présentées pour la première fois au public : ainsi pour le surréalisme, une gouache de Wifredo Lam, Femme au fauteuil de 1939, exécutée peu après l’arrivée de l’artiste à Paris et sa rencontre avec Picasso.
La nouvelle présentation des collections XXe/XXIe siècles rend hommage aux nombreux donateurs, collectionneurs, amateurs, artistes et ayant-droits qui ont contribué par leur générosité à l’enrichissement de ce fonds et à l’engagement des deux instances de mécénat, essentiels pour le musée : le Club du musée Saint-Pierre et le Cercle Poussin auxquels s’associent les Amis du musée.


Musée des Confluences. Quatre expositions temporaires simultanées. Et bientôt une cinquième.
Lʼoiseau rare, de lʼhirondelle au kakapo… Un enchantement ! Jusqu’au 2 janvier 2022
Le parcours de l’exposition. La scénographie, conçue par Bruno Reccole, joue de la sobriété. Elle fait alterner le noir et le blanc, pour mieux s’effacer derrière les couleurs éclatantes des oiseaux. De formes irrégulières, en escalier, les vitrines évoquent de manière stylisée des falaises ou des blocs de roches dans lesquels se nichent les spécimens naturalisés.
Au milieu de la salle, deux podiums à la géométrie éclatée forment des îlots. Des jeux de lumière parcourent l’exposition afin de faire percevoir l’iridescence des colibris, de focaliser le regard sur un oiseau chanteur ou de donner à voir, de façon plus théâtralisée, la fragilité des oiseaux, jusqu’à la vitrine des espèces disparues. Et comme d’habitude une scénographie très travaillée, rendant le parcours passionnant et instructif. « L’identité d’un musée puise d’abord à la racine de ses collections. Parmi toutes les pièces inventoriées dans les réserves du musée des Confluences, les oiseaux occupent une bonne place. Avec plus de 30 000 spécimens, cette collection est même la deuxième plus importante de France. En outre,elle raconte l’histoire de notre établissement, depuis la première grande galerie zoologique du muséum de Lyon en 1837, jusqu’aux dernières donations et en particulier celle d’Hubert Bonnetain en 2018″. Nous dit Hélène Lafont-Couturier. Directrice du musée des Confluences.  Photos. * Quetzal resplendissant, Amérique centrale, Mexique – Les reflets métalliques du plumage proviennent de la diffraction des rayons lumineux sur celui-ci. Les couleurs disparaissent lorsque les plumes sont à l’envers © Musée des Confluences – Olivier Garcin.  * Ara à gorge bleue, Bolivie © Musée des Confluences – Olivier Garcin. * Colibri du Chimborazo, Equateur et Colombie, collection de Claudius Côte – © Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU’.

 

La Terre en héritage, du Néolithique à nous / Jusqu’au 30 janvier 2022
La Terre en héritage, du Néolithique à nous dresse un bilan de notre impact sur la Terre en ce début de 21e siècle. L’exposition propose d’observer les grands défis environnementaux contemporains à l’aune d’une période charnière de notre histoire, le Néolithique, qui marqua le début de notre exploitation de la nature et bouleversa notre relation au monde naturel et au reste des êtres vivants. A voir une intéressante série de visuels-maquettes, ici le circuit de  l’eau.
À cette époque, des communautés humaines commencent à se sédentariser et à assurer leur subsistance par l’agriculture et l’élevage. Nous établissons alors progressivement un rapport de domination à la nature tout en adoptant, pour la première fois, une économie de production. Domestication des animaux, culture des plantes, production, consommation, habitat, transport : pour chacun de ces sujets, l’exposition déroule le temps afin d’identifier les amorces de modifications environnementales d’une ampleur sans précédent, l’Anthropocène, période caractérisée par l’influence majeure de l’activité humaine sur l’écosystème terrestre. Exposition coproduite par le musée des Confluences et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), avec la participation de l’École Urbaine de Lyon. Photo Mute Migration L’artiste indienne Hema Upadhyay a beaucoup travaillé sur la migration, les déplacements forcés, le développement urbain chaotique.

Makay, un refuge en terre malgache / Jusqu’au 22 août 2021
Cette exposition nous fait découvrir une hallucinante bizarrerie géologique perdue quelque part dans le Sud Ouest de Madagascar. Si loin de tout, qu’il n’y a pas de route et qu’une bonne semaine de 4×4 est nécessaire pour y accéder. Le site du Makay tout en collines, torrents, canyons et forêts, représente environ 150 km de long sur 50 km de large. Du fait de sa topographie exceptionnelle il est peu ou pas exploité. Grâce aux images, aux saisissantes vidéos, aux dessins et aux récits des scientifiques, membres de l’expédition, le visiteur se trouve en immersion complète dans ce monde à part où les déplacements sont très compliqués. Ici l’écosystème est totalement préservé, puisqu’il recèle une grande quantité d’espèces d’animaux, d’insectes et de plantes inconnus et uniques au monde. L’exposition est doublement intéressante, car passionnante comme un récit d’expédition (il faut quand même prendre le temps de regarder les vidéos) et didactique par ses images, dessins, explications et commentaires. JPD. Photo : Un lavaka du Makay, Madagascar ©  Evrard Wendenbaum – Naturevolution.

Confluences. Une Afrique en couleurs jusqu’au 22 août 2021
Depuis la fin du 19e siècle, la plupart des objets africains visibles en Occident ont été dépouillés des accessoires, des tissus et des pigments qui les complétaient et leur donnaient un sens. Cette pratique consistait à débarrasser les statues de ce qui pourrait gêner la perception de leurs volumes. Il en a découlé une vision partielle de l’art africain, mettant l’accent sur ses qualités sculpturales et occultant ses qualités chromatiques.
Or, la couleur a toujours été un élément essentiel dans la pensée esthétique africaine. Des peintures rupestres aux œuvres contemporaines, les artistes n’ont cessé de la rechercher et de l’utiliser. Elle donne vie aux objets et constitue un véritable langage compréhensible dès lors qu’on en possède les clés. Photo : Masque d’initiation, chisaluke – 20e siècle – Zambie, Angola, culture luvale ou luchazi. Bois, fibres d’écorce, résine, papier, textile, fibres végétales, peau de genette d’Angola. Don de Jean-Maurice Gachet. Photographie musée des Confluences © Olivier Garcin. Photo de  gauche Marionnette-motard.

Jusqu’au bout du monde, regards missionnaires / Musée des Confluences, du 18 juin 2021 au 8 mai 2022
À partir de 1822, la création à Lyon de l’Œuvre de la Propagation de la Foi permit le départ pour l’aventure de centaines de jeunes ecclésiastiques missionnaires, hommes et femmes, vers des terres inconnues d’Afrique, d’Asie, d’Océanie, ou d’Amériques. Le musée des Confluences en garde le témoignage avec le dépôt, depuis 1979, de quelque 2 300 objets appartenant aux Œuvres pontificales missionnaires, son nom aujourd’hui. L’exposition offre un parallèle entre leurs récits et l’histoire des objets, collectés sur place, qu’ils envoyèrent ou rapportèrent ensuite à Lyon. Ni tout à fait explorateurs, ni vraiment voyageurs, certains développeront des compétences scientifiques : ethnologie, linguistique, cartographie, zoologie… Ces objets, rituels ou du quotidien, témoignent de cultures jusqu’alors méconnues. Mais l’exposition invite aussi à questionner cette vision du monde et le regard qu’un musée se doit de porter aujourd’hui sur cette histoire. Modèle réduit de pirogue double Nouvelle Calédonie, Mélanésie, Océanie  Chanoine Brachet © musée des Confluences – Olivier Garcin.


Comme un parfum d’aventure. Une étonnante vision de l’expérience du voyage et du déplacement. / MAC Prolongée jusqu’au 18 juillet 2021.
Aux 2° et 3° niveaux. Tirée de l’expérience collective, actuelle et mondiale du confinement. Quand le déplacement est impossible.
Des oeuvres multiformes. Certaines, contemporaines extraites des collections du MacLyon, des tableaux du Musée des Beaux-Arts (H. Hartung, W. Wyld, Cl. Monet) D’autres provenant de galeries européennes. Et des fresques, des installations, des vidéos, venant d’une vingtaine d’artistes invités de France, voire de la région. Bref une exposition étonnante et rafraîchissant. Photos Comme un parfum d’aventure au macLYON. A g. Géraldine Kosiak, série les Dix mille choses. A dr. Œuvres de Carmelo Zagari et Clara Saracho de Almeida. Crédit photo : Blaise Adilon.

L’Effondrement des Alpes ou le mélange artistique de l’Irréel
et du Réel / MAC Progressivement de mai à juillet 2021

IRL é RL est un projet proposé par la plateforme de recherche Effondrement des Alpes invitée à se déployer progressivement au macLYON de mai à juillet 2021. Il fait cohabiter une exposition, une programmation live, des résidences d’artistes, de la nourriture, un dortoir, des ateliers, des espaces pour parler, se rencontrer…
IRL é RL mélange le réel et l’irréel, les événements et les objets… et pendant plusieurs semaines, il s’agit de se retrouver à Lyon In Real Life, IRL [dans la vie réelle] é RL [dans la vie irréelle, en ligne], pour conjurer les trajectoires par lesquelles les terrestres que nous sommes ont été (et sont encore) dé-terrestrisé·e·s (c’est-à-dire séparé·e·s de la terre, derrière nos écrans, dans nos grands magasins, dans nos villes…)
Que le musée soit ouvert ou fermé, ce projet présenté au macLYON est pensé comme une poussée d’art progressive, diffusée au public. Il propose des expériences denses, étranges, et l’ensemble du programme est à l’envi : un opéra, des films, des conférences, des lectures de récits, des archives, des émissions de radio, et de la poésie sonore… IRL é RL fonctionne comme un média qui transmet au fur et à mesure ce qui s’invente.
 La plateforme collective de recherche Effondrement des Alpes est développée par l’ESAAA – école supérieure d’art Annecy Alpes avec le Centre de la Photographie Genève et différents partenaires.
Cette plateforme observe la morphologie des paysages, elle décrit ce qui s’effondre (les falaises, les populations d’insectes, le temps passé…) et elle expérimente des formes qui contribuent progressivement à faire émerger de nouvelles manières d’habiter le monde. Photo IRL é RL. Louise Mervelet et Stanislas Paruzel, Sans titre (muppet drunk), 2020. Technique mixte. Courtesy des artistes. Photo : Alexandre Gradt © Adagp, Paris, 2021. Photo du bas, artistes à l’oeuvre devant le public.


 

 


Infos & Liens

MUSÉES LYON

La Biennale de Lyon. www.labiennaledelyon.com
Musée des Confluences. 86, quai Perrache 69002 Lyon 04 28 38 12 12 – www.museedesconfluences.fr
Musée des Beaux-Arts (MBA). www.mba-lyon.fr
Musée d’art contemporain (MAC). Cité Internationale – www.mac-lyon.com
Institut d’Art Contemporain (IAC). Villeurbanne  – www.i-art-c.org
Musées Gallo-Romains de Lyon et Saint-Romain-en-Gal – www.musees-gallo-romains.com
Gadagne Musées – www.gadagne.musees.lyon.fr
Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique. 13 rue de la Poullaillerie 69002 Lyon – 04 78 37 65 98  – www.imprimerie.lyon.fr
Musées des Tissus et Musée des Arts décoratifs de Lyon – 34 rue de la Charité F-69002 Lyon – 04 78 38 42 00 – www.mtmad.fr
Musée de l’Automobile Henri Malartre 645, rue du Musée 69270 Rochetaillée 04 78 22 18 80 – musee.malartre@mairie-lyon.frwww.musee-malartre.com