Site web d'informations culturelles & patrimoine - 13ème année

EVASIONS

N° 39 – Printemps-été 2021

Huit circuits de découvertes autour de Lyon et sa région
Ain, Bresse, Dombes, Bugey, Loire, Paladru, Rhône et Saône

Pendant les confinements, nous avons voyagé immobiles. L’isolement est une chose qui passe mal dans la tête. Nous avons tous besoin d’évasion. Voici un livre qui tombe à pic. « Lyon et sa Région. Voyages à vélo & vélo électrique » publié aux Editions Glénat. Les trois auteurs Marie Paturel (journaliste indépendante), Sylvain Bazin (rédacteur en chef de Wider Outdoor magazine) et Lionel Montico (photographe professionnel), nous emmènent à la découverte de la région lyonnaise avec 8 itinéraires de découvertes, d’escapades, d’espaces sauvages. Les auteurs s’intéressent parfois à ce qui n’intéresse personne, à ce qui est méconnu… Et c’est ce qui fait le charme de ce guide. Ils privilégient le divers, la nature, mais aussi bien sûr, les richesses patrimoniales….

Huit itinéraires à faire en entier ou par tronçons

1. Entre Loire et Rhône, d’un fleuve à l’autre
2. De la Saône au Rhône
3. Itinérance montagnarde en Bugey
4. La Dombe aux mille étangs
5. A la découverte de la Bresse de l’Ain
6. Les boucles du Lyonnais (4 tracés)
7. La Loire au sauvage, d’Aurec-sur-Loire à Roanne
8. Escapade en Nord Isère, vers le lac de Paladru.

Echappées visuelles à Lyon et aux alentours

Lyon. Le plus belle perspective de Lyon, est sans doute depuis la piste cyclable du quai Pierre Scize avec la vue les immeubles du quai Saint Vincent, juste en face. © JPD.

Lyon. Sur le quai Saint Vincent, la fameuse fresque des Lyonnais célèbres. Jacquard, Herriot, les Frères Lumière, Tony Garnier, Bernard Pivot, etc… © JPD.

Lyon. Arrêt incontournable à la médiévale Île Barbe, îlôt de verdure en plein milieu de la Saône.

Ain. La ville médiévale de Pérouges est très facilement accessible en vélo. Les parkings auto alentours sont souvent pleins, alors en vélo, on arrive directement au coeur de la cité !

Ain. Au détour d’un virage, un champ de colza. Plus loin le Grand Etang de Birieu aux milles oiseaux.

 

Ce guide s’adresse autant à ceux qui veulent découvrir la région lyonnaise, qu’aux lyonnais à la recherche de nouveaux itinéraires. Des parcours qu’il peuvent faire en entier ou par tronçons, au gré de leur fantaisie et de leur temps libre.Des itinéraires bien décrits, dense, avec des tableaux de distances, des profils altimétriques de dénivelés. Des encadrés « A découvrir en chemin » , classés par villes et par villages. Hôtels, restaurants, chambres d’hôtes, gites, campings, location réparation de vélos, etc. Et surtout des vraies cartes sur fonds OpenStreetMap®, avec les itinéraires surlignés en violet, bien repérables. Et non pas des simples croquis comme on en voit souvent.
Des itinéraires de 2 à 6 jours avec des étapes courtes 40 à 50 km à faire en 3 à 4 heures, à la portée de tous en VTC ou V.A.E (électrique) en mode balade.
Bref un guide pour des loisirs éco-responsables, tout-à-fait dans l’air du temps ! Editions Glénat www.glenat.com

 


 

LES ARAVIS, OU LA MONTAGNE AUTREMENT

1 Le Grand Bornand. Vallée du Bouchet. Authentiques vieux chalets. Ski de fond et randonnées. © JP Doiteau.

Certes les remontées mécaniques sont fermées. Mais la neige est là, en abondance ! Alors ne boudons pas notre plaisir, allons cet hiver à la neige. Et (re)découvrons la montagne autrement. Les activités restent innombrables. Balades à pied sur pistes damées. A pied ou en raquettes et en ski de rando, sur itinéraires balisés. Ski de fond. Luge, paret, yooner, fat bike électrique…Promenades en traineau à cheval. Sorties en traineau à chiens. Quelques pistes de ski alpin sont même damées pour le ski de rando, où les amateurs ne furent jamais si nombreux. Pour beaucoup ce fût une découverte. Bref il n’y a que l’embarras du choix ! A Noël et en janvier 2021, il y avait une belle affluence sur les sites du Grand Bornand, de La Clusaz, du Col de la Croix Fry et de Merdassier. L’attrait de la montagne restait, malgré, tout intact.

2 La Clusaz. En contrebas de la route des Confins, les charmants anciens chalets du Fernuy. © JP Doiteau.

La montagne est un parfait antidote à la ville. On s’éloigne des traces encombrées, au calme loin des foules. On retrouve des décors d’autrefois. Des sous bois enneigés serpentant sous les épicéas. Des lacs gelés. Des chalets d’alpages séculaires, cachés dans des vallons secrets. Des arbres en voute au dessus des torrents couverts de neige. Des fontaines dans leur gangue de glace. Des hameaux de charme. Des fermes où on achète du reblochon, de la tomme et du chevrotin. Tout un décor pastoral immémorial qui fait le charme unique des Aravis.
On retrouve une sensation de liberté, on se détache du quotidien, et par une saine fatigue on s’assure d’un bon équilibre psychique pour le retour à la ville.

3 Manigod-Merdassier. Superbe point de vue sur le Charvin, à l’extrême sud du massif. © JP Doiteau.

Puissent ces épisodes de pandémie et ces nouvelles (re)découvertes, nous inciter à porter un nouveau regard sur la montagne. Aider aussi les esprits à se tourner vers une montagne moins urbanisée, moins mécanisée, plus nature et plus authentique. Nous avons la chance en France d’avoir un patrimoine collectif exceptionnel. Il faut absolument mieux le préserver.
Alors pendant les vacances d’hiver, même si les remontées mécaniques restent fermées, allons à la neige et petit à petit, (re)découvrons la montagne autrement. Et soutenons ainsi par notre présence, les Savoyards durement touchés par ces épisodes de pandémie à répétition.

4 La Clusaz. Plateau des Confins, belles échappées sur la chaîne des Aravis. © JP Doiteau.

5 Le Grand Bornand. Ski de fond très nordique, le long du torrent du Borne,
au fond le plus haut sommet de la chaine, la Pointe Percée 2750m. © JP Doiteau

6 La Clusaz. Les Confins, départ des balades à pied, du ski de fond et du ski de rando. Le lac gelé. © JP Doiteau.

 

La Clusaz. 65% de remplissage à Noël, malgré les remontées fermées. Record des Alpes du Nord !
Jean-Philippe Montfort, directeur de l’Office de Tourisme de La Clusaz.
« On le voit bien cet hiver. Nos clients viennent chercher le plus important : la montagne et la nature. En ville, le manque de nature est réel. La montagne est symbolique de liberté et d’espaces naturels. C’est nécessaire de le rappeler. À Noël, malgré les remontées mécaniques fermées, nous avons eu 65 % de remplissage des lits commerciaux. La meilleure performance des Alpes du Nord ! Nous sommes gagnants grâce à notre patrimoine naturel, culturel, gastronomique, architectural, pastoral. Une nouvelle clientèle est venue, ayant délaissé les stations d’altitude. Ici nous avons 40% de nos lits appartenant aux résidents secondaires. C’est un point fort dans le contexte actuel. L’immobilier de montagne marche bien, si bien que certains veulent en faire leur camp de base permanent ! Nous orientons nos activités de manière plus interactive entre les habitants, les vacanciers et les professionnels du tourisme. Comme les ateliers découverte qui ont été très appréciés cet hiver. La Clusaz est un village avec une âme qui vit toute l’année et qui a plein d’activités à découvrir. » Photo © Pierrick Aubert.

 

Au Grand-Bornand, on (re)trouve le temps…
Isabelle Pochat-Cottilloux, directrice de l’Office du Tourisme. « Station « perle » du territoire Annecy Mountains, Le Grand-Bornand constitue un concentré de ce que la montagne a de bon à offrir. Ses chalets datant du XVIIe siècle pour plus de 400 d’entre eux côtoient les équipements sportifs et de loisirs d’un village reconnu comme l’une des plus belles stations françaises. Éminemment sportif, Le Grand-Bornand, se révèle aussi bohème et épicurien, cultivant un nouveau chic « arty » fait de naturel et d’authenticité. En témoigne la découverte, au terme d’une bonne journée passée sur nos pistes de ski nordique, sentiers piétons et raquettes ou encore dans les airs, par la pratique du parapente, des jolies adresses qui irriguent les ruelles secrètes du village : ateliers d’artistes, boutiques et chalets cosy… Visiteurs et gens d’ici formant une même communauté tonique, ouverte et heureuse. Cet hiver plus que jamais, Le Grand-Bornand invite à se retrouver autour de bonheurs simples et d’expériences à vivre ensemble et partager au rythme du temps (re)trouvé, les contemplatifs puisant dans la palette de nos paysages préservés le luxe d’une retraite salvatrice. » Photo © Pierto.

 

A Manigod, la Croix-Fry, Merdassier. Belle affluence, qui permet aux familles de se retrouver et de pratiquer des activités douces
Samuel Delavay. Directeur de l’Office du Tourisme de Manigod. « Malgré ce contexte sanitaire très particulier, nous observons une belle affluence de la clientèle de proximité, dès que le beau temps est au rendez-vous. Le Plateau de Beauregard connait un fort succès pour les randonnées raquettes ou piétonnes, pour les amateurs de ski de randonnée, c’est plutôt la Pointe d’Orcière et la montagne de Sulens qui sont prisés.  Cette crise sanitaire permet surtout aux familles de se retrouver, de pratiquer des activités douces sans stress. C’est ce sentiment de liberté qui est important et que les visiteurs recherchent. Ils ont l’opportunité de découvrir d’autres activités qu’ils n’avaient pas l’habitude de pratiquer et de révéler certaines activités méconnues telles que le ski de fond ». Photo © DR.

 

Infos & Liens Aravis

Les quatre stations des Aravis. (Les liens ne sont pas sponsorisés).
* Le Grand Bornand. www.legrandbornand.com
* La Clusaz. www.laclusaz.com
* Manigod, Col de la Croix-Fry, Merdassier. Un village à 900 m et deux stations à 1500m. www.manigod.com
* Saint-Jean-de-Sixt. La porte des Aravis. www.saintjeandesixt.com

 

Télé-travail, loisirs et coworking à La Clusaz

Lyon-Newsletter.com. N’était-ce pas un peu décalé d’avoir lancé un espace de coworking ?
Cathy Neyrinck, animatrice de l’espace.  Un espace de coworking dans une station village comme La Clusaz peut paraitre décalé et pourtant, vous  n’imaginez pas tout ce que cela permet….

L-N.com. En quoi consiste un coworking ? Simplement un bureau partagé, ou plus ?
Cathy Neyrinck. Le Pêle coworking est un espace de travail partagé situé au centre du village de La Clusaz. Equipé d’un wifi sécurisé d’un bon
débit et d’une imprimante/photocopieur professionnel, il peut accueillir une quinzaine de travailleurs individuels en open-space et dispose
également d’une salle de réunion de 8/10 places. Géré de façon associative, il assure également, en partenariat avec la Mairie, la gestion de l’Agence Postale Communale.

L-N.com.  Quels sont vos utilisateurs habituels. Indépendants, saisonniers, salariés et managers en vacances, résidents secondaires ?
Cathy Neyrinck. Pour les travailleurs indépendants qui habitent et travaillent sur notre territoire, c’est un bureau partagé qui permet de mutualiser les coûts, de sortir de l’isolement du travail à la maison et d’enrichir son réseau professionnel voire de développer collaboration ou coopération.
Pour les salariés qui rejoignent leur entreprise quotidiennement à Annecy ou plus loin, c’est un moyen de pratiquer le télé-travail quelques jours par mois. En plus des avantages listés ci-dessus, il permet d’éviter 1 à 2 heures de transport quotidien : un gain de temps non négligeable et un geste pour la planète ! Pour les visiteurs touristiques, le Pêle coworking est un lieu équipé et professionnel grâce auquel ils peuvent rester aux contacts de leurs
activités professionnelles. Si ils ont la chance d’y avoir une résidence secondaire, c’est un moyen de prolonger week-ends et séjours : voyage en dehors des périodes d’affluence et optimisation des activités sur place en fonction de la météo !

L-N.com. N’est-ce pas la solution idéale : concilier travail et loisirs ?
Cathy Neyrinck. Et même si ils ne sont pas en vacances, ils peuvent profiter un peu de la montagne en accompagnant famille ou amis qui viennent séjourner à La Clusaz : il travaillent au Pêle la journée et partagent fin de journée et soirées avec eux ! Pour beaucoup et grâce aux nouvelles technologies, le travail n’est plus attaché à un seul lieu physique et nombre de travailleurs ont découvert ces derniers mois que leur travail pouvait s’exercer ailleurs que dans leur bureau habituel. Et on peut même compléter sa formation en informatique avec un spécialiste qui vient à la demande. Alors pourquoi pas à la Clusaz, un village de charme authentique, un site exceptionnel, de nombreuses activités été comme hiver… ? Le décalage vous parait il toujours aussi important ?
www.lepelecoworking.com