VOYAGES / ÉVASIONS II

Entre Thonon et Evian.
* Un château historique,
* un jardin unique,
* deux beaux livres sur le Léman,
* un aperçu de l’histoire de la Savoie
* et une exposition rare.

I – A la sortie de Thonon, à 10 minutes d’Evian

 

LE CHÂTEAU DE RIPAILLE ET LA MAISON DE SAVOIE

 

La vie du château est liée à l’ascension de la maison de Savoie, famille dominante à l’époque et à sa période la plus brillante. Amédée VIII, duc de Savoie, agrandit la résidence, installe un prieuré d’augustins, abdique, se retire, est rappelé, élu pape sous le nomme Félix V, et se retire à nouveau à Ripaille. Ce grand château dans un parc à la française est entouré d’un vignoble réputé et bordé d’une forêt d’arbres rares transformée en arboretum ouvert au public. Le Mémorial national des Justes tout proche, complète l’ensemble. Dossier réalisé par J-P. Doiteau.

Un château et un domaine vinicole réputé
On entre par un pavillon. A droite de la vaste cour est érigé le château dont il ne reste qu’une bonne moitié et quatre tours sur sept. L’ancienne église a été détruite est devenue une terrasse. Chacun des six chevaliers de Saint-Maurice avait son logement, son toit et sa tour. Evidemment le logis d’Amédée VIII était le plus grand et la tour la plus haute. Les tours ont un couronnement octogonal supporté par des mâchicoulis. Sur la gauche les bâtiments construits par les chartreux au XVIII° s. En s’enfonçant dans le parc on découvre à droite une petite tour carrée : le pigeonnier. En ce moment le toit est en cours de réfection : coût 1,2 millions d’euros !
Le dernier acquéreur Frédéric Engel-Gros a métamorphosé le château, en réinterprétant le passé dans le style Art Nouveau, pour en faire un exemple de modernité en 1900. Meubles, boiseries exceptionnelles, plafonds, salles de bains, téléphone, électricité, etc… Tous ces éléments de décoration, d’avant garde pour l’époque, sont encore visibles actuellement. C’est d’ailleurs une des rares demeures où l’Art nouveau est encore en situation en Auvergne-Rhône-Alpes.
Ripaille est aussi un centre gastronomique apprécié avec la production sur le domaine privé d’un vin AOC réputé, le « Château de Ripaille », et un partenariat avec un traiteur connu, pour les repas et les soirées organisées au Château de Ripaille. Photos. Le château et son toit bientôt achevé © JP Doiteau. Le château et son domaine vinicole vue de drône © Ripaille.

 

La Cour de Savoie, s’installe à Ripaille
A la fin du XIII°s.création d’un pavillon de chasse par Amédée V. Par la suite,  Bonne de Bourbon, épouse le comte Vert Amédée VI. Ripaille devient sous le règne du Comte Rouge (1383-1391), le séjour habituel de la Maison de Savoie. Amédée VIII fait bâtir en 1410 le prieuré de Ripaille. Marie de Bourgogne, épouse du nouveau comte, ramène la Cour sur les bords du Léman. En 1434, Amédée VIII fait bâtir Ripaille, à côté du prieuré, le château aux sept tours. Il crée l’ordre religieux de Saint-Maurice, qui a disparu depuis. Mais grisé par la puissance et les honneurs, peut-être lassé du pouvoir, il se retire. Il est rappelé et élu pape en 1449, sous le nom de Félix V.
Le château est à son apogée. Mais voici les années trouble, la décadence. Les guerres du XVI°s. furent désastreuses pour le domaine. Il est brûlé par des armées étrangères, puis reconstruit. Les Bernois occupèrent le Chablais (1536-1564). Deux chartreuses se bâtirent. François de Sales décide de réunir les deux monastères existants et de les transférer à Ripaille sous le nom de « Chartreuse de l’Annonciade-des-Monts. A la Révolution, le domaine devient national et est racheté par le général Dupas. En 1892, l’ensemble devient la propriété de Frédéric Engel-Gros, riche industriel du textile. Il le rénove entièrement, le meuble et crée les jardins, mettant en valeur le château. Photo, Le salon meublé Art Nouveau par Frédéric Engel-Gros © Ripaille. Un salon pour repas intimes © JPDoiteau.

 

 

Infos & Liens
Château et Domaine de Ripaille
Activités. Visites, découvertes. On peut louer le château pour une soirée privée, un mariage, une entreprise, un séminaire, etc. La Fondation Ripaille est depuis 1976, reconnue d’utilité publique (1977) et a pour but de conserver et de mettre en valeur le patrimoine de Ripaille.La famille exploite les forêts et a développé le vignoble et le vin de Ripaille, avec un succès certain, puisque le domaine produit maintenant environ 140’000 bouteilles par an, qui reçoivent régulièrement des médailles d’or et des mentions très flatteuses dans les guides. Le château a 45000 entrées par an.
83 Avenue de Ripaille 74200 Thonon-les-Bains T +33 (0)4 50 26 64 44
fondation@ripaille.fr – www.ripaille.fr/ – www.fondation-patrimoine.org
Photos. Il faut se promener dans le parc et découvrir au détour d’un sentier, ce pigeonnier fortifié. La réfection du toit du château coûte la somme de 1,2 millions d’euros ! © JP Doiteau.

 

 


 

II- A Yvoire à 10 minutes de Thonon
et du Château de Ripaille

 

LES RICHES ÉMOTIONS DU JARDIN DES CINQ SENS

 

Si le château d’Yvoire, ne se visite pas, par contre voici un lieu à ne pas manquer c’est bien le Jardin des Cinq Sens, juste en face. Inspiré des labyrinthes du Moyen Âge, cet étonnant jardin privé révèle les secrets des plantes parfois oubliés. Cet espace clos, protégé des vents du lac et des froidures de l’hiver, contient sur un petit espace environ 1500 variétés de plantes. Il ne faut pas s’attendre à un jardin organisé à la française. Au contraire ce serait plutôt un labyrinthe de charmilles et de pommiers palissés, recelant à l’intérieur les trésors de fleurs et plantes retrouvées grâce à l’ingéniosité et les recherches de ses créateurs il y a 30 ans.
Photo. Le jardin est juste derrière le château © JP Doiteau.

 

Des plantes et des fleurs à voir, à goûter, à sentir, à toucher et de l’eau à écouter
Un univers tout-à-fait étrange, à l’idée originale. Il s’agit pour le visiteur de faire une promenade dans 5 jardins sensoriels. Mais rien n’est imposé, chacun les découvre à sa manière. Le jardin du toucher : textures inattendues de feuillages rares ou anciens. Le jardin de l’odorat : roses, pivoines, pélargoniums, jasmins et seringas, tous odorants. Le jardin de la vue : camaïeu de plantes bleues. Le jardin du goût : on croque la feuille du stévia au goût très sucré, et une autre feuille au goût surprenant d’huitre ! Le jardin de l’ouïe : la fontaine, avec le ruissellement et le clapotis de l’eau. Un petit cloître de charmilles est réservé aux plantes médicinales. Le jardinage se fait devant les visiteurs. Fabienne, guide du patrimoine et jardinière ici depuis 15 ans, nous confie « Ce jardin, est le lieu de travail où je me ressource au quotidien ! ». Un univers insolite, très vert, ménageant des vues sur le château, au coeur d’un village médiéval classé et au bord du lac Léman. Photo 1. Des harmonies de couleurs avec des plantes rares. Photo 2 Des bordures de charmilles créent une protection et un micro climat favorable aux fleurs et plantes © JP Doiteau.

 

Infos & Liens. Jardin des Cinq Sens
Rue du Lac 74140 Yvoire – T. 04 50 72 88 80
mail@jardin5sens.net – www.jardin5sens.net – Visites guidées, explorations familles, ateliers adultes, jeux, etc. Photo. Une entrée discrète dans une maison ancienne. Mais les surprises sensorielles sont à l’intérieur !© JP Doiteau.

 

 


Deux beaux livres sur le Léman

« Des rives et des crêtes » Une artiste coréenne dans les Alpes lémaniques.

Par son immensité, le lac Léman, vingt fois plus grand que le lac d’Annecy par exemple, laisse apparaître une ligne d’horizon sur laquelle viennent se poser les montagnes alpines et jurassiennes, dans un équilibre subtil. On retrouve toute la séduction, la poésie et la puissance d’évocation des paysages alpins peints par l’artiste coréenne. Des espaces épurés, apaisants, émotifs. bref une oeuvre apaissante entre rivages lacustres, rives et crètes. Grâce à cette oeuvre métissée à la croisée de deux cultures, l’Asie et les Alpes, qui séduit un large public, Ji-Young Demol Park, vit de son art. Le musée du Léman à Nyon (Vaud), présente une rétrospective de ses oeuvres. Elle aussi exposé dans différentes galeries.

« Léman. Bien plus qu’un lac »

Léman, on a tous une idée du Léman. Au delà des mots, il faut laisser parler les images. Deux photographes Claude Dussez et Vincent Guignet et un auteur Blaise Hofman, nous emmènent à leur découverte du Léman. Leur démarche est légèrement décalée, et leur goût commun leur permet de raconter des histoires nouvelles sur des lieux connus de tous. Et il faut bien le reconnaître, le Léman rassemble autant de lieux emblématiques que de personnages truculents… Ils nous font ainsi rebondir de rencontres en découvertes. ils cernent les endroits et les gens qui rendent ce lieu, commun à la France et à la Suisse hautement symbolique. Claude Dussez vit à Martigny (Valais), il travaille pour les rencontres musicales. Vincent Guignet vit à Morges (Vaud), il à deux passions la photo et les sports mécaniques. Il voyage aussi et travaille pour les constructeurs et agences suisse. Blaise Hofman, vit à Reverolle (Vaud), il est chroniqueurs pour les médias suisse-romands, il écrit aussi des pièces de théâtre. Il reçu le prix Nicolas Bouvier au festival Etonnants Voyageurs. Beau livre. Editions Glénat. En librairies. www.glenat.com. A paraître en novembre 2020.


III – Bref aperçu d’un pays, tiraillé entre ses voisins

 

LA SAVOIE UN ÉTAT
AU DENSE PASSÉ HISTORIQUE

 

Dans le massif du Mont Blanc, légèrement en retrait des Grandes Jorasses et de l’Aiguille d’Argentière, le Mont Dolent 3820 m, est le seul point commun à la France, l’Italie et la Suisse. Mais pour l’histoire, ce furent surtout des différences !
La Savoie, voie de passage entre les cols alpins, a été de tous temps tiraillée entre les trois pays. Son histoire n’est qu’une succession de guerres, de batailles, de traités, de cessions. Les chevaliers étaient parfois turbulents et indociles. La Savoie fût le champ de bataille des ambitions monarchiques et républicaines, avec des ambiguïtés, des revirements, des changements de camps, des trahisons. Ce qui explique les innombrables châteaux de défense de Savoie, de la Vallée d’Aoste en Italie, de Suisse romande et du Valais. Rares sont les communes qui n’ont pas eu leur château fort, ou maison forte ou résidence champêtre.

* Obscure préhistoire. Les Ligures apportent la civilisation du bronze (10% étain, 90% de cuivre). 7° s. avant J.-C. les Celtes envahissent la Savoie et apportent la civilisation du fer (Allobroges, Ceutrons, …)
* 2° s. après J.-C., les Romains s’emparent du pays des Allobroges qui possède les cols alpins. Batailles incessantes.
* Cinq siècles de Savoie romane. Route de Vienne (Isère) à Aoste (vallée d’Aoste Italie), passant par Aoste (Isère), avec des variantes par Conflans, Bourg-Saint-Maurice, Yenne, Seyssel) etc. Avec des réalisations nombreuses.
* 450 après J.-C. les Burgondes venus du nord de Germanie envahissent la Savoie, qui devient partie du royaume de Bourgogne.
* 843, la « Sapaudia », Savoie est attribuée à Lothaire.
* 1032, la Savoie est intégrée au Saint Empire Romain Germanique. Des petits états se forment autour des familles dominantes. Comtes de Genève, sires de Faucigny, et comtes de Savoie.
* Le Moyen-Âge, la Savoie est entre Burgondes, Mérovingiens, Carolingiens, la Provence et la Bourgogne. Mais pour les historiens il reste encore de nombreuses zones d’ombre.
* 9°et 10° s. des pillards sarrasins et hongrois rançonnent les habitants.
* 1000 Humbert aux Blanches Mains, premier comte de Savoie s’impose.
* 11° s. Saint Bernard de Menthon, né au château de Menthon, fonde l’Hospice du Grand Saint-Bernard, entre Aoste (Italie) et Martigny (Suisse), puis plus tard l’Hospice du Petit Saint-Bernard entre Aoste et Bourg-Saint-Maurice , la vallée de la Tarentaise et Chambéry..
* De nombreux monastères s’installent dans les vallées reculées et aux bords des lacs. Aime, Abbaye d’Hautecombe, Bellevaux, Abbaye de Talloires, Entremont, Le Reposoir, Tamié, Aulps, Bonlieu, Sainte- Catherine. Etc…
* 1000-1400. Guerres, tournois, : les comtes de Savoie se succèdent : Thomas 1er, Pierre II, Amédée VI ( dit Comte Vert), Amédée VII (dit Comte Rouge).
* Amédée VIII, (1383-1451) devient premier duc de Savoie. Il se retire au château de Ripaille et fonde l’ordre militaire et religieux de Saint-Maurice. Il est rappelé et devient pape. Puis il se retire à nouveau au château de Ripaille !
* Séparation d’avec Genève, la Savoie est envahie par François 1er, par les Bernois et les Valaisans.
* 1559. Emmanuel-Philibert reconstruit l’état Savoyard. La capitale devient Turin. Sa devise était : « Spoliatis arma supersunt » A ceux qui n’ont plus rien, il reste les armes !
* 1564, 1577, 1587, 1596, 1615, 1629, 1639,… Épidémies de peste, dues à une mauvaise hygiène, à l’absence de traitement efficace et aux passages des armées. La moitié des habitants de certaines régions succombe ! Interdit de sortir, interdit de circuler !
* 16°/17° s. Saint François de Sales, nait en 1567, au château voisin de Sales, qui a disparu. Il est ordonné prêtre, puis rapidement nommé prévôt du diocèse d’Annecy avant d’être évêque de Genève. Il part en Chablais protestant occupé par les Bernois, prêcher avec succès la contre-réforme. Enfin  après sa canonisation, il a été désigné et reste un docteur de l’église. Prédicateur, théologien, écrivain il est depuis devenu les patron des journalistes.
* 1601, le traité de Lyon donne à la France, la Bresse, le Bugey, et le pays de Gex. Du coup la Savoie acquiert ses limites actuelles !
* 1602, Charles-Emmanuel est intriguant, s’ensuit une douzaine d’années de guerres avec plus ou moins de succès. A noter la tentative manquée pour reprendre Genève. C’est « L’Escalade », devenue fête nationale genevoise !
* 1606, le sénateur Antoine Favre, fonde avec Saint-François de Sales, l’Académie Florimontane, qui servira de modèle à l’Académie Française. Dans les gros bourgs on enseigne le latin, le grec, et déjà un peu la musique, les arts.
* Madame de Chantal, grand-mère de Madame de Sévigné, fonde l’ordre de la Visitation
* Victor-Amédée 1er, Charles-Emmanuel II, échouent, la Savoie est sous la domination espagnole et les habitants payent de lourds impôts.
* 1712-1778 Jean-Jacques Rousseau fût le premier à vanter le charme des décors Alpins.
* 1730 Victor Amédée crée « La mappe », cadastre qui depuis cette date est encore consulté par les paysans.
* 1786  Mont-Blanc. Le médecin Michel Paccard et le cristalliser Jacques Balmat, tous deux chamoniards, furent les premiers hommes à atteindre le sommet du Mont-Blanc 4807m.,  ouvrant ainsi la voie à bien d’autres premières alpines.
* 1789 Révolution Française. Cerains châteaux sont confisqués et revendus.
* 1792 le général français Montesqiou envahit la Savoie.
* 1798 la Savoie est divisée en deux départements : le « Mont-Blanc » et le « Léman ».
* Sous l’Empire, la Savoie connait un renouveau économique : construction de routes, créations de fabriques et d’exploitations de mines.
* 1848 guerre d’Italie contre l’Autriche. Victor-Emmanuel fait des réformes libérales et abdique en faveur de son fils Victor-Emmanuel II dont le ministre Cavour est le principal acteur de l’unité italienne. Cavour est descendant de la famille de François de Sales, originaire du château de Thorens.
* Jusqu’en 1860, la Savoie fait partie du royaume de Sardaigne, mais sans relations particulières, étant donné l’éloignement.
* 1860, plébiscite. A l’unanimité, la Savoie est rattachée à la France. Les Savoyards avaient déjà de nombreux liens de proximité avec la France. Tout se passe bien.
* Dans les colonies, en 1870, 1914-18, 1939-45, au plateau des Glères en 1944, partout les Savoyards se sont courageusement battus pour la France.
* La Haute-Savoie est devenue au XXI° s. l’un des départements les plus touristiques de France.
(Sources. Châteaux de Haute-Savoie, Christian Regat, François Aubert. Architecture et vie traditionnelle en Savoie, Marie-Thérèse Hermann. Histoire de la Savoie, Robert Colonna d’Istria).


 

IV Au Palais Lumière Evian,
exposition jusqu’au 6 septembre 2020

 

LUMIÈRE ! LE CINÉMA INVENTÉ

 

Cette brillante exposition est consacrée aux inventeurs lyonnais du cinéma, Louis et Auguste Lumière, et à leurs inventions phares dans le domaine de l’image. Après Paris, Lyon (Musée des Confluences), et Bologne, c’est tout naturellement à Evian que cette exposition a sa place. En effet Antoine Lumière acquiert à Evian la villa qui deviendra la Villa Lumière, lieu de villégiature privilégié pour Antoine et sa famille. La Villa Lumière est désormais l’Hôtel de Ville d’Evian. L’exposition a lieu, à côté, dans les anciens thermes voisins de la Villa, baptisés depuis « Palais Lumière ». La saga industrielle lyonnaise des Lumière est présentée avec quantité de détails, d’images et d’objets. Surtout les « autochromes », premières photos couleur de l’époque. Ces images, faites sur plaques, étaient cadrées avec un si bon goût artistique, qu’on dirait des tableaux. Le « photorama » consistait à projeter une photo à 360°, réalisée en un seul cliché grâce à un appareil appelé Périphote. Une salle entière montre de superbes photoramas de l’époque. Enfin le clou de l’exposition est le couloir d’images où sont projetées simultanément, un record de 1422 films originaux des frères Lumière. Enfin, Thierry Frémaux, directeur de l’Institut Lumière a fait refaire par des réalisateurs contemporains Tarentino, Almodovar,…et avec humour le célèbre premier film « La sortie des usines Lumière ». Photos. Les appareils. Les premières photos couleur : des autochromes aussi bien réussis que des tableaux impressionnistes ! L’extrordinaire mur d’images, où sont projetées en simultané 1422 films !

Infos & Liens. Palais Lumière Evian
Quai Charles-Albert Besson 74500 Evian – T. 04 50 83 15 90
courrier@ville-evian.fr – www.palaislumiere.fr