LA LETTRE CULTURELLE DE LYON
Spectacles. Concerts. Théâtre. Expositions. Patrimoine. Voyages.
Création 2008. N°26 Automne-Hiver 16/17

DANSE

Septembre / Octobre / Novembre / Décembre / Janvier /Février

  Septembre / Octobre


Akram Khan / Maison de la Danse 30 sept. – 5 oct.

Jeune public. Des souvenirs d’enfance imaginaires évoqués via un système visuel fantastique. Deux danseurs clonés. Un conte chorégraphique. Danse traditionnelle indienne et récit poétique. Promet d’être un temps fort de la saison. Première en France. Akram Khan  © Richard Haughton.

Akram Khan - Chotto Desh240Richard HaughtonCirque Eloïze / Maison de la Danse 8 – 22 oct. Génial !
Le cirque Eloize (prononcer El-Waz) a déjà plus de 4000 représentations, dans 500 villes différentes et 50 pays à son actif. « Cirkopolis prolonge l’atmosphère du célèbre film de Fritz Lang Métropolis. Les magnifiques vidéos en noir et blanc nous font pénétrer dans une immense usine des années 30, où tournent inlassablement de gros engrenages. Au premier plan une vaste salle. Des employés vêtus d’un gris travail, (costume, imper, chapeau) apportent au bureau des liasses de papiers à faire tamponner. Prétexte à des acrobaties les plus improbables qui soient. Sur fond de vidéos mouvantes se succèdent à un rythme endiablé de superbes numéros de banquine (portés acrobatiques avec projection de partenaires en l’air), de roue allemande, de clown, de jonglerie, de trapèze, de corde. Et de mât chinois avec une prise de risques maximum ! Les effets de perspective et de zoom sont si saisissants qu’on se croirait tout-à-fait dans cette usine. Ils repoussent leurs limites, ils font des prodiges, ils défient la monotonie, ils nous font rêver. Il faut absolument aller les voir. C’est tout simplement génial ! » JPD.Cirque Eloïze © Valérie Remise.

Pietragallea Derouault / Je t »ai rencontré par hasard / Radiant-Bellevue 18 oct.
« Un couple de danseurs, symbolise avec simplicité et grand talent l’amour et le temps qui s’enfuit. En une dizaine de tableaux ils expriment tour à tour l’étincelle de la rencontre. Les émotions et les interrogations. L’amour, la scène du lit est d’un érotisme sublime. Puis, avec humour, ils miment la vie quotidienne, elle fait le ménage… Lui est vautré sur une chaise. Tellement vrai ! Ils dansent ensuite sur un air de crooner américain. Puis ce sont les accidents de la vie, les béquilles. Et tout se termine par un final plein de charme. Marie-Claude Pietragalla, a la grâce d’une danseuse étoile du Ballet national de Paris. Julien Derouault, ex soliste du Ballet national de Paris, est chic et distingué. On sent une entente et une fusion totale entre eux. Ils sont aussi les chorégraphes de ce ballet et de leur compagnie « Théâtre du Corps Pietragalla-Derouault ». Des airs célèbres sont rehaussée de textes en vers et en prose. Un voyage intime sur la rencontre et le couple, parfaitement restitué par la création de Pietragalla Derouault. » JPD.

The Roots Kader Attu / Radiant 20 oct.
A l’occasion du Festival Karavel 10 édition, Kader Attou, ancien compagnon de Mourad Merzouki vient présenter sa pièce « The Roots » qui tourne à travers le monde. Onze danseurs évoluent dans l’univers ordinaire et bancal du quotidien, teinté de nostalgie.

 

Novembre / Décembre

Systeme Castafiore - Theorie des Prodiges  179Karl BiscuitSystème Castafiore réenchante le monde
avec des prodiges de vidéo / Maison de la Danse 3 – 8 nov.

Théorie des Prodiges.  » Sur la scène, un immense rectangle fermé par un grand écran de fond et un léger écran-voile transparent à l’avant. Des vidéos créatives et imaginatives sont simultanément projetées sur les deux écrans. Elles produisent un saisissant effet 3D.
En une douzaine de tableaux on passe de l’origine de la vie au monde du quatrième élément et de la métaphysique… Au cantique du quantique ! Dans un flot d’images surréalistes, se côtoient l’espace, les paysages étranges et le merveilleux. Des images qui se recomposent en permanence au gré de la fantaisie. L’espace scénique devient lui-même lieu de prodige.  A l’intérieur de l’espace, les cinq danseuses évoluent tour à tour, en apesanteur, légères, aériennes, mystiques, dédoublées, symbolisant des créatures issues d’encyclopédies de la Renaissance. Avec en surimpression les fort belles images chorégraphiques de Marcia Barcellos. Une comédienne présente le thème de chaque tableau. Sur le côté deux chanteuses chantent à capella. Des airs composés de bouts de dialogues, de bribes de chansons et d’onomatopées sur une tonalité médiévale et baroque. Tandis que des fragments d’un manuscrit du XIV° s. apparaissent en fronton de l’écran. Karl Biscuit nous délivre un spectacle tout-à-fait nouveau, intelligent, où la danse, la musique, la scénographie et la vidéo sont subtilement imbriqués. Il refait le monde avec poésie et en s’amusant ! » JPD. Photo Système Castafiore Théorie des Prodiges © Karl Biscuit.

Booba Landrille Tchouda / Toboggan-Décines 4 – 7 nov.
Boomerang sera sa création la plus hip hop ! Violence des rapports humains vus sous l’angle hip hop. Une troupe de huit danseurs à l’énergie intense et contagieuse. Des rituels dansés avec fulgurances et foudroiements.

Le Lac des Cygnes sur Glace / Halle Tony Garnier 8 nov.
Après une tournée mondiale à guichets fermés, les Imperial Ice Stars reviennent en France pour une interprétation magique et incomparable du Lac des Cygnes, avec la participation exceptionnelle d’un médaillé olympique français : Philippe Candeloro. Les vingt-six patineurs, qui totalisent plus de 250 médailles internationales, offrent un spectacle de haut vol, sur la célèbre musique de Tchaïkovsky. Dans un décor somptueux, entre effets spéciaux et figures aériennes, les artistes nous racontent avec passion l’histoire du prince Siegfried, amoureux d’une jeune femme transformée en cygne…

Rocio Molina / Radiant-Bellevue 15 nov.
Rocco Molina a imposé son nom sur les plus grandes scènes et festivals auprès des connaisseurs du flamenco et des amateurs de danse contemporaine. Improvisation ou grand spectacle, une approche sans contrainte de son art.

Jérôme Bel / Maison de la Danse 15 – 16 nov.
Gala. Une création, en forme de gala de fin d’année avec 20 danseurs, dont 16 amateurs formés en 3 jours à la Mdld et 4 pros. Une approche qui secoue les aprioris sur la danse, en empathie avecc le public.

Variations sur le thème de la Grande Fugue de Beethoven / Opéra 17-25 nov.
« Beethoven, dans les dernières années de sa vie, écrivit plusieurs quatuors pour le compte du prince russe Galitzin. Des longs quatuors à cordes, et le final de l’un d’eux est constitué par la Grande fugue Opus 133. Pour ce programme, Yorgos Loukos, directeur du ballet, a réuni trois chorégraphes contemporains, mais de générations différentes. Sur la même musique les artistes ont travaillé de façon très différente.
lc-grandesfugues14_copyrightstoflethLucinda Child. Six couples en collants et T-shirts gris évoluent de façon classique dans une ambiance de camaïeu de gris. Ils sont beaux, élancés, superbes, identiques. Un casting de rêve, rarissime dans une compagnie de ballet.

Juste un regret, la version orchestrale du quatuor, n’apporte rien, au contraire.
Anne Teresa De Keersmaeker. Pour elle, la musique est le point de départ. Comment on la vit, comment on la traduit en danse. Et il faut reconnaître que ces huit danseurs en costume noir et chemise blanche sont tout-à-fait dans l’énergie masculine du mouvement de la musique. Ils pratiquent l’art du saut et de la chute avec brio et synchronisation. Photo Grande Fugue Lucinda Childs © Stofleth.
Maguy Marin. Les quatre danseuses sont vêtues de rouge. Elles dansent de façon théâtrale. Elles sont comme le compositeur devenu sourd et malade à cette période, tourmentées, intériorisées, douloureuses.
Les danseurs du Ballet de l’Opéra de Lyon savent interpréter de façon brillante tous les chorégraphes, tous les styles »
. JPD

Le Lac des Cygnes / Amphithéâtre Salle 3000 18 nov.
Le Lac des Cygnes est un ballet magique en 3 actes (4 tableaux) interprété par le Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre (SPBT), une des meilleurs troupes de Russie. (…)

Jérôme Bel / Maison de la Danse 18 nov.
Cédric Andrieux. Jérôme Bel est une des figures de la scène contemporaine avec des spectacles volontiers iconoclastes qui prennent à rebours les spectateurs. Il raconte son histoire avec humour.

Mimulus / Ou le mouvement perpétuel de danse brésilienne
Radiant-Bellevue 22 nov.
« Do Lado Esquerdo ». « Jomar Mesquita et sa compagnie Mimulus ont été découverts en France lors de la Biennale de la Danse 2002, ils sont revenus en 2006. Entre temps ils ont triomphé en Amérique et en Europe. Et les revoilà au Radiant. Leurs danses de salon, se mêlent aux danses contemporaines. Ils sont huit, quatre couples, ils dansent avec une énergie, une souplesse et une élasticité extraordinaires. Ce sont des artistes de grand talent, ils font des portés audacieux, des pirouettes inattendues, des solos superbes, des mouvements de groupe harmonieux. Ils dansent le forro et la samba, héritages nostalgiques de la colonisation portugaise, mais avec une inventivité et une créativité nouvelles.
Une danse est à peine achevée d’un côté, qu’une autre démarre de l’autre côté. Les couples entrent et sortent dans un rythme débridé, renforcé par les superbes musiques brésiliennes des quatre musiciens installés en fond de scène, qui jouent en « live ». Ils donnent une incroyable impression de facilité… Mais tout est préparé, chorégraphié, théâtralisé, pour créer un mouvement perpétuel de danses et de musiques brésiliennes. Après le spectacle, ils ont emmené le public danser avec eux dans le grand hall du Radiant-Bellevue. Superbe ambiance ! » JPD

Chico Mambo /Maison de la Danse 22 – 27 nov.
Tutu. Six hommes en tutu. Ils sont danseurs , acrobates, clowns… Ils savent tout faire, mais avec humour et dérision. les Chicos Mambos revisitent toutes les danses de la danse contemporaine de Pina Bausch au Sacre du Printemps.

José Montalvo / Maison de la Danse 30 nov. – 4 déc.
Y Olé ! José Montalvo, l’ex collègue de Dominique Hervieu nous invite à son Sacre du Printemps, à un retour à ses racines et à l’enfance sur fond de musique classique, de flamenco et des tubes de son adolescence.

Conceal | Reveal is the 20th anniversary celebration of one of today’s most prolific and highly acclaimed artistic partnerships, between contemporary dance choreographer Russell Maliphant and lighting designer Michael Hulls. This major new production honours the unique and unparalleled language between light and movement that these two award-winning Sadler’s Wells Associate Artists have developed over the past two decades.  Featuring dancers Adam Kirkham & Nathan Young in Piece No 43 © Tony Nandi 2015Russel Maliphant / Maison de la Danse 7 – 8 décembre
Conceal Reveal. Ce chorégraphe phare de la scène britannique présente trois pièces de son répertoire : « Broken Fall », un grand moment crée avec Sylvie Guillem, « both, and « , « Pièce N°43 » Très british. Jeux sophistiqués de lumière et curiosités techniques. Photo Russel Maliphant © Tony Nandi.

 

 

Mourad Merzouki – 20 ans déjà et quelle énergie !
Maison de la Danse 11 – 15 décembre

« Depuis 1996, les lyonnais et particulièrement le public de la Maison de la Danse, connaissent bien Mourad Merzouki et Käfig. Ses créations ont été présentées dans déjà plus de 700 villes ! La Cie Käfig a donné plus de 2800 représentations dans 58 pays et plus d’un million de spectateurs ! Hier soir deux pièces. avec dix danseurs brésiliens passionnés de danse, sortis de la marginalité et ayant la rage de s’en sortir ! « Corriera », les dix danseurs nous plongent dans une vie trépidante. Une course frénétique avec des arrêts syncopés, des portés incroyables, des figures de hip hop rarissimes, sur fond de musique d’Asie Centrale et du Brésil. « Agwa », placé sous le signe de l’eau. Avec de simples verres remplis d’eau, de beaux effets de lumière et des musiques envoûtantes, ils réussissent des prodiges de virtuosité et d’adresse. Des bonds et rebonds millimétrés, des acrobaties époustouflantes, des figures inconnues, avec en permanence une énergie incroyable. Ils enfin et surtout ont une joie de vivre communicative. Voilà assurément de nouveaux horizons très prometteurs de la danse contemporaine. Applaudissements nourris et « standing ovation ». JPD Photo Mourad Merzouki © Michel Cavalca.

Mourad Merzouki – Pixel / Maison de la Danse 18 – 21 décembre
Présenté à la Mdld en 2015. Pixel : voici une oeuvre phare au carrefour de la danse et de la vidéo interactive. Elle puise son énergie dans le hip hop et la projection 3D des Mondâtes du numérBardaneen Mondot et Claire Bardainne. Ce n’est pas du hip hop de rue, mais bien une danse élégante, ultra dessinée, très classe. Un spectacle enchanteur aussi bien pour les grands que les petits. A voir absolument juste avant les vacances de Noël.

Flip Fabrique / Radiant – Bellevue 21 – 22 déc.
Les artistes de Flip Fabrique incarnent la nouvelle génération du cirque canadien avec leur première création « Attrape-moi », aussi spectaculaire que touchante. De rafraîchissants numéros s’enchainent à l’énergie amicale et juvénile. Mais qui séduit le monde entier depuis 5 ans.

Janvier / Février

Michel Kelemenis / Maison de la Danse 4-7 janv.
Création 2016. Un cocktail rock et goal (ballon) pour enfants, ludique et détonnant entre danse, sport et musique populaire. Ils ont un talent espiègle et subtil pour s’adresser aux jeunes. Une tendre conciliation entre chorégraphie et rock et sport, pour faire aimer la danse au delà des étiquettes. Pour enfants et familles.

ballet-du-capitole320-valser-david-herreroBallet du Capitole / Maison de la Danse 12-14 janv.
Valser, ce ballet avait déchaîné l’enthousiasme lors de sa création en 1999. Bien plus tard, cette création reste une brillante démonstration, une ode au tango. On est dans un univers d’arène et de combats puissants et fougues sur une scène en terre battue. « Je veux faire valser le tango ». De magnifiques interprètes dansent entre tradition classique et danse contemporaine. Photo © David Herrero.

Sankai Juku / Maison de la Danse 17-21 janv.
Meguri. Il est venu en 1983 à la Maison de la Danse avec Shanen, sa première création. Il est un invité fidèle. Chacun de ses spectacles bouleverse les spectateurs avec une forte charge émotionnelle. Meguri ne déroge pas à la règle. mer de sable bleu profond, nervures rougeoyantes sur les parois l’oeuvre déroule ses climats… Support à la méditation.

Les Solistes du Ballet de l’Opéra de Paris / Radiant-Bellevue 22 janv.
Les Ballet de l’Opéra national de Paris a dans son effectif quelques 150 éléments. Chaque danseur, chaque danseuse présente une virtuosité folle. Les meilleurs d’entre eux vont nous montrer des Grands Pas Classiques. Variétés de styles et finesse des interprétations.

Beyond / Cie Circa / Radiant-Bellevue 24-25 janv.
La Compagnie australienne Circa présente un véritable ovni dans le monde du nouveau cirque. Ils nous invitent à passer au delà de l’humain, de l’animal, de la folie et de la raison (beyond = au-delà). c’est du cirque acrobatique, trapèze, mât chinois, costumes d’animaux. Ballades et musique électronique.

angelin-preljocaj320romeo-et-juliette-jean-claude-carbonneAngelin Preljocaj / Roméo et Juliette / Maison de la Danse 25-29 janv.
Roméo et Juliette. Dans ce ballet, quatre artistes réalisent un des tubes de la danse contemporaine. William Shakespare (thème), Enki Bilal (décors), Serge Prokofiev (musique) et Angelin Preljocaj (chorégraphie) ! Sous le regard d’A. Preljocaj, la célèbre histoire devient une lutte de la jeunesse amoureuse contre l’ordre établi. Sauvagerie, rudesse et lutte des classes. Avec 24 danseurs.
Angelin Preljocaj / La Fresque 
Maison de la Danse 1-4 fév.

Un grand chorégraphe et un grand couturier nous donnent ici, la version d’une incroyable modernité, d’un conte traditionnel chinois. « C’est l’histoire incroyable et un peu fantasmagorique d’un homme qui tombe amoureux d’une image » comme le dit lui-même Angelin Preljocaj. Les volutes de fumée blanche évoluant sur un rideau noir annoncent une ambiance sombre. Cinq danseurs et cinq danseuses évoluent séparément ou en groupe. Angelin Preljocaj nous montre ici tout l’éventail de ses talents. Comme ce groupe de danseuses formant une magnifique statue figée dans le temps. Ou ces femmes lianes qui tombent du plafond. Les robes colorées et fluides, les collants et bustiers simples, mettent en valeur la gestuelle des danseurs. Les costumes d’ Azzedine Alaïa créent une vraie touche d’authenticité à chacun des tableaux de la pièce. La musique est répétitive et prenante. Un moment de grâce et de rêve entre légende et réalité virtuelle. Très vifs applaudissements dans la salle comble de la Maison de la Danse. MCD/JPD.

angelin-preljocaj160-duos-jean-claude-carbonneAngelin Prelojocaj / Radiant-Bellevue 2-3 fév.
Soirée duos. Programme d’extraits. Sept duos choisi parmi les plus belles pièces d’Angelin Preljocaj, pour découvrir toute l’étendue de son talent. Un concentré de danse virtuose tout en élans, suspensions et portés. Une soirée à ne pas manquer.
Photo © Jean-Claude Carbonne.

 

compania-nacional-320de-danza-de-espana-carmenjesus-vallinasCompania Nacional de Danza de Espana
Maison de la Danse 7-12 fév.

Création. Une Carmen, passionnée et fougeuse, mise en scène par Johan Inger. La Compagnie Nationale de Danse d’Espagne, devient maintenant l’un des plus grandes formations de danse au monde. La pièce est tendance et décalée : banlieues défavorisées, militaires cadres supérieurs, torero star du show-bizz… Et jeux de miroirs.
Avec 2 pianistes et 44 danseurs ! Photo © Jesus Vallinas.

Emmanuel Gat / Le tourbillon du Sacre du Printemps  
Maison de la Danse 15-16 fév.
Chorégraphie et lumières Emanuel Gat. Costumes noirs. Fond de scène noir, avec juste au centre un tapis rouge où évoluent les 5 danseurs. La superbe musique d’Igor Stravinski est jouée par le London Symphony Orchestra, dirigé par Leonard Bernstein dont il fut le grand interprète. Egalerment compositeur de West Side Story. Ce ballet fût au départ chorégraphié par Nijinski pour les Ballets Russes de Diaghilev. Le version d’E. Gat a remporté un grand succès dans le monde entier, récompensée en 2006 par un « Bessie Award » de la danse. Dans ce ballet, Emmanuel Gat montre un lien très fort entre la danse et la musique. Il a créé aussi, une alliance nouvelle et détonante avec la salsa. Les pulsations rythmiques forcenées s’enchainent. Les couples se font et se défont dans une sorte de mouvement perpétuel d’une grande beauté. Soudain le rythme s’évanouit, puis le mouvement perpétuel reprend. Les danseurs évoluent inlassablement avec souplesse et précision. Un tourbillon sensuel fascinant. Dans l’autre pièce, Milena et Michael, les danseurs décomposent les mouvements au ralenti jusqu’à l’extrême. Certains fragments chorégraphiques font penser à des poses pour des sculptures évoquant la sensualité ou la douleur. JPD. Photo © Emanuel Gat.

Le Ballet de l’Opéra de Lyon est en tournée
Trois Grandes Fugues
– Maison des Arts de Créteil : 29 novembre au 3 décembre 2016 (Théâtre de la Ville hors les murs et Festival d’Automne à Paris)– Théâtre du Beauvaisis – Beauvais : 6 décembre 2016– Tournée en Ile de France / Festival d’Automne à Paris (Théâtre Nanterre-Amandiers, Théâtre-Sénart, L’Apostrophe Scène Nationale de Cergy-Pontoise) : du 8 au 17 décembre 2016 – MC2 – Grenoble : du 4 au 6 janvier 2017 (option)– Opéra de Rouen : 9 et 10 février 2017– Opéra de Lille : du 25 au 27 avril 2017.
Dance de Lucinda Childs
– Théâtre de la Ville – Paris / Festival d’Automne : du 29 septembre au 3 octobre 2016– Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines / Festival d’Automne à Paris : 6 et 7 octobre 2016
Made in America (Dance de Lucinda Childs & Winterbranch de Merce Cunningham)
– Opéra de Dijon : 12 et 13 janvier 2017 – deSingel – Anvers : du 22 au 24 février 2017
Grosse Fugue de Maguy marin, Die Grosse Fugue d’Anne Teresa de Keersmaeker et Sunshine d’Emmanuel Gat.
– Théâtre de Roanne : 3 février 2017 – Théâtre d’Aurillac : 6 février 2017 (option).


Biennale de la Danse 14 – 30 septembre 2016

La Biennale de la danse de Lyon est à la fois populaire et expérimentale elle peut se déployer autant sur la place Bellecour devant 15000 personnes, comme dans une salle de 120 spectateurs. Pour 2016, l’accent sera mis sur le dialogue entre danse savante et danse populaire qui est très visible dans la création actuelle.

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Photos. Béjart Cercle © Ava du Parc. Ballet de l’Opéra de Lyon © Marlin Amesson Marina Mascarell-Mongrel © Mats Backer. Israel Galvan © Hugo Gumiel. Tanger Halka © DR. 

Mais donnons la parole à Dominique Hervieu, directrice artistique de la Biennale de la Danse. « Je suis très heureuse que la Biennale de Lyon nous fasse découvrir la nouvelle création d’Olivier Dubois, militant de « l’intelligence de la sensation ». De son côté, Christian Rizzo puisera dans la danse qu’il a abondamment pratiquée dans les clubs, Cecilia Bengolea et François Chaignaud continueront d’ouvrir insatiablement le champ de la danse contemporaine à d’autres pratiques, tout comme Alessandro Sciarroni qui créera pour le Ballet de l’Opéra de Lyon. L’objectif chorégraphique de la nouvelle pièce d’Olivia Grandville est de créer un foisonnement de gestes, de l’ordre de la dépense : sauter, courir, tourner, se jeter au sol. « Des élans à l’inverse de sa précédente pièce » annonce-t-elle. Une tendance qui s’affirme aussi avec Sound of Music de Yan Duyvendak co-conçu avec Olivier Dubois, Christophe Fiat, Andrea Cera et Michael Helland. Yan Duyvendak, qui est originellement un artiste conceptuel, présente ce spectacle comme la rencontre du plaisir et du sens et revendique d’associer une œuvre politique à la forme de la comédie musicale « parce que c’est beau, parce que ça fait du bien » Il revendique la notion de plaisir longtemps suspecte en France. »… « Je pense aussi à Alain Platel qui crée toujours totalement connecté aux désordres de notre monde, avec son regard si singulier et profond sur l’humain. Bouchra Ouizguen avec ses interprètes, Aïtas développera sa démarche qui conjugue politique et tradition marocaine. Marina Mascarell, une des découvertes de cette biennale, proposera une pièce ouvertement féministe portée par la virtuosité des danseurs du Ballet de l’Opéra de Lyon. Euripides Laskaridis, performer grec, massacrera les conventions sociales dans son cabaret dérisoire. Roy Assaf évoquera la guerre des Six Jours et la brutalité du conflit pour la jeunesse israélienne dans La Colline. Je suis très heureuse aussi que la première pièce que le Groupe acrobatique de Tanger signera en tant qu’auteur naisse à la Biennale de Lyon. Leur création marquera un tournant, une émancipation esthétique et politique »… Et son message sera « Aujourd’hui, les ravages du repli sur soi, du communautarisme et du populisme donnent une responsabilité nouvelle aux artistes et aux institutions culturelles tant la création artistique est reconnue comme un moyen de choix pour surmonter les rigidités identitaires et intellectuelles ».

Le Défilé. « Ensemble » Dimanche 18 sept. dès 16 h. au Stade de Gerland !
Onzième édition de la manifestation emblématique de la Métropole Lyonnaise. Douze groupe réunissant 5000 amateurs encadrés par 250 artistes venus de Lyon et de la région. Ils défileront sur le thème « Ensemble ! ». Avec Mourad Merzouki, Karim Amghar, Aurélien Kairo? Anan Atayoma, Kadia Faraux & Maissa Barouche, Fred Bendongué, Cie Carla Frison, J-cl Carles? Dominique Guilhaudin, Aurélie et Martin Cuvelier, Farid Azzout, Seifeddine Manaï. Et la participation de l’Orchestre national de Lyon sur un char à la fin du défilé.Modification exceptionnelle à cause des risques d’attentats. Entrée gratuite, mais réservation indispensable sur le site de la Biennale de la Danse. www.biennaledeladanse.com/

L’exposition « Corps Rebelles »
Musée des Confluences 13 sept. – 5 mars 2017
La Biennale de la Danse ouvre grand ses portes au Musée des Confluences, avec une exposition d’envergure sur l’histoire de la danse, programmée en écho de la biennale. Son titre est déjà tout un programme : « Corps rebelles ». Une invitation à comprendre la danse contemporaine comme un paysage universel.

Les spectacles

Turning Motion Sickness Version. D’Alessandro Sciarroni
et Marina Mascarelle. Ballet de l’Opéra de Lyon / Opéra 14 – 17 sept.
Deux créations 2016 en première mondiale. Alessandro Sciaroni. Turning motion, sickness version. Au fond de la scène un grand écran en demi-cercle. Comme les oiseaux migrateurs qui ont toujours le même trajet, les danseurs vont faire pendant une demi heure toujours le même tour sur scène. L’impulsion est donnée par la marche, puis la circulation est lancée, le rythme s’accélère. La trajectoire varie peu, ils tournent inlassablement, virevoltent, pirouettent parfois, allant dans un mouvement giratoire crescendo, dans un tourbillon infernal soutenu par une musique aux vibrations denses et avec des effets d’ombres et lumières. Ils sont dix à tourner dans un sens, le onzième, imperturbable, tourne dans l’autre sens. Mais ils tournent solitaires dans leur déplacement collectif. Jamais essoufflés, sans faux mouvements, sans vertige, sans nausée, sans tomber, souriants. Un vraie performance de danseurs. Combien d’entre nous seraient capables d’en faire ne serait-ce que le dixième ? Le public, connaisseur, apprécie.
Marina Mascarell. Le Diable bat sa femme et marie sa fille. Des ballons de plastique blanc, sur lesquels sont projetées des paroles, forment le décor des trois côtés de la scène. La musique de Nick Wales, tantôt zen, tantôt stressante, donne le ton. La pièce délivre, par tranches de vies, un message sur les questions sociales, les injustices et les comportements envers les femmes. Ils sont huit danseurs vêtus de chasubles. On voit tout un travail sur le corps humain. La souplesse, les contorsions, les mouvements au sol (trop). Avec un côté un peu répétitif. Belle prestation de souplesse de la danseuse Cheery Moon. JPD.

Groupe Acrobatique de Tanger / Théâtre des Célestins 14 – 21 sept.
Halka Création 2016. Première mondiale.
Après avoir collaboré avec de grands circassiens comme Aurélien Bory ou Martin Zimmermann et Dimitri de Perrot, le Groupe Acrobatique de Tanger retourne aux sources de l’acrobatie marocaine. Il s’agit initialement d’acrobates qui poursuivent la tradition ancestrale de l’acrobatie marocaine. Une des richesses du patrimoine culturel marocain qui reste méconnue, tant au Maroc qu’à l’étranger. C’est pour valoriser cette tradition en voie de disparition qu’a été créé, il y a une dizaine d’années, le Groupe Acrobatique de Tanger, afin de rapprocher cette tradition de la création contemporaine. Il travaille avec d’Abdeliazide Senhadji de la Compagnie XY. Sans décor, uniquement avec des objets et des accessoires. Avec 12 acrobates et 2 musiciens.

Sound of Music / Théâtre de la Croix-Rousse 15 – 17 sept.

Comédie musicale. Conception et direction artistique Yan Duyvendak. Une comédie musicale clinquante qui évoque avec panache et humour la crise actuelle. Yan Duyvendak est allé puiser son inspiration dans la crise actuelle. Depuis la crise des “subprimes” de 2008, le metteur en scène conserve un maximum d’articles et de comptes-rendus officiels qui analysent le naufrage contemporain : crise des “hedge funds”, licenciements massifs, catastrophe écologique, la guerre, baisse du pouvoir d’achat, suicide des jeunes, coupes drastiques dans les services publics… Cette matière médiatique est mise en forme par l’homme de théâtre Christophe Fiat! Servi avec brio par un casting mélangeant douze artistes professionnels de comédie musicale et des danseurs invités. Les danseurs-chanteurs livrent une prestation digne d’un show de Broadway tout en esquissant un portrait dépressif de notre monde contemporain.

FLA.CO.MEN – Israel Galvan / Maison de la Danse 14 – 16 sept.

Israel Galván est bien un maître du XXIe siècle. Flamboyant chorégraphe qui rhabille le flamenco en se moquant de lui-même, Israel Galván a l’art d’aller où personne ne l’attend. Une pièce ébouriffante. Ce qui frappe chez le danseur et chorégraphe sévillan, c’est son incroyable liberté que traduit parfaitement FLA.CO.MEN. Aussi précis soit-il sur la ligne rythmique de son compas, il ne peut s’empêcher de jouer avec lui-même et sa technique. Il arrive sur scène en tablier de cuisine blanc, tout prêt à mélanger les ingrédients d’une recette très personnelle. Une savante mixture d’autodérision et de virtuosité, de fantaisie et de beauté.

Patrice Thibaud / Radiant-Bellevue 16 – 18 sept.
Granito est un hommage burlesque et tendre à l’art flamenco. Talentueux, et atypique. Il est accompagné du guitariste Cédric Diot.

Fabrizio Favale / Radiant-Bellevue 26 sept.
Ossidiana (obsidienne) est créée par un des chorégraphes italiens les plus innovants. Une danse qui évoque de vastes paysages, sauvage, énigmatique et secrète. Avec huit danseurs.

La Belle et la Bête. Thierry Malandain
Amphithéâtre de la Cité Internationale 16 – 18 sept. Un ballet enchanteur.

Création 2016. Première française. La Belle et la Bête. « Une danse néo-classique, comme on aimerait en voir plus souvent ! Les vingt deux danseurs du Malandain Ballet Biarritz, réalisent des mouvements d’ensemble très recherchés, des portés à deux ou trois particulièrement harmonieux et des pas de deux fort esthétiques. Les costumes en lamé d’or, très grand siècle, et les justaucorps innovants, de Véronique Murat sont somptueux. Ils mettent parfaitement en valeur la virtuosité des danseurs. Un astucieux jeu de rideaux noirs et le fond de scène en lurex or, rythment les séquences. Dommage que la médiocre sono de l’Amphithéâtre de la Cité Internationale, restitue si mal les états d’âme de la 6° Symphonie de Tchaïkovski. Thierry Malandain est le plus talentueux des chorégraphes actuels. Sa vision renouvelée du ballet classique, brillante, intemporelle et sobre, enchante le public. Une belle réussite de la Biennale de la Danse ». JPD

Collectif Petit Travers / Le Toboggan-Décines 19 – 21 sept.
Fondé en 2002, le Collectif Petit Travers crée des pièces de jonglage grand format. Depuis 2011, la direction artistique est impulsée conjointement par Nicolas Mathis et Julien Clément. Très ouverts aux autres formes artistiques, des rencontres marquantes ou des collaborations sont venues enrichir leur démarche : Pierre Jodlowski et Sébastien Daucé pour la musique, Maguy Marin ou Josef Nadj pour la danse, Jérôme Thomas pour le cirque. Cette curiosité nourrit leur langage artistique de nouvelles expressivités. Le Collectif compose des pièces où l’art de jongler s’inscrit sur des partitions musicales précises. Les trajectoires des balles sont mises en avant, tandis que les jongleurs s’effacent derrière cette graphie singulière. Le Collectif Petit Travers est implanté en région Auvergne-Rhône-Alpes et a été Lauréat des Européan Youth Circus en 2003, Lauréat des Jeunes Talents Cirques Europe en 2004.

Yuval Pick. Are friends electric ? / Les Subsistances 20 – 21 sept.
Chorégraphie Yuval Pick. Pièce pour six danseurs. Le Centre chorégraphique national de Rillieux-la- Pape, direction Yuval Pick
Danseurs Fernando Carrión Caballero, Julie Charbonnier, Madoka Kobayashi, Jérémy Martinez, Adrien Martins, Alexander Standard Musique Kraftwerk, Franz Schubert, Olivier Renouf Conseil scénographique Bénédicte Jolys Création costumes Frederick Denis Création lumières Nicolas Boudier Réalisation sonore Olivier Renouf Assistante chorégraphique Sharon Eskenazi Production Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape
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Volver. Volver. Olivia Ruiz, chante le déracinement !
Maison de la Danse 21 – 24 sept.
Création 2016. Première mondiale. Rencontre au sommet entre Jean-Claude Gallotta, le facétieux chorégraphe et Olivia Ruiz.  » Au fond de la scène, un rideau où sont projetées, des images, des motifs et des textes. Dans la pénombre, sur un podium, les musiciens. Une voix off raconte, par intermittence, le parcours d’une jeune émigrée, fuyant la guerre d’Espagne. Elle arrive à Carcassonne, chante, devient célèbre dans un grand cabaret parisien, tombe amoureuse, pour finalement revenir (volver) au pays. Beaux costumes. Les danseurs sont vêtus de noir les danseuses ont des robes noires virevoltantes. Les longs cheveux dénoués, petite, juchée sur de hauts talons, Olivia Ruiz, semble fragile au centre des neuf danseurs. Mais pas du tout, au contraire, tantôt tragédienne, tantôt romantique, elle entraine les danseurs dans un tourbillon incessant de danses. Tonique, elle chante, elle danse, le déracinement, le voyage ! Une vraie découverte. « Hier 500000 émigrés espagnols furent accueillis en France. Aujourd’hui 50 millions de migrants errent dans le monde ». Une brillante comédie musicale, qui fait aussi réfléchir. Longs applaudissements » JPD.

Le Syndrome Ian – Christina Rizzo / Opéra de Lyon 21 – 22 sept.
Création 2016. Le Syndrome Ian est le troisième volet de la trilogie entreprise par Christian Rizzo autour des danses dites populaires. Après le succès international de d’après une histoire vraie, puis sa recherche sur la danse de couple avec ad noctum, le directeur du CCN de Montpellier s’intéresse aujourd’hui aux danses en club, qu’il a beaucoup pratiquées lui-même. Avec ce nouvel opus, Christian Rizzo porte de nouveau un regard sur sa propre histoire et questionne le fondement de la chorégraphie. Dialogue entre les rondeurs du disco et les angles du post- punk, conversation entre danse de scène et clubbing, à l’heure où la nuit reste pour lui un souvenir fait de solitudes et de communautés rythmées. Pièce pour 9 danseurs. ICI – CCN Montpellier.

Combat de Carnaval et Carême. Olivia Grandville / Théâtre de la Croix-Rousse 21 – 22 sept.
Création 2016. Olivia Grandville s’empare du tableau de Bruegel l’Ancien, Combat de Carnaval et Carême, avec gourmandise et défend un geste chorégraphique qui fonde son propre discours sur la liberté absolue de sa fantaisie poétique. Au cœur du foisonnement d’une partition instantanée, composée d’actions concrètes, Combat de Carnaval et Carême ausculte l’âme humaine de manière éminemment singulière. Olivia Grandville intègre le corps de ballet de l’Opéra de Paris en 1981. Elle y danse le répertoire classique et y rencontre un répertoire plus contemporain qui l’amène à démissionner en 1988 pour se consa-crer à la danse contemporaine. Pièce pour 10 danseurs.

Auguri. Olivier Dubois / TNP 22 – 24 sept.
Pièce pour 24 danseurs. Chorégraphe et danseur talentueux, Olivier Dubois est depuis le 1er janvier 2014 directeur du Centre chorégraphique national de Roubaix Hauts-de-France, appelé aussi Ballet du Nord. Sa formation de danseur débute à vingt-trois ans, et le fait passer chez Karine Saporta, Dominique Boivin, Angelin Preljocaj, Jan Fabre ou Sasha Waltz, avant d’écrire ses premières pièces qui ne laissent jamais la critique indifférente. 24 femmes et un homme au plateau se déchainent dans une explosion de liesse et d’angoisse. Olivier Dubois joue de son physique voluptueux et assume depuis toujours ses rondeurs qu’il met en avant dans des solos.

Création 2016. Cecilia Bengolea & François Chaignaud / Toboggan – Décines 24 – 26 sept.
Création 2016. Première française. Cecilia Bengolea et François Chaignaud continuent de nous surprendre avec une nouvelle création qui rapproche les polyphonies géorgiennes et le dancehall jamaïcain.
Pièce pour 7 danseurs.

Jessica and me. Cristiano Morganti / Théâtre de la Croix-Rousse 24 – 27 septembre
Cristiana Morganti, une des plus célèbres interprètes de Pina Bausch, signe un spectacle jubilatoire qui éclaire de l’intérieur les ficelles du métier de danseur. Elle se met en scène dans une pièce irrésistible de poésie et de drôlerie.

Mahler Projekt. Alain Patel / Maison de la danse 27 – 28 sept.
Création 2016. Première française. Chorégraphie Alain Platel. Les Ballets C de la B. Impossible de placer l’œuvre d’Alain Platel dans un genre. Ses spectacles sont souvent un mélange unique de danse, musique, théâtre, cirque… mais toujours avec une attention pour le déviant, le discordant. Neuf danseurs sur scène, la musique de Mahler en point d’orgue. Le nouvel opus d’Alain Platel s’annonce comme la sensation de la rentrée. Il décèle, comme personne d’autre, la beauté dans ce qui est qualifié de laid, dans ce qui est souvent appelé une mala- die ou un syndrome : les spasmes, les crampes, les convulsions… toute la gamme de tensions musculaires hors du commun. Alain Platel force les gens à regarder différemment, à écouter différemment.

Rules of the Game. Jonah Bokaer / TNP 28 – 30 sept.
Evénement. Trois spectacles du chorégraphe américain, phare de la scène new-yorkaise, Jonah Bokaer, ancien danseur de la Merce Cunningham Dance Company, réalisés en collaboration avec le plasticien Daniel Arsham et le musicien Pharell Williams ! Une expérience inédite entre la danse, les arts visuels, les nouvelles technologies, et la musique pop de Pharell Williams.
Un projet scénique unique dans sa forme. La recherche chorégraphique s’articule autour de l’œuvre de Pirandello Rules Of The Game, je fais travailler mes danseurs sur des thématiques du jeu, mais aussi du combat, de l’affrontement. J’ai créé des duos, mais aussi des groupes et des solos. Pièces pour 2, 4 et 8 danseurs.

Chotto Desh. Akram Khan / Espace Albert Camus et Maison de la Danse 27 – 30 sept.
Solo. Chorégraphie Akram Khan. Il est connu pour ses chorégraphies à succès et ses collaborations avec Peter Brook, Juliette Binoche et Sylvie Guillem. Un bijou chorégraphique pour petits et grands.

Performance. Ian Fabre. Mac Lyon 29 sept.
Pour le vernissage de l’exposition : Ian Fabre – Stigmate – Actions & performances. Création 2016. Une tentative de ne pas battre le record du monde de l’heure établi par Eddy Merckx à Mexico en 1972 (ou comment rester un nain au pays des géants). À travers sa nouvelle performance, Jan Fabre rend hommage à Eddy Merckx. L’artiste pose à son tour les mains sur le guidon et dans les cale-pieds pour tenter de ne pas battre le record du monde de l’heure établi par le coureur cycliste belge à Mexico en 1972. Saluant le talent de celui que l’on a surnommé « le Cannibale » en raison de son insatiable faim de victoires, Jan Fabre se laisse rattraper et avaler par la beauté de l’échec – ainsi qu’on pourra le voir à Lyon, le jeudi 29 septembre, au Vélodrome du Parc de la Tête d’Or qui sera dédié à cette performance. Filmée, l’action fera l’objet d’une installation vidéo et, en tant que création la plus récente de l’artiste flamand, sera partie intégrante de l’exposition.

Battle of Styles, la Biennale finit en apothéose
Ballet Preljocaj. Pokemon Crew. The Saxonz. Contemporary Team.
« Evénement et grande première en France : une Battle of Styles. Une piste de danse ronde est aménagée au centre du Palais des Sports de Gerland. Quatre groupes de quatre danseurs : néo-classiques, contemporains et hip hop, sont sélectionnés parmi les meilleurs du monde. Le Ballet Preljocaj, dont sept ballets sont au répertoire de l’Opéra national de Paris. Les Pokemon Crew, lyonnais, trois fois champions du monde de hip-hop. The Saxonz, initiateurs de la Battle of Fire en Allemagne. Et les Contemporary Team, anciens de la Forsythe Company. Ils s’affrontent pendant presque trois heures dans une salle surchauffée par deux speakers DJ Maleek et Tatiana Saphir. « Floor on Fire », ils mettent le feu à la piste ! Un arbitre règle le jeu et un jury élimine les participants à tour de rôle. Ils s’affrontent et se mélangent, sur la musique imprévisible du DJ KidCut, allant du classique au rap. Ils improvisent, ils font preuve d’audace, de créativité, de spontanéité et même d’humour ! Ils font des figures superbes, ils sont souples, sautent, rebondissent. Ils sont tout à la fois danseurs, artistes et performers. Le public se lève, fait la holla, applaudit. Ambiance de folie ! Cette démonstration éclatante, ce mélange des genres , c’est la danse de demain, un heureux mix de néo-classique, de contemporain et de hip-hop. Seuls, Lyon et la Biennale de la Danse, sont capable d’organiser un tel spectacle. Une finale en apothéose ». JPD.


Liens

* Maison de la Danse –  Tél. 0472781818 – www.maisondeladanse.com

* Opéra de Lyon – www.opera-lyon.com

* Toboggan Décines – www.letoboggan.com

* Le Radiant-Bellevue Caluire – www.radiant-bellevue.fr

* Conservatoire CNSMD – www.cnsmd-lyon

* Halle Tony Garnier – www.halle-tony-garnier.com

* Amphi 3000 – Cité Internationale – www.ccc-lyon.com

* numeridanse.tv – www.numeridanse.tv

* Nuits de Fourvière – www.nuitsdefourviere.fr

La vidéothèque internationale de la Maison de la Danse est en ligne. A consulter gratuitement sur place,  les écrans de la Maison de la Danse. Ou en ligne Pour comprendre la danse avec des parcours thématiques pour petits et grands. Un outil idéal pour les pédagogues. La relecture des oeuvres / Danse et musique / L’espace scénique / Love dance. http://www.maisondeladanse.com/ressources-video/numeridanse