Site Web d'Informations Culturelles - 11ème année

VOYAGES

N° 34 – Hiver 2020 – Janvier – Février – Mars
L’essentiel des spectacles, concerts, danse, pièces de théâtre
expositions temporaires des musées, voyages

AU PAYS DES GRANDS MOGHOLS !

Jaisalmer, Jodhpur, Udaīpur, Jaipur
Détour par le Taj Mahal

De tous les pays émergents, l’Inde est sans doute celui qui a le plus fort potentiel de développement économique et touristique. Une étude américaine citée dans l’Indian Times de décembre 2012 « Global Trends 2030 » le confirme*. Pour le voyageur curieux, c’est donc là qu’il faut aller. Mais l’Inde est un pays complexe qui ne se découvre pas en un seul voyage. Il serait présomptueux de vouloir faire l’Inde en 15 jours. Nous nous sommes cantonnés au seul état du Rajasthan. Avec 342000 km2 et 68 millions d’habitants, c’est le plus grand des 28 états de l’Inde ! Il est peuplé majoritairement par des hindous, mais aussi par des musulmans, des sikhs et des jaïns, qui vivent en bonne intelligence. Un état aux forteresses et palais étincelants, au passé glorieux et aux traditions vivaces. Photo. Femme indienne © Asia © DR.

Nous voilà au pays des Grands Moghols !
« Les Grands Mogols ! On dirait aujourd’hui un nom de vieux conte oriental, un nom de légende ». S’exclame Pierre Loti. Nous avons fait un étonnant « road movie » de 2500 km, passant par tous les hauts lieux du tourisme du Rajasthan : le Shekawati, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Udaipur, Jaipur et Agra. Un long parcours sur des routes chaotiques, encombrées, poussiéreuses, traversant des villages vivant encore aujourd’hui comme autrefois. Où il est préférable de réviser son anglais, pour comprendre et essayer de s’imprégner un peu de l’esprit du lieu. Car ici toutes les informations sont en anglais, jamais en français. Photo Femme à Jaisalmer © Asia © DR.
Nous arrivons tard le soir dans l’ancien palais d’un petit maharadja, l’accueil est très stylé. Le décor unique nous fait oublier immédiatement les chaos de la trop longue route. Le lendemain. Aux confins du désert de Thar, (pays de la mort en sanscrit) il s’est bâti des petites villes et des villages aux maisons belles et richement décorées, les « havelis ». Ce désert semi aride est composé de steppes et de dunes. Autrefois les caravanes venant de l’Indus, de la région du Gange et de Chine, passaient par là pour rejoindre les ports de la mer d’Oman. Elles transportaient de la soie, des épices, de la laine et de l’opium. C’était une des pistes secondaires de la Route de la Soie. Partant à pied de notre petit palais, nous visitons la ville fantôme d’Alsisar. ​Les « havelis » sont les maisons abandonnées des marchands, elles sont en triste état, mais qu’elles ont dû être riches et belles ! Il faut voir le travail soigné des façades de ces petits palais, aux balcons ornés, les fenêtres ajourées à moucharabiés et les fabuleuses peintures qui étaient les signes extérieurs de richesse de ces commerçants. Au 19°s. les Marwari délaissèrent la région pour aller faire fortune dans les grandes villes. Emotion et tristesse à voir que tout ça tombe en ruine. Arrêt à Bikaner nous visitons l’impressionnant fort militaire de Junagrath. La région du Shekhavati à 8 heures de route de Delhi est à mi-chemin de Bikaner, Jaipur et Delhi. Photos. Palais d’un maharadjah transformé en hôtel. Et Haveli abandonné. © JPD

Les imposants bastions de Jaisalmer
Sur la route, les convois de chars militaires qui se dirigent vers la frontière, nous rappellent que la tension est toujours vive avec le Pakistan voisin. Jaisalmer. Au lever du jour nous allons faire un tour au bord du lac Gadi Sar et nous nous laissons conter la belle histoire de la prostituée, devenue favorite, pour qui le prince, tombé amoureux, fit construire un superbe ensemble se miroitant dans l’eau. Pour pénétrer dans la place forte de Jaisalmer nous devons longer les hautes murailles de 85m de haut, puis grimper une rude côte, avant de franchir la porte des remparts et arriver sur la petite place au centre de la forteresse. Les deux temples jaïns aux milles statues sont des merveilles de sculpture. Le palais Gaj Mahal est resté d’époque. Nous essayons d’imaginer le riche passé de la cité forteresse. Ici passaient les caravanes qui venaient d’Arabie, de Perse et de Chine, mais avec la création des ports du côté de Bombay, leur lent cheminement a cessé. Depuis une terrasse de la fortification, nous voyons le désert qui avance inexorablement, avec tout autour de nous, des milliers d’éoliennes qui envahissent l’horizon.
Le coucher de soleil sur les cénotaphes ocre de Bara Bagh surplombés de milliers d’oiseaux, serait presque romantique si ce n’étaient des monuments funéraires. Cette ville de tombeaux est composée de centaines de petits dômes de pierre claire posée sur des piliers, recouvrant des cellules, où une petite plaque rappelle les noms des maharadjahs et de leurs familles royales. Les cénotaphes ne contiennent pas les corps des défunts. Photo. Le fort de Jaisalmer. Au delà c’est le désert de Thar © JPD.
Le lendemain, nous jouons les parfaits touristes en allant admirer à dos, de dromadaire, le coucher de soleil sur les dunes de Kanoi et Khuri. Nous sommes aux confins du désert de Thar, une vaste étendue aride de steppes poussiéreuses, sans mousson, où il fait 50° l’été et -10° en hiver ! Nous terminons la soirée par un dîner en plein air dans un campement au bord des dunes. Les danseuses folkloriques du Rajasthan portent des costumes somptueux. Leurs mouvements sont codifiés et gracieux. Photo. A l’extérieur de Jaisalmer, des cénotaphes, monuments à la gloire des maharadjah, mais sans sa sépulture © JPD.

La forteresse de Jodhpur surplombe la ville bleue
Jodhpur, la ville de Joha, l’ancienne capitale de l’état du Marwar, est dominée par un vrai fort, avec tours, créneaux et canons, installé sur un haut piton rocheux. Ce fort est terriblement pittoresque. Comme, dans les autres forts du Rajasthan, il dissimule à l’intérieur, un palais de grès rouge et possède une belle collections d’armes. Mais à l’intérieur, rien de particulièrement intéressant. Mehrangarth Fort domine la ville de toute sa hauteur. Nous y accédons par une très forte rampe. Des terrasses aux niveaux décalés nous surplombons une vaste et étrange ville de 2,5 millions d’habitants. Nous nous penchons sur les bords escarpés des précipices. Les sons montent étouffés de la ville. Les murs et terrasses de la ville en contrebas, sont tous peints d’un même bleu pâle. S’agit-il du caprice d’un maharadja ? Nous redescendons à pied pour traverser la vieille ville basse. Les rues sont étroites, bruyantes, odorantes et grouillantes d’une foule active et pressée. Mais, déjà il fait nuit. A pied, dans ce décor, un peu inquiétant, nous avons un aperçu réaliste de la pauvreté urbaine indienne ! Photo. Fort de Merangarh. Une ville toute bleue © Asia © DR.

Les routes déconcertantes du Rajasthan
Comment ne pas s’étonner, chaque jour, des découvertes et rencontres fortuites de la vie quotidienne au bord des routes. De voir des femmes porter des jarres d’eau et des fagots sur la tête ou charger des briques sur le chariot d’un dromadaire. De les voir aller aux corvées d’eau et de bois matin et soir. De voir tant de mendiants, demander des roupies pour une photo. De voir des gamins courir pieds nus dans les champs et nous faire de grands sourires. Comment ne pas s’étonner des embarras d’une circulation incroyable. De voir des rickshaws et triporteurs surchargés, des camions déglingués et d’incroyables tracteurs, tous conduits par des chauffeurs kamikazes. De voir toutes sortes d’engins, de dromadaires et de motos rouler à contresens sur les voies rapides, au mépris du code de la route. Tous ces gens qui roulent à gauche et qui en plus roulent à contresens !

Heureusement, le chauffeur du minibus est agile et d’un calme olympien ! Au bout de quelques jours nous ne sommes toujours surpris devoir des vaches sacrées et des cochons au beau milieu d’immenses tas de détritus et de déchets de plastiques, en plein centre des villes. D’être secoué par des chaos successifs, des énormes ornières et des gros ralentisseurs. De tousser un peu, à cause de la poussière. De râler contre la longueur et de la lenteur des trajets à 40 km/h.

De toutes ces routes déconcertantes. Heureusement les midways sont là. Ce sont des restaurants installés au bord de la route, souvent au milieu de nulle part. A chaque arrêt, nous y nous dégustons un tonique tchai, le fameux thé indien aux épices. L’eau est bouillie, il est servi brûlant, c’est rassurant.
Au Fort d’Amber, à dos d’éléphant
Sur la route de Jaipur, nous passons une nuit dans l’ancien et charmant palais de Jojawar, toujours dirigé par un descendant du dernier maharadja. Puis nous rejouons les touristes, en montant, comme tout le monde au Fort d’Amber à dos d’éléphant. Cette imposante cité-forteresse aux vastes esplanades intérieures est doublée d’un palais d’été avec une longue enfilade de cours et de pièces. Elle est installés sur une colline à l’écart à 11 km de Jaipur. Et est protégé par une grande muraille, comme celle de Chine, qui fait le tour des hautes crêtes et des raides collines qui la dominent. Ce fut la capitale de l’état princier, avant d’être déplacée à Jaipur. Photos. Des camions surchargés. Des femmes dans une briqueterie. Des tracteurs bricolés en camions © JPD.

Jaipur la ville rose et le City Palace aux 953 fenêtres

Jaipur, la ville de Jai Singh, est la capitale du Rajasthan, 6 millions d’habitants ! Voilà une grande ville entièrement rose ! Les remparts, les palais, les maisons, les temples, les tours : tout est rose. « Une grande ville rose, entièrement rose, du même rose et semée des mêmes bouquets blancs, ses maisons, ses remparts, ses palais, ses temples, ses tours et miradors, quel étonnant caprice de souverain ! » P. Loti à propos de Jaipur. On dit que la maharadja, fit peindre la ville en rose en l’honneur de la visite du Prince de Galles ?
En priorité nous devons longeons la façade aux 953 fenêtres, du Hawa Mahal (Palais des Vents), où étaient confinées les concubines. Aujourd’hui, ce sont les singes qui s’ébattent sur la façade, tandis que dans la rue grouillante, une foule de commerçants bigarrés interpellent les voyageurs. Ce City Palace, est un éclatant palais au coeur de la ville rose. Au centre d’une cour trônent deux immenses jarres d’argent de 4091 litres servant à transporter l’eau sacrée du Gange. Elles sont inscrites au Guinness World Records. Cette belle ville entièrement rose, est en plein activité orientale; les foules s’y pressent dans un éblouissement de couleurs. Ici les femmes ont naturellement de l’allure. Un écrivain britannique, dont je ne me souviens pas, le nom, en fait la remarque : « Les femmes se meuvent avec la grâce princière de femmes qui ont, avec des pots et des paniers sur la tête, passé leur vie à se tenir comme des reines.» Photo. Le fort d’Amber à Jaipur où l’on monte à dos d’éléphant comme du temps des maharadjahs. Le palais Hawa Mhal aux 953 fenêtres © JPD.

L’observatoire astronomique Jantar Mantar
A deux pas de là, voici l’observatoire astronomique Jantar Mantar. Imaginons les visiteurs de l’époque (1728) le découvrant ébahis, restant perplexes devant la quinzaine d’instruments gigantesques permettant d’observer, avec une précision reconnue, depuis par les scientifiques, les mouvements des planètes et des étoiles. Sans doute, habitués à voyager en caravanes, connaissaient-ils mieux le ciel et les étoiles, que nous autres, citadins ignorants. Photo. L’observatoire © JPD.

Udaipur, City Palace et Lake Palace
​Udaipur ancienne capitale du royaume de Dewar fût fondée au XVI°s. par Maharana Usai Singh. Nous apercevons en arrivant les blancheurs des palais et temples, se reflétant dans le lac Pichola et se détachant sur les forêts et montagnes d’alentour. Le complexe monumental et majestueux de plusieurs palais du City Palace (rien à voir avec celui de Jaipur), est bâti en degrés successifs de cours, terrasses avec vues superbes sur le lac. Les appartements sont décalés et superposés. Un vrai décor de contes de Mille et une Nuits. Il fût érigé à la gloire de la dynastie des Singh. Les moghols dominèrent le pays durant trois siècles jusqu’à l’arrivée des anglais. Ils étaient des guerriers farouches, nous en sommes vite convaincus, en visitant la magnifique collection d’armes, que les maharadjas moghols ont su conserver. Ainsi cette étonnante épée surmontée d’un petit pistolet et ces redoutables dagues à lames s’entre-ouvrant. Tous ces palais-forteresses ont de belles collections d’armes anciennes. En début de matinée, tour de rêve en bateau sur le lac.
Des femmes aux saris colorés se lavent les cheveux dans l’eau. Au centre du lac, se détachant sur des collines violines, le somptueux palais blanc immaculé de Jag Niwas, semble flotter sur l’eau. Grand calme. Ce palais était destiné à recevoir les hôtes de marque du maharadja. Il est devenu depuis, Lake Palace, un hôtel de luxe, mondialement connu. ! Udaipur est la charmante cité romantique du Rajasthan. Photos. Le City Palace, Le Lake Palace © JPD. Des femmes se lavent dans le lac © Asia © DR.

En passant par la cité fantôme
de Fatehpur Siri
Nous quittons le Rajasthan et faisons un stop à la cité fantôme de Fatehpur Sikri, qui fût, pendant 14 ans, la capitale éphémère de l’Empire Moghol. Akbar construisit la ville pour sa propre satisfaction. Cette ville de la victoire, devenue ville fantôme, suite à un manque d’eau, est incroyablement bien conservée. Les édifices de pierre rouge dure, les sculptures ont résisté à l’épreuve du temps. L’ensemble est inscrit sur la Liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco. On peut y observer un heureux mélange de traditions architecturales. Nous nous baladons dans l’immense dédale de pavillons et de palais ocre-rouge. Alors que tout ici, est vide et désert, s’imaginer ce lieu vivant : l’empereur, sa femme, ses concubines, les dignitaires, les serviteurs, les tapis, les tentures aux murs, toute une vie intense. Rien de plus pittoresque qu’une ville déserte ! Photo La cité abandonnée par manque d’eau © Asia © DR.

Taj Mahal, une longue contemplation s’impose
Nous entrons dans le fameux site du Taj Mahal par une monumentale porte de grès rouge. Là, les visiteurs s’arrêtent comme ébahis, le souffle coupé ! On comprend Charles Baudelaire s’écriant, dans L’Invitation au Voyage ces mots célèbres : «  Luxe, calme et volupté ». Ici, plus qu’ailleurs, un moment de contemplation s’impose ! Un long et étroit bassin, entouré de jardins au carré, emporte le regard vers le somptueux mausolée blanc qui irradie dans le soleil du matin. Des perroquets virevoltent entre les ficus et les jacarandas. Des pique-boeufs picorent l’herbe verte. Pour les musulmans, l’eau et les jardins sont le symbole du paradis. Tout au fond du jardin et dominant le fleuve, le mausolée est un pur joyau de marbre blanc, aux panneaux incrustés de pierres semi-précieuses, d’arabesques florales, de dentelles de marbre et de versets du Coran. Mais laissons plutôt la parole à Pierre Loti, dans son roman L’Inde (sans les anglais). «Si l’on s’approche ensuite, on distingue des arabesques adorablement délicates qui courent sur les murailles, soulignent les corniches, encadrent les portes, s’enroulent aux minarets, et qui sont de très minces et précises incrustations de marbre noir. Ce mausolée tout blanc et lumineux n’est pas triste, il rayonne encore de l’amour de l’empereur moghol Shah Jahan, fou de douleur après la mort de sa seconde femme Muntaz Mahal. Il fallut vingt années pour le construire et le terminer ». Le coût de cet édifice a du être fabuleux ! La somptuosité et le pittoresque du Taj Mahal impressionnent. Du point de vue architectural, les proportions auraient pu être différentes. Et l’aménagement intérieur me parait assez succinct, on en fait le tour en deux minutes. Le tout restant d’une parfaite pureté d’exécution. L’art hindou reste impressionnant, mais compliqué à décoder pour un européen, avec ses monstres et ses caricatures métaphysiques extravagants. Le mieux semble l’ennemi du bien. L’art Européen me parait plus simple et plus majestueux !
Nous quittons, avec regret ce lieu enchanteur, pour aller visiter, non loin de là, le Red Fort d’Agra. Un palais-forteresse, aux fortifications d’un beau rouge-ocre. A l’intérieur, les mosaïques du palais de marbre polychrome et de pierres semi-précieuses sont superbes. Comme le Taj Mahal, il est installé au bord du fleuve Yamuna, dont il barrait le passage. Le Taj Mahal et le Fort Rouge sont inscrits sur la Liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco. Agra était un lieu de passage secondaire des caravanes de Route de la Soie, qui allaient rejoindre les ports de la Mer d’Oman. Ce fût un voyage intense entre les merveilles des palais des maharadjas et le dénuement digne et résigné des habitants. Un voyage entre la pauvreté urbaine et rurale et les monuments à couper le souffle. Un voyage au pays de gens calmes, sereins, affables et sourants. Un voyage où l’on côtoie la misère au quotidien. Un voyage qui enseigne la tolérance. Photos. Le Taj Mahal à Agra, dans l’état d’Uttar Pradesh, non loin de l’état du Rajasthan © JPD. Le Fort Rouge © Asia © DR.

Texte et photos ©  Jean-Pierre Doiteau et © Asia © DR.

Infos & Liens

Les destinations au départ de Lyon vers l’Asie sont nombreuses avec souvent des départs possibles depuis Lyon Saint-Exupéry. Et avec des prix moindres que vers l’Amérique, entre autres du fait du coût du billet transatlantique et de la concurrence aérienne intense Europe-Asie.Office national Indien du Tourisme 13 Bd Haussmann 75009 Paris – 01 45 23 30 45. Ce voyage a été réalisé en 2012, avec l’agence lyonnaise Asia. Nous le republions car il présente un réel intérêt au niveau des sites à découvrir. Asia www.asia.fr – Tél : 04 78 38 55 71 – 10, rue St Nizier 69002 Lyon – lyon@asia.fr. Photos Au Rajasthan, l’accueil est toujours très stylé dans les hôtels et anciens palais transformés en hôtels. A la sortie d’un temple jaïn. © JPD.

Accueil souriant partout. Les jeunes mariés sont très fiers de nous montrer leurs costumes traditionnels. Photos A g. A Jodhpur © Asia © DR .
A dr. A Jaisalmer © JPD.
A la sortie d’un temple jaïn.
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