T h é â t r e

N° 17 - Automne-Hiver 2013/14

Septembre - Octobre - Novembre - Décembre

 

Les Belles-Soeurs
D'Eric Assous. Mise en scène Martine Willequet. Avec 7 acteurs. Une réunion de famille dans une maison de banlieue. Plus une secrétaire et des amis. Un dîner qui va rapidement virer au jeu de massacre.
Comment ne pas être conquis par cette pièce toute en nuances et sous entendus. Ici le rire et l'intelligence s'accordent avec talent. Avec un zeste de suspense et d'émotion. Les réparties fusent. Les deux bourgeoises un peu coincées au début se lâchent. Catherine Decrolier incarne avec brio, une nunuche plus vraie que nature. Christel Pedrinelli est une parfaite bourgeoise. Les comédiens sont toniques. La mise en scène de Martine Willequet est faite sur mesure pour mettre en avant les trois belles-soeurs et rendre les trois frères constamment en porte-à-faux. Une excellente soirée pour combler notre besoin de rire. JPD.

Théâtre Tête d'Or du 14 septembre au 20 octobre et du 5 au 16 novembre.

 

Une chatte sur un toit brûlant
Création. De Tennessee Williams. Mise en scène Claudia Stavisky. Une extraordinaire histoire de famille. Un labyrinthe dramatique et fascinant. Atmosphère moite d'une étouffante soirée d'été. Trois couples. Une soirée joyeuse et macabre. Bref une pièce bouleversante. Après Mort d'un Commis Voyageur, qui se rejoue ici même en janvier prochain, cette pièce est le second volet de la série américaine de Claudia Stavisky. A Lyon d'abord, en tournée ensuite. © Christian Ganet.

Une réussite. Dans les années 50. La grande pièce d'une maison bourgeoise du Sud des Etats-Unis. Une table basse, deux fauteuils en rotin, un grand canapé, un lit, un bar. Un grand rideau blanc ouvre sur l'arrière scène ouvrant sur une terrasse avec de très grands arbres. Il masque une porte qui s'ouvre pour laisser entrer les acteurs. Tout au long de cette longue et belle pièce l'ambiance familiale est tendue. On apprécie la finesse des réparties, les petites phrases qui tuent. Tout est en faux semblants, non dits, et encore terriblement actuel. L'incommunicabilité du couple : Laure Marsac est superbe et sa diction est parfaite et Philippe Awat est le mari distant idéal - "On peut savoir pourquoi tu sors tes griffes ?" - "Parce que je suis une chatte !". Le dialogue père fils est touchant, Alain Pralon, ancien pensionnaire de la Comédie Française est un Grand-papa irascible et tonitruant. Christiane Cohendy incarne à merveille une vieille bourgeoise pleurnicharde. Les autres acteurs sont parfaits. Nous avons là, un casting de qualité. Claudia Stavisky réussit une superbe mise en scène mettant en valeur un théâtre intemporel qui ne laisse pas indifférent. JPD.

Théâtre des Célestins du 19 septembre au 20 octobre.

 

Le Président
De Thomas Bernhard. Mise en scène Michel Raskine. Une pièce rarement jouée en France, et pourtant, pour l'avoir vu aux Nuits de Fourvière en 2012, (au moment des élections présidentielles) on peut dire qu'il ne faut pas la rater. On y retrouve toute la jubilation ironique de l'auteur autrichien devant la bêtise, le grotesque, le ridicule. Théâtre de la Croix-Rousse du 1er au 11 octobre.

 

Desdémone et Othello
L'histoire d'un complet. Iago est amoureux, jaloux, montrueux. Il doit abattre son rival. Les auteurs expriment tous les préjugés sociaux sur l'argent, les femmes et l'étranger. Conception et mise en scène Razerka Ben Sadia-Levant.

Radiant-Bellevue le 3 octobre.

 

Le Cirque Invisible
Cirque. De Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thierrée. Une reprise attendue par tous ceux qui n'avaient pas ce spectacle l'an dernier en raison de son succès. Ils sont sublimes. Lui avec ses tours de magiciens, sa cocasserie colorée et légère, sa naïveté travaillée et son regard plein de malice et de bonté. Elle, avec sa grâce d'éternelle elfe et métamorphoses fabuleuses qu'elle réalise. D'éblouissants moments de cirque intime. © Luigi M. Cerati. TNP du 1er au 6 octobre.

 

Tombé
De Bruno Boëglin et Romain Laval. Mise en scène Bruno Boëglin. Une invitation au voyage. L'histoire véridique de la mort en 1939 d'un ethnologue nord-américain. L'improbable rencontre de l'explorateur Buell Quain, qui s'est suicidé à 27 ans et du philosophe, anthropologue et ethnologue, Claude Levi-Strauss mort à 101 ans. L'affaire se passe en 1939, aux fins fonds du Brésil, auprès d'une tribu indienne en voie de disparition. Les considérations philosophiques de l'un, font écho aux élucubrations ethnologiques de l'autre. Le décor et la mise en scène minimalistes sont de Bruno Boëglin. C'est intéressant. Mais la salle Célestine nous avait habitué à mieux. JPD. Théâtre des Célestins du 1er au 11 octobre.

 

George Sand
Lecture. En accord avec le Festival de la correspondance de Grignan. Evelyne Bouix lit une adaptation libre d'Anne Rotenberg et Gérald Stehr des lettres de George Sand. "Est-ce un crime de dire tout de son chagrin ?" Echanges et dialogues littéraires avec Flaubert, Delacroix, Liszt, Marie d'Agoult, Musset, Chopin. Une femme d'exception, témoin de son temps. Lecture : où quand Evelyne Bouix, fait revivre Georges Sand

Outre une quinzaine de romans, Georges Sand, nous a laissé une correspondance considérable. Des lettres sensibles, touchantes, intimes, où elle nous livre ses amours, ses états d'âme, ses inquiétudes. Et ce sont précisément les meilleures d'entre elles, qu'Evelyne Bouix, nous a fait revivre l'autre soir, avec subtilité, talent et conviction. Belle silhouette, diction impeccable, réelle présence sur scène, elle a su donner de la vie, de l'émotion et du mouvement à ces lectures. On se serait cru dans un salon au coin du feu à écouter parler Georges Sand... Mais au fait, êtes vous déjà allé un soir, écouter une lecture ? Genre mineur ? Non pas du tout. Les lectures du Théâtre Tête d'Or sont des moments de complicité avec les auteurs et leurs interprètes. On y redécouvre les meilleures lettres de la littérature française. On imagine le bonheur qu'avaient les écrivains à faire partager leurs impressions par courrier. Rien à voir avec la froideur impersonnelle des sms et des e-mails. Allez-y un soir, vous ne serez pas déçus. JPD. Théâtre Tête d'Or le 7 octobre.

 

Race
Deux noirs, deux blancs, trois avocats et leur client, un homme puissant soupçonné d'avoir violé une jeune femme noire dans une chambre d'hôtel à New-York... Mise en scène Pierre Laville avec Yvan Attal.« Il était coupable, parce qu’il est blanc ». Dans le grand bureau d’un cabinet d’avocats. Le premier, Yvan Attal, est blanc, le second Alex Descas est noir, l’assistante, Sara Martins est noire, elle est avocate elle aussi. Ils ont horreur de perdre. Doivent-ils accepter cet homme puissant et riche, Thibault de Montalembert, soupçonné d’avoir violé une jeune femme noire ? S’ensuit de longues et passionnantes discussions sur la culpabilité éventuelle de l’intéressé, et surtout sur le racisme. L’argumentation, à l’américaine, est âpre, directe, sans fioritures ni détours. Les quatre acteurs de ce huis clos sont excellents, tout particulièrement Yvan Attal qui campe un personnage d’avocat très réaliste. Au début, le présumé coupable semblait innocent... Finalement les avocats pensent qu’il va être jugé coupable. Voilà la conclusion à laquelle ils sont arrivés, avant même de plaider. Une pièce formidable qui brouille notre regard et nos clichés sur le racisme et qui ne laisse pas indifférent. Un choix de qualité de Victor Bosch. Toute ressemblance avec l’affaire DSK, ne serait que pure coïncidence, la pièce ayant été écrite, deux ans auparavant, par l’américain David Mamet. JPD. Radiant-Bellevue le 12 octobre.

 

 

 

 

 

Les coulisses de ma vie
De et par Jean-Laurent Cochet. Il a passé la plus grande partie de sa vie sur des scènes de théâtre. Son métier était de raconter la vie des personnages qu'il représentait. Il nous raconte la sienne avec une langue au service du rire et de l'intelligence. Théâtre Tête d'Or le 14 octobre.

 

Les Quatre Saisons
Création. Théâtre musical inspiré des Quatre Saisons de Vivaldi avec les comédiens d'Image Aiguë et les musiciens des Nouveaux Caractères aux clavecin et cordes sur instruments baroques d'époque. Un spectacle mélangeant musique ancienne et théâtre multidirectionnel actuel. Le théâtre qui aime la musique. Cette adaptation, des Concertos d’Antonio Vivaldi à partir d’une pièce de Christiane Véricel est une agréable réjouissance. Par cette forme originale de dialogue entre deux univers artistiques différents : la musique baroque de Sébastien d’Hérin et le théâtre singulier de Christiane Véricel, Jean Lacornerie, nous fait découvrir cette oeuvre emblématique, les Quatre Saisons. Ce spectacle est très visuel, les intonations des murmures, les expressions des visages, la gestuelle des corps, en disent bien plus que des paroles. Les jeunes comédiens d’Image Aiguë, sont convaincants. Les « Nouveaux caractères » de Sébastien d’Hérin, jouent sur des instruments d’époque, ils restituent une musique tonique et enjouée. La violoniste soliste Hélène Houzel, a un talent fou. Bref une agréable soirée dans ce théâtre qui aime la musique. JPD.

Théâtre de la Croix-Rousse du 15 au 19 octobre.


Une saison au Congo
De Aimé Césaire. Mise en scène Christian Schiaretti. Production TNP. Reprise d'une pièce, désormais au répertoire du TNP. Au Congo belge en 1958, l'effervescence va mener à l'indépendance. Oppositions, dissensions, malversations. Patrice Lumumba est le héros d'un pays déchiré. Une pièce importante et très réaliste, qui fait réfléchir. Avec 19 acteurs, 1 chanteuse, 3 musiciens et 14 figurants. © Michel Cavalca.

TNP du 16 au 25 octobre.

 

Festival Sens Interdits
Ce festival revient tous les deux ans. 16 spectacles, 12 compagnies, 12 lieux. Une belle diversité de regards et de formes. Dix pays participants : Slovénie, France, Chili, Allemagne, Hongrie, Pologne, Russie, Espagne, Chili/Argentine, Cambodge. A voir. Pologne : Choeur de femmes Magnificat Requiemachine, des femmes parlent de leur statut de femmes polonaise, musical avec 59 choristes. Russie : manipulation de la mémoire par les politiques, protestations. Cambodge : L'histoire terrible de Norodom Sihanouk, aux Célestins. Espagne : Pendente de Voto, une originale pièce sans acteur, et juste une télécommande pour voter oui ou non... © Philippe Delacroix.  Divers lieux : théâtre des Célestins, agglomération lyonnaise, et Rhône-Alpes du 23 au 30 octobre.

                  

 

 

La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute

Extraits d'une lettre ouverte à Monsieur Pierre Desproges. Des textes juxtaposés. Des textes de Pierre Desproges, mis en scène par Alain Lenglet et Marc Fayet. Et interprétation par Christian Gonon, sociétaire de la Comédie Française. Une alliance fraternelle de deux amis, l'un écrit, l'autre les faits entendre sur scène ! © Collection Comédie Française. Tnp du 5 au 16 novembre.

 

Le Jeu de la vérité
Comédie de Philippe Lellouche. Mise en scène de Marion Sarraut. Avec Vanessa Demouy et Philippe Lellouche. Après sept ans de succès et d'améliorations et d'adaptations successives et de traductions... Les répliques sont truculents.
Radiant-Bellevue le 12 novembre.

 

Théâtre sans animaux
Texte et mise en scène Jean-Michel Ribes. Une joyeuse bande de complices, nous fait des étincelles verbales, de la joie populaire et des situations imprévues. le monde à l'envers. Du rire contre le formatage actuel. Production Théâtre du Rond-Point Paris.

De l’absurde au non sens.
Le décor mobile symbolise, les anciens immeubles gris, d’une ville anonyme. Il varie au gré des situations. Ils sont cinq acteurs, Caroline Arrouas, Annie Gregorio, Philippe Magnan, Christian Pereira et Marcel Philippot. Ils nous jouent huit courtes fables. Ce sont des portraits, des gribouillis, des tranches de vie. Tout y passe : l’intelligence, le théâtre classique, les prénoms, le coiffeur, le stylo bille, la perruque, le golf et la carpe. On passe, par des chemins de traverse, de la cocasserie à l’absurde et du coq à l’âne. C’est de l’humour fin, au second degré du non sens. Pas étonnant que Théâtre sans animaux ait obtenu les Molières du meilleur auteur, de la meilleur pièce comique et du meilleur second rôle féminin pour Annie Gregorio. JPD

Théatre des Célestins du 5 au 13 novembre.

 

" Sésame ouvre toi " 

et tout change pour Ali Baba
L’affaire se passe dans le souk des marchands d’une lointaine ville d’Orient. Un générique s’affiche. Une récitante nous raconte «  Une histoire envoûtante qui s’est répandue dans le monde entier... » Evidemment c’est celle d’Ali Baba. Le voici justement vêtu d’un bonnet rouge. C’est une sorte de niais heureux et gai. Il galère, comme ferrailleur, ne gagne pas sa vie, essaye d’emprunter de l’argent. Se fait moquer de lui par son fils. Son frère, juste à côté, a une échoppe dans le souk, il habite avec sa femme juste au dessus de la boutique. Quand soudain descend des cintres, comme de la grue d’un port, un gros container rouge. Où les voleurs cachent et entassent leur butin. Un jour par hasard, Ali Baba les entend prononcer la fameuse phrase « Sésame ouvre- toi.» A partir de ce moment là tout change pour Ali Baba...
Les onze acteurs, danseurs, acrobates, musiciens, chanteurs s’expriment en langues perse, arabe, française et parfois en onomatopées incompréhensibles mais tout-à-fait convaincantes. Ils savent tout faire, et réussissent une belle galerie de portraits. Des vidéos nous montrent un port. Mais le vrai « plus » de la pièce c’est tout ce fourbi d’objets insolites exposés ou qui passent sur la vaste scène du TNP. Une chèvre vivante, des gros rouleaux de câbles de T.P., un solex, une voiture électrique déchargée d’une grue, des bidons, de la ferraille et une maison de médina. L’adaptation de Macha Makeïeff - c’est elle qui a fait Les Deschiens - est juste et réussie. Voilà un beau conte transformé en un gai et tonique spectacle théâtral. JPD
.© Brigitte Enguerrand.

TNP du 15 au 20 novembre.

 

Inconnu à cette adresse
Le chef d'oeuvre de Kressmann Taylor. Mise en scène Delphine de Malherbe. Avec Thierry Lhermitte et Patrick Timsit. La correspondance entre deux amis, dix neufs lettres denses, généreuses, complices, joyeuses, puis machiavéliques.
Radiant-Bellevue le 16 novembre.

 

Ali et Nous sommes pareils à ...
Créations de Mathurin Bolze et Hedi et Ali Thabet. Cie MPTA. Co-production Théâtre des Célestins. Ali, quand 2+1 = 4. Une pièce nue, une chaise, une suspension. Ils sont deux et arrivent sur scène, chemise blanche, pantalon noir, mais avec des béquilles... Entrée en matière des plus insolites qui soit. Ils marchent, ils dansent, ils sautent, font des sauts périlleux avant, arrière, du grand art, surtout pour Ali Thabet l’unijambiste. Ils jouent de leur complicité pour trouver des attitudes et des postures inattendues. Tant et si bien qu’avec leurs trois jambes ils arrivent à créer l’illusion d’en avoir quatre !

Nous pareils à ces crapauds.... Mariage de déraison. Nous retrouvons les deux artistes, mais cette fois avec un couple de jeunes mariés, lui en costume gris très chic et la mariée longue robe blanche, comme il se doit. Mais ce mariage tourne à la déraison. La belle et talentueuse jeune femme, Hédi Thabet, passe de l’un à l’autre des deux hommes, par des mouvements violents et des portés audacieux. Quatre musiciens grecs et tunisiens donnent la touche de fête indispensable. Deux très originales pièces courtes et muettes. Ali Thabet est unijambiste exceptionnel. JPD.

Théâtre des Célestins du 19 au 23 novembre.

 

Pierre Richard III
Pierre Richard, l'éternel "grand blond", joue le funambule au gré des caprices de sa mémoire. Anecdotes et rencontres, dans ce 3) volet autobiographique.
De Christophe Duthuon et Pierre Richard. Radiant-Bellevue le 20 novembre.

 

Même pas vrai !
De Nicolas Poiret et Sébastien Blanc. La famille, ça peut-être amusant pour peu qu'on soit joueur. Une famille qui adore régler ses comptes en public et leurs amis ses trouvent au milieu de leurs scènes de ménage. Une comédie joyeusement décapante ! Théâtre Tête d'Or du 10 novembre au 20 décembre. Le 31 décembre. Et du 4 au 18 janvier.

 

Le Silence du Walhalla
De Olivier Balazuc. Mise en scène Richard Brunel. Composition musicale Stéphane Leach. Avec 4 comédiens, une chanteuse lyrique et un quatuor classique. une grande maison, le Walhalla, en référence à richard Wagner. Une soirée dédiée au plus grand musicien vivant. Cinq variations, cinq entrées possibles dans le mystère de cette famille. Double sens et retours dans le passé. Une tragédie musicale. TNP du 26 au 30 novembre.

 

« Bells are ringing », le bonheur au bout du fil et dans la salle !
Jean Lacornerie, le directeur du Théâtre de la Croix-Rousse et Gérard Lecointe directeur musical des Percussions de Lyon, viennent de réaliser une belle performance en montant avec succès « Bell are Ringing ». Cette comédie musicale américaine a été créee à Broadway en 1956. Ils réalisent ainsi une première en France. Et ce n’est pas si facile de monter une comédie musicale, dans un théâtre public, sur une assez petite scène et avec un budget limité. Mais à aucun moment on ne le ressent. Ils n’ont pas manqué d’ingéniosité. Le décor est tournant, pile le standard d’une société de téléphone; face un grand salon vintage. On devine les musiciens, installés dans les angles de la scène sur trois niveaux de mezzanines. La vidéo, à partir des images d’Etienne Guiol, est inventive, très vivante avec toutes sortes d’interactions avec le décor. Mais il aura fallut 3 ans de préparation et 5 semaines de répétition...
Des extraits de cette première et les interviews de Jean Lacornerie et Gérard Lecointe ont été diffusés sur France Musique, dans l’émission 42° Rue, dimanche 24 novembre, depuis le plateau du théâtre. Heureuse coïncidence, la société A.T.S Studios, numéro un français des messages et identités sonores téléphoniques, est lyonnaise. Et ATS STdios a soutenu la création de cette comédie.
Et si une opératrice téléphonique devenait votre ange gardien ? Ella, l’héroïne s’immisce dans la vie de ses abonnés pour leur venir en aide. Tel est le thème de cette comédie, pleine de fougue, de malice, de gaieté... Et finalement de bonheur. Les comédiens chanteurs Sophie Lenoir et Jacques Verzier sont toniques, ils savent tout faire chanter en français, en anglais, danser, virevolter, sauter. Les huit autres acteurs-chanteurs sont également très pros. Belles are ringing va partir ensuite en tournée dans toute la France. Pour une première à Lyon c’est une réussite. Les spectateurs se régalent. JPD.

Théâtre de la Croix-Rousse du 18 au 29 novembre.

 

Le Crocodile Trompeur
Une adaptation libre de Didon et Enée de l'opéra de Purcell. Mis en scène Samuel Achache et Jeanne Candel. Direction musicale Florent Hubert. Un bijou d'originalité soutenu par une jeune troupe à suivre. Radiant-Bellevue les 30 novembre et 1er décembre.

 

Les Arrangements
Création. De Pauline Sales. Mise en scène Lukas Hemleb. Les membres d'une drôle de famille très complexe et très recomposée se cotoient autour de l'agonie du chef de famille ancien déporté et romancier célèbre. Une écriture contemporaine pour un sujet d'actualité, a la fois inventive et discrète. Théâtre des Célestins du 26 au 30 novembre.

 

Perturbation
D'après Thomas Bernhard. Adaptation et mise en scène Krystian Lupa. Par un des grands maîtres internationaux de la mise en scène. Il a monté Tchekov, Dostoïevsky, Andy Warhol... Il a l'art de déconstruire les monologues. Dans la montagne autrichienne, le jeune narrateur accompagne son père médecin au cours de ses visites. une belle galerie de portraits. Théâtre des Célestins du 3 au 7 décembre.

 

 

 

 

 

Les Clowns
De et par François Cervantes. Des clowns qui jouent de leurs corps comme de leurs voix et du langage. Ils s'enthousiasment, se battent, poussent des cris, sanglotent, hurlent de rire, tombent et se relèvent. Cie L'entreprise. Théâtre de la Croix-Rousse du 3 au 7 décembre.

 

Molly Bloom
D'après le chapitre 18 d'Ulysse de James Joyce. interprétation Anouk Grinberg. Roman monumental de la littérature mondiale. Le dernier épisode du roman profanateur de Joyce s'intitule Pénélope, plus connu aujourd'hui sous l'appellation "monologue de Molly Bloom". Mêlant triviales et naïves émotions livrées dans le désordre au coeur de la nuit. Anouk Grinberg saisit à merveille l'ironie du roman et la malice heureuse de Molly avec des figures féminines archétypales. TNP du 4 au 14 décembre.


Yerma
De Federico Garcia Lorca. Mise en scène et adaptation Daniel San Pedro. Avec Hélène Alexandridis et Audey Bonnet. Deuxième volet de la sombre trilogie de Garcia Lorca, précédée de "Noces de Sang" et suivie de "La Maison de Bernada Alba". L'héroïne est Yerma. Tandis qu'elle s'éloigne diamétralement de Jean, elle ne baisse pas les bras, au contraire, elle se révolte contre son sort. Un beau personnage et une sublime pièce. Théâtre du Célestins du 10 au 14 décembre.

 

Une journée ordinaire
De Eric Assous. Alain Delon sur scène avec sa fille Anouchka. Une description sincères de la complexité des relations père-fille. La pièce a connu un triomphe à Paris. Un double émouvant hommage parent-enfant. Radiant-Bellevue le 11 décembre.

 

Faust et usages de Faust
D'après Christopher Marlowe et Charles Gounod. Adaptation Jean Sclavis et Emilie Valantin. Mise en marionnettes Emilie Valantin. Un grand classique revisité avec inventivité , fantaisie et en marionnettes ! Avec les airs mémorables de l'opéra de Charles Gounod. Une difficile représentation de la vulgarité, bien réussie avec des marionnettes. Pour tous les âges au moment de Noël. Théâtre des Célestins du 11 au 22 décembre.

 

 

Henri VI - Cycle I
De William Shakespeare. Mise en scène Thomas Jolly. Henri VI regroupe 3 pièces de Shakespeare, 15 actes, 150 personnages et près de 10000 vers. Multiplicité des tableaux et des personnages, mais une traduction contemporaine plus facile à comprendre. Attention à la durée : 1h45 + entracte 30 minutes + 1h45 + 1h entracte + 1h45 + entracte 30 minutes + 1h15 = 8h30 ! Cie La Piccola Familia. © Nicolas Joubard. Théâtre de la Croix-Rousse les 14 et 15 décembre.

 

Même pas vrai ! Rire, émotion, psychologie.
L’ingénieux décor, utilisant des parois mobiles, réussit à suggérer : un appartement parisien actuel, un coin cuisine, un bar et un cabinet médical.
Au cours de deux dîners ratés, trois couples d’amis s’envoient les pires horreurs au visage, les répliques cinglantes fusent. De vrais règlements de comptes. On imagine l’effet, si nous mêmes, en disions, ne serait-ce que le quart, lors d’un dîner entre amis ! Les acteurs s’accordent à merveille. Raphaëline Goupilleau est négociatrice immobilière, effrontément menteuse à perfection. Bruno Madinier est le mari médecin dépassé, et largué. Anne Bouvier, nouvelle arrivée dans le groupe est prise pour cible. Tantôt perplexe, tantôt nunuche, tantôt en grosse colère elle est la révélation de la pièce. Les comédiens sont pétillants.
Voilà une belle pièce, plutôt « théâtre » que « boulevard ». Le rire, l’émotion et la psychologie se côtoient. Ce théâtre revivifié, correspond tout-à-fait à notre besoin de rire, mais avec la profondeur en plus. Et toujours en connivence avec le public. JPD.

Théâtre Tête d'Or du 19 novembfe au 20 décembre et du 4 au 18 janvier.

 

La Jeanne de Delteil
D'après le roman de Joseph Delteil. Mise en scène Christian Schiaretti. interpétation Juliette Rizoud. Adaptation Jean-Pierre Jourdain. Reprise d'une pièce au répertoire du TNP. Delteil balaie d'un seul mouvement la question de la réelle existence de Jeanne d'Arc. Elle vit, elles est devant nous. la voilà, "la fille belle des victoires". Une actrice seule prend possession d'un plateau nu. Juliette Rizoud entretient avec force et conviction, la force de l'illusion. TNP du 11 au 21 décembre.

 

Turak
Auteur, metteur en scène, scénographe, Michel Laubu. Une forêt de pupitres et de partitions, des tas d'instruments abandonnés aux quatre vents. l'orchestre national de Turaquie est dissous ! Un orchestre fantôme de gestes absurdes entre fanfare et électro-pop philharmonique. Les Subsistances du 10 au 21 décembre.

 

André Dussolier
Le comédien se livre à un exercice dans lequel il excelle : lecture de poèmes et textes picaresques. Molière, Michaux, Alfred Jarry, Alphonse Allais, Alexandre Vialatte, Jean-Michel rives et autres amoureux du verbe. Radiant-Bellevue le 17 décembre

 

Teatro Delusio
De paco Gonzalez, Björn Leese, Hajo Schüler, Michel Vogel. Mise en scène Michael Vogel. L'inclassable collectif berlinois Familie Flöz sillonne les scènes internationales avec des spectacles d'une poésie incomparable qui semble née de l'union de la commedia dell'arte et de l'expressionnisme allemand. Virtuosité, inventivité, poésie, masques, mimes et cirque. Trois artistes seulement jouent 27 personnages. Théâtre des Célestins du 17 au 29 décembre.


Je hais les gosses
Chansons. De Allain Leprest et Emmanuel Lods. Musiques Romain Didier, Gérard Pierron, Richard Galliano, Emmanuel Lods, François Lemonnier, Thomas Dalle. Dans une banlieue du XXI° siècle. Les chansons d'Allain Leprest : un regard d'adulte impitoyable, nostalgique et cocasse. Un spectacle aussi pour enfants. Théâtre de la Croix-Rousse du 18 au 22 décembre


 

Lieux & Liens

 

            Théâtre des Célestins

 


Tél. 04 72 77 40 00
Billetterie@celestins-lyon.org

www.celestins-lyon.org


               T N P - Villeurbanne

 


04 78 03 30 00 -

www. tnp-villeurbanne.com

 

Théâtre Tête d'Or 

Accueil 04 78 62 96 73 

www.theatretetedor.com


        Théâtre de la Croix-Rousse


Place Joannes Ambre 69004 Lyon
Tél. 04 72 07 49 49

infos@croix-rousse.com

www.croix-rousse.com

      

Les Ateliers

Tél. 04 78 37 46 30
contact@theatrelesateliers-lyon.com

www.theatrelesateliers-lyon.com


Les Subsistances

www.les-subs.com


TNG Théâtre Nouvelle Génération 

www.tng-lyon.fr

Radiant-Bellevue -Caluire

www.radiant-bellevue.fr