Site d'informations culturelles indépendant, créé en 2008

MUSÉES Autour du Léman

N°32 – Eté-2019- Suite du numéro précédent

Des expositions, des villes,
Genève, Lausanne, Martigny, Evian

GENEVE

César et le Rhône – Chefs-d’œuvre antiques d’Arles
Musée d’Art et d’histoire du 8 février au 26 mai
Ou les destins croisés de deux villes sur le Rhône, Genève et Arles.
L’une au débouché du Léman, l’autre au bout de sa course, à son delta.
Après l’exposition Claude l’Empereur au destin singulier actuellement au Musée des Beaux Arts de Lyon, (voir ici) voici une nouvelle immersion dans l’antiquité romaine. La Saison antique au Musée d’art et d’histoire de Genève (MAH) s’ouvre avec l’exposition César et le Rhône. Chefs-d’œuvre antiques d’Arles. Elle présente un ensemble d’objets remarquables, exceptionnellement prêtés par le Musée départemental Arles antique (MDAA) et le musée du Louvre ainsi que par plusieurs autres institutions.
L’exposition propose une immersion dans la colonie fondée en 46 av. J.-C. par Jules César. Parmi les pièces phare présentées figurent de nombreuses trouvailles faites dans le Rhône, dont le buste présumé du célèbre dictateur mis au jour en 2007.
César et le Rhône. Chefs-d’œuvre antiques d’Arles révèle le riche passé de la colonie romaine. Les collections du Musée départemental Arles antique, réunies aux objets arlésiens du Musée d’art et d’histoire, témoignent de trois siècles de prospérité découlant de sa position privilégiée, située près de la mer et sur l’axe rhodanien. Les fouilles subaquatiques ont révélé nombre de trouvailles dont l’étude a révolutionné les connaissances sur la cité : vestiges architecturaux d’édifices publics ou privés, objets de la vie quotidienne, éléments du monde funéraire... Photo le buste de César découvert en 2007 © GR.

Arles et Genève ont un passé commun
Jules César. Proconsul de la Gaule transalpine, il se rend à Genève en 58 av. J.-C. pour mettre un terme à l’émigration helvète. Il mentionne le bourg dans ses Commentaire sur la Guerre des Gaules, le faisant entrer dans l’histoire. Quelques années plus tard, pour les vétérans de la VIe légion de Tiberius Claudius Nero, César fonde la colonie d’Arles, qui connaîtra un développement heureux et prospère.
Les deux cités sont également liées sur le plan géographique, car l’une comme l’autre sont situées à des points stratégiques de l’axe rhodanien. Si Arles concentrait le trafic des personnes et des marchandises provenant de tout la Méditerranée, Genève assurait le rôle de plaque tournante vers l’Europe septentrionale. Pour la première fois en Suisse, César et le Rhône est l’occasion d’admirer des pièces exceptionnelles, comme le buste présumé de Jules César et une statue en bronze d’un captif, prêtées par le MDAA, ou encore la Vénus et le faune d’Arles du musée du Louvre. Elle présente également des trouvailles récentes et inédites comme une roue de char ou encore un coffret en bois ainsi que les collections arlésiennes du MAH, constituées au XIXe siècle et dont les objets n’avaient jamais été étudiés jusqu’ici. Photos. Masque cornier d’un couvercle de sarcophage. Arles MDAA. Photo © JPD. La Vénus d’Arles. Marbre d’ Hymette. Paris, © musée du Louvre, département des antiquités grecques, étrusques et romaines. Bas relief avec une scène de halage. Avignon Musée Calvet. Arles était au centre d’un réseau d’échanges commerciaux le long du Rhône, de la Méditerranée jusqu’aux Alpes (Genève, Nyon, Martigny). Photo © JPD. César et le Rhône. Remarquable catalogue de l’exposition. Editions Snoeck. Il est composé selon les règles typographiques édictées par le « Guide du typographe romand », ce qui rend la lecture particulèrement agréable à l’oeil.

«La fabrique des contes». MEG du 17 mai au 5 janvier 2020.
Une dense excursion dans l’univers onirique et magique des contes.

«La fabrique des contes» c’est à nouveau une exposition à la scénographie immersive. . «La fabrique des contes», c’est aussi une programmation avec des activités variées destinées à un large public, visites, rencontres, ateliers et spectacles.
Riche de plusieurs centaines d’objets issus des collections du musée ou de prêts, elle est également généreuse en créations contemporaines : trois illustrateurs et une illustratrice, une costumière et un dramaturge y ont contribué.
Cette exposition s’annonce très riche, avec 453 objets exposés , 35 illustrations et 12 films. Faisant recours tant à l’image qu’au son, celle-ci devrait procurer, tant aux adultes qu’aux enfants, une expérience forte et inoubliable. Ainsi le visiteur pourra voir huit contes issus du répertoire traditionnel européen. « Le fuseau, la navette et l’aiguille ». « Le pêcheur, sa femme et le poisson d’or ». « La vigne et le vin ». « L’ours amoureux ». « La lune et la louve ». « Le pain de Marie ». « La Mort marraine ». « Le pantalon du Diable ». Ils ont été récrits de façon contemporaine et sont illustrés de dessins peintures et papiers découpés. Et avec des explications sur les « ficelles » de la fabrication des contes. Et même un glossaire des mots clés des contes.
Sixième exposition temporaire de grande envergure depuis la réouverture du MEG en novembre 2014, «La fabrique des contes» vient clore un premier cycle qui nous a fait voyager d’un continent à l’autre et à travers les siècles.
Si, comme partout à Genève, l’exposition temporaire est payante, la visite de la somptueuse collection permanente est gratuite. Rappelons que le MEG, Musée d’Ethnographie de Genève a été le Lauréat 2017 du Prix Européen du musée de l’Année. Les richesses du MEG ont été mises en valeur par le nouveau bâtiment, en partie souterrain, conçu par le bureau zurichois Graber & Pulver Architekten. Photo 1 La lune et la louve.Installation de Johnathan Watts avec les collections du MEG Suisse, Genève 2018. Photo: © MEG, J. Watts.Photo 2. Le pantalon du Diable, par Jean-Philippe Kalonji (1973-) Suisse, Genève2018. Aquarelle et huile sur papier Réalisé pour le MEG à l’occasion de l’exposition. MEG. Inv. ETHEU 068469 Photo: © MEG, J. Watts.

Genève ville d’art et d’histoire
Genève est une ville superbe, mais qui ne se laisse pas facilement découvrir. Tant de choses à voir. Par où commencer ? Le visiteur aurait tendance à aller en priorité voir le lac, puis ensuite flâner devant les vitrines des boutiques de luxe, des rues « basses » et ensuite monter dans la vieille ville. Il viendrait par le train et descendrait l’avenue du Mont-Blanc. Ou bien il se garerait au parking du Mont-Blanc ou à celui de Plainpalais.
Nous préférons, et de loin, nous garer au discret parking Saint-Antoine, bd Jacques Dalcroze. De là avec l’ascenseur arriver sur la promenade Saint-Antoine et en 2 minutes voici, d’un côté le MAH, de l’autre la place du Bourg-du-Four, coeur vivant de la « Ville Haute ». Prendre un « ristretto » sur la terrasse de la « Clémence », un vieux café très animé (fermé en ce moment). Ou un autre jour, en sortant du parking et passant rue des Chaudronniers, s’arrêter au Bar Littéraire Slatkine de l’éditeur éponyme. Chaleureux décor café bibliothèque, livres récents sur des étagères. Ambiance BCBG relaxe. Arrière salle wifi. Certains soirs conférences d’auteurs avec « verrée offerte ». Et en une heure de temps nous parcourons ces lieux séculaires, pour la plupart piétonniers. L’austère Cathédrale Saint-Pierre et son intéressant site-musée archéologique souterrain où se trouvent les vestiges d’une église du IV ème siècle. Le Collège Calvin, haut lieu de la Réforme protestante. La Grand Rue et ses antiquaires, galeries d’art et magasins de décoration. Les maisons natales de J-J. Rousseau et de H-B. de Saussure. La maison-musée Tavel, un hôtel particulier du XIII° s. qui présente une belle maquette commentée de la ville. Les maisons du XVIII° s. sont austères et épurées. Le petit Musée Barbier-Mueller rue Jean Calvin, possède une collection unique au monde d’oeuvres d’arts premiers. Photos.s Place du Bourg-du-Four et canons dans la vieille ville © Olivier Miche © Genève Tourisme.
En contrebas de l’ancienne cité, par une échappée nous arrivons sur sur la promenade de la Treille et ses belles maisons bourgeoises. Dominant la promenade des Bastions qui se prolonge par la place Neuve, la superbe rue de la Corraterie et la Plaine de Plainpalais.
Dans le quartier branché des Bains le superbe MEG et l’original MAMCO, méritent une visite. Quittant le quartier de Plainpalais, nous prenons la rue de la Corraterie et me voici dans les animées du centre ville. Là, se côtoient boutiques de luxe et grands magasins : rues de la Confédération, de Croix d’Or, de Rive et du Rhône. Cette dernière est réputée être la plus chère, du monde ! Ce sont les rues les plus vivantes. La haute horlogerie étincelante, les boutiques de luxe, les grands magasins. Là où le tonus de la ville est le plus vif.
Fin d’après-midi, petit tour sur les quais fleuris de l’autre côté du lac. Pour retourner à mon parking, au lieu de retraverser le pont du Mt-Blanc, nous prenons la navette des «Mouettes Genevoises» elle nous emmène sur l’autre rive en 5 minutes. Cette rade est magnifique. Devant nous le jet d’eau, apparaît encore plus immense. Tout autour se juxtaposent les différents quartiers de la ville. A droite ce sont le quai des Bergues, la Tour et le pont de l’Île, tandis qu’on devine au fond le Bâtiment des Forces Motrices. En face, le Jardin Anglais et les Eaux Vives, les « rues basses ». En retrait, sur une hauteur, la « Ville Haute », dominée par les tours de la cathédrale. A gauche les collines résidentielles de Cologny. Quand on glisse sur le lac, le second plan du paysage prend de l’ampleur. Au dessus de l’horizon, immense, le Mont-Blanc étincelant, se détache distinctement. Nous retournant, nous devinons sur une hauteur le quartier des Nations Unies et à l’arrière plan, la masse sombre du Jura. Le lieu devient admirable. On comprend, encore mieux, après cette courte traversée, que cette belle ville romanesque ait pu inspirer de nombreux écrivains. Citons, entre autres, J-J. Rousseau, Voltaire, Lamartine, Stendhal, Mme de Sévigné, Victor Hugo, Dostoïevski, Rodolphe Töpffer, Gustave Flaubert, Théophile Gautier, G. de Nerval, Lord Byron, Colette, Paul Claudel. Nicolas Bouvier. Etc... Photos,. Un café dans la vieille ville. La navette « Les Mouettes Genevoise » © JPD.
La ville des musées, fondations et centres d’art
Genève est la ville de Suisse où il y a le plus de musées publics, fondations privées et centres d’art. Vingt neuf ! Genève est contradictoire et même mystérieuse. Apparemment gaie, mais en réalité pragmatique, réaliste et sage. Elle ne se laisse pas aisément décoder. Mais Genève, est la ville idéale pour un tourisme intelligent et culturel. Au printemps, la ville revit après les froideurs de l’hiver. Les quais, parcs et jardins, sont merveilleusement fleuris. Les terrasses des cafés sont noires de monde. La ville a un presque un air de fête. C’est maintenant qu’il faut y aller !

LAUSANNE

La peinture anglaise
de Turner à Whistler

Fondation de l’Hermitage du 1er février au 2 juin
La Fondation de l’Hermitage, présente deux fois par an, des expositions inédites d’envergure internationale. Elle est installée dans une grande demeure de maître du XIX° siècle, sise sur les hauteurs de Lausanne. Avec parc et panorama sur la vieille ville, le lac et les montagnes. La Fondation de l’Hermitage consacre une grande exposition à la peinture anglaise de la période victorienne (1837-1901). À travers une sélection de près de 60 œuvres, dont la plupart sont présentées pour la première fois en Suisse, le projet illustre la richesse et la fascinante originalité de l’art anglais au XIXe siècle. Les profonds bouleversements induits par la révolution industrielle inspirent des scènes de genre saisissantes qui montrent les diverses facettes de la vie moderne durant l’âge d’or de l’Empire britannique : l’essor des villes et des transports en commun, la naissance de la classe moyenne, le travail à domicile. En contrepoint, de nombreux artistes se tournent vers la peinture de paysage, alors que d’autres embrassent des thèmes historiques ou littéraires pour affirmer leur idéal de beauté. Photo. George William Joy. The Bayswater Omnibus, 1895. Manchester Art Gallery © Manchester Art Gallery / Bridgeman Images.

Le parcours met en lumière trois
générations de peintres actifs
durant l’ère victorienne
Acommencer par J. M. W. Turner (1775-1851), l’un des plus célèbres paysagistes britanniques de son temps, dont l’œuvre magistrale annonce l’impressionnisme. L’exposition fait ensuite la part belle à la confrérie préraphaélite, fondée en 1848 par des étudiants de la Royal Academy de Londres, dont John Everett Millais (1829-1896) et Dante Gabriel Rossetti (1828-1882). Ce groupe qui entend s’affranchir des conventions académiques, prône un retour à la nature et s’inspire des maîtres italiens primitifs, en suivant les préceptes du critique d’art John Ruskin (1819-1900). Dans les années 1860, une seconde génération d’artistes emmenée par Edward Burne- Jones (1833-1898) – généralement désignée sous le nom d’Aesthetic Movement – se nourrit de sources multiples, dont les légendes médiévales, la littérature, la poésie et le théâtre britannique ou encore l’Antiquité. Cette dernière est au cœur de la pratique de Lawrence Alma-Tadema (1836-1912), qui connaît un immense succès de son vivant grâce à son style d’une précision extrême. En point d’orgue, des figures singulières de la période victorienne sont également mises à l’honneur : James Abbott McNeill Whistler (1834-1903) ou encore John Singer Sargent (1856-1925), deux artistes cosmopolites d’origine américaine. Photo Alfred Edward Emslie. Bending Sail after a Gale (ferlant les voiles après un tempête, 1881. Collection privée © TDR.

Des œuvres prestigieuses et rares
Les œuvres proviennent des plus grands musées britanniques, dont la Tate, la Royal Collection / HM Queen Elisabeth II, la Royal Academy of Arts, tous trois à Londres, l’Ashmolean Museum à Oxford, la Manchester Art Gallery, les National Galleries of Scotland à Edimbourg et le Hunterian à Glasgow. La Fondation de l’Hermitage, propose toujours des expositions d’eouvres rarement vues. © JPD.

Une ville tonique, toute en hauteur
Il faut s’imaginer Lausanne, comme une ville toute en hauteur, s’étageant sur quatre niveaux : le lac, le quartier de Flon, la vieille ville et encore plus haut, la forêt de Sauvabelin et sa tour. Pour compliquer un peu, disons qu’il y trois collines avec deux vallons où coulent des rivières. Si la vue est partout splendide, par contre l’espace est rare, les parkings encore plus ! On l’aura compris, il est difficile de se déplacer autrement qu’en métro, bus, ascenseurs ou tram-train. Arrivée matinale, on se gare dans le parking souterrain d’Ouchy. Les quais d’Ouchy sont déserts. Un charme inattendu émane déjà, de ces lieux encore inanimés. De grands voiliers habitables semblent prêts à partir pour une longue croisière. La Vaudoise, large barque ancienne à deux mats et voile latine, est à quai immobile. Les bateaux de la CGN amènent, au débarcadère, leur lot quotidien de frontaliers venus d’Evian ou de Thonon. Tandis que les vapeurs historiques centenaires La Suisse et la Savoie, font chauffer leurs chaudières pour les croisières de la journée.
Si Lausanne est connue du monde entier pour l’excellence de ses hautes écoles, pour le sport mondial avec le CIO et les sièges de 49 fédérations internationales, et pour ses lieux d’affaires et de congrès, elle est paradoxalement méconnue des français. La ville nous a paru tout de suite tonique. Les nombreux étudiants et professeurs présents, apportent une réelle touche créatrice. Les start-up émergent. La ville se veut aussi championne du développement durable avec de vastes espaces verts. La visite de la ville et des musées nous a réservé d’agréables surprises. L’ambiance en fin d’après-midi et le soir est décontractée. Bref, la ville est tout sauf rétro ! Les points de vues. Les bateaux à vapeur, les voiliers du port, les rives du lac, les montagnes enneigées, créent en toute saison, un air de vacances. Venir à Lausanne, c’est un peu retrouver sa merveilleuse jeunesse ! Photo Le pont de Bessières, en haut la viielle ville, en bas le quartier de Flon © JPD.
Escaliers du marché et bars cachés
Par un chemin dérobé, nous quittons le parc de la Fondation de l’Hermitage et descendons à pied en quelques minutes vers la Cathédrale. Nous poursuivons par de charmants escaliers couverts et tout en bois, entrecoupés de petits bars, cachés installés sur de minuscules terrasses, dans des recoins de pente. Nous arrivons sur la grande place Riponne, où se trouve le Palais de la Rumine, vaste bâtiment de style florentin. Des étudiants assis sur les marches bavardent et refond le monde. Il abrite actuellement le Musée Cantonal des Beaux-Arts. Il présente des expositions temporaires intéressantes. Photo les escaliers couverts en bois, à l’ancienne © JPD.
Le coeur médiéval de la cité est très actif
La ville présente en ce printemps, une animation extraordinaire. Deux stations de métro plus haut, voici le Pont de Bessières et la cité. Bien que montantes, les rues piétonnes sont parcourues en tous sens par les piétons actifs, les boutiques sont colorées et chatoyantes. La place de la Palud, avec la statue de la Justice, est la plus gaie de la cité. Puis voici la rue de Bourg aux nombreuses boutiques anciennes et l’arrivée à la Cathédrale, la plus grande église gothique de Suisse. Elle date du XII° siècle. En pays de Réforme l’intérieur est, depuis 1536, sobre et dépouillé. C’est encore un lieu de pèlerinage. Son entretien est onéreux, car la pierre de grès, la mollasse, est tendre et fragile. Le portail de l’entrée recèle un tympan, peint en son temps, dont les statues sont parfaitement conservées.
Lausanne est la seule ville à avoir depuis 1405, un guetteur, payé par la ville. Du haut du clocher, il crie les heures de 22 h à 2h du matin. A voix haute et sans micro ! C’est le guet, il a sonné 10. C’est le guet, il a sonné 11. Et ainsi de suite…
Flon, anciens entrepôts branchés
Métro automatique. Arrêt station Flon. Dans les villes, il est des quartiers qui laissent indifférents, d’autres sont plus vivants et plus attirants. Le quartier branché de Flon est un de ceux-là. Dans le fond d’un vallon encaissé, d’anciens entrepôts ont été transformés en boutiques branchées, bars contemporains avec grandes terrasses et même une fameuse discothèque le « Mad ». On y danse jusqu’au petit matin. Lausanne est connue de toute la Suisse pour sa vie nocturne. Des oeuvres d’art, très contemporaines, sont présentées dans des vitrines posées en plein milieu au milieu de la rue piétonne. Elles intriguent et ajoutent une touche originale à ce lieu phare de la ville.  Par un ascenseur nous remontons sur le Grand Pont qui domine le quartier. Où que se porte le regard, il y a spectacle : en contrebas les rues animées de Flon, le dense trafic routier, en contre-haut la flèche élancée de la Cathédrale, par dessus les toits, le lac et à l’horizon assez éloignées, les Alpes. Photo. Décor de magasin dans le quartier de Flon © JPD.
Lausanne a ses lettres de noblesse littéraires
Des écrivians, des artistes, des grands hommes, ont fait la réputation de la ville. J-J. Rousseau, Voltaire, Madame de Stael, Mozart, Bonaparte y passa en 1800, Stendhal, Lord Byron, Chateaubriand,Turner, Charles Dickens Shelley, Lord Byron, Richard Strauss, Mendelssohn, Viollet-le-Duc, Alexandre Dumas, Gabriel Fauré, André Gide, Goethe, Victor Hugo, Lénine, le baron Pierre de Coubertin, Scott Fitzgerald, Coco Chanel, Jean Cocteau, C-F. Ramuz, Georges Simenon, Jean Dubuffet, Serge Lifar, Maurice Bejart, Jacques Chessex, Erik Orsenna, Juan Antonio Samaranch. Etc.
Ouchy, au bord du lac, un éternel air de vacances
A Lausanne, la vue est, dit-on, une des plus belles du monde. Mais le lac qui contribue a la beauté de la ville est à Ouchy. Les quais de la commune, d’Ouchy sont en fin d’après midi, le lieu de balade favorite des habitants et des hôtes de passage. Le trafic est incessant. Les bateaux de la CGN débarquent leur lot de passagers. Les frontaliers retournent à Thonon et Evian sur les quais. Les jolies filles, en collants fluo, nous dépassent d’une foulée alerte. Les enfants jouent dans les parcs. Les buvettes et bars chics font le plein. De l’autre côté du lac, les glaciers des Alpes brillent au soleil couchant. Tout ici a un air de vacances. Nous observons un instant la barque La Vaudoise, deux mats à voiles latines, classée monument historique. D’autres barques identiques sont encore visibles à Genève, La Neptune et à Evian La Savoie. Ces lourds bateaux plats chargeaient et livraient les pierres des carrières, indispensables aux chantiers de construction. Mais aussi du vin, des fromages, des produits de l’agriculture et de la vigne. Les « bacounis », marins lémaniques menaient une vie dure, ils chargeaient les pierres et sacs sur des brouettes les berota. Les lourds bateaux avançaient lentement à la voile, parfois à la rame, ou encore tirés par les bateliers, munis de harnais. Le port d’Ouchy, un air de vacances © JPD. La barque traditionnelle  « La Vaudoise » qui transpotait jusqu’à 150 tonnes de fret !  © JPD.

MARTIGNY

Trésors Impressionnistes, Degas, Cézanne, Monet, Renoir, Gauguin, Matisse…
Fondation Gianadda du 8 février au 16 juin
La Fondation Pierre Gianadda présente « Trésors Impressionnistes et Pré-Impressionnistes » une exposition qui révèle une soixantaine d’œuvres d’exception provenant du musée Ordrupgård (Danemark). Ce célèbre écrin abrite la collection éponyme créée par le couple danois Wilhelm et Henny Hansen : un ensemble unique en Europe d’œuvres représentatives de l’impressionnisme et du postimpressionnisme qu’ils ont su réunir avec soin et passion. Cette importante exposition qui rassemble pas moins de soixante œuvres majeures des plus grandes figures de la peinture française du XIXe et début du XXe siècle comme Degas, Gauguin, Sisley, Pissarro, Monet, Renoir, Manet, Cézanne, mais aussi Corot, Courbet, Ingres, Delacroix… est bâtie selon un parcours thématique représentant les grands ensembles de la collection Ordrupgård : peintures de paysage, portraits, natures mortes et jardins imaginaires.

De Corot à Courbet, un ensemble magistral de la peinture française de paysage au XIXe siècle
Le musée Ordrupgård conserve un très bel ensemble de peintures de paysage rassemblant les œuvres de l’Ecole de Barbizon, des impressionnistes jusqu’au chef de file du Réalisme, Gustave Courbet. Parmi les quarante-cinq pièces que compte la collection, trente-cinq sont exposées à la Fondation Pierre Gianadda. Les vues idylliques et imprégnées de nostalgie de Jean-Baptiste-Camille Corot côtoient les paysages changeants de Claude Monet. D’Alfred Sisley qui vouait un amour instinctif au ciel et à l’eau, six remarquables tableaux représentant de paisibles et lumineux paysages d’Ile-de-France sont montrés. Pour Camille Pissarro, c’est un ensemble de six peintures illustrant les principales périodes de création de l’artiste qui est exposé, avec des vues de Paris, son séjour à Pontoise et sa vie à Eragny. Egalement séduit par les courants qui ont précédé l’impressionnisme, le collectionneur avisé a réuni un ensemble de trois œuvres représentatives de Gustave Courbet. Photo Alfred Sysley _ Le déchargement des péniches à Billancourt, 1877 (© Ordrupgaard.

Les portraits, une collection harmonieuse
Si le couple danois se passionne pour les paysages impressionnistes, il n’en est pas moins intéressé par le portrait et les scènes d’intérieur. En témoigne la présence dans l’exposition d’une exceptionnelle galerie qui rassemblent entre autres les portraits intimistes d’Edgar Degas comme Femme se coiffant (1894), Jeune fille sur l’herbe, Le Corsage rouge (1885) de Berthe Morisot ou le saisissant Portrait d’une Roumaine (1877) de Pierre-Auguste Renoir. Les natures mortes, un choix subtil.
Les quatre natures mortes acquises par Wilhelm Hansen figurent dans l’exposition : La délicate Corbeille de poires (1882) d’Édouard Manet, Fleurs et fruits (1909) relevant de la période fauve d’Henri Matisse côtoient Deux vases de fleurs (1890-91) de Paul Gauguin ainsi qu’une mystérieuse et inattendue Nature morte(1901) d’Odilon Redon.

Les jardins imaginaires de Gauguin
Caractéristiques des différentes périodes de recherche de l’artiste, les œuvres de Paul Gauguin forment l’un des ensembles les plus spectaculaires de la Collection Ordrupgård. Des douze tableaux rassemblés par le collectionneur, huit tableaux sont présents dans l‘exposition. De La petite rêve (1881) à Adam et Eve (1902) : elles sont comme une « mini-monographie ». On y retrouve entre autre Portrait d’une jeune fille, Vaïte (Jeanne) Goupil, œuvre réalisée en 1896, un an après l’arrivée de Paul Gauguin à Tahiti. (visuel de l’exposition).

Le Musée Ordrupgård,de Copenhague,  écrin de la collection
Passionnés d’art, Wilhelm et Henny Hansen constituent en seulement deux ans, entre 1916 et 1918, un ensemble unique en Europe de toiles représentatives du Pré-Impressionnisme, de l’Impressionnisme et du Post-impressionnisme de la seconde moitié du 19e et début du 20e siècle. En 1916, Wilhelm et Henny Hansen achètent un terrain à Ordrup, au nord de Copenhague, et y font construire une résidence doublée d’une galerie de peintures. Ordrupgård ouvre ses portes en septembre 1918, les visiteurs y découvrent les collections de peinture française et danoise. Si le couple danois a créé un tel espace pour l’art, c’est non seulement pour son propre plaisir, mais aussi dans le but de rendre cet art, en particulier français, accessible à un plus large public en Scandinavie. En 1952, la collection est léguée à l’Etat danois. Aujourd’hui elle continue de s’agrandir. Une extension contemporaine conçue entre 2003 et 2005 par la célèbre architecte irako-britannique Zaha Hadid est ajoutée à la structure du bâtiment.

La Fondation Gianadda, 40 ans et 10 millions de visiteurs !
Il aura fallu de la force et de la persévérance à Léonard Gianadda , en photo, pour propulser sa fondation parmi les toutes premières fondations d’art au monde. En quarante ans, dix millions de visiteurs ou spectateurs ont déjà franchi le seuil. La Fondation Gianadda réussit, année après année, à présenter des expositions, de peintures et de sculptures, rares en Europe. Il faut, à cet égard, apprécier la confiance des prêteurs, des institutions, des orchestres et des solistes et d’un public d’habitués et de fidèles.
Le petit musée d’automobiles anciennes, mérite un détour car il permet de découvrir des voitures peu vues : Mercedes-Benz SS, Isotta-Fraschini, Hispano-Suiza, Bugatti « Petite Royale », Rolls-Royce « Silver Ghost », Delaunay-Belleville du tsar NicolasII, Alpine, De Dion-Bouton, et quelques originales voitures de fabrication suisse. La salle Szafran présente soit les oeuvres de la collection de la fondation, soit des petites expositions. En ce moment et jusqu’au 16 juin, Les portraits de Nadar : Edouard Manet, Stephane Mallarmé, Victor Hugo, Beaudelaire, Cl. Debussy, etc… L’esprit créateur et touche-à-tout de Léonard de Vinci est présent dans un grand hall, le « Vieil Arsenal », au fond du parc. L’exposition « Léonard de Vinci. L’inventeur », le génie de la Renaissance,  a fait le tour d’Europe. Elle revient à la fondation jusqu’au 24 novembre. Léonard de Vinci est décédé le 2 mai 1519 près d’Amboise où il vivait sous la protection de François 1er,  voila juste 500 ans ! Le Parc de sculptures est lui aussi unique avec un record de 45 oeuvres contemporaines, d’artistes connus : Rodin, César, Brancusi, Ernst, Calder, N. de Saint-Phalle, Chagall, Dubuffet, Arman, Moore, Miro, Bourdelle,…. Elles sont présentées de façon permanente dans un bel écrin de verdure, surmonté de vignobles et dominé par les superbes montagnes du Valais. L’Art dans la Ville : la fondation a aussi rayonné sur Martigny, la romaine, qui à son tour, a acquis et installé, une bonne quinzaine d’oeuvres contemporaines, spectaculaires, elles aussi, sur les places, aux carrefours et aux ronds points de la ville. Photo © JP Doiteau.

Martigny, capitale culturelle du Valais
Arrivant à Martigny, le voyageur curieux sera immédiatement surpris, de voir les oeuvres d’artistes contemporains suisses, qui ornent les rues et rond points de la ville. Tandis qu’une quarantaine de sculptures d’artistes prestigieux, allant de Rodin, à Brancusi, sont visibles en permanence dans le parc de sculptures de la Fondation Gianadda. La cathédrale est intéressante. Avec un peu de chance vous pourrez peut-être visiter ses anciennes fondations. Martigny-Bourg, est sans doute le quartier le plus pittoresque de la cité. La maison de commune, aux colonnes massives, est une des plus belles réalisations. A deux pas de là, le Moulin Semblanet (XVIII° s, restauré, est encore en activité. Le Musée et Chiens du Saint-Bernard, accueille dans un espace réservé en plein air, les légendaires chiens mythiques du Saint-Bernard. Ainsi que des oeuvres d’art et documents relatant le passé de l’Hospice, situé au col à 48 km de Martigny. Photo Notre-dame de la Visitation © Martigny-Tourismec Siriane Photos.
Nouvelle immersion dans l’antiquité romaine
La ville fut forum impérial sous l’empire de Claude (voir ici) et devint par la suite capitale des Alpes Pénines, sous le nom de Claudii Vallensium. Les vestiges gallo-romains, invitent à la découverte et au voyage dans le temps avec le Temple Gallo-Romain, l’Amphithéâtre romain, le Dodus du Génie domestique, le Temenos et le Mithraeum (ouvert au public). Les vestiges du Tepidarium, thermes gallo-romains, ont été mis en valeur abrités et reliés à la Fondation Gianadda par une colonnade et un plan d’eau. Photo. L’amphithéatre romain © Martigny-Tourisme.
Spectaculaires vignobles accrochés aux pentes abruptes
Mais, notre coup de coeur, c’est une balade dans les vignes. Et plus particulièrement du côté de Plan-Cerisiers, sur les étroits chemins bordés des maisons basses (classées) des vignerons, où ils vinifient leurs vins et rangent leur matériel. Travailler ces vignobles accrochés aux très raides pentes est un tour de force permanent et méritoire. Le climat prédestiné, l’exposition favorable, les sols propices, ont créé ainsi un fabuleux héritage millénaire ! Ici c’est le terroir du fameux « Fendant », vin blanc légèrement pétillant. Il s’accommode parfaitement avec le célèbre fromage à raclette de « Bagnes ». Et de la « Dôle », un assemblage fruité tout en finesse de Pinot Noir et de Gamay. On peut les déguster dans les diverses caves à vin de la région. Le Restaurant de Plan-Cerisier, propose une savoureuse « croute au fromage». Continuons le chemin, à mi-pente, dans les vignobles pour arriver au Château de la Bâtiaz (bastide fortifiée). Silhouette séculaire fièrement plantée sur un rocher. Il se visite, grande salle, chapelle, salle de torture, film d’animation, etc… Du haut du donjon, nous découvrons le Rhône, et la plaine fertile, faite d’une mosaïque de riches jardins fruitiers : abricotiers, pommiers, poiriers, etc… Avant de poursuivre notre tour du Léman, nous visitons la Distillerie Morand, qui produit la célèbre « Williamine », la star des eaux-de-vie de poires Williams. Ici on produit aussi des liqueurs et des sirops à base de fruits frais riches en arômes et muris au soleil dans les vergers environnants. Photo Plan Cerisier, vin en terrasse © Martigny-Tourisme © Christof Schuerpf.
Musées, wellness, montagne, concerts, foires
Martigny peut se targuer de proposer une offre culturelle très complète. La Fondation Pierre Gianadda et ses expositions de peinture mondialement connues en est le fleuron. Riche d’une quinzaine de musées exposant sur des thèmes aussi différents que la peinture, l’histoire, les sculptures, l’art moderne, les grands-hommes, les chiens du St-Bernard ou encore le terroir, Martigny Région est considérée, avec raison, comme la capitale culturelle du Valais. Dans cette région de hautes montagnes, les activités sportives sont innombrables canyoning, vtt, escalade, via ferrata, tyrolienne, parapente. Les centres thermaux de Saillon et de Lavey-les-Bains offrent la gamme complète du wellness : vastes piscines, saunas, bains turcs, massages, hammams. Martigny est aussi une ville très animée. Spectacles, concerts, festivals, dcompétitions sportives, de foires et de fêtes; Les grands feux de la fête nationale suisse (1er août) tirés depuis le château de la Bâtiaz ou encore la Foire du Valais qui accueille plus de 210’000 visiteurs sur 10 jours.
 

EVIAN

Les derniers impressionnistes – La Société Nouvelle
Palais Lumière du 16 mars au 2 juin
Cette rétrospective est dédiée à La Société Nouvelle de peintres et de sculpteurs, confrérie d’artistes célèbre et emblématique de la Belle-époque et des Années folles. Pendant un demi-siècle, face à une modernité qui allait peu à peu tout dévorer, ces artistes avaient séduit les publics et la critique des deux côtés de l’Atlantique. Personnalités forts différentes, tous partageaient une relation forte et affective avec le monde contemporain et avec la nature. C’est ainsi qu’ils furent qualifiés d’intimistes. Ils étaient en quête d’une véracité des êtres au-delà des formes apparentes. Ils s’inscrivaient ainsi dans une longue tradition de l’art européen. Ce courant de l’intimisme a été le dernier de l’art français à être dévoué à la nature. A la fin de leur carrière, ces artistes furent regardés par les observateurs de leur temps comme les derniers représentants de l’impressionnisme. L’exposition présentera les peintres Edmond Aman-Jean, Albert Baertsoen, Albert Besnard, Jacques-Emile Blanche, Henry Caro-Delvaille, Eugène Carrière, Emile Claus, Charles Cottet, André Dauchez, Georges Desvallières, Henri Duhem, Antonio de La Gandara, Gaston La Touche, Ernest Laurent, Henri Le Sidaner, Henri Martin, René Ménard, René-Xavier Prinet, Jean-François Raffaelli, John Singer Sargent, Lucien Simon, Frits Thaulow et Eugène Vail. L’exposition d’Evian a été montrée précédemment en 2018 à Singer Laren aux Pays-Bas. Elle se tiendra au cours de l’été 2019 au musée des Beaux-Arts ainsi qu’au musée départemental breton à Quimper. Photos. Albert Baertsoen. La Grand’ Rue, le matin, Nieuport. 1896. Coll part. © De Vuyst. Henri Martin.325 Jeune fille assise, vers 1904. Musée des Beaux Arts, Reims © Devleeschauwer.jpg

Evian, petite ville, célèbre dans le monde entier !
Savez-vous, vers quel lieu, se dirigent les nombreux touristes japonais dès leur arrivée à Evian ? Nous demande Evelyne, la jeune et charmante guide-conférencière. Ils montent d’abord à la source Cachat goûter l’eau. Et s’empressent de se faire un selfie devant l’eau qui jaillit. Car Evian, petite ville de 9000 habitants, est connue dans le monde entier grâce à l’eau d’Evian®, premier producteur mondial d’eaux minérales ! Photo Evelyne, notre guide-conférencière à la source Cachat © JPD.
Entre lac et montagne, une ville aux multiples facettes
La situation entre lac et montagne est tout-à-fait exceptionnelle. Flâner le long des quais. Et voir. Le port marina d’Evian. Le port-embarcadère de la CGN. La barque traditionnelle à voile latine du Léman, la « Savoie ». La superbe piscine, olympique chauffée, au bord de l’eau. En face, la Suisse et Lausanne, la frontière passe juste au milieu du lac. Apparaissent au loin Vevey, Montreux, les Rochers de Naye et le Mont Pélérin. Et en se retournant, côté France, les silhouettes majestueuses de la Dent d’Oche et des Cornettes de Bises. Mais le voyageur qui se contenterait de ne rester qu’au bord du lac, raterait le charme d’une ancienne ville médiévale avec ses « gaffes », étroits passages transversaux entre les maisons anciennes du centre. Les flâneries dans les deux rues commerçantes, rues de la Monnaie A noter que la toute nouvelle usine Evian®, a réouvert son parcours de visite. C’est la plus grande usine d’eau au monde. Elle produit 7 millions de bouteilles par jour ! Une expérience unique qui permet d’assister à la naissance d’une bouteille d’eau, son conditionnement et son expédition pour l’un des 140 pays où elle est exportée. Photo La Place du Marché  © Benjamin Delerue.
Un patrimoine historique traditionnel et culturel
Evian a su protéger et mettre en valeur son patrimoine architectural unique. Le palais Lumière, le Casino, le Théâtre, la maison Gribaldi, la Villa Lumière-Hôtel de Ville, superbe ancienne résidence secondaire des frères Lumière. L’église médiévale de N-D de l’Assomption ses stalles sculptées du XV°s. et son Chemin de croix de l’artiste Pierre Christin. Les Thermes, wellness, spa thermal, soins de beauté. Etc.. Ce sont les raisons pour lesquelles Evian a été la première commune française à recevoir le « Prix d’Excellence Française » en 2017, une distinction qui récompensait ses efforts pour faire rayonner la France dans le monde entier. Photo Le Palais Lumière, au bord du lac, où se déroulent les expositions © P. Leroy. La barque traditionnelle « la Savoie », pendant de la barque « La Vaudoise » du port d’Ouchy © JPD.

INFOS & LIENS

* Accès. Genève >Lausanne 60 km. Lausanne > Martigny 53 km.
Martigny > Evian 53 km. Evian > Genève 42 km.

GENEVE
* Genève Tourisme. Site officiel de la ville, très complet. www.geneve-tourisme.ch
* Musées. www.institutions.ville-geneve.ch/fr/
* Musée d’Art et d’Histoire / MAH. Ville Haute (juste à côté du parking). Ce vaste bâtiment, début XX° s. aux proportions monumentales recèle une collection permanente d’un demi million d’oeuvres, il est un des plus importants musées encyclopédiques de Suisse. Riche de plus d’un demi-million d’oeuvres, il possède une dizaine de chefs d’oeuvres comme Un armet savoyard (cuirasse). Une tenture copte. Une statue colossale de Ramses II, un grand plat d’argent du II° s, un portrait de Pompela épouse de Trajan. Des toiles de A. Canova, Konrad Witz, J-B. Corot, Ferdinand Hodler, F-E Vallotton. Parking Saint-Antoine, juste à côté. Entrée libre pour les collections permanentes. www.mah-geneve.ch
* Musée Barbier-Mueller / Ville Haute. Ce petit musée est installé dans une maison bourgeoise de la vieille ville, à deux pas de la cathédrale. Il recèle, avec 7000 pièces, la plus grande collection d’arts primitifs privées au monde. Mais toutes ne sont pas exposées. Chaque exposition temporaire représente une sélection de pièces centenaires extraites de la collection et sur un thème bien défini. Ce musée a réalisé depuis 40 ans des expositions exceptionnelles et des publications remarquées sur les arts premiers avec 110 catalogues et livres d’art. 10, rue Jean Calvin Genève. www.musee-barbier-mueller.org/
* Muséum d’Histoire Naturelle / Museum. Quartier des tranchées. Le Museum, voilà un musée très moderne avec des collections scientifiques d’importance mondiale. Pour les enfants et les grands il propose sur plusieurs niveaux, un parcours étonnant dans la faune mondiale. Animaux naturalisés ou factices, mis en situation dans des décors naturels. Faune aquatique exceptionnelle. Il est l’un des dix musées les plus visités en Suisse. Plus de 300000 visiteurs par an. Entrée gratuite sauf pour les expositions temporaires. http://www.museum-geneve.ch
* MEG / Musée d’Ethnographie de Genève / Plainpalais.
Le musée est le plus spectaculaire des musées et fondations de la ville. Ultramoderne, il est installé en sous-sol dans la cour d’une école. Bien que la visite se fasse sous terre on n’éprouve à aucun moment l’impression de claustrophobie. L’harmonie des lumières et la scénographie superbes mettent parfaitement en valeur les collections permanentes d’une rare richesse ! Il se veut profondément humain et propose des éclairages multiples, à l’aide de pièces rares, sur les sciences humaines, les arts et traditions vivantes. La collection est exceptionnelle avec 8000 objets livres, iconographies et photographies. Plus de 20000 visiteurs par an, la fréquentation du MEG continue de croître et ce superbe musée s’affirme comme l’un des lieux culturels incontournables autour du Léman. Le musée a obtenu « l’ European Museum of the Year Award » en 2017, pour ses qualités muséographiques. www.meg-geneve.ch
* MAMCO & Centre d’Art Contemporain / Plainpalais
Installé sur plusieurs niveaux dans une ancienne usine. Il a un look rétro, décalé, mettant en valeur les collections contemporaines présentées. Original et intéressant à visiter. A noter un mix, parfois déroutant de présentation d’oeuvres des collections permanentes et temporaires. Situation : dans le quartier des Bains, à deux pas de Plainpalais et tout près du MEG. www.mamco.ch
* Musée d’Histoire des Sciences / La Perle du Lac
Dans l’exceptionnelle villa Bartholoni, joyau néo-classique de 1830, situé dans le cadre enchanteur du parc de la Perle du Lac à Genève. La villa est de proportions parfaites. Les décors peints des pièces d’apparat ont été restaurés. La belle façade domine le lac et la vue est spectaculaire sur le lac et le cirque alpin. A voir dans les vitrines une très belle collection d’instruments de mesure. Des rarissimes astrolabes anciens, toutes sortes d’appareils de météorologie alpine, de mesure d’électricité, etc. Des instruments d’autrefois aux cuivres étincelants. www.ville-ge.ch.
* Musée Ariana / Quartier ONU. 
Il est installé dans un palais qui mérite à lui seul le détour. L’architecture atypique emprunte des éléments aux styles néo-classique et néo-baroque, rythmant son hall majestueux de colonnades en marbre que couronne une coupole elliptique à la voûte étoilée. Un programme de plafonds peints et un ensemble de vitraux parachèvent magnifiquement la décoration intérieure. Le Musée Ariana offre une vision complète de l’histoire de la céramique et du verre. La plus importante collection permanente au monde. http://institutions.ville-geneve.ch/fr/ariana/
* Musée International de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge / Quartier ONU
Installé sous le bâtiment de la Croix-Rouge. Il présente les missions actuelles de la Croix-Rouge. La visite, passionnante, oppressante ne laisse pas indifférent et donne souvent envie de se réagir ! L’exposition permanente « L’Aventure humanitaire. Défendre la dignité humaine ». Une Chronologie interactive déroule 150 ans d’histoire humanitaire tandis que le Focus d’actualité présente les opérations de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans le monde. Trois thèmes. Défendre la dignité humaine. Reconstruire le lien familial et Limiter les risques naturels. La scénographie est innovante et interactive. Les mises en scène sont symboliques. Les témoignages sont touchants. Au-delà des périodes troublées de l’Histoire ou des zones de conflits actuels, ces problématiques concernent chacune et chacun d’entre nous aujourd’hui et pour les décennies à venir. http://www.redcrossmuseum.ch
* Pour être plus complet. Citons aussi le Musée Rath, La Maison Tavel, le Musée International de la Réforme, le Site archéologique de la cathédrale, le Patek Philippe Museum, la Fondation Baur/Musée des Arts d’Extrême-Orient, le Cabinet d’Arts Graphiques du Musée d’Art et d’Histoire, le Palais des Nations Unies. Etc.

LAUSANNE
* Lausanne Tourisme. Bureaux d’accueil place de la gare, cathédrale de Lausanne et gare du métro station « Ouchy Olympique », sur les quais, non loin du parking. www.lausanne-tourisme.ch
* Fondation de l’Hermitage. La visite se passe dans le décor unique d’une grande demeure bourgeoise bâtie sur les hauteurs de Lausanne, au milieu d’un grand parc, avec une vue splendide sur le lac Léman et les sommets enneigés des Alpes.  www.fondation-hermitage.ch
* Musées du Palais de la Rumine. Cinq musées cantonaux : Musée des Beaux-Arts, Musée d’histoire et d’archéologie, Musée Monétaire, Musée de géologie et Musée de zoologie. http://www.musees.vd.ch/
* Collection de l’Art Brut. Un concept original inventé par l’artiste français Dubuffet. Il expose des oeuvres d’art originales réalisées par des prisonniers, des réprouvés et des aliénés. http://www.artbrut.ch/fr
* Musée et parc Olympique. Unique au monde, un musée dédié aux sports olympiques. Interactif et nouvelles technologies. Et aussi, dans le parc, une belle collection de sculptures de sportifs et la statue du baron Pierre de Courbertin devant la flamme olympique toujours allumée. Sur les quais richement fleuris et arborés d’Ouchy , à cinq minutes à pied du port de plaisance, du débarcadère des bateaux de la CGN, et du métro « Ouchy Olympique ». Ouchy est la balade dominicale favorite des Lausannois et des visiteurs. http://www.olympic.org/museum
* CGN. Une incroyable flotte Belle Epoque, encore en service. Les Suisses ont toujours été très attachés à leur patrimoine. Ils vivent dans un pays sans mer, mais ils ont su construire et conserver en état, un incroyable patrimoine de huit bateaux Belle Époque, véritables palaces flottants, équipés de roues à aubes. La moitié d’entre eux fonctionne encore à la vapeur, tandis que l’autre est propulsée par de discrets moteurs diesel-électriques. Cette flotte superbe et unique au monde est classée monument historique depuis 2011. Les bateaux Belle Epoque partent principalement du port d’Ouchy (où se trouve le siège de la CGN), et un peu de Genève. D’autres bateaux modernes sont aussi utilisés quotidiennement pour les liaisons rapides entre les villes du bord du lac et par les frontaliers venant de Thonon et d’Evian. Compagnie Générale de Navigation. Bateaux du lac. Traversées , croisières et bateaux Belle Epoque. www.cgn.ch

MARTIGNY
Nous poursuivons notre route jusqu’après le bout du lac Léman, à Martigny en Valais Suisse. Martigny accessible par l’autoroute A9 (autoroute du Rhône), le col de la Forclaz et Chamonix, le col du Grand Saint-Bernard et Aoste, puis le col du Petit Saint-Bernard et Bourg-Saint-Maurice.
* Martigny Tourisme. www.martigny.com
Certes Martigny est la capitale culturelle du Valais, mais elle est aussi une très bonne base de départ pour explorer les vallées du montagne du Valais. Col de la Forclaz, Champex, gorges du Trient ou du Dunand, Col du Grand Saint-Bernard, Verbier, vallée du Trient, val de Bagnes (pays de la raclette). Sans oublier les thermes de Saillon et d’Ovronnaz.
* Fondation Gianadda. Martigny Valais. La plus importante fondation artistique privée de Suisse. Présente trois fois par an de superbes expositions émanant de collections privées et des plus grands musées du monde. Le magnifique parc est orné d’une quarantaine de sculptures d’artistes contemporains, parmi les plus réputés. Elle expose aussi des trouvailles archéologiques faites à Martigny même. Au sous sol, un beau musée de l’Automobile présente de rares et superbes voitures anciennes de collection, toutes en état de marche. http://www.gianadda.ch/
* Musée des Chiens du Saint-Bernard. Dans un ancien arsenal. oeuvres d’art et documents relatant le passé de l’hospice et du col du Grand Saint-Bernard. Avec les légendaires chiens vivants dans un espace réservé en plein air. www.museesaintbernard.ch
* Et aussi. Chemins du vignoble www.plan-cerisier.ch – Vins du Valais (Fendant, Dôle, etc.) www.vinsduvalais.ch – Distillerie Morand (Williamine) www.morand.ch – Chateau de la Batiaz www.batiaz.ch
* Détour (facultatif) par Aoste, la plus romaine après Rome ! Le voyageur curieux, qui souhaiterait poursuivre cette immersion dans l’antiquité romaine, et abandonner ce tour du Léman, pourra faire un détour par Aoste. Il suffit de passer le col du Grand-Saint-Bernard et de redescendre ensuite sur la ville. L’empereur Auguste fit édifier « Augusta Prétoria » en 25 av. J.-C. Les romains dominèrent la région pendant cinq siècles, laissant d’imposantes traces de leur présence. Un centre stratégique pour le contrôle des territoires conquis et les voies d’accès aux cols alpins du Petit et du Grand Saint-Bernard. A voir l’Arc d’Auguste, la porte Est Porta Prétoria, le Théâtre, et l’Amphithéâtre, le Forum, des tours quadrangulaires et le cryptoportique. Aoste se définit elle-même comme « La plus romaine après Rome ».

EVIAN
* Office du Tourisme. www.evian-tourisme.com – info@evian-tourisme.com
* L’art à Evian. www.ville-evian.fr
* Palais Lumière. www.palaislumière.fr
* Pays d’Evian. Vallée d’Abondance www.cc-peva.fr
* Château de Ripaille. Fondation Ripaille. www.ripaille.fr 
* La nouvelle usine des Eaux d’Evian. Après trois années de travaux, l’usine d’embouteillage des eaux d’evian® a été inaugurée il y a deux ans. 130000 m2. 7 millions de bouteilles par jour ! Plus moderne et plus écologique, elle ouvre désormais ses portes aux visiteurs. Une expérience unique qui permet d’assister à la naissance d’une bouteille d’eau, son conditionnement et son expédition pour l’un des 140 pays où elle est exportée. www.evianexperience.com. Réservation 48 h à l’avance.

Les liens qui sont proposés ne sont pas sponsorisés.