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MUSEES

N° 33 – Automne 2019 – Septembre – octobre – novembre – décembre
Musées de Lyon
Détour par Genève, quelques expositions temporaires, derniers jours

Là où les Eaux se Mêlent
La Biennale d’Art Contemporain de Lyon
nouvelle génération
Du 18 septembre au 5 janvier 2020

Attendez-vous à être surpris. L’art contemporain, on aime ou on n’aime pas. Mais il est dans la vie de tous les jours, et on ne peut se dispenser de s’y intéresser. Plus vite, que toutes les autres formes artistiques, l’art contemporain est évolutif et changeant.
Les artistes qui exposent ont de l’imagination et du talent à revendre. Ils contribuent à construire une représentation de notre monde d’aujourd’hui toujours plus innovante. Enfin, il faut le souligner, bien peu de villes ou de régions au monde, sont capables d’organiser une si importante et si multiple biennale. Il y a tant de choses à voir dans cette immense biennale qu’il faudrait plusieurs jours pour en faire le tour complet. A voir des coups d’éclats, très travaillés, comme par le stand de Ashley Hans Scherl & Jakob Lena Knebl, une installation réalisée dans une fosse de l’usine Fagor. Heureux mélange de décoration, de peinture, de sculpture et de performance vidéo, dans un esprit de transgression et de parodie. Et l’imposant Roncier en fonte d’aluminium de Jean-Marie Appriou. Ou encore Prometheus Delivered de Thomas Feuerstein, une installation sur les bactéries, entre laboratoire industriel, mythologie et science fiction. Mais aussi des oeuvres difficiles à décoder, malgré la fiche explicative. Impression générale de morosité, dans un décor post industriel, peu engageant. Mais une biennale à voir quand même, car les artistes présents rivalisent de talent et d’imagination.
Deux bémols. Le balisage des accès pour arriver à l’usine Fagor est un peu faible, voire inexistant. Surtout pour un non lyonnais. Le visuel « Là où les eaux se mêlent » est peu évocateur. L’usine est immense et de grands espaces vides peuvent donner parfois une impression d’inachevé. Mais pour être parfaitement objectif, il faut souligner le remarquable travail de remise à niveau de l’immense usine Fagor, par la Biennale, afin qu’elle puisse dignement accueillir un public. Photo l’installation de Thomas Feuerstein © JP Doiteau

A Lyon. Usine Fagor, macLyon, Musée des Beaux-Arts, Fondation Bullukian, rue Pt Carnot, parc LPA Cordeliers, Atrium du CIC.
A Villeurbanne. IAC et Urdla.
Veduta. Bourgoin-Jallieu, Chassieu, Meyzieu, Givors, Saint-Genis-Laval, Francheville, Saint-Priest, Bron, Rillieux-la-Pape.
Résonance. Collectif d’artistes, centres et écoles d’art et d’architecture, galeries, institutions et associations culturelles. En tout, 143 lieux, plus de 200 évènements en Auvergne-Rhône-Alpes. Voir détail ci-dessous.
Usines Fagor. Vue de la rue, fronton de la façade de l’entrée © Stephen Powers. © Photo JPD.
MacLyon. Vue de la rue, fronton du Musée d’Art Contemporain de Lyon. © Nina Chanel Abney, Femmes 2019. Photo © JPD.

Un décor original et exceptionnel
Grâce à la mise à disposition du site exceptionnel des anciennes Usines Fagor, qui se déploie sur plus de 29000 m2 au coeur de Lyon, cette 15e édition prend une nouvelle ampleur. Avec cette immense friche industrielle, s’ajoute l’intégralité du macLYON, plus des interventions sur toute la métropole et en région Auvergne-Rhône-Alpes. C’est un champ d’expérimentation hors norme qui s’offre aux artistes et donne à la manifestation une dimension nouvelle. Photo. L’ancienne usine Fagor-Brandt © Blaise Adilon.

Avec la participation des commissaires
du Palais de Tokyo
Cette augmentation des lieux et des surfaces a séduit le Palais de Tokyo et son équipe de curateurs à qui le commissariat a été confié.

L’équipe curatoriale a imaginé cette Biennale comme un parcours physique, visuel ou encore spirituel, auquel le visiteur est amené à prendre part. Pour relever ce défi, Adélaïde Blanc, Daria de Beauvais, Yoann Gourmel, Matthieu Lelièvre, Vittoria Matarrese, Claire Moulène et Hugo Vitrani ont parcouru le monde avec l’idée de favoriser les projets inédits. Ces commissaires ont été sollicités pour leur capacité à mettre en oeuvre une énergie et des ressources multiples, un regard ouvert sur la création en train de se faire et une sensibilité particulière aux problématiques contemporaines qui traversent notre société. « Résultat de leurs pérégrinations et de leur confrontation aux Usines Fagor, ils ont choisi de constituer un «paysage» dans lequel le visiteur sera amené à se déplacer, à découvrir, à observer, à entendre, à interagir, à sentir et à vivre une expérience, avec des artistes qui interviennent dans un spectre allant du microbiome à la biosphère ». Photo.The Mulch, Exhibition view Peres Projects, Berlin, 2018. Courtesy Peres Projects, Berlin. © Photo : Matthias Kolb.

Un cinquantaine d’artistes venus du monde entier
Ensemble, ils ont imaginé cette Biennale comme un parcours physique, visuel ou encore spirituel, auquel le visiteur est amené à prendre part. Ils ont retenu plus d’une cinquantaine d’artistes de toutes générations et de tous les continents, dont plus de la moitié habitent en Europe et un tiers en France, et bien évidemment une parité homme/femme. Venus de Bangkok, de Buenos Aires, de Brooklyn, de Brisbane, de Johannesburg, de Kostërrc, de Lyon, de Mexico, de Moscou, de Saint-Étienne, d’Oslo, de Rome, de Paris, de Pittsburgh, de Zurich et de bien d’autres villes encore, Photo. Hobson’s Choice, 2018 © Jack Shainman gallery, New York.

Soutenir la création d’oeuvres nouvelles
Cette édition s’inscrit dans une volonté de soutenir la création d’oeuvres nouvelles avec une diversité d’expressions, en lien avec les moyens de production en circuit court. La Biennale d’art contemporain de Lyon se veut ouverte sur les pratiques les plus larges, favorisant la porosité des champs d’expression, la diversité des publics et les espaces de rencontres. Dans un souci de dialogue et d’échange, en lien permanent avec les préoccupations tant locales qu’internationales. Photo Shkrepëtima, 2018. Courtesy de l’artiste ; ChertLüdde, Berlin ; kamel mennour, Paris/London ; Fondazione Merz, Torino © Petrit Halilaj, Photo : Renato Ghiazza

Les différents lieux de la Biennale
* L’exposition internationale dans la Métropole et la Région. Les Usines Fagor  / Musée d’art contemporain de Lyon macLYON / La Presqu’île, La rue du Président Carnot et le Parc LPA Cordeliers

* Les expositions associées Couvent de la Tourette / Centre d’art contemporain – Le Creux de l’enfer / Fondation Bullukian  / Halle des bouchers  / Musée des Beaux-Arts / URDLA  / Villa du Parc – Centre d’art contemporain  / CIC – Lyonnaise de Banque : atrium
* VEDUTA
Médiathèque B612  / Centre de Rééducation Fonctionnelle Saint-Vincent de Paul . Espace Culturel Pierre Poivre / Gerland et Les Cités Sociales /
Îloz,/ Grand Parc Miribel Jonage  / Quartier Langlet-Santy  / Quartier du Mas du Taureau / Quartier Mathiolan et centre-ville / Médiathèque de Francheville / Médiathèque Jean Prévost  / La Mostra / La Cité des Étoiles, Tours Thorez et centre-ville / Quartier de La Velette (site des anciennes Tours Lyautey)
* La Jeune création internationale Institut d’art contemporain, Villeurbanne


Musée des Beaux-Arts
Penser en formes et en couleurs

Entre Art Moderne et Art Contemporain
jusqu’au 5 janvier 2020

La résonance des deux collections du XX° et XXI° siècles du MBA et du MacLyon
L’exposition « Penser en formes et en couleurs » marque le premier temps fort du rapprochement du musée des Beaux-Arts et du musée d’art contemporain de Lyon au sein du « pôle musée » annoncé en 2018. Conçu comme un dialogue à partir des fonds XXe et XXIe siècle des deux musées, des Beaux-Arts et du MacLYON, ce parcours explore la résonance des deux collections et propose un aperçu des différentes recherches des artistes modernes et contemporains autour de la couleur. « La couleur est versatile et les artistes exploitent toutes ses facettes, jouant avec les sens du visiteur et sa perception ». Photo. Robert Delaunay, Rythme, 1934. Musée des Beaux-Arts de Lyon. Image © Lyon MBA. Photo Martial Couderette

 

120 peintures, sculptures et installations
À travers près de 120 peintures, sculptures, installations, dessins et objets, une soixantaine d’artistes emblématiques des deux collections seront présentés parmi lesquels Georges Adilon, Robert Delaunay, Jean Dubuffet, Jean Fautrier, Lucio Fontana, Hans Hartung, Fernand Léger, Christian Lhopital, François Morellet, Olivier Mosset ou Pierre Soulages.

Musée des Beaux-Arts
L’art du drapé, vu par Degas, Christo, Michel-Ange,
Rodin, Man Ray, Dürer …

du 30 novembre 2019 au 8 mars 2020

Le musée des Beaux-Arts de Lyon conserve un dessin exceptionnel d’Albrecht Dürer étudiant un pan de draperie. Cette étude minutieuse révèle comment la souplesse d’un tissu se prête à une infinité de plis, soulignés par des jeux d’ombres et de lumières. Comment une draperie est-elle mise en place ? Pour quelles raisons ce motif perdure-t-il jusqu’à aujourd’hui ? Comment expliquer son pouvoir de fascination ?
Photo. Charles Le Brun, Draperie pour une femme debout, de profil, vers 1630 – 1650. Sanguine et rehauts de craie blanche sur papier beige. Photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Tony Querrec.

Le dessin au coeur de l’exposition « Drapé »
Ce sont les questions que cette exposition entend poser, dans le dessein d’entrer dans la « fabrique » de la draperie et de se placer au plus près du geste artistique. En montrant les étapes d’élaboration d’une draperie, l’exposition permet au visiteur de découvrir les pratiques singulières des artistes depuis la Renaissance jusqu’au XXIe siècle. Le dessin est au coeur de l’exposition Drapé tout en étant confronté à d’autres techniques. En montrant les étapes d’élaboration d’une draperie, l’exposition permet au visiteur de découvrir les pratiques singulières des artistes depuis la Renaissance jusqu’au XXIe siècle.

Musée des Beaux-Arts
L’Art et la Matière. Prière de Toucher
jusqu’au 22 septembre

Généralement dans un musée il est absolument interdit de toucher aux oeuvres, et en particulier aux statues. Cette nouvelle exposition du Musée des Beaux-Arts, propose aux visiteurs une expérience inédite. Les visiteurs sont invités à découvrir les sculptures par le toucher. Grâce à dix reproductions d’oeuvres, de l’Antiquité au XX° siècle, le musée invite à une découverte sensorielle et sensible. Ces sculptures sont issues des collections des musées de Montpellier, Nantes, Lyon, Bordeaux, Lille et Rouen. L’idée est basée sur l’expérience de personnes déficientes visuelles. À travers quatre modules successifs – « Voir autrement » ; « Voir avec son corps » ; « Prière de toucher » ; « L’atelier du sculpteur » –, le visiteur est guidé dans sa découverte tactile grâce à un audioguide. Il peut aussi expérimenter en binôme, les yeux bandés, les différents espaces et outils présentés dans la galerie tactile. Photo. * La visiteuse est invitée à porter un masque, pour se mettre dans la situation d’un non voyant ou d’un mal voyants. Et ainsi en touchant, découvrir peu à peu les contours, et les détails de la statue. L’Eté, superbe oeuvre originale de Jean-Antoine Houdon (1785). Excellente reproduction en résine chargée de poudre de marbre. Réalisation scanner 3D, moulage et tirage réalisés par Tactile Studio avec SNBR l’Office de la Pierre Dure et Corinne Durand © 2016. Photo © JP Doiteau.

L’intention de cette présentation est de montrer comment l’expérience du toucher offre une variété de sensations qui enrichit la compréhension des œuvres et les révèle dans toute leur dimension et leurs moindres détails. Une approche olfactive de la poussière de pierre, de la terre mouillée et de la fonte vient compléter ce dispositif multisensoriel. Photo. Grèce, Athènes, Koré, reproduction en résine chargée de poudre de marbre [œuvre originale en marbre pentélique, vers 540 avant J.-C.], Lyon, © Musée des Beaux-Arts. © DR.
Le portrait assis de Voltaire est saisissant de réalisme. La posture, le visage, les rides d’expression, le regard pétillant, les drapés de la robe de chambre : on imagine une oeuvre superbe. Ce Voltaire de Jean-Antoine Houdon, (1828) eut un immense succès, l’artiste en réalisa, lui aussi de nombreuses répliques. Cette reproduction en résine patinée est absolument magnifique. Et c’est un privilège rare pour le visiteur que de pouvoir l’approcher de très près, de la frôler, et de la toucher. Ce qui est rigoureusement impossible dans un musée ! Reproduction, réalisation scanner 3D, moulage et tirage réalisés par Tactile Studio avec SNBR l’Office de la Pierre Dure et Corinne Durand © 2016. Photo © JP Doiteau.


 

Prison au delà des murs / Musée des Confluences
Du 18 octobre au 26 juillet 2020. Exposition originale, qui ne laisse pas indifférent

Certes la détention apparait moins inhumaine aujourd’hui que l’exécution capitale ou les châtiments corporels d’hier. Mais les problèmes régissant l’univers carcéral, l’enfermement, les transgressions, la réinsertion restent toujours d’actualité. Ce vaste débat se trouve au centre de l’exposition. La scénographie, les barreaux orange évoquent les cellules. De grands panneaux donnnet des clés de lecture. Environ 160 objets, dont certains fabriqués par des détenus sont disposés à l’intérieur des cellules. Plus des témoignages audio et vidéo qui montrent la réalité de la vie carcérale. Et enfin, dans une salle à part, un théâtre optique en trois actes. Une cellule observée de l’extérieur, un parloir. Décors sombres et réalistes. Quand le visiteur décroche le combiné, apparaissent des hologrammes de personnages, des histoires, des micro fictions. Ce théâtre optique est une réussite, il est très prenant. Réalisation Joris Mathieu et Nicolas Boudier et le collectif Haut et Court. Une réussite. Exposition en coproduction Musée des Coinfluences, Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de Genève et Deutsches Hygiene-Museum de Dresde. Photo Quartier disciplinaire © Grégoire Korganow, 2011, France.

Musée des Confluences / Le Monde en Tête
Les coiffes de la donation Antoine de Galbert
jusqu’au 3 mai 2020

Valoriser l’esprit guerrier, signe de statut social. porter la coiffe comme étendard. Voilà une exposition étonnante, tant par la richesses des collections que la scénographie et la muséographie. On imagine pas qu’un collectionneur privé ait pu acquérir tant de pièces au cours de ses voyages… Et en faire la donation au Musée des Confluences. La visiter, c’est comme faire un tour du monde des pays lointains et exotiques. La sélection de 334 coiffes et costumes reflètent la diversité des usages, formes, matériaux et techniques du monde. La plus grande salle du musée, est ornée de podiums sur lesquels sont installées toute une série de vitrines, tantôt rectangulaires, triangulaires, octogonales. D’ingénieuses petites lumières mettent en valeur l’esthétique de ces objets : coiffes de mariages, symboles du pouvoir, plumes d’Amazonie, chapeaux, masques et parures de têtes. Plus 5 superbes costumes. Origines Asie, Afrique, Amérique du Sud et Océanie.
Rien n’est laissé au hasard. Plus de 40 experts ont été consultés. Etonnantes et parfois spectaculaires, les coiffes sont des marqueurs d’identités pour les guerriers, de statut social pour les monarques. Des symboles traditionnels pour les jeunes mariés. Antoine de Galbert grand collectionneur en a réuni plus de cinq cent… En voici une sélection d’une grande diversité. Antoine de Galbert, collectionneur et fondateur de La maison Rouge à Paris, a choisi de donner au musée des Confluences son extraordinaire collection de coiffes. Plus de 500 pièces et quelques costumes, issus des quatre coins du monde, rejoindront le musée à partir de juin 2018. Après la reconnaissance du public, ce don témoigne, 3 ans après l’ouverture du musée des Confluences, de la confiance que lui apportent les réseaux professionnels et les collectionneurs. Cette collection rejoint et complète le fond ethnographique du musée des Confluences, constitué de près de 30 000 pièces. Photo. Masque lukuta, sud Sénégal et nord Guinée, population bassari © JP Doiteau. Coiffe akha, portée par les femmes mariées nord de la Thaïlande c JP Doiteau.

 

Musée des Confluences
Mini-monstres / Maxi dégâts. Les Invisibles
jusqu’au 3 mai 2020

Le visiteur pénètre dans une forêt de cheveux géants. Puis poursuit dans un univers fantastique, dont les couleurs vives ou sombres créent une atmosphère de mystère. Voici une petite, mais dense exposition. Instructive et passionnante. Au départ destinée au jeunes de 10 à 15 ans. Et finalement aussi utile à l’adulte qu’à l’adolescent. La scénographie est originale, colorée. Un peu comme des décors de théâtre, des recoins, des niches, des vidéos, des commentaires interactifs. Et aussi des titres amusants en couleurs fluo  » aérobatic », « supercaptor », « selastipode », vampinaise ». Un faux microscope géants, présente de vraies vidéos d’insectes grossis de 50000 à 100000 fois et encore nettes ! Sont présentés aussi des mini-microscopes portatifs d’entomologistes. Le parcours est en 4 temps : immersion dans l’univers des parasites, explications sur leurs caractéristiques et leurs mode de vie, initiation aux protocoles scientifiques et conseil (très utiles), pour se préserver des petites bêtes. Le tout agrémenté de panneaux explicatifs sur les insectes avec des gros plans sur les punaises de lit, les mouches, les moustiques et les puces. Sous ses airs ludiques, l’exposition est le résultat d’un vrai travail de fond, réalisé par un comité scientifique, composé d’un psychologue, d’un docteur en entomologie médicale et d’un réalisateur et producteur de documentaires.
Un stand en forme d’insecte photo © Stofleth. Une punaise de lit photo © 7th Son Studio Shutterstock.

Quelques gestes simples à retenir pour notre vie quotidienne
* Pour se prémunir des poux : ne pas échanger de vêtements, porter un
bonnet à la piscine, attacher ses cheveux longs, éviter les selfies « tête
contre tête » et utiliser un peigne à poux ainsi qu’un insecticide naturel
pour s’en débarrasser.
* Pour faire barrage aux moustiques : éviter les eaux stagnantes, utiliser
une moustiquaire et des insecticides naturels
* Pour limiter la présence des acariens : aérer, faire le ménage et moins
chauffer sa chambre.
* Pour éviter les punaises de lit : vérifier ses affaires lorsque l’on ne dort
pas chez soi, surveiller sa literie et préférer un sommier à lattes
* Contre les tiques : éviter les herbes hautes, leur refuge, et inspecter son
corps après une balade en forêt, clôturer son jardin pour empêcher
l’intrusion des animaux porteurs.
* Pour se prémunir des puces : vérifier souvent ses animaux de
compagnie comme son chien et son chat car ils en ramènent de leurs
promenades. Aspirer les recoins et les endroits sombres.
* Pour ne pas attirer les diptères (moustiques et mouches) : éviter les
odeurs de sueurs et se laver les mains.

Musée des Confluences / Les Coléoptères
jusqu’au 3 Novembre 2019

Coléoptères. Une petite mais dense exposition. Ils font depuis toujours partie de notre quotidien. Et parfois on ne les remarque même pas ! Comme dans ce tableau lumineux interactif représentant un bouquet de fleurs de Pieter Bruegel l’Ancien (1525-1589. Des insectes sont peints, mais en minuscule parmi les fleurs. Au visiteur de découvrir les coléoptères avec son doigt tactile. Avec l’exposition Coléoptères, le Musée des Confluences n’a pas fini de nous étonner par l’originalité et la pertinence de ses expositions. De la coccinelle au scarabée atlas en passant par le doryphore et la luciole, les coléoptères nous impressionnent par leurs dimensions ou leurs capacités étonnantes. Présents sur la totalité du globe à l’exception des pôles et des mers, ces insectes font partie de notre quotidien. Ils sont à l’origine de nombreux mythes et croyances à travers le monde. En associant les regards scientifiques et artistiques, cette exposition propose de découvrir ces créatures extraordinaires. Le saviez-vous? De la coccinelle au scarabée atlas en passant par la cétoine dorée, le doryphore et la luciole, les coléoptères représentent plus de 387000 espèces réparties sur tous les continents à l’exception du Pôle Sud, et sont présents sur terre depuis plusieurs centaines de millions d’années. Puisant dans l’incroyable collection entomologique du musée des Confluences, l’exposition propose de découvrir ces insectes si communs, aux caractéristiques pourtant extraordinaires. Photo Mistro, extrait de la série « Mask & totem » 2017 © photo Pascal Goet.

Musée des Confluences
Fêtes himalayennes, les derniers Kalash
jusqu’au 1er déc 2019

Fêtes himalayennes, les derniers Kalash, raconte l’histoire d’un trio de voyageurs originaires de Lyon. Viviane Lièvre est ethnologue et photographe, Jean Yves Loude, ancien directeur de Lyon Poche est ethnologue et écrivain et Hervé Nègre, photographe, il arpente le monde depuis 45 ans. Ils firent dix séjours dans ce pays en 1976 et 1990, et en ramenèrent des photos rares, des impressions, des notes et des objets originaux. Les Kalash sont animistes. Ils font des fêtes spectaculaires. Ils vivent dans trois vallées à l’Ouest de la chaîne himalayennes, au N-O du Pakistan. Ils vivent entre pâturages d’altitude et villages isolés de vallées. Leur donation permet, pour la première fois au Musée des confluences de mettre en lumière, ces habitants d’une région lointaine et oubliée. Photo. Fillettes en « habits d’ancêtres » pour la fête des vendanges, Prun, dans la vallée de Birir musée des Confluences © Viviane Lièvre.


 

Détour par Genève
Quelques expositions temporaires, derniers jours

Si vous passez par Genève en cette fin d’année, ils reste encore quelques jours jusqu’à mi janvier pour visiter quelques expositions temporaires. Et bien entendu les collections permanentes dont l’entrée est en général gratuite.

Sorcières, princes et contes. Un voyage au pays des contes
MEG / La Fabrique des Contes / jusqu’au 5 janvier 2020

Le Musée d’Ethnographie présente une exposition étonnante : « La Fabrique des Contes ». Une manière originale de mettre en lumière les récits populaires traditionnels européens de la Finlande à la Méditerranée. Huit contes sont présentés dans des petits théâtres. Les décors et la mise en scène, soignés, créent un univers fantastique. On s’assied, on prend des écouteurs… Et une voix venue d’ailleurs, raconte le conte. Les enfants adorent, les parents découvrent les objets, images, accessoires et costumes de la fabrique de ces contes au fil des siècles. Deux évocations de contes remarquables. « La Lune et la Louve », une sombre forêt au clair de lune. « Le pêcheur, sa femme et le Poisson d’Or », une barque vogue sur l’eau, à l’effet spécial très réussi. Et aussi « Le Petit Chaperon Rouge », « Pinocchio ». Etc. En profiter, pour visiter aussi l’exposition permanente, unique en Europe. Ce musée vient de fêter son 5° anniversaire !
Quartier des Bains-Plainpalais. Parking Plainpalais. www.meg-geneve.ch – +41 (0)22 418 45 73 – Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h. Fermé le lundi, le 25 décembre et le 1er janvier. Photo La Lune et la Louve © MEG Jérôme Watts.

Coup d’oeil sur l’art contemporain de la deuxième moitié du 20ème siècle
MAMCO / Martin Barré / Rosemarie Castoro / Irma Blank / Arnulf Rainer / jusqu’au 2 février 2020

Art Contemporain. Un parcours singulier dans l’histoire de la peinture d’après-guerre. Le musée consacre des rétrospectives à Martin Barré et Rosemarie Castoro auxquelles s’ajoutent une importante exposition d’Irma Blank et un ensemble d’oeuvres d’Arnulf Rainer. Abandon de la touche pour le spray, extension de la toile à l’espace du corps, libération de la forme du langage, recouvrement. Etc.
Quartier des Bains-Plainpalais, à deux pas du MEG. Parking Plainpalais. www.mamco.ch – +41 22 320 61 22 – Fermé lundi. Ouvert Mar-Ven 12:00 – 18:00 – Sam – Dim 11:00-1800. Entrée libre. Pour ses 200 ans la Banque Mirabaud de Genève, un des sponsors du Mamco, offre pendant toute l’année 2019, l’entrée gratuite au MAMCO. C’est l’occasion pour les passionnés aussi bien que pour les débutants de venir découvrir l’art contemporain ! Le Mamco est installé la cour d’une ancienne usine. Photo © Annick WetterMAMCO
Quartier des Bains-Plainpalais, à deux pas du MEG. Parking Plainpalais. www.mamco.ch – +41 22 320 61 22 – Fermé lundi. Ouvert Mar-Ven 12:00 – 18:00 – Sam – Dim 11:00-1800. Entrée libre. Pour ses 200 ans la Banque Mirabaud de Genève, un des sponsors du Mamco, offre pendant toute l’année 2019, l’entrée gratuite au MAMCO. C’est l’occasion pour les passionnés aussi bien que pour les débutants de venir découvrir l’art contemporain ! Le Mamco est installé la cour d’une ancienne usine.

 

Le Mali. Sous l’oeil de Malick Sidibé
Musée Barbier-Mueller / jusqu’au 12 janvier 2020

Un musée d’art et des cultures du monde, axé sur les arts premiers. Malick Sidibé, est un célèbre photographe malien. Prix Hasselblad 2003. Lion d’Or de la Biennale de Venise 2007. Le musée lui rend hommage par une douzaine de portrait inédits, pris dans la cadre d’un concours de chants contre le sida. Les photos prises au Rolleiflex et à l’Hasselblad, apportent le rendu et la chaleur inégalable de l’argentique. Le musée présente également les arts traditionnels du Mali. Des pièces exceptionnelles, pendentifs, ornements, masques, sièges, statues… Vieille ville à côté de la cathédrale – Parking Saint-Antoine – +41223120270 – musee@barbier-mueller.ch – Particularité, le musée est ouvert 365 jours par an 11h00 à 17h00 ! Même à Noël et au Jour de l’An ! Photo Malick Sidibé, concours « Un chant pour le Sida », juin 2007 © Malick Sidibé, Monique Barbier-Mueller.

 

Tuer pour manger
Museum / Prédations / jusqu’au 19 janvier 2020

Dans le monde fascinant des animaux prédateurs et de leurs stratégies du « tuer pour manger ».. http://www.museum-geneve.ch – +41 22 418 63 00 – Tous les jours sauf les lundis, 10h > 17h. Fermé le jour de Noël (25 décembre) et le jour de l’An (1er janvier). L’exposition permanente, avec ses animaux, grands fauves et oiseaux, enchantera les enfants. Museum Route de Malagnou, sortie côté Chamonix. http://www.museum-geneve.ch – +41 22 418 63 47 – Ouvert tous les jours, sauf les lundis, le jour de Noël (25 décembre) et le jour de l’An (1er janvier) 10h > 17h

 


Infos & Liens

La Biennale de Lyon. www.labiennaledelyon.com
Musée des Confluences. 86, quai Perrache 69002 Lyon 04 28 38 12 12 – www.museedesconfluences.fr
Musée des Beaux-Arts (MBA). www.mba-lyon.fr
Musée d’art contemporain (MAC). Cité Internationale – www.mac-lyon.com
Institut d’Art Contemporain (IAC). Villeurbanne  – www.i-art-c.org
Musées Gallo-Romains de Lyon et Saint-Romain-en-Gal – www.musees-gallo-romains.com
Gadagne Musées – www.gadagne.musees.lyon.fr
Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique. 13 rue de la Poullaillerie 69002 Lyon – 04 78 37 65 98  – www.imprimerie.lyon.fr
Musées des Tissus et Musée des Arts décoratifs de Lyon – 34 rue de la Charité F-69002 Lyon – 04 78 38 42 00 – www.mtmad.fr
Musée de l’Automobile Henri Malartre 645, rue du Musée 69270 Rochetaillée 04 78 22 18 80 – musee.malartre@mairie-lyon.frwww.musee-malartre.com