L’Agenda Culturel de la Métropole Lyonnaise – 8ème année
L’essentiel en danse, musique, opéra, jazz, théâtre et musées & supplément voyages
N°23 – Automne/Hiver 2015 – Septembre – Octobre – Novembre – Décembre

MUSÉES 

Expositions en cours. 1-Lyon Renaissance. Arts et Humanisme / 2-Biennale d’Art Contemporain : Le Vie moderne / 3-Scoop : Une histoire graphique des journaux & des magazines / 4- L’art et la Machine.

Beaux Livres : Le marché aux puces de Lyon / Lyon Renaissance

Escapades à la Fondation Gianadda et aux Musées de Grenoble et de Saint-Etienne

1-Lyon Renaissance Arts et humanisme

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L’exposition révèle la richesse de la vie artistique lyonnaise au XVIe siècle. La position géographique exceptionnelle de la ville, à la rencontre des deux voies fluviales que sont le Rhône et la Saône, sur la route entre le Nord de l’Europe et l’Italie, mais aussi à proximité des contrées germaniques, explique qu’elle ait été le point de convergence de marchands, d’artistes et d’œuvres issus des quatre points cardinaux. Elle rassemble près de 300 œuvres, provenant des collections du musée des Beaux-Arts de Lyon et de nombreuses institutions lyonnaises, françaises et étrangères : manuscrits enluminés ou dessinés, livres, dessins, tableaux, estampes, majoliques, meubles, objets orfévrés, objets archéologiques, monnaies, médailles, émaux peints, textiles et objets en étain. . Une exposition intéressante à plus d’un titre, car elle a un côté historique et didactique certain, qui met en relief les moments forts de la Renaissance à Lyon. D’ailleurs elle a été reconnue d’intérêt national par le Ministère de la Culture et de la Communication.
CORNEILLE-de-lyon180ABassetUne salle présente des portraits de lyonnais célèbres ou inconnus, dont le fameux Homme au béret noir de Corneille de Lyon, qui a été finalement acquis par le musée, grâce à la générosité de donateurs privésC’est ainsi qu’on y découvre sur un panneau chronologique, que Lyon accueillait régulièrement des rois de France. Photo Gironimo Tomasi, Plat : Pharaon, Aaron, Moise et le serpent, 1582, Londres, The British Museum © The Trustees of the British Museum, All rights reserved. Corneille de Lyon, Homme au béret noir tenant une paire de gants, vers 1530, Huile sur bois, H. 24,1 ; L. 18,5 ; © Lyon MBA. Photo Alain Basset.

Lyon une tradition séculaire d’accueil
1463. Le roi Louis XI accorde les privilèges pour quatre foires annuelles.
1507. 17 juillet entrée solennelle de Louis XII à Lyon.
1515. 12 juillet Entrée solennelle de François 1er à Lyon.
1523. Fondation de la chapelle Gadagne financée par le banquier florentin Thomas 1er Gadagne.
1526. Le roi de France est libéré, grâce à une rançon payée par Thomas Gadagne.
1533. Première mention du peintre Corneille de La Haye (dit par la suite Corneille de Lyon), à Lyon, à l’occasion de l’entrée de la reine de France Eléonore.
1536. Séjour de la cour de France à lyon, face à la menace des troupes impériales.
1548. 23 septembre. Entrée solennelle d’Henri II et de Catherine de Médicis. Bernard salomon dirige les travaux de « painctrerie ».
1562. Lyon devient ville protestante pendant un an.
1564. Entrée solennelle du roi Charles IX et séjour de la cour de France à Lyon.
1564. Catherine de Médicis visite l’atelier de Corneille de Lyon et y voit son portrait.
1600. Mariage d’Henri IV et de Marie de Médicis à Lyon.
Le musée a co-édité à cette occasion un superbe catalogue. Voir ci-dessous.
Musée des Beaux-Arts. 23 oct. – 25 janv.

Hors les Murs : Los Modernos. Le musées des Beaux-Arts à Mexico
À partir d’un dialogue entre les collections du Museo Nacional de Arte de Mexico et celles du musée des Beaux-Arts de Lyon, l’exposition Los Modernos présente le développement de l’art moderne dans la première moitié du XXe siècle. Une sélection d’œuvres significatives de l’art mexicain et français rend compte de l’apport créatif impulsé par les mouvements artistiques et les changements idéologiques caractéristiques de l’art au tournant du XXe siècle.
L’exposition présente l’apport de l’art français aux avant-gardes que furent le post-impressionnisme, le fauvisme, le cubisme avec les œuvres d’artistes tels que Picasso, Braque, Matisse, Léger, Delaunay, Chevalier, Bacon. Le travail d’artistes mexicains tels que Rivera, Siqueros, Orozco, Kahlo, Tamayo, Revueltas illustre le dialogue établi et la similitude des explorations entre avant-gardes, pour l’écriture d’un nouveau langage artistique dans l’art mexicain et ses apports à la culture internationale. Exposition hors les murs au Museo Nacional de Arte de Mexico. 11 Nov. – 28 fév. 2016


 

2-Biennale d’Art Contemporain : La Vie Moderne
Une biennale dans l’air du temps

Tantôt étonnante et surprenante tantôt inquiétante et désabusée, mais toujours solidaire et poétique; cette biennale est le reflet des préoccupations et des états d’âme d’une soixantaine d’artistes venus de 28 pays. Les oeuvres présentées sont récentes, adaptées, ciblées et issues de différentes générations d’artistes. Les nombreuses vidéos, que nous ne pouvons pas présenter ici, sont le parfait reflet des tendances et des soucis de notre époque. Bref voici une biennale terriblement d’actualité.

Suc Klaus Weber650La Sucrière. Klaus Weber. Une oeuvre qui fait réfléchir. Emergency blanket 2015. Création Biennale 2015. Bronze revêtu d’aluminium. Echelle humaine. Une jeune femme, décédée, recouverte d’une couverture de survie. Isolée dans un coin de la Sucrière, comme abandonnée. Si réaliste, qu’on ne peut s’empêcher de penser à tous ces migrants qui ont péri en mer et dont on retrouve le corps abandonné sur une plage… Emergency blanchet Courtesy de l’artiste : Andrew Kreps Gallery New-York ; Herald St Gallery, Londres et Contemporary Art Partners.

Sucriere Celeste Boursier Mougenot Auro 2015

La Sucrière. Originale et inventive batterie. La chute de noyaux de cerises, tombant du plafond, déclenchée de façon électronique et aléatoire produit des solos de batterie étonnants ! Création Céleste Boursier Mougenot. Photo © JPD.L’installation de Simon Denny, représente un flux discontinu d’images, d’idées, d’informations, d’objet, de voitures…Et une reproduction grandeur nature de Predator, le guerrier tiré du film du même nom. On voit à l’arrière plan l’un des toboggans par lesquels descendaient les marchandises avant d’être redistribuées. La Sucrière. La création d’Otobong Nkanga, « Wetin you go do ? » de sphère en béton teinté, corde et bande son est originale et intrigante.

EnigmaLa Sucrière. Enigma, l’installation de Lui Wei complétée par des grands blocs en forme d’immeubles et recouverts de tissus enduit vert préfigurent le monde moderne. Lui Wei. « Enigma ». Mixed media. CourtesySoutien : Courtesy the artist and UCCA. © Bowen Li. Musée des Confluences . Yuan Goang-Ming. Before Memory 2011. Vidéo. Filmée par quatre caméras placées en croix et projetée sur quatre écrans encerclant le spectateur, l’installation Before Memory de Yuan Goang-Ming, alterne les plans larges et serrés, les vues aériennes et les plongées sous-marines grâce à un montage à la fois subtil, précis et redoutable. C’est la seule oeuvre de la Biennale présentée au Musée des Confluences… Dommage qu’il n’y en ai pas plus !

Mac Camille Henrot310Le Mac. Camille Henrot, le serveur vocal. Sur fond de dessins et d’aquarelles une ingénieuse installation. « Late Bloomers », une création Biennale 2015. Cette pièce sonore en forme d’oreille n’est rien d’autre qu’un serveur vocal avec tous les agacements et complications qu’il induit. Il suffit de le tester… Il vous renvoie de touche en touche. Une note d’humour rafraîchissante dans une biennale par trop pessimiste. © Agdap Camille Henrot Courtesy de l’artiste et Kamel Mennour Paris.

 

L’audace de créer des formes et des images nouvelles
Ralph Rugoff, commissaire invité de l’exposition, nous présente la Biennale. « La 13e Biennale de Lyon rassemble des artistes issus de 28 pays qui explorent le caractère paradoxal de la culture contemporaine dans différentes régions du monde. Leurs œuvres reflètent les modalités à travers lesquelles les multiples héritages de l’ère moderne influencent aujourd’hui encore nos manières de voir et de penser, ainsi que les scénarios et les questions marquantes de nos vies quotidiennes. Avec intelligence et intensité, en cherchant à frapper les esprits et à proposer de nouvelles formes d’analyses, en ayant l’audace de créer des formes et des images nouvelles, ces œuvres invitent le public à s’interroger sur notre relation au temps présent pour mieux la réinventer. »

Des artistes venus des quatre coins de la planète
Kader Attia / Darren Bader / Sammy Baloji / Yto Barrada Hicham Berrada / Michel Blazy / Mohamed Bourouissa / Nina Canell / George Condo / Alex Da Corte / Jeremy Deller /Simon Denny / Jessica Diamond / Thomas Eggerer / Cyprien Gaillard / Fabien Giraud & Raphaël Siboni / Michael Armitage / Camille Blatrix / Céleste Boursier-Mougenot / Guan Xiao / Anthea Hamilton / He Xiangyu / Camille Henrot / Hannah Hurtzig / Cameron Jamie / Johannes Kahrs / Lai Chih-Sheng / Emmanuelle Lainé b/ Laura Lamiel / Liu Wei / Andreas Lolis / Magdi Mostafa / Daniel Naudé / Mike Nelson / Nguyen Trinh Thi Otobong / Nkanga Katja / Novitskova Ahmet Öğüt George / Anna Ostoya / Tony Oursler / Marina Pinsky / Julien Prévieux / Jon Rafman / Miguel Angel Rios / Ed Ruscha Massinissa Selmani Marinella / Senatore Avery K. / Singer Lucie Stahl / Tatiana Trouvé / Andra Ursuta / Klaus Weber / T. J. Wilcox Haegue / Yang Yuan Goang-Ming / Arseny Zhilyaev.

Le Lyon du futur au bord de l’eau
Cette biennale donnera l’occasion aux visiteurs venus de France ou d’Europe de parcourir le Lyon du futur. La Sucrière ancien entrepôt transformée en lieu culturel. Le quai Rambaud avec ses flamboyants cubes Orange (magasin de design et siège du groupe Cardinal )et Vert (Siège d’Euronews). La structure d’acier du siège de GL Events signée du cabinet d’Odile Decq. Et en continuant le cheminement sur les berges de la Saône, pendant dix minutes, l’accès au Musée des Confluences par le Sud, entre Rhône et Saône, juste au confluent, d’où la perspective sur le musée est la meilleure. JPD.
Biennale d’Art Contemporain. La Sucrière, Musée des Confluences. Musée d’Art Contemporain. Du 10 sept. au 3 janv.


 

3 – Scoop :
Une histoire graphique de la Presse au Musée de l’Imprimerie

Presse_Gutenberg_ReproductiLyon, qui fut à la Renaissance, la capitale de l’imprimerie se devait d’avoir un musée  et des expositions dignes de ce nom. En 2008, le collectionneur lyonnais dBernard Gelin offrait au Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique un fonds d’environ 30000 journaux français et étrangers. Une aubaine, car la collection est particulièrement étoffée par l’intense effervescence de la presse de la Révolution françasie de 1848, la Commune de Paris, les Grandes Guerres. Beaucoup de journaux édités à ces moments cruciaux sont absents des collections publiques. Et c’est uniquement à Lyon qu’on peut les voir. On peut y voir près de 250 journaux, des « unes », de tous les formats possibles, de tous les modes d’impression possible. L’évolution des mises en page, du rubriquage. le passage du plomb, à l’offset et au numérique. La presse a changé plusieurs fois de modèles… Mais elle est toujours là quoi qu’on dise. Intéressant et instructif. plomb150Photo Presse dite « de Gutenberg » : presse typographique semblable à celle utilisée au 15e siècle. Poinçon de la lettre R en gros corps en provenance de la fonderie Deberny et Peignot. Musée de l’Imprimerie et de la Communication jusqu’au 31 janvier 2016. www.imprimerie.lyon.fr

 


 

4- L’Art et la Machine

tinguely 320L’exposition ‘‘L’art et la Machine‘‘ présente les relations étroites entre le regard de l’artiste sur la machine et l’évolution des technologies industrielles et mécaniques, depuis les planches techniques de l’Encyclopédie au XVIIIe siècle, jusqu’à aujourd’hui, à l’ère électronique.
Du rêve d’un monde sauvé par la technique à son désenchantement, de la fascination esthétique de l’objet mécanique à la création de formes inédites et détournées.
Le parcours de l’exposition révèle les liens constants qui existent entre les machines et les arts plastiques. Le regard du public oscille ainsi à chaque instant entre l’esthétique mécanique et son interprétation artistique. Il est invité à partager tour à tour la fascination, l’inspiration jusqu’à la rêverie et la création de chimères par l’artiste.
Art Machine320Plus de 170 pièces remarquables issues de 44 musées en Europe sont ainsi réunies pour la première fois. Sur plus de 1 500 mètres carrés d’exposition, certaines sont mises en scène à 8 mètres au-dessus des spectateurs. En fin de parcours, l’oeuvre de Tinguely Méta-Maxi sera spécialement installée et mise en mouvement, dans son gigantisme et ses cocasseries étourdissantes. Photos. La bascule M.K.6 de Jean Tinguely (1925-1991) 1965 Achat à l’artiste en 1967 Fonds national d’art contemporain Transfert au Musée des Beaux-Arts de Nantes le 29/06/2007 n° inv. : 07.4.107.S Exposition L’Art et la Machine – musée des Confluences, Lyon © H.Maertens. Enfant et machine : © Jaap Buitendjik © GK Films, LLC. Musée des Confluences du 13 oct. au 24 janv. 2016.


 

Vidal 160Puces du Canal

Beaux-Livres
Le Marché aux Puces de Lyon, par Jocelyne Vidal

Les Puces du Canal ont 20 ans. Jocelyne Vidal, journaliste, ancien Grand Reporter au Progrès de Lyon, vient de sortir aux Editions Lyonnaises d’Art et d’Histoire, un passionnant hommage à toutes ces femmes et ces hommes qui, par tous les temps, toutes les semaines, font vivre ce grand marché. Où l’on découvre que Les Puces du Canal est le premier marché de province. Et que 20 % des visiteurs sont des étrangers ! Il compte 400 marchands exposants, plus des bars et restaurants, fort sympathiques et animés le dimanche ! La halle Louis la Brocante, rappelle les scènes de la série TV. Les récentes photos de stands montrent les tendances actuelles de la chine en matière de meubles, sièges, objets et accessoires. Comme l’écrit Jocelyne Vidal, ces puces sont le miroir des tendances. Un ouvrage unique. En librairies. Editions Lyonnaises d’Art et d’Histoire. editions.lyonnaises@wanadoo.fr www.editions-lyonnaises.fr

Lyon Renaissance 240Lyon Renaissance. Arts et Humanisme
C’est le catalogue de l’exposition au Musée des Beaux-Arts, mais c’est aussi un magnifique livre à offrir ou à s’offrir pour Noël. Un livre dense, très documenté, doté d’une riche iconographie, de 360 pages et de superbes photos de portraits, de meubles, d’objets, de médailles, d’accessoires de documents et de dessins d’animaux. Il regroupe les grands thèmes de l’exposition. Lyon Oeil de la France. Humanisme lyonnais. Figures de Lyon. Influences étrangères. Questions de style et la fabrique de modèles. Boutiques du Musée des Beaux-Arts et aux Editions d’Art Somogy 42 €. www.mba-lyon.fr

 


 

 Musée des Beaux-Arts, acquisitions… suite

Les trois coups de coeur de Sylvie Ramond

s.ramond320Voici trois œuvres que Sylvie Ramond souhaite mettre en avant dans les collections du musée. Ce sont aussi trois œuvres qui font partie du parcours Dix ans d’acquisitions, dix ans de passion. La politique d’acquisition du musée est très dynamique. Sylvie Ramond accorde beaucoup d’importance à l’enrichissement des collections, patrimoine qui sera transmis aux générations futures. S. Ramond © JPD.

– Bas relief de Palmyre. Le bas-relief au nom de Malikou (Palmyre, IIe siècle après J.-C. calcaire) pour signifier l’importance de préserver le patrimoine pour les générations à venir. Cette dalle fragmentaire sculptée d’un portrait en relief provient de Palmyre, florissante cité caravanière du désert de Syrie à l’époque romaine. Comme le buste de femme présenté au-dessous, elle fermait à l’origine l’une des niches (loculus) d’une tour funéraire, dans laquelle avait été déposé, au iie siècle de notre ère, le corps du défunt. L’inscription en langue palmyrénienne (variante locale de l’araméen) gravée à la droite de la tête indique le nom du défunt, Malikou, et sa filiation sur deux générations. Hélas ! Malikou fils de Simon (fils de) Bôrrephâ. Photo Bas-relief au nom de Malikou Palmyre, IIe siècle après J.-C. Calcaire Legs de Magdeleine, Dupont-Sommer, 2011 Image © Lyon MBA – Photo Alain Basset

– Étienne Martin. Hommage à Brown. Cet hommage monumental à l’artiste Jacques Brown, en forme de totem, peut être interprété comme un grand masque caricatural, immortalisant ses traits émaciés et un nez rendu démesurément proéminent. Brown mourut peu de temps après la réalisation de cette sculpture, qu’Étienne-Martin peignit en noir et blanc, couleurs traditionnellement associées au deuil et qui font ressortir les rehauts de bleu cobalt. Sous la couche pigmentaire, appliquée sans soin, se découvrent les traces d’outils du sculpteur : les larges entames de la gouge dans le bois confèrent ainsi à l’oeuvre un aspect tribal ou populaire. La structure double, typique des sculptures verticales d’Étienne-Martin, est inspirée du motif du couple. Le choix du totem peint fait entrer en écho l’oeuvre d’Étienne-Martin avec celle d’autres sculpteurs contemporains, comme Gaston Chaissac ou Georg Baselitz. Etienne-Martin (1913-1993), Hommage à Brown, 1988-1990. Bois de frêne peint. Achat avec le concours du Cercle Poussin, de l’État et de la Région Rhône-Alpes dans le cadre du FRAM, 2013.

cezanne peupliers320credit...– Paul Cézanne. Les Peupliers. Le paysage représenté par Paul Cézanne dans ce tableau se situe certainement près de Pontoise, en Île-de-France, et correspondrait au mur extérieur du parc du château de Marcouville, le long duquel un bouquet de peupliers borde la rivière Viosne. Camille Pissarro avait déjà peint ce même site quelques années auparavant, et c’est sans doute la raison pour laquelle l’artiste s’y intéresse. La facture, présentant un traitement des éléments par hachures, est très caractéristique de l’art de Cézanne au tournant des années 1870-1880. L’artiste joue de nombreuses variations dans les tons de vert afin d’animer la toile et de donner un sentiment de profondeur et d’espace. Il offre également l’image d’une nature ordonnée et maîtrisée par l’homme, accentuée par la verticalité des hauts peupliers.Paul Cezanne (1839-1906), Les Peupliers, 1879-1880. Huile sur toile. Dépôt du Musée d’Orsay, 2015. Photo Paul Cézanne (1839-1906), Les Peupliers, 1879-1880 Huile sur toile, Dépôt du Musée d’Orsay, 2015, Photo © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski. Musee des Beaux-Arts, « Dix ans d’acquisitions, dix ans de passion », jusqu’au 22 septembre.


Liens

Trois lieux qui, à eux seuls, méritent le détour

MAC320 JPDLe Musée d’art contemporain de Lyon (macLYON). Cité Internationale 81 quai Charles de Gaulle, 69006 Lyon. Construit par Renzo Piano, au bord du Rhône, au coeur de la Cité Internationale, à côté du centre de congres et ouvert sur le Parc de la Tête d’Or, Il offre une surface d’exposition de 3000m2 répartie en trois plateaux intégralement modulables qui permettent toutes formes de scanographies et d’expositions. © JPD.
SUCRIERE320JPDLa Sucrière 47-49 quai Rambaud, 69002 Lyon. Entre fleuve et voies ferrées, la Sucrière a su garder l’éloquence architecturale de son passé tout en offrant un espace d’exposition de plus de 7000m2. Le lieu avec ses péniches à quai, son ancien pont roulant, ses immenses cubes de bureaux orange et vert, son magasin design, ses galeries d’art et ses bars-restaurants est plein de charme. C’est tout à fait le Lyon du futur entre tradition et modernité. Photo © JPD.

Confluences320JPD* Le Musée des Confluences 86 quai Perrache, 69002 Lyon. Dans le cadre de la Biennale de Lyon, le Musée accueille en 2015 une œuvre de Yuan Goang-Ming. Le musée des Confluences est né de la rencontre d’un Cristal de verre et d’un Nuage d’inox, à l’image de la convergence des deux cours d’eau : le Rhône et la Saône. Son architecte, Wolf D. Prix, l’a conçu pour être un lieu de découverte où les espaces de savoirs et de loisirs se conjuguent. Sa silhouette perturbée peut choquer plus d’un visiteur. Mais l’intérieur grandiose et la richesse des collections présentées méritent plus qu’un simple détour. Inutile d’essayer de s’y rendre en voiture, les parkings sont insuffisants, il est nettement préférable de prendre le tram qui s’arrête juste devant. Bon plan : prendre la navette fluviale qui va de Vaise au centre Commercial Confluences puis dix minutes a pied pour arriver à La Sucrière et ensuite continuer, toujours à pied jusqu’au Musée des Confluences. Photos © JPD.
Biennale d’Art Contemporain. La Sucrière. Musée des Confluences. Musée d’Art Contemporain. Musée des Confluences. Du 10 sept – 3 janv. 2016.

* Musée des Confluences. 86, quai Perrache 69002 Lyon 04 72 69 05 00 – www.museedesconfluences.fr

* Musée des Beaux-Arts (MBA). www.mba-lyon.fr

* Musée d’art contemporain (MAC). Cité Internationale – www.mac-lyon.com

* Institut d’Art Contemporain (IAC). Villeurbanne  – www.i-art-c.org

* Musées Gallo-Romains de Lyon et Saint-Romain-en-Gal – www.musees-gallo-romains.com

* Gadagne Musées – www.gadagne.musees.lyon.fr

* Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique. 13 rue de la Poullaillerie 69002 Lyon – 04 78 37 65 98  – www.imprimerie.lyon.fr

* Musées des Tissus et Musée des Arts décoratifs de Lyon – 34 rue de la Charité F-69002 Lyon – 04 78 38 42 00 – www.mtmad.fr

* Musée d’Art Moderne de Saint Etienne. Rue Fernand Léger 42270 Saint-Piest-en-Jarez  –  mam@agglo-st-etienne.fr – www.mam-st-etienne.fr

* Fondation Gianadda- Martigny Suisse – www.gianadda.ch – info@gianadda.ch