Site Web d'Informations Culturelles - 12ème année

MUSEES

N° 34 – Hiver 2020 – Janvier – Février – Mars
Les expositions temporaires des musées.
Lyon City Book, le nouveau guide/magazine du Petit Futé
Lyon et  Genève, derniers jours

CORONAVIRUS – Fermeture des musées, reports, annulations, restrictions d’accès, etc.
Se renseigner directement auprès des sites culturels.

Picasso. Baigneuses et baigneurs / Musée des Beaux-Arts du 18 mars au 13 juillet 2020
Le MBA, nous propose une belle relecture du thème de la baigneuse dans l’œuvre de Picasso avec, en contrepoint, des œuvres d’artistes du passé, comme Jean Auguste Dominique Ingres, Paul Cézanne, Auguste Renoir, qui ont influencé Picasso dans le traitement de ce sujet. D’autres artistes contemporains ou suiveurs de Picasso tels Henry Moore ou Francis Bacon seront également présentés alors qu’ils ont trouvé en elles une source d’inspiration ou le prétexte à une confrontation… A suivre.

L’univers à l’envers, Plonk et Replonk® / Musée des Confluences jusque’ au 1er novembre 2020
Le musée des Confluences met en dialogue les sciences pour comprendre l’histoire de l’humanité. A l’occasion de ses 5 ans, le 19 décembre 2019, le musée a proposé à Plonk & Replonk® de revisiter ses collections et quelques‐ unes des thématiques de son parcours permanent. Mondialement connus pour leurs détournements d’images, les artistes suisses Plonk et Replonk® ont visité les réserves du musée afin de donner libre cours à leur imagination. A partir d’images, de vidéos et des objets, l’exposition est une plongée dans leur univers burlesque et décalé. Face à l’essor de la désinformation portée à l’ère d’internet par les réseaux sociaux, les détournements de Plonk & Replonk® permettent de réinterroger avec humour, nos rapports à l’image et aux savoirs. Photo « L’univers à l’envers, Plonk et Replonk® » au musée des Confluences © Bébert – Plonk & Replonk ®.

Traces du vivant / Musée des Confluences jusqu’au 6 décembre 2020
Les os, les dents et les cornes sont les seuls tissus vivants qui ne disparaissent pas chez certains vertébrés après leur mort. Grâce à ces vestiges, nous pouvons raconter l’histoire de ces animaux mais aussi celle des sociétés humaines qui, depuis la Préhistoire, utilisent ces tissus devenus inertes pour façonner divers outils et objets.
Entre science et symbolisme, nos relations avec ces « traces du vivant » sont multiples et profondes.
La scénographie conçue par le musée des Confluences propose un parcours théâtralisé, qui s’organise autour d’un grand plateau d’anatomie comparée et d’une mise en scène de squelettes d’animaux. En périphérie, des vitrines au fond coloré donnent à voir « l’os transformé » et « l’os culturel ». Sur les murs, un bestiaire imaginaire s’anime en couleurs vives en écho au vivant.
Exposition « Traces du vivant » au musée des Confluences, structure des vertèbres cervicales. Photo musée des Confluences © Bertrand Stofleth.

Prison au delà des murs / Musée des Confluences
Du 18 octobre au 26 juillet 2020. Exposition originale, qui ne laisse pas indifférent

Certes la détention apparait moins inhumaine aujourd’hui que l’exécution capitale ou les châtiments corporels d’hier. Mais les problèmes régissant l’univers carcéral, l’enfermement, les transgressions, la réinsertion restent toujours d’actualité. Ce vaste débat se trouve au centre de l’exposition. La scénographie, les barreaux orange évoquent les cellules. De grands panneaux donnnet des clés de lecture. Environ 160 objets, dont certains fabriqués par des détenus sont disposés à l’intérieur des cellules. Plus des témoignages audio et vidéo qui montrent la réalité de la vie carcérale. Et enfin, dans une salle à part, un théâtre optique en trois actes. Une cellule observée de l’extérieur, un parloir. Décors sombres et réalistes. Quand le visiteur décroche le combiné, apparaissent des hologrammes de personnages, des histoires, des micro fictions. Ce théâtre optique est une réussite, il est très prenant. Réalisation Joris Mathieu et Nicolas Boudier et le collectif Haut et Court. Une réussite. Exposition en coproduction Musée des Coinfluences, Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de Genève et Deutsches Hygiene-Museum de Dresde. Photo Quartier disciplinaire © Grégoire Korganow, 2011, France.

Musée des Confluences / Le Monde en Tête / Les coiffes de la donation Antoine de Galbert jusqu’au 3 mai 2020

Valoriser l’esprit guerrier, signe de statut social. porter la coiffe comme étendard. Voilà une exposition étonnante, tant par la richesses des collections que la scénographie et la muséographie. On imagine pas qu’un collectionneur privé ait pu acquérir tant de pièces au cours de ses voyages… Et en faire la donation au Musée des Confluences. La visiter, c’est comme faire un tour du monde des pays lointains et exotiques. La sélection de 334 coiffes et costumes reflètent la diversité des usages, formes, matériaux et techniques du monde. La plus grande salle du musée, est ornée de podiums sur lesquels sont installées toute une série de vitrines, tantôt rectangulaires, triangulaires, octogonales. D’ingénieuses petites lumières mettent en valeur l’esthétique de ces objets : coiffes de mariages, symboles du pouvoir, plumes d’Amazonie, chapeaux, masques et parures de têtes. Plus 5 superbes costumes. Origines Asie, Afrique, Amérique du Sud et Océanie.
Rien n’est laissé au hasard. Plus de 40 experts ont été consultés. Etonnantes et parfois spectaculaires, les coiffes sont des marqueurs d’identités pour les guerriers, de statut social pour les monarques. Des symboles traditionnels pour les jeunes mariés. Antoine de Galbert grand collectionneur en a réuni plus de cinq cent… En voici une sélection d’une grande diversité. Antoine de Galbert, collectionneur et fondateur de La maison Rouge à Paris, a choisi de donner au musée des Confluences son extraordinaire collection de coiffes. Plus de 500 pièces et quelques costumes, issus des quatre coins du monde, rejoindront le musée à partir de juin 2018. Après la reconnaissance du public, ce don témoigne, 3 ans après l’ouverture du musée des Confluences, de la confiance que lui apportent les réseaux professionnels et les collectionneurs. Cette collection rejoint et complète le fond ethnographique du musée des Confluences, constitué de près de 30 000 pièces. Photo. Masque lukuta, sud Sénégal et nord Guinée, population bassari © JP Doiteau. Coiffe akha, portée par les femmes mariées nord de la Thaïlande c JP Doiteau.

 

Musée des Confluences / Mini-monstres –  Les Invisibles / jusqu’au 3 mai 2020

Le visiteur pénètre dans une forêt de cheveux géants. Puis poursuit dans un univers fantastique, dont les couleurs vives ou sombres créent une atmosphère de mystère. Voici une petite, mais dense exposition. Instructive et passionnante. Au départ destinée au jeunes de 10 à 15 ans. Et finalement aussi utile à l’adulte qu’à l’adolescent. La scénographie est originale, colorée. Un peu comme des décors de théâtre, des recoins, des niches, des vidéos, des commentaires interactifs. Et aussi des titres amusants en couleurs fluo  » aérobatic », « supercaptor », « selastipode », vampinaise ». Un faux microscope géants, présente de vraies vidéos d’insectes grossis de 50000 à 100000 fois et encore nettes ! Sont présentés aussi des mini-microscopes portatifs d’entomologistes.

Quelques gestes simples à retenir pour notre vie quotidienne
* Pour se prémunir des poux : ne pas échanger de vêtements, porter un bonnet à la piscine, attacher ses cheveux longs, éviter les selfies « tête contre tête » et utiliser un peigne à poux ainsi qu’un insecticide naturel pour s’en débarrasser.
* Pour faire barrage aux moustiques : éviter les eaux stagnantes, utiliser une moustiquaire et des insecticides naturels
* Pour limiter la présence des acariens : aérer, faire le ménage et moins chauffer sa chambre.
* Pour éviter les punaises de lit : vérifier ses affaires lorsque l’on ne dort pas chez soi, surveiller sa literie et préférer un sommier à lattes
* Contre les tiques : éviter les herbes hautes, leur refuge, et inspecter son corps après une balade en forêt, clôturer son jardin pour empêcher l’intrusion des animaux porteurs.
* Pour se prémunir des puces : vérifier souvent ses animaux de compagnie comme son chien et son chat car ils en ramènent de leurs promenades. Aspirer les recoins et les endroits sombres.
* Pour ne pas attirer les diptères (moustiques et mouches) : éviter les odeurs de sueurs et se laver les mains.

Le parcours est en 4 temps : immersion dans l’univers des parasites, explications sur leurs caractéristiques et leurs mode de vie, initiation aux protocoles scientifiques et conseil (très utiles), pour se préserver des petites bêtes. Le tout agrémenté de panneaux explicatifs sur les insectes avec des gros plans sur les punaises de lit, les mouches, les moustiques et les puces. Sous ses airs ludiques, l’exposition est le résultat d’un vrai travail de fond, réalisé par un comité scientifique, composé d’un psychologue, d’un docteur en entomologie médicale et d’un réalisateur et producteur de documentaires.
Un stand en forme d’insecte photo © Stofleth. Une punaise de lit photo © 7th Son Studio Shutterstock.


Excellents résultats 2019

Pari réussi, 273 800 visiteurs pour la Biennale d’Art Contemporain de Lyon
La 15e Biennale d’art contemporain de Lyon intitulée « Là où les eaux se mêlent » vient de fermer ses portes. Cette édition a été marquée par de nombreuses nouveautés : une nouvelle direction artistique, une équipe curatoriale élargie impliquée sur chacunes des plateformes,un nouveau site exceptionnel, une scénographie innovante, des artistes de tous les continents, la quasi totalité des oeuvres produites pour l’évènement, ainsi qu’une collaboration d’une ampleur inédite avec le tissu économique local. Elle a également affirmé une plus grande ouverture sur le territoire lyonnais, métropolitain et régional avec la plateforme Veduta, les Expositions Associées et les manifestations en Résonance.

Cette édition de la Biennale d’art contemporain de Lyon s’impose comme un évènement incontournable sur la scène artistique internationale et un moment riche en émotions pour tous les publics ! Plus de 273 800 visiteurs (Exposition Internationale, Jeune Création Internationale, Veduta et Expositions Associées, hors événements Résonance). Dont, il faut le souligner, 40% ont moins de 26 ans. Avec un retentissement international. Plus de 1 000 journalistes locaux, nationaux et internationaux. Plus de 6 500 professionnels du monde entier. Et un réel engouement sur les réseaux sociaux.
Le nouveau et vaste site des usines Fagor n’était pas qu’un simple succès de curiosité, comme les chiffres le montrent. Avec 29 000 m2 d’usines consacrés à l’art contemporain. Et 56 artistes de tous les continents dont plus de 25% appartiennent à la scène française. Et plus de 240 oeuvres exposées. A noter également 41 350 visiteurs pour les 8 Expositions Associées en Région Auvergne-Rhône-Alpes (Annemasse , Éveux, Lyon 1er, Lyon 2e, Thiers, Vienne, Villeurbanne).Et enfin 270 événements en Résonance dans 57 villes de la Région Auvergne Rhône-Alpes et au-delà.

285 000 visiteurs ont été accueillis au musée des Beaux-Arts de Lyon en 2019.
Belle progression de la fréquentation des collections permanentes et des visiteurs étrangers.

34 % des visiteurs ont moins de 26 ans et 24,9 % des personnes ayant acheté leur billet au musée sont des visiteurs étrangers. Grâce à une politique ambitieuse d’accueil des publics et à une programmation riche et diversifiée, la fréquentation des collections permanentes a de nouveau augmenté de plus de 11 %.  En 2020, le musée poursuit une programmation ambitieuse avec, jusqu’au 8 mars, l’exposition Drapé. Degas, Christo, Michel-Ange, Rodin, Man Ray, Dürer… Du 18 mars au 13 juillet, le public pourra découvrir l’exposition Picasso. Baigneuses et baigneurs. Par le feu, la couleur. Céramiques contemporaines, sera présentée de juin à décembre, L’Odyssée moderne de Louis Bouquet à l’automne et Hippolyte, Paul et Auguste Flandrin à partir du 28 novembre 2020.


Expositions récentes

En première mondiale, une dense exposition sur l’Art (difficile) du Drapé. / Vue par Degas, Christo, Michel-Ange, Rodin, Man Ray, Dürer / Musée des Beaux-Arts jusqu’au 8 mars 2020

Voilà une exposition originale au concept novateur. C’est sans doute une première mondiale ? « Tout-à-fait, nous confirment Sylvie Ramond *et Eric Pagliano*. C’est une première mondiale. Et nous avons mis 5 ans à la réaliser, depuis les premières recherches jusqu’aux derniers prêts d’oeuvre. En tout 248 pièces plus les vidéos ». Il s’agit de faire découvrir et de décliner l’art de dessiner, peindre et sculpter des drapés. Représenter le drapé est un art très difficile : il faut donner, par le trait, les nuances de noir ou de couleurs, l’illusion de la texture, du volume et de la structure du tissu sur une surface plate, papier ou toile, plus rarement en sculpture. Le drapé constitue un moyen d’expression privilégié qui survit à travers les âges, les styles et les factures. Ainsi les artistes commencent à dessiner un H ou une F nus, avant d’être drapés. C’est le nu qui donne le ton au début de la réalisation de l’oeuvre, qui ne se finit pas du premier coup, mais souvent après de nombreuses ébauches ou crayonnés. Les artistes observent des modèles vivants, mais utilisent aussi parfois des mannequins articulés, de petite taille ou grandeur nature. Il y’a en quelques uns présentés. Ils les recouvrent ensuite de tissus, souvent enduits de colle ou de plâtre pour qu’ils tiennent en place. Parcourant les salles, le visiteur suit une sorte de parcours de création et d’initiation. Une majorité de dessins est présentée, mais aussi des tableaux, des sculptures et des vidéos. Parmi les oeuvres remarquables citons. Dürer, « Pan de draperie » vers 1508. Michel-Ange, « Etude de figure assise d’après mannequin » 1508-1509. British Museum. Poussin, « Etude pour « Eliézer et Rebecca » 1647/48, MBA. Anne-Louis Girodet-Trioson « Hippocrate refusant les présents d’Aryaxernès » 1792. Goya, « La Maja vestida » et « La Majadesnuda » 1800 env. Degas, études de drapé. Ingres, «L’Apothéose d’Homère ». Rodin, bronzes. « Pierre de Wissant, nu monumental » et « Pierre de Wisant monumental » 1886 et 1887. Picasso, « Trois femmes à la fontaine », 1921. Man Ray, « Dali drapé » 1933. Christo, 5 vidéos. Femme, mannequin et statues emballées, 1963. Zing Semira, « Self Portraits of the Virgin Mary » 2000. Vidéos. Lamentation, par la célèbre danseuse-chorégraphe Martha Graham. 1976. Anna Halprin. « Parades et changes » Des nus filmés en 2008,lors de la Biennale de la Danse. JPD.
* Sylvie Ramond est directeur général du pôle des musées d’art de Lyon MBA, MAC, directeur du musée des Beaux Arts de Lyon. * Eric Pagliano, conservateur du Patrimoine au Centre au Centre de recherche e de restauration des musées en France.
Charles Le Brun, Femme nue, debout, de profil, vers 1630 – 1650. Sanguine, avec rehauts de craie blanche, sur papier beige. Musée du Louvre, Département des arts graphiques. Photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Thierry Le Mage

 

Là où les Eaux se Mêlent
La Biennale d’Art Contemporain de Lyon nouvelle génération
Du 18 septembre au 5 janvier 2020

Attendez-vous à être surpris. L’art contemporain, on aime ou on n’aime pas. Mais il est dans la vie de tous les jours, et on ne peut se dispenser de s’y intéresser. Plus vite, que toutes les autres formes artistiques, l’art contemporain est évolutif et changeant.
Les artistes qui exposent ont de l’imagination et du talent à revendre. Ils contribuent à construire une représentation de notre monde d’aujourd’hui toujours plus innovante. Enfin, il faut le souligner, bien peu de villes ou de régions au monde, sont capables d’organiser une si importante et si multiple biennale. Il y a tant de choses à voir dans cette immense biennale qu’il faudrait plusieurs jours pour en faire le tour complet. A voir des coups d’éclats, très travaillés, comme par le stand de Ashley Hans Scherl & Jakob Lena Knebl, une installation réalisée dans une fosse de l’usine Fagor. Heureux mélange de décoration, de peinture, de sculpture et de performance vidéo, dans un esprit de transgression et de parodie. Et l’imposant Roncier en fonte d’aluminium de Jean-Marie Appriou. Ou encore Prometheus Delivered de Thomas Feuerstein, une installation sur les bactéries, entre laboratoire industriel, mythologie et science fiction. Mais aussi des oeuvres difficiles à décoder, malgré la fiche explicative. Impression générale de morosité, dans un décor post industriel, peu engageant. Mais une biennale à voir quand même, car les artistes présents rivalisent de talent et d’imagination.
Deux bémols. Le balisage des accès pour arriver à l’usine Fagor est un peu faible, voire inexistant. Surtout pour un non lyonnais. Le visuel « Là où les eaux se mêlent » est peu évocateur. L’usine est immense et de grands espaces vides peuvent donner parfois une impression d’inachevé. Mais pour être parfaitement objectif, il faut souligner le remarquable travail de remise à niveau de l’immense usine Fagor, par la Biennale, afin qu’elle puisse dignement accueillir un public. Photo l’installation de Thomas Feuerstein © JP Doiteau

A Lyon. Usine Fagor, macLyon, Musée des Beaux-Arts, Fondation Bullukian, rue Pt Carnot, parc LPA Cordeliers, Atrium du CIC.
A Villeurbanne. IAC et Urdla.
Veduta. Bourgoin-Jallieu, Chassieu, Meyzieu, Givors, Saint-Genis-Laval, Francheville, Saint-Priest, Bron, Rillieux-la-Pape.
Résonance. Collectif d’artistes, centres et écoles d’art et d’architecture, galeries, institutions et associations culturelles. En tout, 143 lieux, plus de 200 évènements en Auvergne-Rhône-Alpes. Voir détail ci-dessous.
Usines Fagor. Vue de la rue, fronton de la façade de l’entrée © Stephen Powers. © Photo JPD.
MacLyon. Vue de la rue, fronton du Musée d’Art Contemporain de Lyon. © Nina Chanel Abney, Femmes 2019. Photo © JPD.

Un décor original et exceptionnel
Grâce à la mise à disposition du site exceptionnel des anciennes Usines Fagor, qui se déploie sur plus de 29000 m2 au coeur de Lyon, cette 15e édition prend une nouvelle ampleur. Avec cette immense friche industrielle, s’ajoute l’intégralité du macLYON, plus des interventions sur toute la métropole et en région Auvergne-Rhône-Alpes. C’est un champ d’expérimentation hors norme qui s’offre aux artistes et donne à la manifestation une dimension nouvelle. Photo. L’ancienne usine Fagor-Brandt © Blaise Adilon.

Avec la participation des commissaires
du Palais de Tokyo
Cette augmentation des lieux et des surfaces a séduit le Palais de Tokyo et son équipe de curateurs à qui le commissariat a été confié.

L’équipe curatoriale a imaginé cette Biennale comme un parcours physique, visuel ou encore spirituel, auquel le visiteur est amené à prendre part. Pour relever ce défi, Adélaïde Blanc, Daria de Beauvais, Yoann Gourmel, Matthieu Lelièvre, Vittoria Matarrese, Claire Moulène et Hugo Vitrani ont parcouru le monde avec l’idée de favoriser les projets inédits. Ces commissaires ont été sollicités pour leur capacité à mettre en oeuvre une énergie et des ressources multiples, un regard ouvert sur la création en train de se faire et une sensibilité particulière aux problématiques contemporaines qui traversent notre société. « Résultat de leurs pérégrinations et de leur confrontation aux Usines Fagor, ils ont choisi de constituer un «paysage» dans lequel le visiteur sera amené à se déplacer, à découvrir, à observer, à entendre, à interagir, à sentir et à vivre une expérience, avec des artistes qui interviennent dans un spectre allant du microbiome à la biosphère ». Photo.The Mulch, Exhibition view Peres Projects, Berlin, 2018. Courtesy Peres Projects, Berlin. © Photo : Matthias Kolb.

Un cinquantaine d’artistes venus du monde entier
Ensemble, ils ont imaginé cette Biennale comme un parcours physique, visuel ou encore spirituel, auquel le visiteur est amené à prendre part. Ils ont retenu plus d’une cinquantaine d’artistes de toutes générations et de tous les continents, dont plus de la moitié habitent en Europe et un tiers en France, et bien évidemment une parité homme/femme. Venus de Bangkok, de Buenos Aires, de Brooklyn, de Brisbane, de Johannesburg, de Kostërrc, de Lyon, de Mexico, de Moscou, de Saint-Étienne, d’Oslo, de Rome, de Paris, de Pittsburgh, de Zurich et de bien d’autres villes encore, Photo. Hobson’s Choice, 2018 © Jack Shainman gallery, New York.

Soutenir la création d’oeuvres nouvelles
Cette édition s’inscrit dans une volonté de soutenir la création d’oeuvres nouvelles avec une diversité d’expressions, en lien avec les moyens de production en circuit court. La Biennale d’art contemporain de Lyon se veut ouverte sur les pratiques les plus larges, favorisant la porosité des champs d’expression, la diversité des publics et les espaces de rencontres. Dans un souci de dialogue et d’échange, en lien permanent avec les préoccupations tant locales qu’internationales. Photo Shkrepëtima, 2018. Courtesy de l’artiste ; ChertLüdde, Berlin ; kamel mennour, Paris/London ; Fondazione Merz, Torino © Petrit Halilaj, Photo : Renato Ghiazza

Les différents lieux de la Biennale
* L’exposition internationale dans la Métropole et la Région. Les Usines Fagor  / Musée d’art contemporain de Lyon macLYON / La Presqu’île, La rue du Président Carnot et le Parc LPA Cordeliers

* Les expositions associées Couvent de la Tourette / Centre d’art contemporain – Le Creux de l’enfer / Fondation Bullukian  / Halle des bouchers  / Musée des Beaux-Arts / URDLA  / Villa du Parc – Centre d’art contemporain  / CIC – Lyonnaise de Banque : atrium
* VEDUTA
Médiathèque B612  / Centre de Rééducation Fonctionnelle Saint-Vincent de Paul . Espace Culturel Pierre Poivre / Gerland et Les Cités Sociales / Îloz,/ Grand Parc Miribel Jonage  / Quartier Langlet-Santy  / Quartier du Mas du Taureau / Quartier Mathiolan et centre-ville / Médiathèque de Francheville / Médiathèque Jean Prévost  / La Mostra / La Cité des Étoiles, Tours Thorez et centre-ville / Quartier de La Velette (site des anciennes Tours Lyautey)

* La Jeune création internationale Institut d’art contemporain, Villeurbanne


Musée des Beaux-Arts
Penser en formes et en couleurs

Entre Art Moderne et Art Contemporain
jusqu’au 5 janvier 2020

La résonance des deux collections du XX° et XXI° siècles du MBA et du MacLyon
L’exposition « Penser en formes et en couleurs » marque le premier temps fort du rapprochement du musée des Beaux-Arts et du musée d’art contemporain de Lyon au sein du « pôle musée » annoncé en 2018. Conçu comme un dialogue à partir des fonds XXe et XXIe siècle des deux musées, des Beaux-Arts et du MacLYON, ce parcours explore la résonance des deux collections et propose un aperçu des différentes recherches des artistes modernes et contemporains autour de la couleur. « La couleur est versatile et les artistes exploitent toutes ses facettes, jouant avec les sens du visiteur et sa perception ». Photo. Robert Delaunay, Rythme, 1934. Musée des Beaux-Arts de Lyon. Image © Lyon MBA. Photo Martial Couderette

 


Infos & Liens

La Biennale de Lyon. www.labiennaledelyon.com
Musée des Confluences. 86, quai Perrache 69002 Lyon 04 28 38 12 12 – www.museedesconfluences.fr
Musée des Beaux-Arts (MBA). www.mba-lyon.fr
Musée d’art contemporain (MAC). Cité Internationale – www.mac-lyon.com
Institut d’Art Contemporain (IAC). Villeurbanne  – www.i-art-c.org
Musées Gallo-Romains de Lyon et Saint-Romain-en-Gal – www.musees-gallo-romains.com
Gadagne Musées – www.gadagne.musees.lyon.fr
Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique. 13 rue de la Poullaillerie 69002 Lyon – 04 78 37 65 98  – www.imprimerie.lyon.fr

Musées des Tissus et Musée des Arts décoratifs de Lyon – 34 rue de la Charité F-69002 Lyon – 04 78 38 42 00 – www.mtmad.fr
Musée de l’Automobile Henri Malartre 645, rue du Musée 69270 Rochetaillée 04 78 22 18 80 – musee.malartre@mairie-lyon.frwww.musee-malartre.com