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MUSÉES / LYON

N° 39 – Printemps – Eté 2021

Aperçu provisoire des programmes prévus initialement,

Le Musée des Confluences lance 3 visites virtuelles à 360°. Le musée comme si vous y étiez
Le musée des Confluences lance des visites en ligne, guidées par un médiateur, grâce à un dispositif immersif au cœur de ses expositions. Filmées dans un format à 360°, ces visites permettent une découverte des expositions sous des angles inédits : perchés à côté d’un gypaète barbu dans l’exposition temporaire « L’oiseau rare » ou encore en plongeon dans la mâchoire du Camarasaurus du parcours permanent « Origines, les récits du monde ». À tout instant, chacun peut choisir son point de vue, zoomer sur une vitrine ou s’attarder sur un autre objet. Dans un format réduit de 10 personnes, les participants sont acteurs de leur visite, avec la possibilité d’interagir en direct avec un médiateur du musée. Les mercredis, samedis et dimanches. Et bien entendu tout le monde pourra venir visiter en « live » ces expositions, dès que le musée sera rouvert

Dès le samedi 24 avril : L’oiseau rare, de l’hirondelle au kakapo
D’une grande diversité de tailles, de couleurs ou encore de chants, de becs, les oiseaux ont conquis le ciel et sont présents dans tous les milieux. Malgré leur grande capacité d’adaptation, ils sont désormais en grand danger. Disposant de la 2e plus grande collection d’oiseaux en France, le musée des Confluences a sélectionné pour cette exposition près de 240 spécimens.

Dès le samedi 24 avril : Origines, les récits du monde
C’est le parcours permanent : D’où venons-nous ? Toutes les sociétés ont éprouvé le besoin d’expliquer les origines de la vie, celles de l’humanité et son évolution. L’exposition explore cette question dans un parcours qui invite le visiteur, pris dans une spirale, à remonter le temps : de l’apparition de l’homme à celle du vivant, jusqu’à la formation de l’Univers.

Dès le samedi 8 mai : La Terre en héritage, du Néolithique à nous
L’exposition cherche à comprendre les changements qui ont conduit à la crise environnementale de l’Anthropocène. Elle propose de voir dans l’époque néolithique les prémices d’un nouveau rapport à la nature, basé sur sa maîtrise et son exploitation – une exploitation poussée à l’extrême depuis environ 150 ans.

Musée des Confluences. Quatre expositions temporaires simultanées.
Lʼoiseau rare, de lʼhirondelle au kakapo… Un enchantement ! Jusqu’au 2 janvier 2022
Le parcours de l’exposition. La scénographie, conçue par Bruno Reccole, joue de la sobriété. Elle fait alterner le noir et le blanc, pour mieux s’effacer derrière les couleurs éclatantes des oiseaux. De formes irrégulières, en escalier, les vitrines évoquent de manière stylisée des falaises ou des blocs de roches dans lesquels se nichent les spécimens naturalisés.
Au milieu de la salle, deux podiums à la géométrie éclatée forment des îlots. Des jeux de lumière parcourent l’exposition afin de faire percevoir l’iridescence des colibris, de focaliser le regard sur un oiseau chanteur ou de donner à voir, de façon plus théâtralisée, la fragilité des oiseaux, jusqu’à la vitrine des espèces disparues. Et comme d’habitude une scénographie très travaillée, rendant le parcours passionnant et instructif. « L’identité d’un musée puise d’abord à la racine de ses collections. Parmi toutes les pièces inventoriées dans les réserves du musée des Confluences, les oiseaux occupent une bonne place. Avec plus de 30 000 spécimens, cette collection est même la deuxième plus importante de France. En outre,elle raconte l’histoire de notre établissement, depuis la première grande galerie zoologique du muséum de Lyon en 1837, jusqu’aux dernières donations et en particulier celle d’Hubert Bonnetain en 2018″. Nous dit Hélène Lafont-Couturier. Directrice du musée des Confluences.  Photos. * Quetzal resplendissant, Amérique centrale, Mexique – Les reflets métalliques du plumage proviennent de la diffraction des rayons lumineux sur celui-ci. Les couleurs disparaissent lorsque les plumes sont à l’envers © Musée des Confluences – Olivier Garcin.  * Ara à gorge bleue, Bolivie © Musée des Confluences – Olivier Garcin. * Colibri du Chimborazo, Equateur et Colombie, collection de Claudius Côte – © Pierre-Olivier Deschamps / Agence VU’.

Makay, un refuge en terre malgache du 16 octobre au 22 août 2021
Cette exposition nous fait découvrir une hallucinante bizarrerie géologique perdue quelque part dans le Sud Ouest de Madagascar. Si loin de tout, qu’il n’y a pas de route et qu’une bonne semaine de 4×4 est nécessaire pour y accéder. Le site du Makay tout en collines, torrents, canyons et forêts, représente environ 150 km de long sur 50 km de large. Du fait de sa topographie exceptionnelle il est peu ou pas exploité. Grâce aux images, aux saisissantes vidéos, aux dessins et aux récits des scientifiques, membres de l’expédition, le visiteur se trouve en immersion complète dans ce monde à part où les déplacements sont très compliqués. Ici l’écosystème est totalement préservé, puisqu’il recèle une grande quantité d’espèces d’animaux, d’insectes et de plantes inconnus et uniques au monde. L’exposition est doublement intéressante, car passionnante comme un récit d’expédition (il faut quand même prendre le temps de regarder les vidéos) et didactique par ses images, dessins, explications et commentaires. JPD. Photo : Un lavaka du Makay, Madagascar ©  Evrard Wendenbaum – Naturevolution.

A propos le saviez-vous ? Vous le découvrirez avec dessins et commentaires.
* L’étude des plantes s’appelle la botanique     * L’étude des mammifères s’appelle la mammalogie
* L’étude des insectes s’appelle l’entomologie  * L’étude des crustacés s’appelle la carcinologie
* L’étude des reptiles s’appelle l’herpétologie   * L’étude des poissons s’appelle l’ichtyologie
* L’étude des oiseaux s’appelle l’ornithologie    * L’étude des peintures rupestres s’appelle l’art pariétal.

Jusqu’au bout du monde, regards missionnaires / Musée des Confluences, Lyon : du 18 juin 2021 au 8 mai 2022
À partir de 1822, la création à Lyon de l’Œuvre de la Propagation de la Foi permit le départ pour l’aventure de centaines de jeunes ecclésiastiques missionnaires, hommes et femmes, vers des terres inconnues d’Afrique, d’Asie, d’Océanie, ou d’Amériques. Le musée des Confluences en garde le témoignage avec le dépôt, depuis 1979, de quelque 2 300 objets appartenant aux Œuvres pontificales missionnaires, son nom aujourd’hui. L’exposition offre un parallèle entre leurs récits et l’histoire des objets, collectés sur place, qu’ils envoyèrent ou rapportèrent ensuite à Lyon. Ni tout à fait explorateurs, ni vraiment voyageurs, certains développeront des compétences scientifiques : ethnologie, linguistique, cartographie, zoologie… Ces objets, rituels ou du quotidien, témoignent de cultures jusqu’alors méconnues. Mais l’exposition invite aussi à questionner cette vision du monde et le regard qu’un musée se doit de porter aujourd’hui sur cette histoire.

Confluences. Une Afrique en couleurs jusqu’au 22 août 2021
Depuis la fin du 19e siècle, la plupart des objets africains visibles en Occident ont été dépouillés des accessoires, des tissus et des pigments qui les complétaient et leur donnaient un sens. Cette pratique consistait à débarrasser les statues de ce qui pourrait gêner la perception de leurs volumes. Il en a découlé une vision partielle de l’art africain, mettant l’accent sur ses qualités sculpturales et occultant ses qualités chromatiques.
Or, la couleur a toujours été un élément essentiel dans la pensée esthétique africaine. Des peintures rupestres aux œuvres contemporaines, les artistes n’ont cessé de la rechercher et de l’utiliser. Elle donne vie aux objets et constitue un véritable langage compréhensible dès lors qu’on en possède les clés. Photo : Masque d’initiation, chisaluke – 20e siècle – Zambie, Angola, culture luvale ou luchazi. Bois, fibres d’écorce, résine, papier, textile, fibres végétales, peau de genette d’Angola. Don de Jean-Maurice Gachet. Photographie musée des Confluences © Olivier Garcin.

Antoine de Saint Exupéry / Un Petit Prince parmi les Hommes
La Sucrière jusqu’au 25 avril

L’écrivain émerveillé. L’exposition prend place entre deux moments emblématiques : 2020 est l’année du 120 ème anniversaire de la naissance d’Antoine de Saint Exupéry ; 2021 celle du 75ème anniversaire de la parution en France de son oeuvre la plus célèbre, Le Petit Prince. Deux dates qu’il convenait de fêter à Lyon, ville natale de l’écrivain, avant tout autre lieu. L’exposition est en effet appelée à une itinérance importante en Europe, aux Etats-Unis et en Asie. L’écrivain humaniste. La succession Saint-Exupéry a voulu respecter un équilibre entre la vie et l’oeuvre. Son ouvrage phare, Le Petit Prince, est présent. d’emblée dans une mise en scène spectaculaire, poétique. Tous ceux qui l’ont lu retrouveront leur enfance ; ceux qui ne le connaissent pas encore n’auront de cesse de s’y plonger. Un petit prince que le visiteur retrouve en fin de parcours, au cours d’un show spectaculaire comme trait d’union entre un homme et sa création. L’écrivain combattant. Cet agenda commémoratif important n’est cependant pas la motivation première des organisateurs de l’exposition. Intéressés par la vie du pilote-écrivain, passionnés par son oeuvre littéraire, il nous a semblé que le moment était venu de mettre à nouveau en évidence le message véhiculé par la vie et l’oeuvre d’Antoine de Saint Exupéry. Un message d’humanisme, souvent peu connu du grand public, que notre époque a terriblement besoin d’entendre et d’écouter aujourd’hui. Il est des écrivains dont les écrits deviennent intemporels, sans doute parce que chaque génération qui passe se retrouve sans peine dans leur oeuvre et dans leur vie. Antoine de Saint Exupéry est de ceux-là. Cette exposition passionnante à visiter est due à la Fondation Saint-Exupéry, la Succession Consuelo de Saint-Exupéry et Tempora le réalisateur et gestionnaire.
Photos. Le Petit Prince ® Antoine de Saint Exupéry ® © POMASE 2020 – Succession Saint Exupéry – d’Agay Tous droits de reproduction réservés 31-3-20. Le Petit Prince @Tempora – Photos Expo ASE. Vues de salle  @Tempora – Photos Expo ASE.

 

MAC Crossover, jusqu’au 2 mai 2021
C’est au rez-de-chaussée dans le hall. Du côté Cité Internationale : Prometheus Delivered de l’artiste autrichien Thomas Feuerstein. Une oeuvre que les amateurs d’art ont pu observer à l’Usine Fagor, lors de la dernière Biennale d’art contemporain de Lyon. Du côté parc, une superbe série de peintures murales aux vives couleurs de Jimmy Richer, réalisée en regard de l’oeuvre de Thomas Feuerstein. Entre mythologie, sciences et origine des mythes et traditions. Photo Isabelle Bertolotti, directrice du musée d’art contemporain de Lyon et Jimmy Richer.


MAC Edi Dubien. Un artiste de talent à la grande sensibilité. Exposition prolongée jusqu’au 2 mai 2021.
Au premier niveau. Il présente un ensemble de 300 dessins, peintures, sculptures et même installations. Ses visages de garçons et de jeunes hommes sont emprunts d’émotion et de véracité. Leurs regards sont particulièrement expressifs. Edi Dubien est un amoureux de la nature, ses animaux, comme ce chevreuil et ce lapin, sont criants de réalisme. Il a préparé de nouvelles toiles grand format spécialement pour l’exposition. Un artiste à découvrir. S’il est inconnu du grand public, par contre il a de bonnes références chez les professionnels. Galeries d’art, expositions de musées et centres d’art contemporain. Articles de presse, radio, tv. Les Inrockuptibles, Beaux Arts Magazine, Connaissance des Arts, France Inter, Arte, etc. Photos Edi Dubien, Une pensée naturelle, 2019. Aquarelle et crayon sur papier. Courtesy de l’artiste et Galerie Alain Gutharc, Jeune chevreuil maquillé, 2020. Aquarelle et crayon sur papier Courtesy de l’artiste et Galerie Alain Gutharc, Paris  © Adagp Paris.

MAC. Comme un parfum d’aventure. Une étonnante vision de l’expérience du voyage et du déplacement. Prolongée jusqu’au 18 juillet 2021.
Aux 2° et 3° niveaux. Tirée de l’expérience collective, actuelle et mondiale du confinement. Quand le déplacement est impossible.
Des oeuvres multiformes. Certaines, contemporaines extraites des collections du MacLyon, des tableaux du Musée des Beaux-Arts (H. Hartung, W. Wyld, Cl. Monet) D’autres provenant de galeries européennes. Et des fresques, des installations, des vidéos, venant d’une vingtaine d’artistes invités de France, voire de la région. Bref une exposition étonnante et rafraîchissant.

L’Effondrement des Alpes ou le mélange artistique de l’Irréel et du Réel. Progressivement de mai à juillet 2021
IRL é RL est un projet proposé par la plateforme de recherche Effondrement des Alpes invitée à se déployer progressivement au macLYON de mai à juillet 2021. Il fait cohabiter une exposition, une programmation live, des résidences d’artistes, de la nourriture, un dortoir, des ateliers, des espaces pour parler, se rencontrer…
IRL é RL mélange le réel et l’irréel, les événements et les objets… et pendant plusieurs semaines, il s’agit de se retrouver à Lyon In Real Life, IRL [dans la vie réelle] é RL [dans la vie irréelle, en ligne], pour conjurer les trajectoires par lesquelles les terrestres que nous sommes ont été (et sont encore) dé-terrestrisé·e·s (c’est-à-dire séparé·e·s de la terre, derrière nos écrans, dans nos grands magasins, dans nos villes…)
Que le musée soit ouvert ou fermé, ce projet présenté au macLYON est pensé comme une poussée d’art progressive, diffusée au public. Il propose des expériences denses, étranges, et l’ensemble du programme est à l’envi : un opéra, des films, des conférences, des lectures de récits, des archives, des émissions de radio, et de la poésie sonore… IRL é RL fonctionne comme un média qui transmet au fur et à mesure ce qui s’invente.
 La plateforme collective de recherche Effondrement des Alpes est développée par l’ESAAA – école supérieure d’art Annecy Alpes avec le Centre de la Photographie Genève et différents partenaires.
Cette plateforme observe la morphologie des paysages, elle décrit ce qui s’effondre (les falaises, les populations d’insectes, le temps passé…) et elle expérimente des formes qui contribuent progressivement à faire émerger de nouvelles manières d’habiter le monde.

Report de la Biennale d’art contemporain de Lyon à septembre 2022
La Biennale de Lyon, en accord avec Sam Bardaouil et Till Fellrath, commissaires invités, et les partenaires publics, a décidé de reporter à septembre 2022 la 16ème édition de la Biennale d’art contemporain de Lyon, initialement prévue en 2021.   La situation sanitaire internationale actuelle ralentit considérablement les possibilités de résidences et de productions, les interactions entre les projets artistiques et le monde économique, et les collaborations avec le tissu associatif. Dans ce contexte particulier, ce report s’impose afin de préserver la qualité des liens entretenus avec les artistes qui fait la renommée de la Biennale de Lyon. www.labiennaledelyon.com

Infos & Liens

MUSÉES LYON

La Biennale de Lyon. www.labiennaledelyon.com
Musée des Confluences. 86, quai Perrache 69002 Lyon 04 28 38 12 12 – www.museedesconfluences.fr
Musée des Beaux-Arts (MBA). www.mba-lyon.fr
Musée d’art contemporain (MAC). Cité Internationale – www.mac-lyon.com
Institut d’Art Contemporain (IAC). Villeurbanne  – www.i-art-c.org
Musées Gallo-Romains de Lyon et Saint-Romain-en-Gal – www.musees-gallo-romains.com
Gadagne Musées – www.gadagne.musees.lyon.fr
Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique. 13 rue de la Poullaillerie 69002 Lyon – 04 78 37 65 98  – www.imprimerie.lyon.fr
Musées des Tissus et Musée des Arts décoratifs de Lyon – 34 rue de la Charité F-69002 Lyon – 04 78 38 42 00 – www.mtmad.fr
Musée de l’Automobile Henri Malartre 645, rue du Musée 69270 Rochetaillée 04 78 22 18 80 – musee.malartre@mairie-lyon.frwww.musee-malartre.com