Musique - Opéra

Automne 2012

Les Chroniques de Patrick Favre-Tissot-Bonvoisin

voir à la fin des programmes

Septembre

Concert d'ouverture. Requiem de Berlioz
Hector Berlioz Grande Messe des morts (Requiem). 350 artistes sur scène ! Orchestre national de Lyon. Steve Davislim, ténor. Choral Arts Society of Washington. Norman Scribner, chef de choeur. Philharmonia Chorus. Stefan Bevier, chef de choeur associé. Choeurs et Solistes de Lyon-Bernard Tétu (Choeur d’oratorio de Lyon). Catherine Molmerret, chef de choeur. Leonard Slatkin, direction. © Citylights. David Duchon Doris. Auditorium les 4 et 5 septembre

 

Monteverdi et l'Orient mythique. Poèmes de Torquato Tasso. Soprano, oud & chant, viole, théorbe et guitare, violone. Franc-Emmanuel Comte, clavecin et direction. Le Concert de l'Hostel Dieu. Eglise Saint-Bruno-les-Chartreux les 17 et 18 septembre.

 

   Dvorak par Truls Mork
Concert symphonique. Antonín Dvorák Concerto pour violoncelle. Arnold Schönberg Pelléas et Mélisande, poème symphonique op. 5
Orchestre national de Lyon. Truls Mørk, violoncelle. Josep Pons, direction. © Highresll. Auditorium les 20 et 22 septembre

 

4e Concerto de Beethoven
Concert symphonique. Ludwig van Beethoven Coriolan, ouverture. Concerto pour piano n° 4. Karol Szymanowski Le Prince Potemkine. Witold Lutoslawski Concerto pour orchestre. Orchestre national de Lyon. Martin Helmchen, piano. Antoni Wit, direction. Auditorium le 27 septembre

 

Septembre/Octobre

 

Festival d'Ambronay sous le signe des Métamorphoses

Voici les principaux concerts en soirée du Festival d'Ambronay organisé par le Centre Culturel de Rencontre d'Ambronay.
Ambronay, c’est aussi le plaisir de la découverte, de faire entendre des partitions inconnues dénichées par les musicologues. Ce sera le cas encore cette année avec le Nabucco de Falvetti et L’Ippolito de Almeida. Bien d’autres surprises vous attendent encore qui devraient vous réjouir, habitués ou mélomanes curieux du Festival. Sans oublier le charme unique du lieu !

* Nabucco de Verdi. Falvetti. Leonardo García Alarcón. Abbatiale le 14, septembre
* Carte Blanche aux Jeunes Esembles. Les délices de Versailles. Ensemble Les Surprises. Salle Monteverdi le 15 septembre.

* Mozart. La Messe du couronnement. Jérémie Rhorer. Abbatiale le 15 septembre.
* Variations... sur les variations Goldberg. L’Effet de Foehn. Chapiteau le 15 septembre.
* Métamorphoses nocturnes. Quatuor Terpsycordes. Salle Monteverdi le 16 septembre.
* Carte Blanche aux Jeunes Esembles. L’art de la basse continue. Ensemble Sopra il basso. Tour Dauphine le 16 septembre
* Schubert. Ultimes Symphonies. Marc Minkowski. Abbatiale le 16 septembre
* Amour et Folie. Patricia Petibon. Monastère de Brou. Les 19 et 22 septembre.
* L'Ippolito.De Almeida. Ana Quintans. Grand Temple le 20 septembre.
* Bach. Sigiswald Kuijken. Abbatiale le 21 septembre.
* Flor de Verano. Diana Baroni Quartet. Chapiteau le 22 septembre.
* Le Clavier métamorphosé.
- Céline Frisch & Aline Zylberajch. Abbatiale à 11h30 le 23 septembre
- Nicolau de Figueiredo. Tour Dauphine à 14h30 le 23 septembre
- Alexandre Tharaud. Abbatiale à 17 h.le 23 septembre
* Les Héroïne d'Ovidé. Ottavio Dantone. Abbatiale le 27 septembre
* Il Divino Mozart. Ghislieri Choir & Consort. Abbatiale le 28 septembre
* Requiem. Mozart. Leonardo García Alarcón. Abbatiale les 29 et 30 septembre
* Macbeth. L’Opéra Théâtre / Lyon. Chapiteau le 29 septembre.
* Métamorphoses amoureuses. Ophélie Gaillard. Abbatiale le 30 septembre.

* Les nations Galantes. Les Ombres. Opéra de Lyon, Amphi le 4 octobre.
* Les Arts Florissants. Charpentier, Histoires sacrées. William Christie. Abbatiale le 5 octobre
* Concert aux deux visages. Nathalie Stutzmann. Abbatiale le 6 octobre
* Une Nuit à Lisbonne. Carla Pires & Deolinda. Chapiteau le 6 octobre
* Mix Baroque. Les Esprits Animaux / Arandel. Transbordeur Lyon le 7 octobre

www.ambronay.org

 

Octobre

 

Benjamin et Beethoven, Pierre-Laurent Aimard au piano
Concert symphonique. Benjamin Britten «Quatre Interludes marins» de Peter Grimes. George Benjamin Duet, pour piano et orchestre. Ludwig van Beethoven Concerto pour piano n° 2. Albert Roussel Bacchus et Ariane, suite n° 2. Orchestre national de Lyon. Pierre-Laurent Aimard, piano. Martyn Brabbins, direction. Auditorium les 4 et 6 octobre

 

Piano à 4 mains. M.A. Chamarande et Christine Seigle. Saint-Saëns, Fauré, Debussy, Massenet, Bizet. Espace Ecully. Ecully Musical le 4 octobre

 

Piano, violon et cor. Dana Ciocarlie, piano – Nicolas Dautricourt, violon – David Guerrier, cor. Société de Musique de Chambre. Salle Molière le 10 octobre

 

Requiem de Dvorak
Concert symphonique. Antonín Dvorák Requiem. Orchestre national de Lyon. Choeur philharmonique slovaque. Blanka Juhanáková, chef de choeur. Simona Saturová, soprano. Maria Radner, mezzo-soprano. Charles Reid, ténor. Jan Stava, basse. Tomás Netopil, direction. Auditorium les 11 et 13 octobre.

 

Aldo Ciccolini. Mozart. Debussy. Piano à Lyon. Salle Molière le 17 octobre

 

 

 

 

 

 

 

Festival de Musique Baroque.

30 ans déjà !

La Chapelle de la Trinité du 17 octobre au 19 décembre.

Et aussi des concerts de janvier à mai 2013

Trentenaire !
En 1983, Eric Desnoues crée le Festival de Musique Baroque de Lyon grâce au Mécénat de la Société BioMérieux et du Crédit Lyonnais. Pionnier dans la redécouverte de ce répertoire musical, ce Festival contribue à révéler au public des chefs-d’œuvre des XVIIème et XVIIIème siècles, tout en accompagnant les musiciens dans leur recherche d’authenticité et d’excellence. En 1999, à l’issue de la restauration de la Chapelle de la Trinité, la Ville de Lyon offre au Festival, la Chapelle de la Trinité, juste à côté du Lycée Ampère : “la perle baroque de l’architecture lyonnaise”. Un décor d'une grande beauté, tout particulièrement adapté à la musique baroque.
Le festival qui se concentrait sur les mois de novembre et décembre à ses débuts, est devenu une véritable Saison musicale, en proposant une programmation de très haut niveau, allant d’octobre à mai. Pour cette saison 22 groupes sont invités pour 26 concerts.
* Prima donna i : Porpora, Leo, Pergolese. Simone Kermes - la Magnifica comunità - Enrico Cassas. La Chapelle le 17 octobre

* Laudes et chants soufis. Doulce mémoire - Denis Raisin Dadre. La Chapelle le 17 novembre

* Magnificat - Bach - Grands motets - Mondonville

Les Nouveaux Caractères de Sébastien d'Hérin est en résidence à Lyon. Cet ensemble se produira trois fois : en novembre, en janvier et en mars. © Clemence Herout. Le Comptoir Général.La Chapelle les 24 et 25 novembre

* Folias antiguas et criollas; Hespèrion xxi - Jordi Savall. La Chapelle le 30 novembre

* Prima donna ii : Hasse. Vivica Genaux - Capella Gabetta - Andrès Gabetta
La Chapelle le 4 décembre

* Messe du festival. Maîtrise de la primatiale Saint-Jean -Thibault Louppe
Primatiale Saint-Jean le 9 décembre

* Grands chœurs baroques russes. Chœur de chambre de l'Oural
La Chapelle le 11 décembre
* King Arthur - Purcell. La Fenice - Jean Tubéry. La Chapelle les 15 et 16 décembre
* Sonates pour violon et clavecin.
Bach- Amandine Beyer - Anna Fontana
La Chapelle le 19 décembre

Année 2013
* Du coq à l'ane. Les nouveaux caractères - Sébastien d'Hérin, ensemble en résidence
La Chapelle le 12 janvier

* God save the queen. The king's singers. La Chapelle le 18 janvier

* Le clavecin de Wanda Landowska. Couperin, Bach, de Falla. Conservatoire de région de Lyon. La Chapelle le 1er février.

* Symphonies et concertos. J. Haydn, Cpe. Bach. Cnsmd de Lyon
la Chapelle le 3 février
* L'art des castrats i . Vivaldi, Albinoni, Gasparini, Ristori. Max Emanuel Cencic - il pomo d'oro - Riccardo Minasi. La Chapelle le 12 février

* Miserere - allegri / Magnificat - Pärt . Tallis scholars - Peter Philips
La Chapelle le 17 février

* Les surprises de l'amour - Rameau. Les nouveaux caractères - Sébastien d'Hérin,
ensemble en résidence. La Chapelle le 15 mars

* Le jardin de la chapelle - opus 5. Concert baroque de jeunes musiciens
La Chapelle le 23 mars

* Leçons de tenèbres - Couperin. Le poème harmonique - Vincent Dumestre
La Chapelle le 27 mars

* Stabat mater - Pergolese. Valer Barna Sabadus - Filippo Mineccia
Orchestre du festival de Graz. La Chapelle le 28 mars

* Messe en ut - Mozart. Les musiciens du Louvre - Grenoble - Marc Minkowski
La Chapelle le 3 avril

* Symphonies - Mozart. Orchestre des pays de Savoie - Sigiswald Kuijken
La Chapelle le 10 avril

* L'art des castrats ii : vivaldi. David Dq Lee - Matheus - Jean-Christophe Spinosi
La Chapelle le 23 mai

* Musique ancienne d'Ecosse Les musiciens de Saint-Julien François Lazarevitch
La Chapelle le 29 mai

Les Noces de Jeanette. La chanson de Fortunio. Opéras comiques. Cie Cala. Bourse du Travail le 21 octobre

 

La Chambre Philarmonique
Orchestre Invité. Claude Debussy Petite Suite (orchestrée par Henri Büsser). Maurice Ravel Concerto pour piano en sol majeur — Ma Mère l’Oye, cinq pièces enfantines. Igor Stravinsky Pulcinella (suite). Bertrand Chamayou, piano. Emmanuel Krivine, direction. Auditorium le 22 octobre.

 

Mozart en Italie. Heather Newhouse et Marie Frédérique Girod sopranos. Orchestre et Choeur de chambre du Concert de l'Hostiel Dieu. Franc-Emmanuel Comte, direction. Le Concert de l'Hostel Dieu. Eglise N-D Saint-Vincent les 21 et 23 octobre.

 

Macbeth
Opéra en 4 actes, 1865. Livret de Francesco Maria Piave, d’après Shakespeare. En italien. 3 h. environ. Nouvelle production. Enregistré par France Musique. Direction musicale : Kazushi Ono. Mise en scène : Ivo van Hove. Dramaturgie : Janine Brogt. Chef des Chœurs : Alan Woodbridge. Orchestre et Chœurs de l'Opéra de Lyon. Opéra du 13 au 27 octobre

 

2° concerto de Brahms, Emmanuel Ax au piano

Concert symphonique. Joseph Haydn Symphonie n° 67. Paul Hindemith Métamorphoses symphoniques sur un thème de Carl Maria von Weber. Johannes Brahms Concerto pour piano et orchestre n° 2. Orchestre national de Lyon. Emmanuel Ax, piano. Leonard Slatkin, direction. Auditorium les 25 et 27 octobre

 

 

Novembre

 

Bach et Mozart par Ton Koopman
Johann Sebastian Bach Ouverture (Suite) pour orchestre n° 3. Carl Philipp Emanuel Bach Concerto pour deux clavecins. Wolfgang Amadeus Mozart Sérénade n° 6. Symphonie n° 39. Orchestre national de Lyon. Tini Mathot, clavecin. Ton Koopman, direction et clavecin. Auditorium les 8 et 10 novembre

 

Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg
Orchestres invités. Les Grands Interprètes. Sergueï Prokofiev Symphonie n° 1.«Classique» Roméo et Juliette (extraits des suites d’orchestre). Piotr Ilitch Tchaïkovski Symphonie n° 4. Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg. Iouri Temirkanov, direction. Auditorium le 13 novembre

 

La Cioccona. Chaconnes, folies, tarentelles ibériques et italiennes. Heather Newhouse soprano, Hugo Peraldo, ténor. Franc-Emmanuel Comte, direction. Le Concert de l'Hostel Dieu. Salon de l'Hôtel de Ville le 13 novembre.

 

Les Puritains
Opéra en concert. I Puritani de Vincenzo Bellini. Opera seria en 3 actes, 1835. Livret de Carlo Pepoli. En italien, 3h. environ. Enregistré par France Musique. Direction musicale : Evelino Pidò. Chef des Chœurs : Alan Woodbridge. Orchestre et Choeurs de l'Opéra de Lyon . Opéra du 13 au 18 novembre

 

Trios pour piano, violon et violoncelle. Beethoven.
Société de Musique de Chambre. Salle Molière le 14 novembre

 

3e Symphonie de Saint Saëns
Concert symphonique avec orgue. Christopher Rouse The Infernal Machine. Dmitri Chostakovitch Concerto pour violon n° 1.. Camille Saint-Saëns Symphonie n° 3, en ut mineur, «avec orgue». Orchestre national de Lyon. Viktoria Mullova, violon. Vincent Warnier, orgue. Leonard Slatkin, direction. © Citylights. David Duchon Doris. Auditorium les 15 et 17 novembre

 

Trio Wanderer. Piano, violon, violoncelle. Brahms. Schubert, Tchaikovski. Fortissimo Musiques. Salle Molière le 21 novembre

 

 

 

Gustav Mahler Symphonie n° 3
Concert symphonique. Orchestre national de Lyon. Sasha Cooke, mezzo-soprano. Choeur Britten. Nicole Corti, chef de choeur. Maîtrise du Conservatoire à rayonnement régional de Lyon. Marie-Laure Teissèdre, chef de choeur. Leonard Slatkin, direction.

Auditorium les 22 et 24 novembre

 

 

Le Barbier de Séville. Opéra de Rossini et Beaumarchais. Cie Cala. Bourse du travail les 24 et 25 novembre.

 

Barry Douglas. Brahms, Schubert, Moussorgski.Piano à Lyon. Salle Molière le 30 novembre

 

Décembre

 

Messie de Georg Friedrich Haendel
The Messiah. Oratorio, 1742. Livret de Charles Jennens. En anglais
En coproduction avec l'English National Opera. Direction musicale : Laurence Cummings. Mise en scène : Deborah Warner. Décors : Tom Pye. Chorégraphie : Kim Brandstrup. Chef des Chœurs : Alan Woodbridge. Orchestre, Chœurs et Maîtrise de l'Opéra. © Catherine Wyn, Robert Workman. Opéra du 3 au 14 décembre

 

Chaplin.

Les Lumières de la Ville

Ciné-concerts symphoniques. Charlie Chaplin Les Lumières de la ville [City Lights]. États-Unis, 1931, 1h26. Avec Charlie Chaplin, Virginia Cherrill. Scénario et musique de Charlie Chaplin. Orchestre national de Lyon. Timothy Brock, direction. © Citylights. David Duchon Doris.

Auditorium les 8 et 9 décembre

 

Transatlantique
Concert symphonique. Alberto Ginastera Estancia, quatre danses. Manuel de Falla Nuits dans les jardins d’Espagne, impressions symphoniques pour piano et orchestre. Alberto Ginastera Variations concertantes. Manuel de Falla Le Tricorne. Orchestre national de Lyon. Boris Berezovski, piano. Josep Pons, direction. Auditorium les 13 et 15 décembre

 

Kun Woo Paik. Beethoven, Brahms, Fauré. Piano à Lyon. Salle Molière le 14 décembre.

 

Jean-Frédéric Neuburger, piano. Beethoven. Fortissimo Musiques. Salle Molière le 15 décembre

 

Vivaldi, Gloria. Vivaldi, Scarlatti, Corelli et Noëls populaires. Le Concert de l'Hostel Dieu. Orchestre et Choeur de Chambre du Concert de l'Hostile Dieu. Franc-Emmanuel Comte, direction. Sanctuaire Saint-Bonaventure les 18 et 19 décembre.

 

Violon et Clavecin. Sonates, partita et fantaisie de Bach. Amandine Beyer, violon baroque. Anna Fontana, clavecin. Société de Musique de Chambre. Salle Molière le 19 décembre.

 

Ensemble vocal Berlioz. Massenet, Berlioz, Fauré, Messager, Wagner, Schumann et Brahms. Ecully Musical. Espace Ecully le 20 décembre

 

Fantasia de Disney - Live in concert 2012
Ciné-concerts symphoniques. Extraits et arrangements des oeuvres suivantes : Ludwig van Beethoven Symphonie n° 5 et 6 «Pastorale». Piotr Ilitch Tchaïkovski Casse-Noisette (suite). Claude Debussy Clair de lune. Igor Stravinsky L’Oiseau de feu (suite de 1919). George Gershwin Rhapsody In Blue. Paul Dukas L’Apprenti sorcier. Sir Edward Elgar Pomp and Circumstance. Ottorino Respighi Pins de Rome. Orchestre national de Lyon. Alondra de la Parra, direction.© Jose Luis Castillo.

Auditorium les 20, 21, 22, 23 décembre.

 

Concerts du Nouvel An
Concert symphonique. Jacques Offenbach Orphée aux Enfers, ouverture. Camille Saint-Saëns Introduction et Rondo capriccioso pour violon et orchestre. Emmanuel Chabrier España. Pablo de Sarasate Fantaisie sur«Carmen» de Bizet, pour violon et orchestre. Johann Strauss fils Valse de l’Empereur. Carl Maria von Weber Invitation à la valse, op. 65 (orchestrée par Hector Berlioz). Richard Strauss Le Chevalier à la rose, suite de concert. Orchestre national de Lyon. Baiba Skride, violon. Yutaka Sado, direction. Auditorium les 29, 30, 31 décembre et 1er janvier

 

La Nuit blanche de Saint-Petersbourg. Ensemble Troïka, Cie Koriski et Dimitri violon. Amphithéâtre 3000 le 31 décembre.

 

... Et aussi les concerts de musique de chambre et d'orgue des musiciens de l'Orchestre national de Lyon. Par petits groupes dans des configurations les plus variées. Ils composent leur propre répertoire. Le dimanche matin à 11heures.

 

     

Automne Les Chroniques de Patrick Favre-Tissot-Bonvoisin  

Septembre 2012

Auditorium / ONL


Requiem de Berlioz : quand l’oreille est éblouie.

Le 5 septembre. Après 23 ans d’absence, quelle félicité de renouer avec une œuvre insigne ! Rappelons que cette "Grande Messe des morts Opus 5" fut donnée à 3 reprises lors du regretté Festival Berlioz de Lyon, sous les directions de : Serge Baudo (1981, le plus spectaculaire), John Nelson (1985, le plus mystique), Emmanuel Krivine (1989, le plus distingué). Puisqu’une partie de la presse locale s’est répandue en inexactitudes et autres approximations dont elle a le secret, observons qu’avec 347 choristes, 84 instrumentistes et les 4 fanfares fortes chacune d’une dizaine de pupitres, nous sommes presque à l’effectif de 500 exécutants souhaités par l’auteur [qu’on ne s’émeuve pas : pour son "Te Deum" et la fastueuse cantate "L’Impériale", il en exige… 900 !]. Jamais le plateau de l’Auditorium n’a paru si petit qu’en accueillant cette composition colossale (NB : les exécutions citées du "Requiem" avaient été respectivement reçues au Palais des sports, au Théâtre Antique de Fourvière et à la Halle Tony Garnier). © David Duchon Doris.

 

Lecture cursive, nerveuse
La difficulté majeure d’une telle entreprise consiste à donner une cohérence aux forces chorales réunies pour la circonstance. Le Philharmonia Chorus de Londres et le Choral Arts Society de Washington s’adjoignent aux Chœurs & Solistes de Lyon-Bernard Tétu. Si techniquement et sur le plan homophonique, le résultat est satisfaisant, l’on sera plus réservé sur celui de l’homogénéité des timbres. Certains (lesquels ? impossible de le déterminer dans cette profusion) ne sont guère séduisants et les pupitres d’altos peinent à se faire entendre lorsqu’ils ne sont pas à l’unisson des sopranos. La masse orchestrale est en revanche aussi opulente que superbe. L’interprétation de Leonard Slatkin est atypique. Il ne traîne jamais, imposant une lecture cursive, nerveuse, rappelant une certaine tradition américaine (non Bernstein mais Eugene Ormandy, qu’il rejoint presque en vélocité : 79’30’’ contre 77’41’’ [1 CD SONY, réédition 1997]). Pourtant, son souci de précision est pris en défaut dans la gestion des nuances. Rien ne différencie ses pp, ppp et pppp, spécialement dans l’Introitus – Kyrie (il est vrai d’une immense difficulté dans son alternance rapide d’indications antagonistes), sans parler du "perdendosi" conclusif qui demeure lettre morte.

 

Dimension apocalyptique
Ceci posé, il réussit son Tuba mirum, pratiquement sans décalages. Cette fresque de fin du monde lui convient. On se sent écrasé, anéanti comme de juste et l’on songe à ces mots de Berlioz à propos des "Huguenots" de Meyerbeer : « l’oreille est éblouie ». La remarque s’applique aussi au Lacrymosa dont il restitue la dimension apocalyptique. Cultivant le registre de l’étonnement plus que celui de l’émotion, le chef convainc malgré tout dans les passages intimistes : Quid sum miser poignant, Offertoire et Hostias captivants, Te decet hymnus de l’Agnus Dei à pleurer, lumineux. En somme, Slatkin étonne en réussissant parfois là où on ne l’attend pas ! A ce titre, citons un Sanctus anthologique où les "coups d’encensoir" de la reprise confortent l’irradiation installée par la voix du ténor solo (l’efficace Steve Davislim, la et si bémols aigus clairs et nets) qu’on a eu l’excellente idée de placer en haut du 1er balcon. Ceci permet un effet "voix du ciel", conférant à cette séquence un relief inusité.
En dépit des réserves, rappelons que toute exécution d’un tel monument revêt un caractère exceptionnel. Gageons que la prise de son "live" fournirait matière à un beau disque. Dans la mesure où NAXOS entame une série Berlioz avec l’ONL, espérons bientôt un "Roméo & Juliette", cette symphonie dramatique ayant trop longtemps déserté les salles lyonnaises.

 

Dvorák & Schoenberg par Mørk & Pons. 20 septembre.

Belle revanche ! Le "Concerto pour violoncelle en si mineur Opus 104" d’Antonín Dvorák avait, en effet, joué de malchance pour ses dernières exécutions céans. Lors de la célébration du Centenaire de l’ONL en 2005, Anne Gastinel livra un lecture terne et uniforme, tandis qu’en 2009 Heinrich Schiff s’y montra aussi approximatif qu’éteint.


   La souplesse d’archet impressionne
Déjà apprécié dans Dutilleux en 2008, Truls Mørk s’implique plus encore ce soir, faisant corps avec des partenaires concernés. Sans être colossal, le son est suffisant, se propageant haut et clair. Si l’on apprécie les doubles cordes enveloppantes, la netteté des trilles, la dynamique généreuse, le lyrisme sincère, c’est la souplesse d’archet qui impressionne le plus, alliée à une ferveur conquérante. La direction véhémente de Josep Pons ravit davantage que tant de lectures aseptisées où des chefs timorés retiennent l’orchestre. S’il met généreusement en exergue la puissance de l’instrumentation avec des attaques vigoureuses, on demeure plus réservé sur la rudesse des tutti où des accents farouches effacent la distinction naturelle de la partition. En revanche, l’on mettra à son crédit l’excellent traitement des vents, se détachant sur des cordes qui suggèrent comme rarement les bruissements de la nature. © Highsrell.


Lecture limpide

En 2de partie, le choix de "Pelléas & Mélisande Opus 5" de Schoenberg est bienvenu. Jusqu’à une date récente, Lyon avait honoré le seul opéra de Debussy, ignorant les autres partitions inspirées par la pièce de Maeterlinck. Grâces soient rendues à l’ONL qui, après les œuvres de Fauré et Sibelius sur le sujet, nous offre enfin l’ambitieux poème symphonique de l’auteur des "Gurrelieder". Ces pages appartiennent à la même période créatrice d’un compositeur encore tout imprégné d’un néoromantisme flamboyant, prolongeant Wagner et Bruckner tout en se rapprochant des Mahler, Strauss et autres Zemlinsky. Les auditeurs inquiets sont vite rassurés mais pas forcément séduits. Pourtant, Pons mise moins sur l’incisif que sur la luxuriance, dans la continuité de la version Karajan [1 CD DGG, 1974], notre référence. Reste que cette lecture limpide, d’un dramatisme jamais contraint, porterait sans doute mieux ses fruits si l’on avait recouru à la version originale plutôt qu’à l’édition pour orchestre réduit d’Erwin Stein.

 

L’escapade musicale de Patrick Favre-Tissot-Bonvoisin


Anna Caterina Antonacci au Château pour les 50 ans de LYRIA, Annecy le 23 septembre

Association de mélomanes renommée dans tout Rhône-Alpes et au-delà, animée par une équipe dynamique, LYRIA frappe fort pour fêter son cinquantenaire. Son Président Hubert Grégoire uni ses forces avec les Nuits Romantiques du Lac du Bourget afin de clôturer les festivités en apothéose par un récital d’Anna Caterina Antonacci. Très appréciée à Lyon, la cantatrice italienne s’est produite récemment dans l’"Otello" de Rossini et "I Capuleti e i Montecchi" de Bellini. Registre plus intimiste ce soir où, rappelant opportunément l’étendue de son génie interprétatif, elle nous régale d’un exemplaire programme franco-italien de mélodies.


Duo complice

Formant un duo complice avec le pianiste Donald Sulzen (un vrai partenaire et non un accompagnateur : doigté souverain, toucher de velours) elle cisèle Fauré ("5 Mélodies de Venise", le trop rare "Horizon chimérique") et Hahn avec un goût et une diction à faire pâlir plus d’une interprète française. De Hahn, elle révèle à plus d’un auditeur les mélodies en vénitien, petites merveilles à diffuser d’urgence. De sa patrie, elle défend avec une adéquation stylistique confondante un vaste répertoire : depuis un Monteverdi racé jusqu’à l’injustement délaissé Respighi, en passant par le romantisme tardif de Tosti et des raretés enthousiasmantes de Cilea, Pizzetti et Refice où le clavier de Donald Sulzen dispense des couleurs aussi chatoyantes qu’inouïes. © Christian Chorier.


Timbre moiré, inflexions diaprées
Distillant sensualité, fureur, gaieté, tristesse et humour avec un égal bonheur, la splendide artiste possède ce don rare de transformer en chef-d’œuvre des pièces qu’on pourrait croire mineures. Elle ne s’économise jamais, donnant toujours le meilleur d’elle-même. Avec des yeux qui vous percent l’âme, elle incarne chaque mot du texte d’un geste idéal avec un art consommé. Il est si rare aujourd’hui d’être confronté à une vraie personnalité musicale. Madame Antonacci possède cette vertu d’authentique diva, sans les défauts inhérents à ce titre. Son timbre moiré, ses multiples inflexions diaprées sont constamment justes, s’alliant à une ample tessiture et un souffle inépuisable pour vous communiquer le frisson. Généreux, les artistes offrent 3 Bis suscitant la "standing ovation" d’un public en extase, venu en nombre au Château d’Annecy. Si LYRIA a fait un choix idéal pour fêter son brillant demi-siècle, l’on souhaite ardemment réentendre ces artistes d’exception à Lyon, ville où les récitals vocaux sont une monnaie rare.

 

Octobre 2012

 

I – Auditorium – O.N.L

11 Octobre 2012 : Requiem de Dvorák

Trouver les chemins de la Grâce

Trop rares sont les occasions – en Europe occidentale – d’entendre cette œuvre de Dvorák, moins prisée que son "Stabat Mater" (sans parler de l’oratorio "Svatá Ludmila", superbement ignoré dans nos contrées). Cette donnée fondamentale semble échapper à la masse des mélomanes de notre région et l’on déplore vivement que l’Auditorium n’affiche pas complet ce soir.

Couleurs foncièrement idiomatiques
La direction sans affèteries de Tomás Netopil n’opte pas pour une vision spectaculaire. Une ambiance recueillie s’installe dès les 1ères mesures et, ultérieurement, même les Dies Irae et Lacrymosa font preuve de retenue. Notre orchestre s’inscrit dans cette démarche, parvenant même (pour qui a les phalanges tchèques dans l’oreille) à obtenir des couleurs foncièrement idiomatiques. En fermant les yeux, l’on pourrait s’imaginer au Rudolfinum de Prague !
A la distinction de la petite harmonie se conjuguent des violons opalescents qui jouent les archanges, superbement menés par l’excellentissime Giovanni Radivo.

Le somptueux Chœur Philharmonique Slovaque sait trouver les chemins de la Grâce. On relève sa belle ampleur, s’appuyant sur des pupitres de basses imposants, en présence et projection.© DR.

Volume sonore restreint
En revanche, les solistes appellent des réserves. Globalement on déplore un volume sonore restreint, voire confidentiel pour certains. L’acoustique directionnelle de la salle est – on le sait pourtant depuis son inauguration – meurtrière pour les voix. Elle nécessite d’engager des organes imposants (un exemple ? Chaque fois que la basse Roberto Scandiuzzi a chanté céans, on n’a pas perdu une note !). Il est donc impératif d’y veiller à l’avenir, afin que l’on cesse d’être contraint de tendre l’oreille.
Ceci dit, la soprano Simona Saturová sait trouver des accents douloureux, à peine oblitérés par un vibrato serré. La partie de mezzo bénéficie du timbre envoûtant de Maria Radner, propice aux inflexions mystérieuses et ne manquant pas d’aplomb. Très contrôlé et plutôt raffiné, le ténor Charles Reid affiche un appréciable phrasé. Complétant le quatuor, la basse Jan Stava est un peu confidentiel. Clair de timbre, il compense ses limites par une bonne homogénéité des registres et une musicalité bienvenue.
Un mot sur les nouveaux programmes de salle : leur format encombrant et leur présentation spartiate (sans les biographies !) constituent une involution, à remettre en question d’urgence.

 

II – Opéra de Lyon

25 Octobre 2012 : "Macbeth" de Verdi : Ono et ses troupes sauvent l’ouvrage

Depuis une quinzaine d’années, il est devenu quasi impossible de voir une scénographie de "Macbeth" qui ne transpose l’action du XIème siècle dans une quelconque dictature des temps modernes. En lisant le concept de Ivo van Hove, on s’attendait au pire. Nous sommes parvenus un cran en dessous.
Relecture…
Avec un sang-froid qui n’a d’égal que sa méconnaissance des intentions pourtant clairement exprimées de Verdi, le metteur en scène innove (en quelque sorte) en transférant sa relecture en haut d’un gratte-ciel de New York. La lutte pour le pouvoir passe obligatoirement aujourd’hui par la domination de la finance. Macbeth est donc privé de toute sa démarche métaphysique. Le voici banalisé, réduit à ressembler à un pâle trader en chef qui ne vit que pour le Dow Jones, le CAC 40 et le triple A avant d’être vaincu par les OWS sans être occis par Macduff au final. Car la négation du texte
est envahissante, le fantastique éradiqué (les sorcières deviennent d’insignifiantes secrétaires devant leurs ordinateurs) et la Nature hostile impitoyablement exclue du contexte. Conçue pour évoluer dans un univers aussi rude et sauvage que celui du "Seigneur des anneaux" l’action de "Macbeth" s’enlise dans le hiatus créé par ce cadre aseptisé. Sans cesse falsifiée au forceps, elle laisse place à une naïveté qui n’épatera que les gogos ou ceux qui n’ont aucune idée de l’œuvre d’art qu’ils viennent voir et entendre. Ainsi, presque tout tombe à plat.
Passons sur l’omniprésence d’une allusion à Nafissatou Diallo distrayant excessivement l’attention (ne manque que DSK !). Le comble est ici atteint avec le tic récurent consistant à laisser constamment en scène des personnages qui ne doivent pas s’y trouver à un moment précis. A ce titre, les 1ers exemples flagrants se situent dans le Chœur « S’allontanarono ! » des sorcières, où Macbeth ne bouge pas d’un pouce, contredisant leurs paroles, puis dans la Scène de la lettre, où Lady Macbeth doit jouer tout ledit passage devant son époux qui lui annonce pourtant son arrivée prochaine dans cette fameuse missive.


Sans parler des costumes
(les sempiternels costards-cravates qui pourraient provenir de n’importe quel "décrochez-moi-ça"), cette fois même le traitement des éclairages participe du contresens permanent. Alors que "Macbeth" est l’opéra de l’obscurité et de la nuit par excellence, les lumières crues assénées ne font que renforcer les errements. Van Hove ne sait que faire de certains tableaux (ainsi le chœur « Patria opressa ! », demeure un tunnel qu’il ne parvient pas à traverser). Tout – ou presque – sent l’improvisation et la gratuité. Cette mystification fait des dégâts considérables, polluant les textes (musical et livret) jusqu’à l’incongruité. Le plus fort : à l’énumération des ingrédients infernaux utilisés par les sorcières au III, une spectatrice s’étonne « qu’on ait pas pensé à changer ces mots stupides, qui s’accordent si mal à la mise en scène »… ! Rassurez-vous, Madame, au point de bêtise et d’inculture auxquels nous sommes parvenus grâce à des individus de votre acabit, ça ne saurait tarder. Sous peu vous serez exaucée ! © Jean-Pierre Maurin.
Soyons objectif : une seule scène s’avère réussie : celle du III où apparaît la lignée des rois, descendance future de Banco. L’espace de quelques minutes, l’on accède enfin à une ambiance fantastique et l’on cesse d’être "hors sujet". En songeant à l’intelligence constante de la production lyonnaise réalisée par Gaston Benhaim (donnée à l’Auditorium en 1979) on ne peut s’empêcher de réprimer un profond soupir. Et dire que, sans remonter si loin, la dernière mise en scène de Peter Stein à Salzbourg, inspirée des toiles de Füssli, aurait pu être coproduite avec Lyon. Quel gâchis ! Et quel cuisant contraste avec l’éblouissante "Cendrillon" de Massenet vue à Saint-Étienne quelques jours auparavant, dans la merveilleuse production de Benjamin Lazar. Voilà un vrai metteur en scène, créatif, intelligent et cultivé, que les directeurs d’opéra devraient aujourd’hui s’arracher.
Communiquer l’indispensable frisson
Fort heureusement, à condition de fermer les yeux, l’exécution musicale procure de vraies satisfactions. N’y allons pas par quatre chemins : Ono et ses troupes sauvent l’ouvrage. Oubliez ce que l’on vous impose de regarder et ouvrez grand vos oreilles : vous entendez "Macbeth" quand on refuse de vous le montrer. Intègre, le chef adopte inlassablement les tempi justes. Il sait illustrer la grandeur des accents de cette riche orchestration, obtenant même des effets sonores surprenants, parfois inattendus mais toujours opportuns. Choisissant l’édition de 1865, il coupe hélas le superbe ballet d’Hécate ainsi que le Chœur & danse des Esprits de l’Air (un dictat de van Hove ?). Parvenant à communiquer l’indispensable frisson dans les Finales I et II, il soutient avec une exemplaire dignité des interprètes donnant le meilleur d’eux-mêmes.
L’exploit des chœurs
Au premier rang, les chœurs d’Alan Woodbridge. Passons l’éponge sur le fait que la volonté de Verdi n’est pas observée s’agissant des sorcières, qui chantent sans maquiller la voix et l’enlaidir (de toutes façons, comme elles ne sont plus des sorcières en l’espèce, ce n’est pas un problème). Venons-en à l’essentiel : insuffisamment nombreux pour cet opéra qui a d’autres exigences en la matière que "Luisa Miller" ou "Traviata", les chœurs réalisent l’exploit de pallier ce handicap par leur musicalité et leur ferveur. Néanmoins, est-il raisonnable d’exiger autant d’eux alors que, pour bien faire, il aurait fallu engager une vingtaine de supplémentaires ? Avoir éludé cette nécessité tandis qu’on encombre le plateau de figurants (qui ont aussi un coût !) en dit long à propos de la primauté du visuel sur le musical dans le monde contemporain de l’opéra.
Ono parvient aussi à dynamiser ses solistes. Si les brèves parties de "comprimarii" sont fort bien assurées par des solistes du chœur, on remarque la belle prestance de Ruslan Rozyev en Médecin tandis que la Suivante de Kathleen Wilkinson est simplement efficace. Les deux rôles secondaires sont bien tenus. En Banco, la basse Riccardo Zanellato est bien plus à l’aise qu’il ne l’était en Comte Walter de "Luisa Miller" au printemps 2011. Malgré un timbre trop clair et une largeur réduite, il prête au personnage de nobles accents. Dmytro Popov n’a en revanche aucune carence en décibels et compose un Macduff inhabituel, en déployant l’insolence vocale nécessaire à un Manrico d’"Il Trovatore". Plus vaillant qu’attendri, son « Ah, la paterna mano » semble néanmoins réveiller la salle. A condition de discipliner ses opulents moyens, ce ténor dispose d’indéniables atouts pour mener une belle carrière. A suivre, donc !
La prestation force le respect
Venons-en au rôle-titre, marqué à jamais par un géant comme Renato Bruson. Distingué en Novembre 2010 dans les opéras de Rachmaninov donnés en concert [Voir Chroniques Lyon-Newsletter de l’Automne 2010 en archives], le baryton Azerbaidjanais Evez Abdulla (qui a, depuis, raccourci son vrai nom) appelle des commentaires semblables à ceux suscités par sa précédente prestation. L’émission haute évoque davantage un baryton-Martin que le baryton-Verdi indispensable ici. En outre, l’italianité lui fait défaut et quelques sections baignées de réminiscences belcantistes en pâtissent, tel l’air du IV. Très attentif aux nuances (ce qui est un bien), il se réfugie un peu trop dans l’art de la demi-teinte (ce qui lasse vite), alors qu’il démontre par ailleurs sa capacité à soutenir les éclats de ce rôle terrifiant, un des plus lourds nés sous la plume de son auteur. Toutefois, la prestation force le respect et il en va de même pour sa partenaire.


Assurément, l’époque des torrentielles Verrett
,

Dimitrova, Guleghina – voire Scotto, Sass ou Barstow – est bien révolue. Soprano grand-lyrique qui aurait idéalement fait carrière en Aida, Iano Tamar a osé Lady Macbeth et s’y est avérée autrefois plausible. Captée en 1997, son incarnation au Festival de Martina Franca intéresse d’autant plus qu’il s’agit de l’édition originelle de 1847, avec le redoutable air « Triomfai ! » [2 CDS DYNAMIC 1998]. Depuis, le temps a passé en laissant des marques indélébiles. L’émission s’est raidie, résultat de la fréquentation assidue d’emplois trop lourds. Prudente au I, la cantatrice s’y économise dans le grave et dans les ensembles (escamotant même le si bémol aigu « Tutta forza » final). Se surveillant sans cesse, elle cultive l’artifice et attend la fin du brindisi (où trilles et gruppetti réclament un laborieux effort) au II pour se décontracter et libérer enfin son émission. Ce parcours ascendant se conclut par une scène de somnambulisme accomplie, couronnée par un contre-ré bémol court mais net, pas du tout arraché ni crié, comme on en avait plus entendu depuis des lustres. Compliments ! © Jean-Pierre Maurin.
Soyons réaliste : dans l’état actuel de disette affectant le marché, il est difficile de trouver mieux et l’on rend grâce à ces protagonistes de permettre au public d’approcher le vrai "Macbeth" de Verdi.

 

III – Autres Lieux & Institutions

Association Frédéric Chopin – Salle Molière

5 Octobre 2012 : Duo de pianos Isabelle & Florence Lafitte: revigorant !

Opter pour un programme hors des normes en ouverture de saison est un pari risqué. A en juger à l’aune de l’accueil réservé aux artistes, c’est une réussite. « Vertigo » a été imaginé par les sœurs Lafitte dans le but de lancer des passerelles entre Musique et 7ème Art.

Éclectisme stimulant
Intégristes s’abstenir : ici tout virevolte et s’enchaîne rapidement dans de surprenantes adaptations. Attaché à "2001 Odyssée de l’Espace", "Also sprach Zarathoustra" de Richard Strauss cohabite ce soir avec l’Andante con moto du "Trio Opus 100" de Schubert, indissolublement lié désormais au "Barry Lindon" du même Kubrick. On objectera que l’idée a quelque chose de conceptuel. Pourtant, le résultat s’avère euphorisant, d’autant que les dames jouent avec autant de conviction que de précision. D’aucuns jugent leur éclectisme extravagant. Pour notre part, nous le trouvons singulièrement stimulant ! © Vincenzotti.

Art dynamique mais sans esbroufe
Admettons que certaines juxtapositions en raccourci déroutent mais quel plaisir d’entendre des raretés telles que Mars et Jupiter des "Planètes" de Holst dans leur version originale pour 2 pianos (que n’osent-elles l’intégrale ! A elle seule, elle fournirait la matière d’une 2de partie de concert). Bien adaptées à ces pages, les sonorités massives et légèrement opaques des Bösendorfer conviennent ensuite plus à Piazzolla qu’à Mozart, étonnamment peu habité ici. A ce titre, la communication patente d’interprètes techniquement irréprochables gagnerait à accueillir un supplément d’âme par la décontraction. Leur art dynamique mais sans esbroufe s’épanouirait davantage encore.
A noter les 2 surprises du programme : "Vertigo", composition attachante d’Isabelle, faisant référence à Hitchcock et une "Fantaisie sur Porgy & Bess de Gershwin" de Percy Grainger électrique et colorée. La vivacité des Bis offerts confirme des choix toniques, à défaut d’être invariablement convaincants.
On ne manquera pas de suivre les prochains rendez-vous proposés par l’Association Chopin. Particulièrement l’audacieuse soirée du 11 Janvier servie par Claire Désert, laquelle rendra l’indispensable hommage aux Bicentenaires Verdi et Wagner de 2013 à travers le piano, avec des pages originales qui, pour certaines, seront entendues à Lyon pour la première fois.

 

Festival de Musique Baroque de Lyon – Chapelle de la Trinité

17 Octobre 2012 : "Prima donna" : Kermes… héroïque !

Le Festival dirigé par Éric Desnoues fête déjà son 30ème anniversaire. Avec plus de 500 concerts programmés depuis sa fondation, la manifestation affiche un beau palmarès et ouvre la présente édition d’éclatante façon avec l’ensemble La Magnifica Comunità et Simone Kermes. Ces dernières années, la soprano allemande défraye la chronique en cultivant soigneusement une image exubérante et en jouant de la prunelle. Le disque révèle des capacités étonnantes mais nous étions curieux de vérifier ces vertus sur le vif.

De l’engagementà revendre
Fougueux dans les concertos de Vivaldi (dont le rarissime Ré Majeur "Per la solennità della S. lingua di Sant’Antonio in Padua"), les

instrumentistes d’Enrico Cassazza présentent parfois des sonorités grêles mais ce ponctuel défaut est compensé par un engagement exceptionnel. Assurant les parties de violon solo, Cassazza nous offre même des bariolages ahurissants.
L’engagement, Simone Kermes en possède à revendre. Attaquer aussi effrontément le « Vedra turbato il mare » du "Mitridate" de Porpora tient de l’exploit. L’aplomb, la puissance, la fermeté des accents sont si considérables qu’ils laissent l’auditeur sans voix. Cet art de l’excès est donc servi au-delà de nos espérances. Il s’accompagne d’une gestique singulière, fondue dans la rythmique musicale, laissant probablement bien mieux entrevoir l’âge d’or des castrats, dont tant de contre-ténors aseptisés demeureront éternellement les pâles ersatz.
© François Vasseur.

Démonstration fulgurante
Héroïque, vibrant avec une musique qui habite la moindre de ses fibres, Madame Kermes ne fait qu’une bouchée des airs de fureur. Dans tous ceux de Pergolèse ou Hasse entendus, la démonstration est fulgurante, avec une intensité revendiquée à faire peur ! Les trilles, vocalises et autres ornementations sont renversants, tout en se révélant compatibles avec un art consommé des nuances. Le souffle semble inépuisable, la technique superlative, le contrôle de l’émission sidérant, le mordant exceptionnel, l’italien excellent. Énonçons malgré tout trois réserves : d’abord un registre grave dénué de poids et à peine audible à 7/8 mètres qu’il faudra surveiller (surtout quand on s’intitule soprano dramatique) ; ensuite des coloris qui gagneraient à être plus variés ; enfin une capacité restreinte sur le plan de l’émotion pure. A ce titre, « Alto Giove » de Porpora (un "tube" de Farinelli) lui sied bien mais l’émoi fait un peu fabriqué, en dépit de l’écrin de velours alors offert par Cassazza. Cela se confirme avec un « Sul mio cor » de Pergolèse ("Adriano in Siria") pris deux fois trop vite et, surtout, un « Lascia ch’io pianga » du "Rinaldo" de Haendel donné en Bis qui laisse de marbre quand il devrait faire pleurer les pierres.
Quoi qu’il en soit, un torrent de lave charrie toujours quelques scories. Madame Kermes a un tempérament de feu et l’on n’oubliera pas de sitôt notre rencontre avec cette comète, surpassant par son abattage presque tout ce qu’offre le marché du Baroque au niveau international. Pour entamer les fêtes d’un 30ème anniversaire, on pouvait difficilement effectuer un meilleur choix !

 

          Patrick Favre-Tissot-Bonvoisin

 

A suivre...

 

  • Liens

Orchestre national de Lyon www.auditoriumlyon.com
Opéra de Lyon : Danse, opéra, concerts et jazz à l'Amphi

www.opera-lyon.com
Salle Molière. Saison de Musique de Chambre de Lyon :

www.musiquedechambre-lyon.org

La Chapelle de la Trinité. Festival de Musique Baroque de Lyon
www.lachapelle-lyon.org
Bourse du Travail– Musiques Traditionnelles

www.lesgrandsconcerts.com
Concerts de l'Hostel Dieu : www.concert-hosteldieu.com
Choeurs et Orchestre XIX : www.choeur-orchestre19.org/
Fortissimo Musiques : www.fortissimo-musiques.com

Association Piano à Lyon www.pianoalyon.com
Solistes de Lyon-Bernard Tétu www.solisteslyontetu.com

 

News

Ambronay - 20 ème anniversaire Concerts de l'Hostel Dieu - J.M. Bador - Nouveautés ONL - Anciennes chroniques de Patrick Favre-Tissot-Bonvoisin

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Escapades musicales

à Ambronay


     
Les Arts Florissants ou l'apothéose

de la musique baroque

William Christie, le créateur et chef d'orchestre des Arts Florissants est l'artisan de l'une des plus passionnantes aventures musicales depuis trente ans. Il a su faire de son groupe de 18 musiciens et 17 chanteurs un summum de la perfection. Il est déjà venu une quinzaine de fois à Ambronay. Il nous en a fait une nouvelle brillante démonstration vendredi 5 octobre dernier avec une superbe trilogie de Marc Antoine Charpentier. Cécile vierge et martyr, un Motet pour les Trépassés et l'Enfant Progigue. L'usage des choeurs était exceptionnel, les chanteurs solistes avaient une fort belle voix et les chanteuses avaient en plus beaucoup d'allure.

A le voir diriger avec passion on sentait qu'il vivait intensément sa musique. Le public était si enthousiaste qu'il nous a du faire trois beaux rappels ! Et le charme du lieu rajoutait une touche d'émotion supplémentaire. JPD.

Un Requiem de Mozart grandiose

Mozart n'a pas eu le temps, avant de mourir d'achever complètement son Requiem. Les parties restantes n'étaient qu'à l'état d'ébauches. Leonardo Garcia Alarcon proposait une vision davantage tournée vers l'héritage baroque, que vers la grande tradition germanique des XIX° et XX° s. Il a opté pour une version très rarement jouée et enregistrée, plus conforme, selon lui, aux volontés de Mozart.

Le New Century Baroque, regroupe les musiciens de onze nationalités européennes. Le Choeur de Chambre de Namur est invité des festivals les plus réputés et joue sous la direction de chefs prestigieux. Hier soir, tous étaient parfaits. Leonardo Garcia Alarcon a su les faire jouer et chanter avec sa passion et son émotion d'argentin. Ce requiem, bien dans l'esprit de Mozart, était grandiose, mais pas triste. On était loin des grands orchestres symphoniques stéréotypés et froids. Comme les pèlerins médiévaux pénétrant dans l'église abbatiale, nous étions impressionnés et subjugués.

 

Trois nouveautés, deux CD et un livre

Piazzola-Monteverdi

un nouveau CD original et intelligent

Una utopie argentina par la Cappella Mediterranea. Direction Leonardo Garcia Alarcon. William Sabatier, bandonéon et Quito Gato, théorbe et guitre électrique. On croirait écouter Astor Piazzola, mais c'est du Monteverdi ! De ces échos perçus entre le tango et la musique de Monteverdi, Leonardo Garcia Alarcon confie que "Le tango, ressemble, en ce qui me concerne, à un patrimoine émotionnel qui évoquerait la perte engendrée par le départ, une nostalgie. Les compositeurs, les madrigalistes du début du XVII° s. sont plus proches du tango que les musiciens du XVIII° s. qui donnaient tant d'importance à la forme et moins au contenu émotionnel du texte. Le madrigal, le tango, sont des "affeti" qui dictent des formes musicales. On peut travailler avec la même liberté, en se laissant conduire par ses émotions". CD édité sous le label Ambronay Editions, distribué par Hamonia mundi boutique, rue Ed Herriot Lyon.

François Couperin Les Nations

Un double CD sur le thème des nations. La Françoise, l'Espagnole, l'Impériale et la Piémontaintaise. Les Ombres, direction artistique Margaux Blanchard, Sylvain Sartre.
François Couperin eut le premier l'idée d'une Europe moderne. Les Ombres s'affranchissent des barrières pour  partager une vision profondément humaine de la culture. CD édité sous le label Ambronay Editions avec l'aide de l'Adam, de la SCPPet de la Régône-Alpes.

Les Nations Galantes. Les Ombres sera jouée à l'Opéra de Lyon dans le cadre du Festival d'Ambronay.le jeudi 4 octobre.

L'Abbaye d'Ambronay,

où le patrimoine vivant

Vient de paraître "l'abbaye d'Ambronay", une oeuvre collective réalisé avec le concours de la DRAC Rhône-Alpes. "Les empreintes de l'histoire n'ont pas altéré l'impression de grandeur sobre et d'homogénéité que dispense la vaste et noble église; elles l'exaltent au contraire d'une palpitation de vie qui fait de ce joyau le triomphe monumental du Bugey", cette citation de Raymond Oursel résume tout-à-fait l'Abbaye et l'ambiance extraordinaire qui y règne pendant le festival et même une partie de l'année avec les activités du pôle artistique. Fondée vers l'an 1800 par saint Barnard, ancien officier de Charlemagne devenu moine, Ambronay est une des plus anciennes et des plus prestigieuses abbayes et un des fleurons de l'architecture religieuse en Rhône-Alpes. Le festival de musique baroque l'a rendu célèbre dans le monde entier. Ce monument historique est classé, une importante restauration s'est achevée en 2011. Il est désormais présenté dans toutes ses dimensions -historique, artistique et technique - aux mélomanes et amateurs de patrimoine. Allez-y vite pendant le festival jusqu'au 7 octobre ! L'Abbaye d'Ambronay. Collection "Patrimoines pour demain". Edition La Passe au Vent 2012.
Ambronay à une heure de Lyon par l'autoroute de Genève, sortie Ambérieu ou Pont d'Ain.

Festival d'Ambronay jusqu'au 7 octobre. 04 74 38 74 04 - www.ambronay.org

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Jean-Marc Bador, 43 ans, vient d'être nommé nouveau directeur général de l'Auditorium - Orchestre national de Lyon

Actuelllement directeur général de l'Orchestre de Chambre de Paris et fort de ses 20 années d'expérience dans le monde de la musique, il prend ses fonctions le 1er octobre. Rappelons que l'ONL, c'est 103 musiciens et 53 personnels administratifs et techniques. Jean-Marc Bador aura la responsabilité de l'ensemble aux côtés de Leonard Slatkin directeur musical. La rédaction de www.Lyon-Newsletter.com lui souhaite la bienvenue à Lyon. © Jean-Baptiste Millot.

 

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La 20° Saison du Concert de l'Hostel Dieu
curiosité, inventivité et tradition


La création du Concert de l'Hostel Dieu, par Franck-Emmanuel Comte il y a 20 ans a été une formidable aventure. Interview croisée. Entre Franck-Emmanuel Comte, Patrick-Favre-Tissot-Bonvoisin, conférencier-musicologue et Président de l'Association du Concert de l'Hostel Dieu et J-P. Doiteau éditeur de Lyon-Newsletter.com

LNC. En quelques mots. Quelle est votre griffe, votre concept ?
FEC.Nous avons été localement les premiers, il y a 20 ans, à fonder un grand ensemble permanent avec des musiciens sur instruments anciens et des chanteurs. Certes Lyon avait déjà fait  venir des grands ensembles tels que ceux de J.E. Gardiner, W. Christie, J. Savall, mais il s’agissait d’opérations ponctuelles, d’invitations et il n'y avait rien de permanent. La création d’un ensemble spécifiquement lyonnais s’imposait. Aujourd’hui, le CHD est devenu le 1er grand ensemble baroque de notre ville.

LNC. Et quel a été votre principal challenge pour tenir 20 ans ?
FEC.Organiser une saison pérenne, cela implique une structure, un bureau, du personnel permanent, des salaires, des frais…etc. Jusqu'en 2002 ce furent des années difficiles. Depuis, ça tourne, mais les difficultés sont récurrentes. Ce qui est positif : nous avons un public lyonnais de base qui nous soutient et même qui progresse ! Depuis une dizaine d'années l'ensemble a acquis une notoriété nationale (et même internationale) qui lui vaut d'être invité à des grands festivals comme Ambronay, La Chaise Dieu, Barcelone, Rome, Madrid… ou encore Namur cet été. Nous avons participé à 450 festivals depuis le début ! Enfin, nous avons atteint une certaine maturité dans la gestion des risques et la recherche de solutions.

LNC. Vous êtes au service d'un répertoire ancien, mais bien vivant ?


PFTB. N’oublions pas que les premiers à avoir relancé la musique ancienne en s’entourant de vraies considérations musicologiques ont été les pionniers comme Michel Corboz, Jean-François Paillard, Raymond Leppard, Nikolaus Harnoncourt. A partir de là, il y eut la déferlante de la deuxième génération. On peut dire que le Concert de l'Hostel Dieu appartient à la 3° génération et assiste à l’éclosion de la 4°. Centré sur le Baroque, notre répertoire va de la musique de la Renaissance, à celle de 1600/1700 et jusqu'aux classiques au crépuscule du 18° siècle jusqu’à l'aube du 19° avec Gluck, Mozart, Haydn…

LNC. Sur quels instruments jouez vous ?
FEC. De vrais instruments anciens, rares, mais aussi des copies d'anciens réapparues avec le renouveau de la musique ancienne. Pour les cordes ce sont : toute la famille des violons et violes. Et aussi les théorbes, sortes de luths, instruments anciens disparus, avant de réapparaître au XX° s.  Les clavecins. Côté vents, ce sont les traverso, bois baroque. Cuivres : Les sacqueboutes, lointains ancêtres des trombones. Les cornets à bouquins mi-flûte, mi-trombone, rustiques, qui avaient à la Renaissance un répertoire très riche. Et enfin les percussions anciennes.

PFTB. A quoi, selon vous, attribuez-vous le succès actuel de la musique dite ancienne ?
FEC Ce qui plait au public, c'est une approche des concerts  beaucoup plus décontractée, simple, moderne et conviviale que dans les grandes institutions où les musiciens sont encore en queue de pie. On essaye de travailler sur la forme, sur une sorte de théâtralisation, de mise en scène, d'interdisciplinarité  et de dialogue des cultures. C'est moins intimidant. Cela plait à des auditeurs peut-être moins puristes mais plus jeunes et plus curieux. C’est ce qui nous ouvre plus de portes et nous fait progresser en nous amenant un public en constante progression.

LNC. Comment qualifieriez-vous la saison qui commence ?


PFTB avec FEC. devant l'Abbaye d'Ainay. Il y aura 20 représentations, à travers 10 programmes. En trois mots on pourrait dire : curiosité, inventivité et tradition. Le coup de coeur du musicologue : Judith Triomphante de Vivaldi ou le baroque victorieux ! Une œuvre dont – sauf erreur – nous n’avons pas trouvé traces d’une éxécution lyonnaise dans les trois dernières décennies et qui devrait clôturer en apothéose cette saison 2012/2013.

LNC. En ces temps difficiles pour tous les organisateurs de spectacles, quels sont les résultats et comment vont les finances ?
FEC. Les résultats sont là, voici les chiffres :
* 70 artistes réguliers
* 780 contrats d'engagements
* 70 représentations par an
* 9 enregistrements de CD
* 670 abonnés
* 21500 spectateurs par an dont 2000 "jeunes publics"
* plus de 2000 participants à des actions culturelles
* une belle équipe de bénévoles dynamiques
Malgré le succès évident, nous ne sommes subventionnés qu'à hauteur de 10% de notre budget. En outre, la subvention de la Drac vient de diminuer de 50%, cela nous pose un vrai problème de gestion. Les partenaires institutionnels sont la Ville de Lyon, le Conseil régional Rhône-Alpes, le Ministère de la Culture, les sociétés civiles et mécènes privés. A partir de là, nous sommes obligés d'être constamment à la recherche de mécènes. Tous sont bienvenus s’ils souhaitent nous aider à fêter dignement ce XXème anniversaire !

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           ONL : nouveau site internet

et nouveau CD


En fait il s'agit d'une refonte complète du site. Il est réactualisé, plus lisible et fonctionne très bien. Mieux que des commentaires, voici quelques unes des pages du site.

Les coordonnées sont inchangée :

www.auditorium-lyon.com

Nouveau CD
Berlioz, Symphonie fantastique

Le Corsaire - Ouverture - Leonard Slatkin

Le premier enregistrement de Leonard Slatkin avecl'Orchestre national de Lyon. «C'est avec un immense plaisir que j'accueille la sortie de mon premier disque avec l'ONL et Naxos. Avoir la possibilité d'enregistrer l'une des plus grandes œuvres de la littérature symphonique est un réel plaisir. Nos sessions d'enregistrement se sont très bien passées. Pas de doute : l’ONL est aussi à l'aise en concert qu’en studio d'enregistrement ! »
Leonard Slatkin


Chroniques

 

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de Patrick Favre-Tissot-Bonvoisin

 

 

 

 

 

Automne 2012
http://www.lyon-newsletter.com/1209/musique-opera.html

Eté 2012 
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Printemps 2012
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Automne 2011
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Printemps Eté 2011
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Récapitulatif : Hiver 2010/11+ Automne 2010 + Printemps 2010 + hiver 2009/10 + Automne 2009
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Automne 2010
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Printemps Eté 2010
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Automne 2009
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