Site web d'informations culturelles & patrimoine - 13ème année

MUSÉES

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PATRIMOINE

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En 2016, le musée des Beaux-Arts de Lyon a accueilli 334 000 visiteurs,
soit 10 % de plus qu’en 2015.

Succès public des expositions et des collections. En 2016, trois expositions-dossiers et accrochages avaient mis en valeur les collections permanentes du musée : Les couleurs de la Korê, Un regard sur la scène artistique lyonnaise au XXe siècle et le réaccrochage des pièces maîtresses des collections du XXe siècle après leur présentation au Mexique dans l’exposition Los Modernos.  L’augmentation de la fréquentation du musée s’explique également par le succès des expositions Lyon Renaissance. Arts et humanisme présentée jusqu’au 25 janvier 2016, Autoportraits, de Rembrandt au selfie du 26 mars au 26 juin 2016. Fin décembre, pas moins de 45 000 personnes avaient déjà visité l’exposition Henri Matisse, le laboratoire intérieur, qui reste ouverte jusqu’au 6 mars 2017.

300Matisse-femme-allongeeLyon MBA - Photo Alain BassetHenri Matisse, le laboratoire intérieur
Musée des Beaux-Arts – 2 déc. – 6 mars 2017

Une grande rétrospective consacrée à Henri Matisse (1869-1954) se tient au musée cet hiver. Artiste reconnu pour ses peintures au chromatisme vibrant et éblouissant, Matisse s’est aussi adonné à la pratique du dessin, discipline quotidienne qui lui a permis de conquérir la plus grande liberté.
La lumière éclatante des oeuvres de Matisse.
« Le Laboratoire intérieur », est une sorte de parcours initiatique destiné au visiteur afin de lui faire comprendre l’évolution de la pensée et des états d’âme de l’artiste dans son processus de création. Ce en quoi elle est fort originale et un peu didactique. D’ailleurs de nombreux jeunes étaient d’ailleurs là, le crayon à la main à prendre des notes, sous les explications de leurs professeurs de dessin. Chacune des salles offre un dialogue entre les dessins, peintures, gravures et sculptures. On suit l’évolution du regard de l’artiste depuis le premier dessin, jusqu’à l’oeuvre finale. Le plus souvent le tableau, vivement coloré, est très différent de la première esquisse au crayon ou au fusain en noir et blanc. H. Matisse utilisait les services de modèles professionnelles, dont les heures étaient payées, des modèles uniques ou presque. Deux thèmes sont remarquables : les arbres et oranges et les odalisques. Ces odalisques évoquent la représentation de la femme, placées dans un décor allusivement oriental. Cette citation de Guillaume Apollinaire résume parfaitement le style de l’artiste. « Si l’on devait comparer l’oeuvre d’Henri matisse à quelque chose, il faudrait choisir l’orange. Comme elle, l’oeuvre d’Henri Matisse est un fruit de lumière éclatante ». JPD

L’exposition retrace, autour d’environ 250 œuvres, l’épanouissement de son œuvre dessiné autour de quelques séries : les académies, les dessins au pinceau fauves de 1905-1906, le travail du portrait dans les années 1910, les « Cinquante dessins » ingresques de 1919-1920, annonçant les odalisques de la période niçoise, les dessins au trait transparents de 1935-1937, aussitôt suivis de grands fusains longuement travaillés en 1938-1939, la « floraison » des Thèmes et Variations en 1941-1942 et les derniers dessins au pinceau monumentaux des années 1947-1952. 
Le travail de dessin de Matisse est cependant si étroitement lié à sa peinture, à sa sculpture, comme bien évidemment à sa pratique de graveur, qu’il ne saurait être regardé séparément. Il devance, prépare, accompagne et prolonge toutes les autres pratiques de Matisse. L’exposition est organisée dans le cadre du quarantième anniversaire du Centre Pompidou.
 Photo. Henri Matisse, Jeune femme en blanc, fond rouge (Modèle allongé, robe blanche), 1946, © Succession H. Matisse, 2012 – Image © Lyon MBA – Photo Alain Basset

corps-rebelles_570micheloiselleCorps rebelles
Musée des Confluences 13 sept. – 5 mars 2017

À la fois installation et œuvre d’art en soi, Corps rebelles est une invitation à comprendre la danse contemporaine comme un langage universel. Corps rebelles est une exposition sur l’histoire de la danse au 20e siècle. Destinée aux néophytes comme aux initiés, elle présente les différentes approches de la danse, illustrés par des chorégraphies emblématiques. Photo © Michel Loiselle

Une petite exposition, mais superbe et dense qui va à l’essentiel
La scénographie est conçue pour être immersive par une forte présence de l’image et de la musique. L’exposition se visite avec un casque moderne, sans bouton, tout est automatique… Un régal à écouter. Cette exposition à la scénographie remarquable est crée au musée des Confluences d’après un concept du Musée de la civilisation, Québec, est faite avec la participation de Moment Factory.

Six grands thèmes « Danse virtuose », « Danse vulnérable », « Danse savante,danse populaire », « Danse politique », « Danses d’ailleurs », et « Lyon, une terre de danses ».
Ces 6 grands thèmes illustrés par 6 chorégraphes ont été choisis par le musée et la commissaire Agnès Izrine. Louise Lecavalier pour « Danse virtuose », Raimund Hoghe pour « Danse vulnérable », François Chaignaud et Cécilia Bengolea pour « Danse savante, danse populaire », Daniel Leveillé pour « Danse politique », Raphaëlle Delaunay pour « Danses d’ailleurs » et Mourad Merzouki pour « Lyon, une terre de danses ». Par ailleurs, des films réalisés spécialement pour cette version française de l’exposition, s’intéressent à l’évolution du regard sur le corps au 20e siècle en associant des extraits de pièces dansées à des archives d’actualités. Au cœur de l’exposition, chacun des 6 thèmes se déploie sur de grands écrans disposés en triptyque. Les films diffusés dans ces espaces semi-immersifs donnent la parole à un chorégraphe sur des images de sa performance dansée, dans une esthétique épurée et une image en noir et blanc. Jusqu’à la clôture de l’exposition en mars 2017, la Biennale de la Danse, la maison de la Danse et le musée des Confluences ont élaboré une programmation élaborée. Les résidences programmées au sein du Studio: Qudus Onikeku. Bouba Landrille -Tchouda. Denis Plassard. Serge Aimé Coulibaly. . Agathe Boulanger. Collectif ES. Qudus Onikeku. Les spectacles durant la Biennale sont gratuits et ouverts à tous.

650reposoir_de_petrels_des_neiges_-_vincent_munierAntarctica / Musée des Confluences
Exposition prolongée jusqu’au printemps 201
Suite à la rencontre avec les équipes de l’expédition polaire « Antarctica », menée par Luc Jacquet et Wild-Touch en 2015, le musée des Confluences présente une exposition immersive consacrée à l’Antarctique. « Antarctica » est un voyage au coeur d’une oasis de vie polaire. Aux alentours de la base française Dumont d’Urville en Terre Adélie, ce site naturaliste exceptionnel est uniquement accessible aux missions scientifiques.650lequipe_de_plongee_se_prepare_ccedric_gentil
L’intérêt majeur de cette exposition est la double approche à la fois artistique et scientifique, mêlant les points des vues sous-marines et terrestres. « Antarctica » est une véritable ode poétique à la biodiversité polaire et à sa protection. Les vues grands manchots, de phoques de Weddel sont superbes. Les vols de pétrels dans la tempête et d’océanides au coucher de soleils sont sublimes. Les grands manchots bondissent hors de l’eau pour atterrir sur la banquise. Rarement on voit des images, (photo et vidéo) d’expédition aussi artistiques, surprenantes, romantiques et originales. Photos. L’équipe de plongeurs © Cédric Gentils.  Pétrels des neiges © Vincent Munier.

650manchot_adelie_de_retour_de_la_peche_-_vincent_munierDix ans après le film « la Marche de l’Empereur »
Le réalisateur oscarisé Luc Jacquet est retourné en Antarctique. Accompagné de deux photographes naturalistes, Laurent Ballesta et Vincent Munier, il explore avec sa propre sensibilité l’univers polaire. Sous la glace, Laurent Ballesta, photographe plongeur et biologiste marin, réalise un défi technique et humain en découvrant à des profondeurs jusque-là inexplorées une biodiversité méconnue. Sur la glace, Vincent Munier, photographe des milieux extrêmes, témoigne de la vie animale en Terre Adélie. Photo de manchots Adélie bondissant hors de l’eau pour accèder à la banquise  © Vincent Munier.

650phoquelaurentballesta2Entouré à 360 ° par quatre immenses écrans semi-circulaires
Passé le vestiaire où les hommes s’attèlent à de longs et méticuleux préparatifs, le visiteur est invité à plonger aux côtés des phoques de Weddell et des manchots empereurs et Adélie dans les profondeurs de l’océan Austral. Immergé, guidé par les plongeurs, il découvre la vie foisonnante des fonds sous-marins. Retournant à la surface, il prend pied sur la banquise. Entouré à 360 degrés par des écrans de plusieurs mètres de haut, il assiste alors aux scènes de vie quotidienne des colonies de manchots, en contemplation devant la beauté de la banquise qui se déploie à perte de vue. Antarctica, une exposition co-conçue par le musée des Confluences et Wild-Touch. Réalisée à la station française Dumont d’Urville en Terre Adélie, Antarctique avec l’aide des équipes et de la logistique de l’Institut polaire français Paul-Émile Victor et des Terres australes et antarctiques française. Dans ces salles volontairement sombres le visiteur est en immersion totale. Une vraie réussite. JPD.L’exposition initialement prévue jussqu’au 31 décembre, sera sans doute prolongée jusqu’au printemps 2017, date à préciser. Photos de manchot Adélie et de bébé phoque de Weddel © Laurent Ballesta.


Nikos Aliagas 1 Nikos Aliagas 2L’Epreuve du Temps Nikos Aliagas expose ses photos
Siège de GL Events 17 sept. – 9 oct. Prolongée jusqu’au 6 novembre.

Un regard acéré sur le regard et sur les mains des autres à l’épreuve du temps. De la télévision à la photo. Loin des strass et des célébrités, Nikos Aliagas nous montre des êtres dans leur fragilité et leur singularité. De superbes photos en noir et blanc, avec du relief, de l’atmosphère, du tragique et de la beauté ! Des photos intemporelles qui nous interpellent.. Exposition dans le très moderne hall du siège de GL Events. A 10 minutes à pied du Musée des Confluences. Un espace d’exposition de la Confluence de Lyon. Quai Rambaud 69002 Lyon

 

Trois expositions et une performance. Musée d’Art Contemporain 30 sept. – 15 janv 2017 et 67000 visiteurs
Trois expositions Jan Fabre, « Stigmata / Wall Drawings », « Icônes urbaines » et « Le bonheur de deviner peu à peu » ont ému, enthousiasmé, intrigué, ou donné le sourire, au public… et lui ont donné envie de partager largement ses coups de cœur sur les réseaux sociaux ! 67 000 visiteurs, dont plus de 14 000 en visites commentées (groupes & individuels), 6000 aux 10 jours exceptionnels Wall Drawings et au Festival à la Croix-Rousse, 3000 à la performance de Jan Fabre et à l’inauguration ou encore 1000 aux conférences, concerts, lectures… Prochaine exposition à partir du 9 mars : « Los Angeles, une fiction », « Frigo Generation 78/90 » et une exposition/résidence d’Olivier Zabat.
e-vue-de-lexpo-320jan-fabre-stigmata-au-mac-lyonI – Stigmata – Actions & Performances. Ou comment exposer la performance ?
En 2004, le macLYON exposait l’intégralité des films de Jan Fabre. En 2016, l’exposition STIGMATA présente les actions et performances de 1976 à 2016. C’est un voyage dans la mémoire de Jan Fabre à la rencontre de quarante années de création, depuis les toutes premières performances et actions jusqu’à celle qu’il crée pour Lyon le 29 septembre 2016.
Dans une mise en scène de Jan Fabre et Germano Celant, cette exposition ouvre une vue d’ensemble de toutes ses performances et ses actions. L’exposition rassemble plus de 800 objets : dessins, photographies, artefacts, costumes, maquettes que Jan Fabre nomme des « modèles de pensée », films, œuvres au stylo à bille bleu…À l’automne 2016, Jan Fabre réinterprète la scénographie, ajoute des pièces, des objets et une nouvelle performance pour Lyon. Vue de l’exposition Jan Fabre Stigmata – Actions & Performances 1976–2016 au MAC Lyon (30 septembre 2016 – 15 janvier 2017) © Adagp, Paris 2016. © Photo Blaise Adilon

01-performance320-jan-fabre-29-sept-16-photo-gilles-reboissonLa nouvelle performance de Jan Fabre
« Une tentative de ne pas battre le record du monde de l’heure établi par Eddy Merckx à Mexico en 1972 (ou comment rester un nain au pays des géants) » Jan Fabre battra-t-il le record de l’heure établi par Eddy Merckx en 1972 ?
Pendant une heure, l’artiste sera sur la piste, à l’ombre des géants (de la route) en présence d’Eddy Merckx, de Raymond Poulidor et de Bernard Thévevenet, avec les commentaires « tourdefrancesques » de Ruben Van Gucht et de Daniel Mangeas et le soutien de plus de 2000 fans, ainsi qu’un tournage en direct. Saluant le talent de celui que l’on a surnommé « Le Cannibale » en raison de son insatiable faim de victoires, Jan Fabre se laisse rattraper et avaler par la beauté de l’échec.
Vue de la performance de Jan Fabre ≪ Une tentative de ne pas battre le record du monde de l’heure établi par Eddy Merckx à Mexico en 1972 (ou comment rester un nain au pays des géants) ≫, 29 septembre 2016 au vélodrome du Parc de la Tête d’Or à Lyon
© Photo : Gilles Reboisson
e1-vue-de-lexpo-320wall-drawings-au-mac-lyon e2-wenna160II- Wall Drawings
Icônes Urbaines.
Le Street Art (dessin directement exécuté sur le mur): quand l’art envahit les murs et les rues de la cité-monde, cela donne l’exposition Wall Drawings Icônes urbaines, Sur une proposition de Julien Malland alias Seth & Hervé Perdriolle, remixée par l’équipe du musée.
C’est un voyage en autant de pays qu’il y a d’artistes : Belgique, Argentine, France et Réunion, Israël, Australie, Mexique, Ukraine, Pérou, Chine. En autant d’artistes qu’il y a d’images à inventer, d’œuvres à esquisser. Charley Case, Jaz, Kid Kréol & Boogie, Addam Yekutieli aka Know Hope, Reko Rennie, Saner, Teck, Elliot Tupac, Wenna, sont invités, comme c’est l’usage « dehors », à ficeler leurs murs dedans, au musée, pendant les 15 jours qui précèdent l’ouverture de l’exposition. Leur voyage est celui du commun, mêlant tout à la fois, les techniques les plus diverses : maîtrise du trait, peinture bitumeuse, pétrole, goudron, assemblage, ready-made, tatouage, motif géométrique, sérigraphie, lettrage, a che, collage, texte, « tableau », illustration, céramique !
Vues de l’exposition Wall Drawings Icônes urbaines au MAC Lyon (30 septembre 2016 – 15 janvier 2017)
Œuvre de Wenna. Et Wenna à l’oeuvre pour l’exposition. © Photos : Blaise Adilon
 

d1-vue-de-lexpo-320le-bonheurau-mac-lyon-eduardo-basualdoIII- Le Bonheur de deviner peu à peu
Avec les œuvres de Eduardo Basualdo, Cai Guo-Qiang, Ilya Kabakov, ORLAN, Jean-Luc Parant, Mel Ramos et Tavares Strachan. Toutes ces œuvres, comme autant de rencontres avec les artistes, sont la collection du macLYON, une collection constituée d’expositions et de moments construits avec les artistes, une collection qui ne manque pas de questionner les tenants et aboutissants du musée lui-même : conserver, acquérir, montrer, maintenir l’activité des œuvres et préserver la contemplation. « Nommer un objet, c’est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème qui est faite du bonheur de deviner peu à peu : le suggérer, voilà le rêve. C’est le parfait usage de ce mystère qui constitue le symbole : évoquer petit à petit un objet pour montrer un état d’âme, ou, inversement, choisir un objet et en dégager un état d’âme, par une série de déchi rements. » Cités par le journaliste Jules Huret.
Ces quelques mots de Mallarmé ont inspiré le titre de l’exposition, comme une possible référence à la modernité artistique.
Vue de l’exposition Le Bonheur de deviner peu à peu au MAC Lyon (30 septembre 2016 – 15 janvier 2017). Eduardo BASUALDO, La Isla, 2009-2013. Collection macLYON
© Photo : Blaise Adilon


Infos & Liens

* Musée des Confluences. 86, quai Perrache 69002 Lyon 04 72 69 05 00 – www.museedesconfluences.fr

* Musée des Beaux-Arts (MBA). www.mba-lyon.fr

* Musée d’art contemporain (MAC). Cité Internationale – www.mac-lyon.com

* Institut d’Art Contemporain (IAC). Villeurbanne  – www.i-art-c.org

* Musées Gallo-Romains de Lyon et Saint-Romain-en-Gal – www.musees-gallo-romains.com

* Gadagne Musées – www.gadagne.musees.lyon.fr

* Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique. 13 rue de la Poullaillerie 69002 Lyon – 04 78 37 65 98  – www.imprimerie.lyon.fr

* Musées des Tissus et Musée des Arts décoratifs de Lyon – 34 rue de la Charité F-69002 Lyon – 04 78 38 42 00 – www.mtmad.fr

* Musée d’Art Moderne de Saint Etienne. Rue Fernand Léger 42270 Saint-Piest-en-Jarez  –  mam@agglo-st-etienne.fr – www.mam-st-etienne.fr

* Fondation Gianadda- Martigny Suisse – www.gianadda.ch – info@gianadda.ch