Site web d'informations culturelles & patrimoine  - 12ème année


MUSÉES / LYON

N° 37 – Automne-Hiver 20-21. Les expositions temporaires des musées de Lyon.

MAC Lyon. Réouverture du MACLyon. Trois intéressantes expositions.
Crossover / Edi Dubien L’homme aux mille natures / Comme un parfum d’aventure.
1/ Crossover.
C’est au rez-de-chaussée dans le hall. Du côté Cité Internationale : Prometheus Delivered de l’artiste autrichien Thomas Feuerstein. Une oeuvre que les amateurs d’art ont pu observer à l’Usine Fagor, lors de la dernière Biennale d’art contemporain de Lyon. Du côté parc, une superbe série de peintures murales aux vives couleurs de Jimmy Richer, réalisée en regard de l’oeuvre de Thomas Feuerstein. Entre mythologie, sciences et origine des mythes et traditions. Photo Isabelle Bertolotti, directrice du musée d’art contemporain de Lyon et Jimmy Richer.
2/ Edi Dubien. Un artiste de talent à la grande sensibilité. Au premier niveau. Il présente un ensemble de 300 dessins, peintures, sculptures et même installations. Ses visages de garçons et de jeunes hommes sont emprunts d’émotion et de véracité. Leurs regards sont particulièrement expressifs. Edi Dubien est un amoureux de la nature, ses animaux, comme ce chevreuil et ce lapin, sont criants de réalisme. Il a préparé de nouvelles toiles grand format spécialement pour l’exposition. Un artiste à découvrir. S’il est inconnu du grand public, par contre il a de bonnes références chez les professionnels. Galeries d’art, expositions de musées et centres d’art contemporain. Articles de presse, radio, tv. Les Inrockuptibles, Beaux Arts Magazine, Connaissance des Arts, France Inter, Arte, etc. Photos Edi Dubien, Une pensée naturelle, 2019. Aquarelle et crayon sur papier. Courtesy de l’artiste et Galerie Alain Gutharc, Jeune chevreuil maquillé, 2020. Aquarelle et crayon sur papier Courtesy de l’artiste et Galerie Alain Gutharc, Paris  © Adagp Paris,
3/ Comme un parfum d’aventure. Une étonnante vision de l’expérience du voyage et du déplacement.
Aux 2° et 3° niveaux. Tirée de l’expérience collective, actuelle et mondiale du confinement. Quand le déplacement est impossible.
Des oeuvres multiformes. Certaines, contemporaines extraites des collections du MacLyon, des tableaux du Musée des Beaux-Arts (H. Hartung, W. Wyld, Cl. Monet) D’autres provenant de galeries européennes. Et des fresques, des installations, des vidéos, venant d’une vingtaine d’artistes invités de France, voire de la région. Bref une exposition étonnante et rafraîchissante, car les artistes ont une imagination débridée. Attendez-vous à être surpris.

Picasso, Baigneuses et baigneurs. Jusqu’au 3 janvier 2021
Picasso, ses baigneuses, ses femmes et ses résidences. Picasso 92 ans (1881-1973), a eu une vie intense. Sa biographie est agrémentée de lettres de sa famille, de ses amis, de photographies, de dessins, de ses résidences… Les thèmes se succèdent. « Baigneuses et modernité ». « Baigneuses au bois ». « Rivages antiques, rivages modernes. » « L’Estran » (le moment ou la marée est étale). « Métamorphoses. Plâtre, bronze et os : la troisième dimension ». » Baigneuses de pierre ». « Baigneuses de guerre ». « Baigneurs ». Et enfin « Derniers jeux de plage »s. D’autres oeuvres viennent compléter ce panorama : Puvis de Chavanne, Paul Cézanne, Ed. Manet, Henri Moore, Farah Atassi, Francis Bacon, Jean Auguste Dominique Ingres, Auguste Renoir, etc. Ces artistes ont trouvé en elles une source d’inspiration ou le prétexte à une confrontation… En définitive, une belle relecture du thème de la baigneuse dans l’œuvre de Picasso avec, en contrepoint, ces œuvres d’artistes du passé.
Cette exposition très attendue, était initialement prévue du 18 mars au 13 juillet 2020 a été reportée du 15 juillet 2020 au 3 janvier 2021 grâce à la générosité des prêteurs.

Le catalogue, sous la direction d’Emilie Bouvard et de Sylvie Ramond, est un beau livre de 342 pages, l’iconographie est complète et les dossiers annexes sont parfaitement documentés. « Baigneuses et Baigneurs » Ed. MBA et Ed. Snoeck. Photo Deux femmes courant sur la plage, la course été 1922 © Picasso Pablo (dit), Ruiz Picasso Pablo (1881-1973). © Paris, musée national Picasso – Paris. MP78. Photos vue de salle, les Baigneurs et Farah Atassi The Game © JPD.

 

Musée des Confluences. Quatre expositions temporaires simultanées
L’univers à l’envers, Plonk et Replonk® / Musée des Confluences jusqu’au 1er novembre 2020
Le musée des Confluences met en dialogue les sciences pour comprendre l’histoire de l’humanité. A l’occasion de ses 5 ans, le 19 décembre 2019, le musée a proposé à Plonk & Replonk® de revisiter ses collections et quelques‐ unes des thématiques de son parcours permanent. Mondialement connus pour leurs détournements d’images, les artistes suisses Plonk et Replonk® ont visité les réserves du musée afin de donner libre cours à leur imagination. A partir d’images, de vidéos et des objets, l’exposition est une plongée dans leur univers burlesque et décalé. Face à l’essor de la désinformation portée à l’ère d’internet par les réseaux sociaux, les détournements de Plonk & Replonk® permettent de réinterroger avec humour, nos rapports à l’image et aux savoirs. Humour : inscription sous une photo. Un couple et un bébé dans les bras. Légende : « On s’est aimé sur twitter. On l’a conçu sur facebook, un drone de cigogne nous l’a livré. Si c’est un garçon on l’appellera Androïd, si c’est une fille, Windows ». Photo « L’univers à l’envers, Plonk et Replonk® » au musée des Confluences © Bébert – Plonk & Replonk ®.

Traces du vivant / jusqu’au 6 décembre 2020.
Les os, les dents et les cornes sont les seuls tissus vivants qui ne disparaissent pas chez certains vertébrés après leur mort. Grâce à ces vestiges, nous pouvons raconter l’histoire de ces animaux mais aussi celle des sociétés humaines qui, depuis la Préhistoire, utilisent ces tissus devenus inertes pour façonner divers outils et objets. Entre science et symbolisme, nos relations avec ces « traces du vivant » sont multiples et profondes.
La scénographie conçue par le musée des Confluences propose un parcours théâtralisé, qui s’organise autour d’un grand plateau d’anatomie comparée et d’une mise en scène de squelettes d’animaux. En périphérie, des vitrines au fond coloré donnent à voir « l’os transformé » et « l’os culturel ». Sur les murs, un bestiaire imaginaire s’anime en couleurs vives en écho au vivant.
Exposition « Traces du vivant » au musée des Confluences, structure des vertèbres cervicales. Photo musée des Confluences © Bertrand Stofleth.

Makay, un refuge en terre malgache du 16 octobre au 22 août 2021
Cette exposition nous fait découvrir une hallucinante bizarrerie géologique perdue quelque part dans le Sud Ouest de Madagascar. Si loin de tout, qu’il n’y a pas de route et qu’une bonne semaine de 4×4 est nécessaire pour y accéder. Le site du Makay tout en collines, torrents, canyons et forêts, représente environ 150 km de long sur 50 km de large. Du fait de sa topographie exceptionnelle il est peu ou pas exploité. Grâce aux images, aux saisissantes vidéos, aux dessins et aux récits des scientifiques, membres de l’expédition, le visiteur se trouve en immersion complète dans ce monde à part où les déplacements sont très compliqués. Ici l’écosystème est totalement préservé, puisqu’il recèle une grande quantité d’espèces d’animaux, d’insectes et de plantes inconnus et uniques au monde. L’exposition est doublement intéressante, car passionnante comme un récit d’expédition (il faut quand même prendre le temps de regarder les vidéos) et didactique par ses images, dessins, explications et commentaires. JPD. Photo : Un lavaka du Makay, Madagascar ©  Evrard Wendenbaum – Naturevolution. 
A propos le saviez-vous ? Vous le découvrirez avec dessins et commentaires.
* L’étude des plantes s’appelle la botanique     * L’étude des mammifères s’appelle la mammalogie
* L’étude des insectes s’appelle l’entomologie  * L’étude des crustacés s’appelle la carcinologie
* L’étude des reptiles s’appelle l’herpétologie   * L’étude des poissons s’appelle l’ichtyologie
* L’étude des oiseaux s’appelle l’ornithologie    * L’étude des peintures rupestres s’appelle l’art pariétal.

 

Confluences. Une Afrique en couleurs du 16 octobre au 22 août 2021
Depuis la fin du 19e siècle, la plupart des objets africains visibles en Occident ont été dépouillés des accessoires, des tissus et des pigments qui les complétaient et leur donnaient un sens. Cette pratique consistait à débarrasser les statues de ce qui pourrait gêner la perception de leurs volumes. Il en a découlé une vision partielle de l’art africain, mettant l’accent sur ses qualités sculpturales et occultant ses qualités chromatiques.
Or, la couleur a toujours été un élément essentiel dans la pensée esthétique africaine. Des peintures rupestres aux œuvres contemporaines, les artistes n’ont cessé de la rechercher et de l’utiliser. Elle donne vie aux objets et constitue un véritable langage compréhensible dès lors qu’on en possède les clés. Photo : Masque d’initiation, chisaluke – 20e siècle – Zambie, Angola, culture luvale ou luchazi. Bois, fibres d’écorce, résine, papier, textile, fibres végétales, peau de genette d’Angola. Don de Jean-Maurice Gachet. Photographie musée des Confluences © Olivier Garcin.

Report de la Biennale d’art contemporain de Lyon à septembre 2022
La Biennale de Lyon, en accord avec Sam Bardaouil et Till Fellrath, commissaires invités, et les partenaires publics, a décidé de reporter à septembre 2022 la 16ème édition de la Biennale d’art contemporain de Lyon, initialement prévue en 2021.   La situation sanitaire internationale actuelle ralentit considérablement les possibilités de résidences et de productions, les interactions entre les projets artistiques et le monde économique, et les collaborations avec le tissu associatif. Dans ce contexte particulier, ce report s’impose afin de préserver la qualité des liens entretenus avec les artistes qui fait la renommée de la Biennale de Lyon. www.labiennaledelyon.com

Infos & Liens

MUSÉES LYON

La Biennale de Lyon. www.labiennaledelyon.com
Musée des Confluences. 86, quai Perrache 69002 Lyon 04 28 38 12 12 – www.museedesconfluences.fr
Musée des Beaux-Arts (MBA). www.mba-lyon.fr
Musée d’art contemporain (MAC). Cité Internationale – www.mac-lyon.com
Institut d’Art Contemporain (IAC). Villeurbanne  – www.i-art-c.org
Musées Gallo-Romains de Lyon et Saint-Romain-en-Gal – www.musees-gallo-romains.com
Gadagne Musées – www.gadagne.musees.lyon.fr
Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique. 13 rue de la Poullaillerie 69002 Lyon – 04 78 37 65 98  – www.imprimerie.lyon.fr
Musées des Tissus et Musée des Arts décoratifs de Lyon – 34 rue de la Charité F-69002 Lyon – 04 78 38 42 00 – www.mtmad.fr
Musée de l’Automobile Henri Malartre 645, rue du Musée 69270 Rochetaillée 04 78 22 18 80 – musee.malartre@mairie-lyon.frwww.musee-malartre.com