La lettre culturelle de Lyon  - N°26 Automne-hiver 16/17 - Création 2008

THÉÂTRE

Septembre / Octobre / Novembre / Décembre / Janvier /Février

Septembre / Octobre

Alessandra Martines c L. BaronL’éventail de Lady Windermere  d’Oscar Wilde
Théâtre Tête d’Or Du 13 sept. au 19 oct. Et du 3 nov. au 12 nov.
 » Le célèbre écrivain britannique Oscar Wilde a écrit la pièce en 1892. Il était à l’époque, très décrié en Angleterre, mais déjà apprécié en France. « L’Eventail de Lady Windermere », se passe dans le décor, les costumes et l’atmosphère très « british », d’une aristocratie puritaine et rigide.
Les sept acteurs campent parfaitement leurs rôles, tout particulièrement Alessandra Martines, en énigmatique Mrs Erlynne et la belle et sensible Julie Cavanna en Lady Windermere. La mise en scène est de Jean-Luc Revol.
Une brillante comédie, intelligente, émaillée d’aphorismes pertinents, où les sentiments sont finement suggérés et dont les rebondissements et l’ironie de la fin, sont imprévisibles ». JPD. Photo Alessandra Martines © L. Baron.


Electra / Sophocle / TNP 4 – 15 oct.

De Jean-Pierre Siméon, mise en scène Christian Schiaretti. Une pièce au répertoire du TNP. Faut-il admirer le fils qui tue sa mère parce que sa mère à tué son père qui a tué sa fille ? Un fameux labyrinthe de l’esprit avec Electre, Chrisotémis et Oreste…

Antigone / Sophocle / TNP 8 – 16 oct.
Une création de Jean-Pierre Siméon, mise en scène Christian Schiaretti. Antigone, de siècle en siècle a toujours sollicité l’imaginaire des écrivains et du public. Antigone, est une jeune femme, amoureuse et fragile. Mais d’une volonté sans compromis et d’une force irréductible.

Vera / Karin Viard / Théâtre des Célestins 27 sept – 8 oct.
De Petr Zelenka. Mise en scène Elise Vigier et Marcial Di Fonzo Bo.Co-production Théâtre des Célestins. « Karin Viard est une très attachante Véra. Ingénue, cynique, râleuse, manipulatrice. Elle fait une performance remarquable de deux heures non stop. Autour d’elle, cinq très bons acteurs multiplient les rôles, les costumes et les coiffures. Les images et vidéos projetées sur les décors de scène rendent encore plus réaliste cette énorme satire. Véra est directrice d’une agence de casting à Prague. Elle s’associe avec une grande agence anglaise, mais devient minoritaire. Autosatisfaite (trop), elle est dominatrice, mordante, cassante avec son entourage. Elle a une maîtrise absolue. Elle n’hésite pas à dire à ses acteurs et collaborateurs, leurs quatre vérités. Puis un jour elle est virée… On suit alors sa déchéance, sa chute libre, de l’hôpital psychiatrique, en petits boulots. Ceux qu’elle a lancé, égoïstes, maintenant la repoussent. Plus dure est la chute ! Une réalité, presque exagérée, qui pourrait tout aussi bien se passer à Lyon, qu’à Londres, Barcelone ou Milan. Une fresque hyper-réaliste de notre monde actuel, parfois sombre et pourri ». JPD.

angels320marjolainemoulinAngels in America
Théâtre Croix-Rousse 6, 7, 8 oct.

Une oeuvre magistrale de Tony Kushner, située à New-York, en 1985. Au coeur du libéralisme et du puritanisme de l’ère Reagan, de multiples destins se croisent et se recroisent.Un dispositif scénique, fort et inventif, réussit à nous faire vivre simultanément par les jeux de lumière, la musique, la vidéo, les tranches de vie cru des personnages. Une formidable traversée de 4h30 ! Mise en scène Aurélie Van Den Daele avec le collectif Deug Doen Group. Photo © Marjolaine Moulin.

Et mon mal est délicieux / Radiant-Bellevue 6 oct.
Une fable rendant hommage aux comédiens qui incarnent l’âge d’or du festival d’Avignon et du TNP.Agé de 83 ans, le comédien Michel Le Royer a réellementcotoyé tous les artistes de son époque et donne une saveur particulière à la pièce de Michel Quint, mise en scène par Gérard Vanataggioli.

La-grenouille-avait-raison320Richard HaughtonLa Grenouille avait raison / James Thiérrée / Théâtre des Célestins 11 – 23 oct. Pur chef d’oeuvre !
 « James Thiérrée est le petit fils de Charlie Chaplin. Il est acteur et metteur en scène. Un décor invraisemblable, de monde imaginaire, d’une créativité inouïe, nous met immédiatement dans une ambiance onirique. D’immenses rideaux argentés créent un décor d’intérieur. Du plafond pendent des centaines de fils où sont accrochés des luminaires en forme de soucoupes volantes. Un ingénieux escalier télescopique pend des cintres. Un grand aquarium, un piano farceur et un bras pneumatique rotatif et articulé sont autant accessoires imprévus. Entouré de cinq acteurs et d’une chanteuse, il nous emmène dans tourbillon de gags, d’acrobaties, de pirouettes, de numéros, tous plus improbables les uns que les autres. Avec une belle énergie collective et amicale mêlant tragique et burlesque. James Thiérrée, nous rappelle son grand père avec ses mimiques, ses tics, ses mouvements saccadés. C’est un chef d’oeuvre de cirque et de théâtre muet, avec en plus beaucoup de poésie ». JPD. Photo © Richard Haughton.

 

Rumeurs et petits joursC-Celine-Chariot320Rumeurs et Petits Jours / Théâtre Croix-Rousse 11 – 15 oct.
Ils cassent les codes et passent au crible les rapports sociaux, la crise des idéologies, mais à leur manière. Et cela dans l’atmosphère enfumée de studio de radio des années 70… Photo © Céline Chariot

portrait-jerome-deschamps-320Bouvard
et Pécuchet
G. Flaubert / TNP 12 – 19 oct.

D’après Gustave Flaubert. Adaptation et mise en scène Jérôme Deschamps. Ils sont émouvants tendres et drôles ces deux Bouvard et Pécuchet ! Redresseurs de tords, convaincus de leur imbécilité, ils vont quand même réaliser le rêve de leur vie. Comique et sérieux. Eternité et universalité de la bêtise humaine. Avec Jérôme Deschamps et Micha Lescot. Photo Jerôme Deschamps © Simon Wallon.

Molière Malgré Moi / Francis Perrin – Théâtre Tête d’Or 21 et 22 oct.
Après avoir joué les grands rôle de Molière, (Scapin, Sganarelle, Georges Dandin), Francis Perrin nous fait revivre un Molière insoupçonné, le directeur de troupe, meneur d’hommes. Il lui rend hommage dans une performance artistique remarquable.

Dino & Shirley. Il fait son crooner, elle fait sa crâneuse / Théâtre Tête d’Or 25, 26, 27 oct.
La chanson croise la comédie dans ce spectacle ou Dino raconte sa famille. Dino interpelle le public, le public répond, on se dévoile, on rit. Shirley joue les présentatrices. Quatre musiciens les accompagnent et participent aux jeux de scène et aux improvisations.

 

Novembre/ Décembre

quatsous320-1frederic_iovinoL’Opéra de Quat’Sous / Kurt Weill-Bertolt Brecht / Théâtre Croix-Rousse 3-12 nov.
Nouvelle production. « Avec l’Opéra de Quat’Sous, Jean Lacornerie, metteur en scène, s’attaque avec bonheur au chef d’oeuvre de Kurt Weill et de Bertolt Brecht. « Die Dreigroschenoper » été créé en 1928 à Berlin et joué dans le monde entier. La fameuse complainte de Mackie, « Mack the Knife » du « Thee Opera » a été rendue célèbre par Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Franck Sinatra et Bobby Darin. Le TNP-Villeurbanne l’avait présenté en 2003, dans une mise en scène de Christian Schiaretti. Jean Lacornerie a demandé une nouvelle traduction, plus proche de l’originale à René Fix. Il s’est entouré d’acteurs-chanteurs rompus aux codes du music hall et d’un orchestre de neuf musiciens dirigés par Jean-Robert Lay. Pour traiter avec économie et humour les scènes de groupe avec les mendiants, brigands, flics et putains, il a demandé à Emilie Valentin de les concevoir en grandes marionnettes… Au début on est un peu surpris. Mais peu à peu on s’y fait et on va presque jusqu’à s’attacher à ces personnages.
L’affaire se passe dans un entrepôt des bas fonds londoniens, dans le quartier de Soho, où s’entassent d’innombrables cartons. Là sévissent, exploiteurs, assassins, voleurs, flics corrompus, mégères, catins et mendiants. Mackie règne sur cette pègre. Tout au long de ce drame et en quelques traits rapides Kurt Weill fait un portrait brutal de l’humanité, il ne s’encombre pas de psychologie. Cet univers virulent, est émaillé de chansons en allemand (sous titrées), de dialogues en français et de jazz rétro. On est pris par le drame et on ne voit pas le temps passer ». JPD. Photo © Frédéric Iovino.

L’éventail de Lady Windermere – Oscar Wilde / Théâtre Tête d’Or Du 3 nov. au 12 nov. (voir ci-dessus)

Je vous écoute – Benabar & Zoé Félix / Radiant-Bellevue 4 nov.
Une comédie délirante mise en scène par Isabelle Nanty, dans laquelle un cuisiniste et un psychologue s’affronent sans concession, Bénabar et Zoé Félix se régalent. Un consultation de psy, vire au n’importe quoi. Avec une femme mystérieuse : Zoé Félix.

Best Of Les Subsistances
« Best Of », ce sont quatre spectacles créés aux Subsistances par des artistes en résidence. Ils viennent s’installer pour 15 jours ou un mois. Préparent leur spectacle, puis le jouent. Ils sont d’ici ou d’ailleurs. Les Subsitances assurent la co-production, apportent une aide technique : salle de spectacle, décors, techniciens, promotion, relations publiques, etc. Les spectacles initiés à Lyon vont parfois très loin, en Europe et dans le monde. Chaque année les Subsistances accueillent environ 35000 spectateurs et 70 compagnies ou groupes d’artistes. Les Subsistances sont un lieu de confrontation et d’expérimentation.
* Phia Ménard Les Subsistances 10-12 nov.
Jonglage / Danse / Performance. En jonglant avec la glace, exercice dangereux, mais stupéfiant, elle nous fait partager sa transformation touchant nos propres interrogations d’identité
320-brigitte-eymann* Brigitte Seth / Roser Montllo Guberna 17-19 nov.
Théâtre / Danse. « Hier soir Brigitte Seth et Roser Montillo Guberna, deux auteures présentaient leur nouveau spectacle « !Esmérate! » (fais de ton mieux). Dans une sorte de laboratoire aux murs noirs, avec pour seul décor des grands panneaux blancs mobiles, huit personnes en blouses blanches font des expériences. Ils explorent les rapports humains, dans l’entreprise, dans la vie privée. « Tu leur a dit »… « Il faut songer à leur demander des nouvelles ».. « Pourvu qu’elles soient bonnes » Des paroles anodines répétées inlassablement en boucle… Mais rien de sérieux, ni de triste. Les 8 acteurs et danseurs, tantôt observateurs, tantôt cobayes, s’en donnent à chœur joie, dans un chaos indescriptible de mots et de danses. Du théâtre-danse insolite, inventif et original. Mais il y a encore des lenteurs à gommer. Spectacle apprécié par le public. » JPD. Photo © Brigitte Eymann.
* Les Chiens de Navarre 24-25 nov.
Théâtre. Jean-Chirstophe Meurisse. Quand je pense qu’on va vieillir ensemble. Compagnons de longue date des Subsistances, les Chiens font du théâtre méchant, idiot autant que désespéré, jubilatoire et virtuose. Hilarité collective.
* Halory Goerger/ Antoine Defoort / Germinal 1e-2-3 déc
Théâtre. Performers, Antoine Defoort et Halory Goerger sont des maraudeurs de la réalité hors-normes. Germinal est une fresque délirante qui aborde l’origine du monde en m^me temps que son avenir, dans un joyeux, précaire, virtuose, coq-à-l’âne.

Tableau d’une exécution  / L’art comme instrument de pouvoir ?
Théâtre des Célestins 15 nov. – 7 déc.

De Howard Barker. « Venise de la Renaissance. Galactia, femme-peintre célèbre, se voit commander par l’état, un tableau monumental censé commémorer la bataille navale de Lépante. La flotte vénitienne inflige, le 7 octobre 1571, une défaite cuisante aux Turcs, avec une violence inouïe et près de 20000 morts ! Mais l’artiste, au lieu de glorifier les héros vénitiens, ne montre que des morts avec des plaies béantes. « Une bataille, c’est un carnage » dit-elle ! Nous assistons à l’évolution de l’oeuvre, depuis les esquisses jusqu’au tableau géant final. Galactia incarne l’artiste, la révolte, la transgression, la vérité éclatante de la guerre. Face à elle, le doge de Venise, le cardinal et la critique d’art, font valoir leur point de vue, imposent des modifications. Elle refuse, est emprisonnée, puis réhabilitée…
La mise en scène de Claudia Stavisky met parfaitement en valeur, l’écriture forte et la tension de cette tragédie. Elle souligne adroitement le rôle de l’artiste dans notre société actuelle. Le texte d’Howard Barker est vif mordant, avec de belles phrases coup de poing. Galactia : « C’est le travail de l’artiste d’être brutal ». La critique d’art : « J’essaye d’être gentille, mais mon art c’est l’assassinat ». Le doge : « L’art est opinion. Et l’opinion est autorité ». Jusqu’où l’art peut-il être un instrument de pouvoir ? » JPD

LE VIVIER DES NOMS texte, mise en scene et peintures Valere Novarina scenographie Philippe Marioge  collaboration artistique Celine Schaeffer  lumiere Joel Hourbeigt  musique Christian Paccoud costumes Karine Vintache  dramaturgie Roseliane Goldstein, Adelaide Pralon avec  Julie Kpere, Manuel Le Lievre, Dominique Parent, Claire Sermonne, Agnes Sourdillon, Nicolas Struve, Rene Turquois, Valerie Vinci et le musicien Christian Paccoud  les ouvriers du drame Elie Hourbeigt, Richard Pierre avec la participation d'eleves du Conservatoire du Grand Avignon Jeremie Aguera, Serge  Atouga Attougha, Magali Avarello, Romain Bigot, Sophie Claret, Marie Gurrieri, Martin Houssais, Camille Lucas, Lisa Meyer, Charlotte Prost, Zoe Vuaillat

Le Vivier des Noms / TNP 14 – 16 nov.
Texte, mise en scène et peinture Valère Novarina. Un torrent de mots détournés, inventés, réinventés… Aussi jubilatoire que Rabelais. Parfois inspirés des sobriquets et du patois de Savoie. Toute la joie du langage, avec des acteurs virtuoses ! Photo © Pierre Grosbois.

Mon traître – Emmanuel Meirieu / Radiant-Bellevue 16 nov.
Emmanuel Miriez adapte deux romans de Sorj Chalandon, « Mon traitre » et « Retour à Killybegs » pour en faire un bouleversant requiem irlandais. Avec Jean-Marc Avocat. Il réunit sur scène, la parole du trahi, puis celle du traitre. Adaptation à l’intensité dramatique certaine.

Silence on tourne ! Une comédie désopilante et inattendue
Théâtre Tête d’Or 17 nov. – 22 déc. Et 3 – 14 janv. 2017
Une comédie de Patrick Haudecœur (Thé à la menthe ou t’es citron) et Gérald Sibleyras. « Ce sont des auteurs reconnus, à eux deux ils collectionnent les récompenses aux Molières et prix de théâtre et d’adaptation. Patrick Haudecœur est aussi metteur en scène et acteur. Nous sommes dans un théâtre. Sur la scène, une équipe de cinéma tourne la séquence du mari trompé qui interrompt le tournage pour tuer l’amant de sa femme. Décor : caméra, projecteurs, fauteuil de metteur en scène, table de maquillage, décor kitsch, etc… Le public, dans la salle, ce sont les figurants du tournage. « On ne vous voit pas. Aucun avenir ! ». Les gens du cinéma se moquent gentiment d’eux… Le tournage vire à la catastrophe. On refait et refait la scène. A chaque nouvelle prise, un gag, un incident survient. Une comédie désopilante, utilisant des moyens simples, mais pas du tout simplistes. Les acteurs ont du répondant, tout particulièrement Patrick Haudecœeur, dans Battistin l’assistant-réalisateur. Les réparties fusent. Trois musiciens déguisés en machinistes, font entre les prises, des étonnants interludes de jazz dixieland. Le metteur en scène et les comédiens font partager de façon inattendue avec le public complice, leur fantaisie débridée ». JPD.

Le Temps et la Chambre / TNP 22 – 26 nov.
De Botho Strauss, texte français de Michel Viander. Mise en scène Alain Françon. Voilà une pièce puzzle de facture singulière, qui en fait une sorte d’emblème de l’écriture contemporaine. Décryptage d’une réalité éclatée, insaisissable où des êtres apparaissent et disparaissent sans que l’on sache vraiment pourquoi ou comment ils se retrouvent dans la chambre. Chambre d’échos, de souffrances, de désirs, de tendresse…

ARTCOMEDIE320PhilippeDelacroixL’art de la Comédie / Eduardo De Filippo / Théâtre de la Croix-Rousse 23 nov. – 1er déc.
L’Art de la Comédie, écrit par Eduardo De Filippo en 1964, est une formidable farce sur le théâtre, le réel et la fiction. Mise en scène Patrick Pineau. Avec huit acteurs. Dans un chef lieu reculé des montagnes d’Italie du Nord, le préfet reçoit des visiteurs, qui jouent des numéros tous plus extravagants les uns que les autres… Photo © Philippe Delacroix.

 

La Femme Rompue – Josiane Balasko / Radiant-Bellevue 24 nov.
« La Femme Rompue » est un texte engagé de Simone de Beauvoir. Celui d’une femme rejetée par les siens qui se venge par le monologue en fustigeant sa famille, ses amours , la société qui l’entoure et l’humanité toute entière. Elle exprime la rage de toutes les femmes.

Le poisson belge – Marc Lavoine & Géraldine Martineau / Radiant-Bellevue 25 et 26 nov.
Marc Lavoine incarne un homme solitaire et bougon, qui accueille malgré lui une gamine que ses parents ne sont pas venus chercher à l’école… Pleine d’onirisme et de mystère, la pièce mise en scène par Catherine Schaub se révèle un tendre conte.

L’escalier – Staircase / Radiant-Bellevue 28 nov. et13 fév., 13 mars & 3 avril 2017
Crée en 1966 à Londres, elle constituait le témoignage d’une époque où l’homosexualité était encore un sujet tabou. Après Rex Harrison et Richard Burton, deux comédiens français relèvent le défi. Alain Bert et Jean-Marie Avocat. Les rapports houleux d’un couple de gay vieillissant. Création.

Battlefield – Peter Brook / Radiant-Bellevue 30 nov. 1er et 2 déc.
Trente ans après sa version culte de 9 heures, il relance la saga indienne du « Mahabharata » avec « Battlefield (Champ de bataille) version allégée d’1h10 en anglais, surtitre en français. Un modèle de sagesse et de poésie sur la situation terrifiante du monde actuel.

Saison au Congo 320 Michel CavalcaUne saison au Congo aux couleurs de l’Afrique  / TNP 2 – 10 déc.De Aimé Césaire, mise en scène Christian Schiaretti. « La pièce est au répertoire du TNP depuis 2013. L’autre soir c’était la 53° représentation. Ce qui est une performance quand on sait qu’elle mobilise une cinquantaine d’acteurs venus de France et d’Afrique. Elle a été jouée à Fort-de-france en Martinique, au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux et au festival Récréâtrales à Ouagadougou au Burkina Faso où elle a rencontré un franc succès. Au delà du texte engagé d’Aimé Césaire, ce sont toutes les couleurs de l’Afrique qui ressurgissent. Les dialogues, la palabre, la magie du verbe, les accents, l’insouciance, L’espace est tour à tour transformé en salle de parlement, de café, de bal, de village. Les personnages sont très typés. Patrice Lumumba, le président de l’ONU, les banquiers, les policiers belges, les ministres, les citoyens, les musiciens, la chanteuse. La pièce montre un Congo en désespérance, divisé par les ethnies. Un univers très coloré que le metteur en scène a su parfaitement reproduire et mettre en valeur ». JPD. © Michel Cavalca.

HD-HANSEL320-SebastienDumas-1Hansel et Gretel / Frères Grimm / Théâtre de la Croix-Rousse 13 – 21 déc.
Le conte très cruel des frères Grimm. Les petits perdus dans la forêt et la sorcière gourmande. L’équipe de La Cordonnerie en propose une version à sa façon : Hansel et Gretel ne sont plus des enfants dont les parents veulent se débarrasser, mais deux personnes âgées. Mise en scène Métilde Weyergans et Samuel Hercule. Sur scène deux comédiens-musiciens et deux musiciens. Et sur écran un film merveilleusement réalisé, drôle et émouvant à l’imagination débordante. Photo © Sébastien Dumas.

Représailles – M.A. Chazelles & Michel Sardou / Radiant-Bellevue 15, 16, 17 déc.
Comédie de boulevard rocambolesque, signée Eric Assous, avec un prestigieux duo, mis en scène par Anne Bourgeois. Un mari infidèle se fait prendre la main dans le sac. pour sauver son couple, il va de maladresses en mauvaise foi déconcertante ce qui entraine les représailles de sa femme !

Circus Incognitus / Jamie Adkins / Théâtre des Célestins 17 – 31 déc.
Jamie Adkins, joue un « one-man-circus », lunaire et terriblement attachant. Il a mille talents : clown, jongleur, fil de fer, fil mou, acrobate. Il est à la fois clown candide ou séducteur facétieux Jongle avec nos émotions et triomphe des situations les plus périlleuses. A noter Circus Incognitus à 19 h et Sea Girls à 21 h.

Sea-girls-la-revue240Sea Girls – La revue / Théâtre des Célestins 15 – 31 déc.
Spectacle conçu et interprété par Agnès Pat’, Judith Rémy, Prunelle Rivière, Delphine Simon. Mise en scène Philippe Nicolle. Broadway, la musique retentissante d’un big band. Des danseuses paradisiaques qui prennent la pose, arborant des tenues dignes des plus fameuses revues : paillettes, plumes, rubans. On se délecte du côté burlesque de chaque situation. On rit de les voir se chamailler telles des chiffonnières, se déchirer comme au cinéma et s’aimer sur des airs d’opéra ! Un pur divertissement fantasque et décalé. Photo © Claude Badçe.

 

Janvier / Février

Monsieur Croche / Théâtre de la Croix-Rousse 10-16 janv.
Spectacle musical. Création. Rameau, Debussy, Manuel de Falla. Sébastien d’Hérin direction musicale. Caroline Mutel, mise en scène. Frédéric Deslias , arts numériques. Des musiciens virtuoses font découvrir des répertoires musicaux rares en les théâtralisant par la magie et son versant numérique. Un voyage dans l’histoire de la musique inspiré du personnag et des écrits de Claude Debussy.

La Famille Royale / Théâtre des Célestins / 10-14 janv.
D’après William T. Vollman. Création. La troupe de La Meute, revient avec son univers incandescent dans une pièce au parfum de stupre et de scandale. Une fresque éblouissante et exaltée des vies gâchées et des sociétés corrompues d’une Amérique de chauchemar. Humour désespéré, cynisme extrême, dans une version amplifiée mêlant guitares et électro fulgurantes. Accents shakespeariens.

Madame – Catherine Jacob / Radiant-Bellevue 13 janvier
Un monologue de haut vol par une irrésistible ancienne tenancière de maison close : c’est « Madame » par Catherine Jacob. Rigueur et finesse de jeu.

La Fille sur la Banquette Arrière / Théâtre Tête d’Or / 17 janv.-19 fév.
Une comédie de Bernard Slade. Avec Christian Vadim, Christelle Reboul et Isabelle Tanakil. New-York. Intérieur bourgeois. Ronald Carmichaël est un auteur à succès. Son plus précieux collaborateur le quitte. Pour le remplacer survient une institutrice provinciale nunuche et maladroite Pénélope Craddock. Elle présente sa propre pièce « La Fille sur la banquette arrière ». Elle écrit si bien qu’ils vont connaître le triomphe et l’échec. Christian Vadim incarne un auteur hautain, cassant, sûr de lui. Christelle Reboul est un petit bout de femme hyper tonique, virevoltante, au franc parler dévastateur et pleine de fantaisie. Trois autres comédiens complètent la belle distribution. Les costumes très chic de Jean-Daniel Vuillermoz sont superbes. Plus qu’une simple comédie de boulevard, c’est aussi un moment intense sur l’amour et l’amitié entre un homme et une femme. Une pièce interprétée avec finesse et sensibilité par Christian Vadim et Christelle Reboul. JPD. Photos © Laurence Porteil.

Les Faux British / Radiant-Bellevue 18-19 janv.
Sept amateurs de romans noirs anglais décident de créer un spectacle, sans être jamais montés sur scène ! Ils adaptent « The Play that goes wrong ». Les gags vont s’enchaîner mi Sherlock Holmes, mi Monty Python… Un joyeux désordre pour ce thriller théâtral.

Amphitryon / Molière / Théâtre des Célestins 17-28 janv.
Voici une pièce de trois cent ans, en trois actes et en vers, qui malgré tout n’a rien perdu de sa force comique. Bon à savoir : le personnage deu serviteur « sosie » est devenu un nom courant. de même qu' »Amphitryon » est la personne qui offre à dîner ! La pièce est une fantaisie mythologique. La grand voix de Molière est une remarquable diatribe contre les puissants de son époque.

Allegro / Radiant-Bellevue 18 janv.
Les Espagnols de « Cor de Teatre » reviennent avec « Allegro ». 14 chanteurs explorent à capella et transgressent les codes entre musique classique et humour visuel sophistiqué. Avec des pièces connues « Les Quatre saisons de Vivaldi ou le « Calir de Lune » de Debussy. Un spectacle enchanteur.

La Tragédie
du Roi Christophe
TNP 19 janv-12 fév.
Après la création en 2013 de « Une Saison au Congo », Christian Schiaretti porte à la scène « La Tragédie du Roi Christophe », une des pièces maitresse sur la décolonisation de l’écrivain et poète martiniquais Aimé Césaire. Une longue (trop, 3 heures) fresque sur les sursauts et tragédies de la décolonisation qui met parfaitement en valeur les très beaux textes et poèmes d’Aimé Césaire. Christophe crée un état dissident de Saint-Domingue : Haïti. Se fait couronner roi. Crée une caricature de cour et de noblesse. Commet des actes intransigeants, agace ses citoyens, jusqu’à sa fin indigne. Une pièce où il est question de nègres-mulâtres, et de tyrannie-démocratie. Avec à la fin une dimension métaphysique et vaudou sur la nature du pouvoir et de la force. Cette belle fable politique est rehaussée par la mise en scène spectaculaire de Christian Schiaretti. Jugez plutôt : un vaste podium avec quatre musiciens. L’immense scène du TNP où évoluent, en va et vient permanent, une quarantaine d’acteurs et figurants , vêtus de superbes costumes de noblesse d’époque, des robes longues et des chapeaux à plumes, ou des tenues de paysans. L’accent africain savoureux des acteurs du collectif Béneeré, burkinabés et africains, (les mêmes que pour « Une saison au Congo »), leurs passions, leurs sourires éclatants sont criants de vérité. Une fort belle création ! JPD.  Photo  © Michel Cavalca.
La pièce sera diffusée du France Culture et captée et diffusée par France Ô les 9 et 10 mars.

Cold Blood / Un ailleurs poétique / Théâtre des Célestins 8 – 17 février
Un spectacle de la chorégraphe Michèle Anne de Mey et du cinéaste Jaco van Dormael et du collectif Kiss & Cry. Au dessus de la scène un large écran panoramique descend des cintres du plafond. En dessous, dans la pénombre, des danseurs, interprètes, manipulateurs de scène, créateurs d’images, tous vêtus de noir, s’activent dans la pénombre. C’est l’envers du décor ! Ils ont une imagination incroyable. Avec des accessoires les plus divers et des effets spéciaux de brume, de nuages, de flou artistique, ils réussissent à créer une atmosphère poétique unique. Leurs jeux de mains et de doigts sont très évocateurs. Tour à tour se succèdent : un voyage en avion, une soirée dans un casino, une séance de cinéma en plein air, le décollage d’une fusée spatiale, un magnifique bouquet en forme de kaléidoscope. etc… Tandis qu’une suave et pénétrante, voix off présente chacune des courtes séquences de la pièce crée en direct, sous les yeux des spectateurs. L’illusion l’emporte sur le sujet. Superbe. Vous êtes au théâtre,… Vous êtes aussi ailleurs. Le public est debout ! Standing ovation ! JPD

Fragmentation d’un lieu commun / Radiant-Bellevue 23 janv.
La « Cie Drôle d’Equipage » joue une trentaine de textes, véritables sujets de société sur le monde carcéral décrit par Jane Sautière. « Fragmentation d’un lieu commun » ne manquera pas de bouleverser les spectateurs.

VICTOR F.Victor F. / Frankenstein. Théâtre de la Croix-Rousse 25 janv-3 fév.
D’après le Frankenstein de Mary Shelley. Une adaptation ironique et facétieuse écrite et mis en scène par Laurent Gutman. Victor Frankenstein parveint à créer de toutes pièces un être humain vivant. Moche et monstrueux… Qui lui échappe et devient incontrôlable. La pièce a un ton décalé et plein d’humour. Lyon-Newsletter a parlé de l’exposition sur le roman de Mary Shelley dans son numéro d’été 2016. Photo © Pierre Grosbois.
« La Fondation Martin Bodmer à Genève Clolgy, a fait pendant l’été 2016, une exposition  Frankenstein, créé des ténèbres ». Voir ici.

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran / Radiant-Bellevue 9 fév.
Eric Emmanuel Schmitt adapte et lit dans un émouvant solo son roman « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran ». A Paris, dans les années 60, ungarçon juif de douze ans devient l’ami du vieil épicier arabe de la rue Bleue. Deux attachants personnage d’une pièce déjà célèbre appréciée aussi bien par les hébreux que les arabes.

terre-noirecelestins320cjean-claude-fraicherTerre Noire / Théâtre des Célestins 31 janv – 4 fév.
De Stefano Massini. Mise en scène Irina Brook. Les paysans, la terre est-elle condamnée à devenir l’objet d’échanges et de marchés de dupes. Un combat psychologique entre deux avocats aux intérêts contraires incarnés par deux acteurs de renom : Romane Bohringer et Hyppolite Girardot. Une plongée au coeur de la corruption environnementale des grandes firmes multinationales. le pouvoir déshumanisé et froid de la finance. Photo © Claude Fraicher.

 

VANISHING POINT (Marc LAINE 2015)Vanishing Point / Théâtre de la Croix-Rousse 7-11 fév.
Road Movie Musical. Dans sa vieille voiture, Suzanne roule pour rouler, sans savoir où aller. Les musiciens de « Moriarty » accompagnent ce voyage immobile vers les confins de mélodies rock fugitives et de ballades mélancoliques. Marc lainé et son équipe ont fait un voyage de 3200 km, caméra sur le capot et n’en ont rapporté des images de rotures droites et de grands espaces… Des musiciens, des acteurs brillants et une comédienne chanteuse. Photo © Patrick Berger.

cold-bloodcjulien-lambertCold Blood / Théâtre des Célestins / 8-17 fév.
Avec Michèle Anne de Mey, chorégraphe. Jaco Van Dormael, cinéaste. Thomas Cunzig et le collectif Kiss & Cry.
Cold Blood est un voyage au coeur de l’infiniment subtil. Avec une alchimie sensible et inédite du dinéma, du théâtre et d’une « nano-danse » du bout des doigts. Tout se fabrique dans de petits espaces en live. Leur art est basé sur l’improvisation. Les mains évoluent dans des décors de cinéma miniatures. Les scènes y gagnent en abstraction et densité. Le spectateur prend de la hauteur. Humour et mélancolie. Coproduction internationale et succès mondial avec déjà 250 représentations ! Photo © Julien Lambert.

Valentino Suite / Théâtre de la Croix-Rousse / 14 février
Le Quatuor Debussy et l’accordéoniste Pascal Contet avaient concocté pour la St Valentin un panorama de la musique argentine, du tango aux oeuvres contemporaines. Une rencontre originale avec des inspirations plus classiques que jazzy. L’accordéon remplaçait le bandonéon d’Astor Piazzolla. Le Quatuor Debussy, jouait à domicile, puisqu’il est de la Croix-Rousse. Deux pièces remarquables. « Manha de Carnaval » (Orfeu Negro) d’Antonio Carlos Jobim. Et « Valentino Suite », du jeune compositeur de musiques de films français Chistophe Julien. Le Théâtre de la Croix-Rousse est décidément très musical !

Avanti ! / Théâtre Tête d’Or 21-22-23 Fév.
De Samuel Taylor avec Francis Huster et Ingrid Chauvin. Mise en scène Steve Suissa. Une comédie romantique et délicate agrémentée de l’ironie gouailleuse et tendre des italiens. Elle nous entraine sous le soleil de Rome. Réseaux internet bloqués, horaires de bureaux décalés, cercueils volés… mais un ladino diabolique leur fait découvrir une nouvelle façon d’appréhender la vie.


 Liens

* Théâtre des Célestins – Tél. 04 72 77 40 00 – www.celestins-lyon.org

* TNP Villeurbanne – 04 78 03 30 00 – www.tnp-villeurbanne.com

* Théâtre Tête d’Or – Accueil 04 78 62 96 73  – www.theatretetedor.com

* Théâtre de la Croix-Rousse. Place Joannes Ambre 69004 Lyon –  Tél. 04 72 07 49 49 – www.croix-rousse.com

* Radiant-Bellevue-Caluire – Tél. 04 72 10 22 19 – www.radiant-bellevue.fr

* Les Ateliers – Tél. 04 78 37 46 30  – www.theatrelesateliers-lyon.com

* Les Subsistances- www.les-subs.com

* TNG Théâtre Nouvelle Génération – www.tng-lyon.fr