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VOYAGES

N° 32 Eté 2019 – Mai – Juin – Juillet
I – Malte.
Les trésors d’art des chevaliers-hospitaliers
II – L’Ordre Souverain de Malte, 1000 ans au service des plus démunis

 

Escapade culturelle à Malte

I – Les trésors d’art des chevaliers hospitaliers

En route, le mieux c’est de se perdre.
Lorsqu’on s’égare, les projets font place aux surprises
et c’est alors, mais alors seulement que le voyage commence.
Nicolas Bouvier

Malte et Gozo recèlent tant de trésors artistiques et de sites remarquables que le visiteur curieux et actif, ne s’y ennuiera pas un seul instant. Rues en pentes, bastions, forts, ports, églises, musées, sentiers côtiers, sites archéologiques, villages de charme, pubs et restaurants, tout est étonnement permanent. Rappelons que La Valette a été élue capitale européenne de la culture 2018. Récit de nos pérégrinations en décembre 2018.

Malte / La Valette, la cité la plus fortifiée d’Europe

 

Nous partons donc au hasard d’une rue en escaliers. Les maisons s’ornent de bow windows du plus bel effet. Première surprise, une boite aux lettres cylindrique, très anglaise, est scellée au milieu de la rue. Quelques pas descendants et nous voici au bord de la mer sur les quais, en contrebas des bastions. Des dghajsa, petits pointus méditerranéens, traversent Marsamxett Harbour vers Silema. Nous longeons les bastions St Michel, St Salvatore, St Grégoire. Tout au bout de la presqu’île, le solide fort St Elme garde la ville. Nous le contournons, et nous revoici sur les quais, côté Grand Harbour. Un petit pétrolier rouge est au mouillage, pour l’approvisionnement en fuel du port. En face de l’autre côté de la baie, le fort St Angelo garde l’accès au port. Nous descendons le bastion St Lazare. Des cargos et une vedette de touristes passent. Là, ce sont d’anciens entrepôts, puis des cabanes de pêcheurs accrochées à la falaise. C’est l’hiver, elles sont fermées et les barques tirées au sec. Nouvel étonnement, une cabine téléphonique anglaise rouge est plantée là, dans un lieu désert, dominée par une maison aux bow windows rouge. Puis voici l’embarcadère du petit ferry qui traverse vers les Trois Cités : Vittoriosa, Senglea et Cospicua.

La Valette est une grande ville de plus de 400000 habitants. La cité ancienne est juchée en hauteur sur la presqu’île, mais elle est petite et ne fait qu’un kilomètre de long. Donc la plupart des habitants habite à l’extérieur, dans les Trois Cités, à Silema, St Julian’s Bay et St George’s Bay, ou dans les faubourgs. Ce qui entraine un trafic incessant. L’archipel a la plus forte densité de population d’Europe. Plus loin, un minuscule embarcadère, où d’autres luzzus attendent le client pour une traversée ou un tour du port. Puis ce sont les bastions St Christophe, Ste Barbara. Nous achevons notre tour de ce Valetta Waterfront. Photo,  il était d’usage d’installer une statue à l’angle des maisons ou des bâtiments. Et les boites aux lettres sont toujours en usage.

Moment à ne pas manquer : Saluting Battery, chaque jour 12h et 16h. Vue splendide sur le Grand Harbour depuis Upper Barakka Gardens.En contrebas la terrasse d’où est tirée Saluting Battery photo © viewingmalta.com

La vue est grandiose sur Fort St Angelo, Vittoriosa et Grand Harbour. Inutile de vous dire que la foule se presse, smartphone à la main, prête à saisir ce moment inoubliable ! Nous y retournerons de nuit, où la vue est encore plus sublime. Pendant des siècles, cette batterie surplombant le Grand Harbour était la première ligne de défense contre les envahisseurs. Des coups de canon, étaient aussi tirés, pour accueillir les visiteurs de marque ou lors d’événements importants. La Valette est la ville la plus fortifiée d’Europe.

Depuis le bord de mer, où que se porte le regard, ce ne sont que hauts bastions, tours, échauguettes, forts. La mer est d’un bleu éclatant, la température de 23°, les pierres dorées des remparts brillent au soleil. Quel bonheur de faire à pied, ce grand tour de la cité. Il donne, dès l’arrivée, un bon aperçu de la puissance de La Valette. Voici un immense ascenseur, seule construction moderne de la ville ancienne, qui d’un coup nous remonte dans les jardins d’Upper Barrakka Gardens. Vue absolument splendide sur les Trois Cités et le port. En contrebas sur une large terrasse, une batterie de huit canons est alignée face à la mer. Il est quatre heures. Les lascaris en uniforme tirent chaque jour à midi et à quatre heures, un coup de canon. C’est le traditionnel Saluting Battery. Vue de nuit depuis Upper Barakka Gardens © JPD.

Des fortifications massives en pierre de Malte dorée, qui ont bien résisté à l’usure du temps et aux embruns salés.

Une histoire mouvementée

L’histoire de Malte, est compliquée. Un bref rappel s’impose.

3600-2500 ans avant J.-C. Construction des temples mégalithiques (Hagar Qim)

800-480 avant J.-C. Période phénicienne (Liban actuel). 218 avant J.-C. Période romaine au cours de la seconde guerre punique.

60 après J.-C. Naufrage de Saint-Paul au large de Malte.

395-870. Période byzantine.

870-1090. Période arabe.

1090-1194. Période normande.

1310. Les chevaliers s’installent à Rhodes. Ils portent le nom de Chevaliers de Rhodes

1194-1530. Période souabe, angevine et aragonaise.

1530. Cession des îles aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Ils portent alors le nom de Chevaliers de Malte.

1565. Grand siège. Les Ottomans assiègent Malte avec leurs puissantes armées, pendant 4 mois, et 35000 hommes, 150 galères, des navires de charge, des chevaux, des canons, des boulets, de la poudre. Mais sont vaincues par une poignée de chevaliers et de Maltais. Les Ottomans firent une guerre à outrance. On dit même que Mustapha Pacha, le chef de l’expédition aurait fait arracher le coeur des cadavres de 4 chevaliers, clouer leurs corps sur des croix de bois et les fait jeter à la mer. En réplique à cette provocation Jean Parisot de La Valette aurait fait remplacer les boulets des canons par les têtes coupées des prisonniers turcs ! A vérifier.

1566. Fondement de la nouvelle capitale de La Valette, qui porte le nom du Grand Maître, La Valette, héros du Grand Siège.

1798. Les armées françaises de Napoléon Bonaparte, en route pour la campagne d’Egypte, envahissent les îles. Les chevaliers de Saint-Jean sont expulsés après 268 années de présence à Malte.

1800. Malte se révolte contre la domination française et entame sa période britannique.

1961. Création officielle de l’ordre souverain de Malte. Mais il est basé désormais à Rome.

1964. Malte obtient son indépendance et devient une nation souveraine dans le cadre du Commonwealth britannique. 1974. Malte devient une république.2004. Malte devient un état membre de l’Union européenne. 2008. L’Euro est la monnaie officielle et Malte entre dans l’espace Schengen.

La Valette / Les trésors cachés d’une ville, unique au monde

Aujourd’hui nous partons à la découverte de la ville ancienne. Première impression, les rues se coupent à angle droit. Point de ruelles tortueuses, comme souvent dans les cités médiévales. La Valette est inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco. Après quelques heures on se repère facilement. Cette cité a été construite de toutes pièces au 16° siècle selon un urbanisme rigoureux. Sans doute pour des raisons stratégiques de défense. Les maisons sont belles, harmonieusement proportionnées avec des bow windows et des petits balcons en fer forgé, Parfois le coin d’une rue est orné d’une statue ou d’un motif décoratif. Les palais ont de l’ampleur et de l’allure, on sent immédiatement qu’ils ont été bâtis par des Chevaliers de qualité ayant du goût et le sens de l’esthétique. Rares, sont les maisons et palais non encore restaurés. Tout est propre et net. Une belle surprise. Sévérité de la façade et sobriété de l’entrée, à aucun instant nous imaginons entrer dans St John’s Co-Cathedral. Mais à l’intérieur c’est une exubérance de formes, de mouvements couleurs. La nef est magnifique et sa voute en berceau est un chef d’oeuvre. pierres tombales en dalles de marbre polychrome du sol sont une perfection épigraphique, on y trouve des inscriptions en catalan, grec, italien, espagnol. Le célèbre peintre Mattia Preti a fait un véritable tour de force en racontant, voutes, la vie de St Jean-Baptiste, le saint patron de l’Ordre de Malte. Sur les murs et les voutes, les motifs ne sont pas rapportés sur du stuc, mais taillés directement dans la pierre et couverts d’or 24 carats ! Les huit chapelles latérales correspondent aux huit langues de Malte. Chacune d’entre elles rivalisant de prestige pour la décorer et la meubler.

L’Oratorio recèle un trésor La décollation de St Jean-Baptiste, superbe clair- obscur du Caravage, entourés de deux pilastres dorés, illumine la salle. Il a été réalisé sur place. Pour certains c’est sans doute sa plus belle oeuvre. Lui faisant face St Jerome Writing de Michelangelo Merisi da Caravaggio (1608). Il a plus l’allure d’une forteresse, Grand Master’s Palace, abrite toujours la présidence de la république maltaise, si bien qu’on ne visite pas tout. Il fut construit en 1571 par l’ingénieur maltais Gerolamo Cassar, le même que pour l’église St John. Le palais a très longtemps été le siège du parlement maltais désormais transféré à l’entrée de la cité sur Républic Street, un bâtiment ultra moderne dessiné par l’architecte Renzo Piano, qui fit aussi la Cité Internationale de Lyon. Ce qu’il faut retenir de ce palais, ce sont les couloirs impressionnants comme des galeries. Ils sont ornés des portraits des grands maîtres et bordés d’armures. La chambre du Conseil et la salle du Grand Conseil sont ornées de magnifiques fresques. L’ancienne salle du conseil souverain recèle un autre trésor, la plus somptueuse collection de tapisserie des Gobelins d’Europe et des peintures murales représentant des batailles navales en Méditerranée. Mais, préservation oblige elle est très très sombre. Dans le palais l’Armoury Museum abrite une riche collection d’armes. St John’s Cathedral et Grand Master’s Palace surprennent par la richesse inouïe que l’on découvre à l’intérieur. Il faut savoir que les biens des chevaliers revenaient, à leur décès, à l’Ordre. Ce qu’ils avaient acquis sur place, par les guerres, les conquêtes et les piratages (ils avaient le droit d’arraisonner tout bateau qui n’était pas chrétien) et leurs vastes propriétés foncières dans toute l’Europe. Les jeunes nobles étaient attirés à Malte par la chevalerie, la foi et la perspective d’actions et de gloire. Pour construire la cité sur son promontoire les chevaliers avaient fait venir de Sicile 3000 carriers, tailleurs de pierre et maçons. Ils étaient aidés de nombreux esclaves et prisonniers musulmans. La cité était entourée d’une muraille de courtines épaisses de 3,5 km. Avec des hauts remparts et des bastions surplombant des fossés très creusés. Avec un quadrillage de rues droites et régulières. Depuis sa création au XVI° s., par les architectes ingénieurs Francesco Laparelli puis Gerolamo Cassar, la cité et les édifices ont été constamment embellis et les forts renforcés, par les Grands Maîtres. Les forteresses, palais et maisons ont été construits, et le sont encore maintenant, avec la même roche calcaire dorée la globigérine, donnant à La Valette, une unité de couleur absolument superbe et unique. « Il faut bien comprendre que ceci est une maison, il ne faut pas s’attendre à un musée« , annonce le propriétaire de la Casa Rocca Piccola. Et c’est justement ce qui fait son intérêt et son charme. Il a été changé très peu de choses afin de garder à cette demeure, son authenticité. Les six pièces et le couloir ont gardé leurs tableaux, meubles et objets, d’origine. Remarqué une splendide table d’apparat d’hiver en rouge et or, pour les fêtes de Noël. Cette Casa Piccola est la demeure du 16° s. d’une noble famille maltaise et dont l’histoire remonte à 400 ans, au temps des chevaliers de St Jean. Ce palais, comme les autres furent conçus pour leur prestige et leur beauté esthétique. Le premier propriétaire était Amiral de l’Ordre de St Jean de la Langue d’Italie. Louée à plusieurs chevaliers aristocratiques Italiens et finalement vendue à un Il ne faut pas oublier que les chevaliers étaient aussi hospitaliers. La Sacra Infermia, comptait cent cinquante lits, avec matelas, moustiquaires et repas de qualité. Ils avaient de par leurs contacts avec le Moyen- Orient et l’Asie, une médecine bien supérieure à celle de l’Europe de l’époque. Elle devint ensuite un vaste ensemble de plusieurs bâtiments. Il fût fondé aussi une éSa charpente métallique est de pur style Victorien. Le Valetta Food Market est un ancien marché couvert, il vient d’être restauré et relooké. Tout autour du carré central, sont installées des échoppes de cuisine minute, mais locale. Au sous sol ce sont des boutiques. Nous y dégustons, dans une ambiance bon enfant, quelques spécialités de la cuisine maltaise.

Malte / Les Trois Cités

La traversée du ferry, ne dure qu’un quart d’heure et nous voici de l’autre côté du Grand Harbour. La Valette est une ville à découvrir par la mer. Les Trois Cités aussi. Au fur et à mesure que nous nous éloignons du quai, la cité prend de l’ampleur, nous embrasons d’un seul regard toute sa puissance défensive, ses maisons superposées. Puis nous découvrons Vittoriosa, l’imposante forteresse St Angelo, les superbes voiliers à quai, et à l’arrière plan l’imposante église baroque St Lawrence, qui les domine. Nous nous perdons dans les petites rues de Cospicua, demain c’est le 8 décembre, la fête de l’Immaculée Conception, jour férié, des oriflammes sont installés dans les rues, des stèles peintes en faux marbre, surmontées de statues de saints grandeur nature, sont installées dans les beaux espaces, l’église est complètement recouverte de tentures pourpres bordées d’or, une préparation incroyable avant le défilé avec la vierge géante en argent massif, portée à bras d’hommes. Les habitants participent aux installations, nous expliquent leur fête, nous leur racontons à notre tour les illuminations du 8 décembre lyonnais.

La meilleure façon, d’arriver à Vittoriosa, c’est par la mer. Et découvrir les églises, le fort St Angelo, le musée maritime… Et de boire un verre en terrasse en admirant les yachts. Photo © JPD.

Visite d’un petit palais l’Inquisitor’s Palace. Les inquisiteurs imposaient une discipline rigoureuse aux chevaliers. L’Office de la Sainte Inquisition Romaine resta en vigueur jusqu’en 1798. Dans la petite salle du tribunal, le fauteuil de l’inquisiteur fait face et domine le petit tabouret sur lequel le prévenu était assis. On y pratiquait volontiers châtiments et tortures, comme au Moyen-Âge et la prison en sous sol est peu avenante. Deux inquisiteurs ont d’ailleurs été élus papes ! L’imposant Fort St Angelo impose immédiatement sa silhouette massive. Il semble tout-à- fait inexpugnable. Ses étagements sont caractéristiques des ajouts successifs des Grands Maîtres. Il fût le quartier général des Chevaliers à la suite du Fort St Elme (en face de l’autre côté du Grand Harbour, sur La Valette), lors du Grand siège. Il protégeait également le village de Birgu (Vittoriosa maintenant) en contrebas. Les espaces de visite et d’exposition ont été parfaitement restaurés. Nous y flânons, contemplant la vue exceptionnelle sur le Grand Harbour. Le Maritim Museum est installé dans un grand bâtiment, sur le beau quai de Vittoriosa, ici sont accostés de superbes yachts et les terrasses des bars et restaurants, incitent à la contemplation et au farniente. Des illustrations, une maquette de karakka (caraque) maltaise, des moteurs de bateaux, une balance des douanes. La visite est brève. Mais les inventeurs français du bateau à vapeur sont mis à l’honneur sur un panneau illustré. Denis Papin en 1687 et le lyonnais, marquis Jouffroy d’Abbans qui, en 1783 avec son Pyroscaphe alla de St Jean à l’Île-Barbe. Et l’américain Robert Fulton à New-York en 1806. Ici la pulizija est à côté de la cabine cardphone. Ici comme à La Valette,  la pulizija est très présente et patrouille. Nous nous sentons en sécurité.

Malte / Mdina, la médiévale et Rabat, l’actuelle

La cité médiévale de Mdina, bâtie sur un rocher, est une place forte qui domine le paysage. Elle fût l’ancienne capitale de l’île. Les Arabes, les Normands, les Angevins, les Aragonais et les Castillans s’y succédèrent. Villegaignon Street, la rue principale, est bordée de palais et d’églises. St Paul’s Cathedral est un chef d’oeuvre de l’architecte maltais Lorenzo Gafa, terminée en 1703. Un somptueux tabernacle en argent de Benvenuto Cellini brille dans la pénombre. Des fresques du coeur de Mattia Preti, sont magnifiques. La porte d’entrée de la sacristie est inestimable. Ce qui nous a le plus agréablement surpris, c’est le Cathedral’s Museum. Il possède une belle collection de tableaux, présentés selon une muséographie claire et simple Et aussi des dessins de Dürer. Photo © viewingmalta.com

Et là, nous retrouvons, la même peinture St Jerome Writing, mais avec juste quelques infimes variations de couleurs, et réalisée par un ses assistant du peintre, cette fois signée After Michelangelo Merisi da Caravaggio. Le De Piro Palace est un centre culturel, avec une belle terrasse. Au sous sol nous remarquons une rare collections d’instruments et d’outils de traditions, présentés de façon moderne et attractive. Puis, flânant dans les rues pittoresques de la ville de Rabat, qui prolonge Mdina, nous entrons dans un minuscule, restaurant il-Baxa. Et nous nous régalons d’excellentes pâtes au lapin, le plat traditionnel maltais. A Mdina, un panneau rappelle l’histoire du Faucon Maltais. Après avoir été expulsés de Rhodes, les Chevaliers-Hospitaliers durent errer pendant huit ans. Charles Quint, leur offrit alors l’hospitalité sur Malte qui était alors sa propriété. Dans le contrat signé, ils avaient pour seule obligation d’offrir au vice-roi de Sicile, un faucon. De 1530 à 1798, ils ne se sont jamais soustrait à cette obligation. D’où le célèbre film de John Huston de 1941, Le Faucon Maltais, avec Humpfrey Bogart.

Gozo l’île de charme

Le taxi nous emmène tout à l’Est de l’île à Cirkewa. Le ferry arrive, « montez, vous paierez au retour ». Il nous débarque à Mgarr, un petit port de pêche, doublé d’une marina, avec le village est en haut de la falaise. Le bus urbain nous conduit en une demi heure à Victoria appelée aussi Rabat.

L’île de Gozo est plus verte et vallonnée que Malte, sa côte est bordée de hautes falaises aux contours déchiquetés où brisent les vagues, creusant inlassablement la roche et leur donnant des formes tourmentées. Dans la campagne des petits murets de pierres sèches et des haies de figuiers de barbarie, bordent les champs, restés très verts, même en décembre. Photo arrivée du ferry sur l’île de Gozo. En haut le village de Mgarr.

Gozo / Victoria / Rabat, la ville principale

L’imposant édifice médiéval est l’oeuvre des Chevaliers. La Citadelle est parfaitement restaurée. De ce point central, sur les chemins de ronde, on a une vision à 360° sur toute l’île de Gozo. Et la nuit, illuminée, comme un phare elle attire tous les regards. La Cathedral, baroque est richement décorée. Cathedral Museum propose des vêtements d’église, des grands chandeliers, des ciboires et même le petit et très simple carrosse de l’archevêque de Gozo. Située tout en contrebas de la citadelle, au milieu des rues tortueuses de la vielle ville, St George’s Basilica est superbe. Des toiles de maîtres, un baldaquin impressionnant, des stalles ciselées et des mosaïques dans la coupole. Elle mérite autant un détour que la Cathedral de la citadelle. Les quatre restaurants de St George’s Square, sont pleins, on dine dehors. Les petites ruelles étroites de la vieille ville sont charmantes. The Duke, c’est notre hôtel, mais aussi un petit centre commercial avec des boutiques plutôt chic. Le centre ville de Victoria est très animé.

Gozo / La campagne et la mer

Gozo, les villages et la campagne sont très nettement séparés. Vue depuis la citadelle de Victoria © JPD.

Nous allons en bus jusqu’à Dwejra Point. Aujourd’hui un fort vent de nord-nord-ouest souffle et la mer brise en grandes gerbes d’écume sur les falaises et les rochers aux formes tourmentées de la côte. La mer est d’un bleu dense contrastant avec les crêtes des vagues ourlées de blanc. Un petit lagon bleu l’Inland Sea, rajoute un intérêt supplémentaire au lieu. L’été, sans vagues, Dwejra Point doit être un site passionnant pour la plongée. Nous marchons à pied vers deux villages authentiques, au blanches maisons basses. St Lawrence et Gharb. Leurs églises, comme toutes celles des villages de l’île dressent haut leurs dômes et clochers, symboles de la grande foi chrétienne de leurs habitants. Ici tous les villages sont resserrés autour de leurs églises, l’habitat n’est pas dispersé dans la campagne, laissant à nos yeux de grands espaces verts à contempler et où randonner. Au bord du chemin, un paysan nous explique dans son anglais, mêlé de maltais « Ce seraient des Chevaliers espagnols et portugais qui rapportèrent d’Inde, une variété d’oranges qu’ils croisèrent avec le grenadier de Phénicie (Liban) pour créer les fameuses oranges sanguines maltaises ». Le petit port de pêche de Marsalforn, au fond d’une petite anse, est devenu une station balnéaire. Les barques de pêche sont tirées au sec. Mais les résidences de vacances modernes manquent de charme.

 

Malte l’internationale

Le charme unique de Malte tient sans doute à l’harmonie d’influences contradictoires. La création par des chevaliers-hospitaliers, français, italiens, espagnols, portugais, allemands, hollandais, d’une cité commune, préfigurant l’Europe d’aujourd’hui. Le look chic, très british de deux îles où l’on roule à gauche. Les bow windows, les cabines téléphoniques et les mail boxs. Les maltais restés très catholiques, même après une domination britannique protestante. La cuisine à tendance plutôt italienne. Les nombreux pubs, où des visiteurs venus du monde entier, boivent la fameuse kinnie soft drink et la cisk bière lager. Les boutiques de luxe et les marques mondiales. Les étudiants et professionnels qui viennent se perfectionner dans la langue anglaise, dans les 40 écoles internationales de l’île. Le business international et la flotte offshore. La pierre de malte, qui apporte un style de construction et une couleur dorée uniques. Et la nonchalance toute méditerranéenne de l’art de vivre à la maltaise. Photos © viewingmalta.com et © JPD.

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Infos & Liens

* Ambassade de France. 130 Melita Street La Valette. VLT 1123. Tél. 2248 0600

* Bus. Bon réseau de bus urbains, sérieux et bien signalé. Avec un simple ticket 1,5 €, valable 2 heures, on va partout, même à l’aéroport en 1/2 heure. (bus X4 depuis le centre vielle de La Valette (Valetta Bay). www.publictransport.com.mt

* Cisk. Bière locale en canette jaune. Légère et agréable.

* Cafés, restaurants. Le café maltais est servis dans une bouilloire à l’ancienne et dans des verres. Il est relevé avec de la cannelle, des clous de girofle et un zeste de mandarine ou de citron. Les cafés à l’italienne, expresso et capuccino sont bien moins cher qu’en France. Ici on vit dehors toute l’année, même l’hiver. On trouve d’innombrables cafés, bars, bars à vins, pubs et restaurants.- Nenu The Artisan Baker 143 St Domenic Sreet. La Valette – il-Baxa (Le Pacha) 41 Triq il-Kbira, Rabat- Malta – Gozo. The Grapes Wine Bar. St George’s Square

* Distributeurs. Nombreux distributeurs de billets ATM. On peut payer presque partout avec une carte de crédit.

* Etat. Indépendant depuis 1964. République depuis 1974. Membre de l’Union Européenne depuis 2004. Symbole et drapeau : la Croix de Malte.

* Ferry. Pour Gozo. Bus ou taxi pour Cirkewwa, au Nord -Ouest de l’île de Malte. A peine le temps de prendre à bord un capuccino (1€) et nous voilà arrivé à Mgarr, le port d’arrivée sur l’île de Gozo. Si on est arrivé en bus à Cirkewwa et s’il est encore temps (moins de deux heures), on peut prendre le bus qui va de Mgarr à Victoria avec le même ticket !

* Films. De très nombreux films ont été tournés à Malte. Les décors sublimes et le climat s’y prêtent parfaitement. Les studios sont installées sur la côte Est à Rinella. Citons, entre autres. Astérix et Obélix. Des James Bond, Casino Royale et L’Espion qui m’aimait. Le Crime de l’Orient-Express. Midnight Express. Pirates. Alexandre. Papillon. Da Vinci Code. Largo Winch. Secrets d’État. La Vengeance de Monte Cristo. Gladiator. Games of Thrones.

* Géo. Petit rappel géographique. Malte est au Sud de la Sicile, à peu près à la latitude de Tunis, au Nord de la Libye. Un archipel de 3 îles Malta, Gozo et Comino. Surface seulement 316 km². 430000 habitants, forte densité de population à La Valette et habitat regroupé dans les 67 autres villes et villages. Mais les zones rurales restent très vertes.

* Hôtels– Hôtel Osborne La Valette, décoration de qualité, excellentes prestations. Très bien placé. Prix raisonnables. – Casa Asti La Valette Guest House , dans une petite rue en pente à côté de Upper Barakka Gardens. Accueil familial charmant. Bien placé. Petits prix. – Hôtel The Duke, Victoria, Gozo. Boutique hôtel de luxe neuf, situé au dernier étage d’un tout petit centre commercial chic en plein centre. Décoration actuelle. Superbe terrasse avec vue sur la ville et la citadelle. Bien placé. Prix raisonnables.

* Internet. Wifi zone. Gratuit partout, magasins, centres commerciaux, hôtels, restaurants, cafés, même en plein air dans les rues, parcs, jardins… Réseau très performant.

* Jours fériés. 1er janvier. 10 février. 19 mars. 31 mars. 1er mai. 7 juin. 29 juin. 15 août. 8 septembre. 21 septembre. 8 décembre. 13 décembre. 25 décembre.

* Kinnie. Bitter à base d’orange amères et d’armoise. Soft drink locale vendue exclusivement sur Malte et Gozo. La boisson nationale, sans alcool, favorite des maltais.

* Langues. Deux langues officielles : maltais et anglais.

* Météo. www.maltaweather.com – Température : Hiver : 10°- 18° – Printemps 18°-25° – Eté 22°-33° – Automne 12°-30°

* Naval. Malte fût, à son apogée, une grande puissance navale. Galère de guerre de Malte, « Karakka » médiévale, « Nave », navire de charge. « Paranzella », (balancelle) grosse barque de pêche servant aussi au transport de personnes. Il ne reste actuellement que les « luzzu », petit pointus à l’étrave et l’étambot verticaux et aux vives couleurs. Ils sont utilisés comme navette pour traverser le Grand Harbour ou le Marsamxett Harbour (2€/pers.). Malte est un paradis fiscal où la juridiction est favorable en matière de fiscalité. Ici sont installées de nombreuses sociétés offshore. De nombreux navires ou yachts naviguent sous pavillon Maltais.

* Office de Tourisme de Malte. Tél. 01.45.61.14.20. www.visitmalta.com/frwww.heritagemalta.org.

* Passeportou carte d’identité valable.

* Quelle heure ? GMT+1. La même qu’en France.

* Religion. Catholique. Malte a toujours été l’un des bastion les plus avancés et les plus fervents, de la religion catholique côté Est.

* Smartphone / Bons réseaux. Les maltais sont en permanence rivés à leurs téléphones portables, dans la rue, au café, au restaurant. Partout. Téléphone code pays +356.

* Taxis. Système original et sûr. On achète un ticket dans le kiosque des taxis à l’aéroport ou au terminal des bus du centre ville. On le remet au chauffeur du taxi. Donc pas de surprise sur le prix. Aéroport > Valetta: 17 €.

* Urgences. Ambulance, pompiers, police : 112. Hôpital Malte 2545 4182. Hôpital Gozo 2156 1600.

* Vols. Lyon-Rome puis ensuite Rome-Malte www.alitalia.com/fr. Voir aussi les autres compagnies sur le site de l’Aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.

* Watts. Prise de courant anglaise à trois fiches. Il est préférable de se munir d’un adaptateur, car les hôtels et gast houses n’ont pas tous des adaptateurs * X 4. C’est la ligne de bus de Valetta à l’aéroport. 1/2 heure.

* Zoé. Vu quelques belles voitures. Lamborghini, Porsche, coupés Mercédès, vieilles berlines Jaguar. Peu de françaises, mais une Zoé Renault électrique.

Voilà pour l’essentiel. Le choix de cette escapade d’hiver était volontaire. Que le lecteur nous pardonne si nous avons oublié ou négligé un monument ou un site intéressant. Les liens cités ici ne sont pas sponsorisés. Ils ne sauraient engager la responsabilité de la rédaction de Lyon-Newletter.com.

Malte, c’est aussi l’été avec de superbes côtes. Ici Blue Lagoon. Et quantité d’activités. Plongée, vtt, escalade, voile, pêche, jet-ski, kite-surf, parachute ascentionnel, etc.. Photo © viewingmalta.com

 

II – L’Ordre Souverain de Malte

1000 ans au service des plus démunis.

L’Ordre Souverain Militaire et Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte, connu aujourd’hui sous le nom d’Ordre de Malte, est un sujet de droit public international. C’est-à-dire un Etat souverain qui frappe monnaie, édite ses timbres, entretient des relations diplomatiques avec plus de 107 pays dans le monde et dispose de représentants permanents à l’ONU, à la Commission Européenne, à l’OMS, l’UNESCO, la FAO, et dans tous les grands organismes internationaux. Il est basé au Palais Magistral, via Condotti à Rome.

Les gènes fondateurs de l’Ordre de Malte
À l’origine de l’Ordre est la conjonction de trois éléments. Un lieu : Jérusalem, la ville sainte, symbole de convergence des religions vers une unité de paix. Une circonstance : le temps des grands pèlerinages vers la Terre Sainte « remplie des hommes de toutes origines » (Saint Jérôme) en quête d’un ressourcement et de spiritualité. Et une vocation : le service des pauvres et des malades. Photo, le Grand Maître Parisot de la Valette fondateur de La Valette © DR.

Aux fondements de la vocation hospitalière
En 1048, le Calife d’Égypte, souverain de Jérusalem, autorise des marchands venus d’Occident (Provence, Italie…) à construire dans la partie chrétienne de la ville, une église, un monastère d’hommes et un monastère de femmes, une auberge puis un hospice bâti sur l’emplacement où l’on situe la maison de Zacharie, le père de Saint Jean Baptiste, saint patron de l’Ordre. Le futur Ordre de Saint-Jean de Jérusalem est né : rassemblant des moines et des chevaliers, il se voue à la gestion de l’hôpital pour l’accueil et le soin des pèlerins. Le 15 février 1113, une bulle élogieuse du Pape Pascal II place l’institution dirigée par le Frère Gérard, originaire de Martigues, sous la protection directe du Saint-Siège, approuve ses statuts et sa spécificité, en faisant ainsi un ordre religieux exempt de l’Église et autonome.

Malte : haut lieu scientifique, médical et maritime
Après le chute des états latins, un passage à Chypre, la conquête puis le départ de Rhodes l’Ordre reste sans territoire jusqu’en 1530, date à laquelle, soutenu par la diplomatie vaticane et conscient du rôle des Hospitaliers dans la défense de la Méditerranée, Charles Quint lui cède, par acte du 24 mars 1530, les îles de Malte, Gozzo et Comino, ainsi que la ville de Tripoli (Libye). Les Chevaliers fortifient et transforment l’archipel de Malte. Ils y bâtissent la ville et le port de La Valette, des églises, des palais et des jardins. Ils y construisent surtout un nouveau grand hôpital, la « Sacrée Infirmerie », une école d’anatomie et une Faculté de médecine. L’architecture et le mécénat artistique fleurissent, l’enseignement et la pratique médicale progressent à pas de géant. Photo, la Sacrée Infirmerie à La Valette © DR.

La première école navale d’Europe
La flotte de l’Ordre, née de ses pérégrinations en Méditerranée d’Île en île participe à toutes les grandes manœuvres contre la marine ottomane. En 1571, la bataille de Lépante, sous le commandement de Don Juan d’Autriche – lui-même membre de l’Ordre – met fin à l’expansion ottomane ; la Marine de l’Ordre devient l’une des plus puissantes de la Méditerranée et contribuera, sous l’impulsion de Richelieu, à la création de la Marine nationale française à qui elle donnera ses plus grands marins dont un des plus connu, le Bailli de Suffren, surnommé « l’Amiral Satan » par les anglais qui le craignaient. Photo Le Bailli de Suffren © DR.

L’île de Malte fut à l’apogée de la médecine inventive
Dès son installation à Malte, le Grand Maître, Villiers de l’Isle Adam, créa une commission de Santé et la première « Sacrée Infirmerie » et une apothicairerie qui permirent aux hospitaliers, avec bientôt la création d’un second hôpital, de poursuivre leur mission principale de soins et d’assistance aux blessés et aux malades. Situé au même niveau que le port, la Sacré infirmerie pouvait accueillir les malades directement des bateaux sans passer par la ville pour éviter la propagation des maladies infectieuses et étaient répartis dans des salles suivant leurs pathologies. Ces bâtiments comportaient des salles de chirurgie, de médecine, des quartiers isolés pour les contagieux et les malades mentaux et des balcons ensoleillés pour les convalescents (héliothérapie). Les médecins mirent au point les premières méthodes d’anesthésie telle une éponge imprégnée d’opium, que le malade suçait jusqu’à ce qu’il perde connaissance. En 1595 fut créée la première école de médecine puis l’école de pharmacie, en même temps que celle d’anatomie et de chirurgie. Par ailleurs, alors que la dissection des cadavres était quasiment interdite, elle se pratiquait de manière obligatoire à Malte. Les chevaliers morts à l’hôpital étaient toujours autopsiés pour contribuer à la recherche médicale. Le chirurgien Gabriele Henin, le « père de l’anatomie à Malte » pratique de nombreuses opérations ophtalmologiques et son confrère, Joseph Barth fur précurseur de l’opération de la cataracte. Photo La Sacrée infirmerie à La Valette © DR.

L’Ordre de Malte France aujourd’hui
L’Ordre de Malte France est l’organisme d’actions caritatives en France de l’Ordre Souverain de Malte dont les 1000 ans d’histoire témoignent de la capacité d’innovation et d’adaptation. Plus ancienne association humanitaire au monde l’Ordre de Malte a toujours été précurseur en matière de médecine, d’accueil, d’accompagnement des malades et des plus démunis. Aujourd’hui encore, l’Ordre de Malte France renouvelle chaque jour cette mission de perpétuer la tradition de modernité et de progrès dans le service qu’il apporte aux plus fragiles.

Quelques chiffres clés

200 000 personnes soutenues en France et à l’international

11 389 personnes engagées dans l’action

1 989 salariés en France. Et 1 071 salariés à l’international

9 400 bénévoles et participants à nos actions

106 délégations territoriales en France

29 unités départementales d’intervention de secourisme

Exclusion, migrants, secourisme, santé, formation, urgences internationales, un vaste champ d’actions
En France comme à l’international, l’Ordre de Malte France répond à l’urgence comme à la détresse du quotidien et place la personne humaine au cœur de ses actions. Les équipes interviennent chaque jour dans :
* La Lutte contre l’exclusion : accueil et accompagnement des personnes en situation de précarité.
* L’Aide aux migrants et aux réfugiés : accompagnement social et juridique des personnes déboutées de leur demande de droit d’asile et des personnes retenues dans des Centres de Rétention Administrative, soutien aux réfugiés.
* Le Secourisme : missions de service public, formation, prévention et missions d’urgence à l’international.
* La Santé : En France : gestion d’établissements médico-sociaux et sanitaires dans les domaines de la dépendance, de l’autisme, du handicap et des soins aux enfants. A l’international : soins hospitaliers, protection de la mère et de l’enfant, malnutrition, grandes endémies
* La Formation. En France : formations au secourisme et aux métiers du secteur sanitaire et médico-social. A l’international : formations au secourisme, au métier d’ambulancier et des personnels de santé.
Photo. Maraude Paris – Ordre de Malte France © Cyril Marcilhacy-agence oblique.

A l’international, une intervention dans 26 pays et un record de plus de 300 000 consultations
7 hôpitaux en gestion directe.
Bénin – Hôpital de l’Ordre de Malte (Djougou)
Cameroun – Hôpital Saint Jean de Malte (Njombé) Côte-d’Ivoire – Hôpital Saint Jean Baptiste (Bodo) Madagascar – Maternité Pavillon Sainte Fleur (Antananarivo) Sénégal – Centre hospitalier de l’Ordre de Malte (Dakar) Togo – Hôpital de l’Ordre de Malte (Élavagnon)
Palestine – Maternité de la Sainte Famille (Bethléem). Photo. Centre Hospitalier de l’Ordre de Malte au Sénégal – DAKAR © Yasmine Sweetlove.

6 centres de santé en gestion directe
Burkina Faso – Dispensaire Saint Jean de Malte (Ouagadougou) Cameroun – Centre Rohan-Chabot (Mokolo)
Congo – Dispensaire Saint Kisito (Brazzaville)
Guinée – Dispensaire de l’Ordre de Malte (Pita)
Tchad – Dispensaire Wallia (N’Djamena) et Dispensaire Am’ Toukoui (N’Djamena)

157 centres de santé, dispensaires, léproseries, soutenus financièrement ou par l’envoi de produits de santé
Afrique Bénin (10), Burkina Faso (12), Cameroun (11), Comores (4), Congo (RDC) (2), Congo Brazzaville (3), Côte d’Ivoire (17), Gabon (3), Guinée (13), Madagascar (1), Mali (12), Maroc (1), Mauritanie (1), RCA (10), Sénégal (13), Togo (8)
Asie/Europe centrale. Cambodge (2), Inde (6), Laos (7), Vietnam (8)
Proche Orient. Irak (2), Liban (10), Syrie (1)
Photo. Burkina Faso – Le dispensaire Saint Jean de Malte Ouagadougou © Sophie Garcia.

La plus ancienne association caritative au monde
Issu du plus ancien organisme caritatif au monde, l’Ordre de Malte France est une association catholique hospitalière, reconnue d’utilité publique, fondée en 1927. Ses milliers de salariés et de bénévoles s’engagent chaque jour en France et dans 26 pays, pour secourir, soigner et accompagner les personnes fragilisées par la maladie, le handicap, la pauvreté ou l’exclusion et former les aidants.La rédaction

redaction@lyon-newsletter.com

Soutenir l’action de l’Ordre de Malte
Grâce au soutien de ses partenaires, de ses bénévoles, de ses salariés et de ses donateurs, l’Ordre de Malte France est engagé dans une dynamique de progrès avec un souci permanent d’innovation et de recherche de qualité. Il met tout en œuvre pour continuer à mériter la confiance des personnes qu’il accompagnes mais aussi de tous ceux qui le soutiennent et il compte sur l’engagement collectif de ses salariés et bénévoles pour contribuer à améliorer la vie des plus fragiles. Nos lecteurs peuvent soutenir leur action, et faire un don sur :

Ordre de Malte France. 42 rue des Volontaires; 75015 Paris. Tél. 01 45 20 80 20- www.ordredemaltefrance.org

* Les liens ne sont pas sponsorisés