Site d'informations culturelles indépendant - 9 ème Année 

 

THÉÂTRE

Mars / Avril

 

Le Cid « L’amour n’est qu’un plaisir, l’honneur est un devoir »
TNP 1er – 11 mars

De Pierre Corneille. Mise en scène Yves Beaunesne. L’action se déroule à Séville. Décor sobre de l’Espagne andalouse et costumes d’époques réactualisés absolument somptueux.
« L’amour n’est qu’un plaisir, l’honneur est un devoir ». Cette brève citation, résume a elle seule toute la pièce et son célèbre dilemme cornélien entre l’honneur et l’amour. L’oeuvre de 1637 (380 ans), est aussi emblématique qu’audacieuse. Elle a tous les ingrédients pour un succès éternel. Une construction conforme à la vraisemblance. Une juxtaposition des caractères mise en valeur avec une extraordinaire intensité. Et surtout de la grandeur, de l’émotion et du coeur. Elle fourmille de vers célèbres qui font la gloire du patrimoine littéraire français. Citons. « Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! «  Ou bien « Rodrigue, as-tu du cœur ? Tout autre que mon père L’éprouverait sur l’heure ».  » À moi, Comte, deux mots. – Parle. – Ôte-moi d’un doute. Connais-tu bien Don Diègue ? » Ou bien « Le trop de confiance attire le danger ». Ou encore. « Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort. Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port ». Et pour conclure sur une note poétique « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles ». Il faut souligner la belle performance des dix acteurs qui ont su déclamer avec justesse et talent les quelques 1800 vers de cette longue pièce. JP Doiteau. Photo © Guy Delahaye.

La Fille sur la banquette arrière / Théâtre Tête d’Or 7 – 18 mars
Une comédie de Barnard Slade avec Christian Vadim et Christelle Reboul. Mise en scène Thierry Harcourt. New-York. Intérieur bourgeois. Ronald Carmichaël est un auteur à succès. Son plus précieux collaborateur le quitte. Pour le remplacer survient une institutrice provinciale nunuche et maladroite Pénélope Craddock. Elle présente sa propre pièce « La Fille sur la banquette arrière ». Elle écrit si bien qu’ils vont connaître le triomphe et l’échec. Christian Vadim incarne un auteur hautain, cassant, sûr de lui. Christelle Reboul est un petit bout de femme hyper tonique, virevoltante, au franc parler dévastateur et pleine de fantaisie. Trois autres comédiens complètent la belle distribution. Les costumes très chic de Jean-Daniel Vuillermoz sont superbes. Plus qu’une simple comédie de boulevard, c’est aussi un moment intense sur l’amour et l’amitié entre un homme et une femme. Une pièce interprétée avec finesse et sensibilité par Christian Vadim et Christelle Reboul. JPD. Photo © Laurence Porteil.

UND / Théâtre des Célestins 8 – 15 mars
De Howard Barker . Mise en scène Jacques Vincey. Avec Nathalie Dessay et Alexandre Meyer.Une femme attend un homme. L’homme est en retard. Alors elle parle. Derrière l’apparent simplicité de cette situation, « UND », traite du jeu trouble qui se noue entre deux êtres sans que l’on sache véritablement lequel est le bourreau ou la victime. On découvre les premiers pas de comédienne de la célèbre soprano Nathalie Dessay avec à ses côtés le musicien Alexandre Meyer. Ce monologue d’Howard Barker rappelle Cocxteau et Beckett… Et montre le pouvoir d’une parole en arme de combat.

Fleur de Cactus / Radiant-Bellevue 9 – 10 -11 mars
Mensonges, quiproquos et portes qui claquent. « Fleur de Cactus » est une comédie dans la plus pure traction du boulevard de Barillet et Grédy. Mise en scène et interprétée par Michel Fau, avec Catherine Frau. La fantaisie mélancolique, la virtuosité burlesque, le côté pince sans rire de Catherine Frot vont encore enchanter le public. Humour et bonne soirée assurée.

Le Noshow / Théâtre de la Croix-Rousse 9 – 11 mars
« The show must go on ». Sur une idée originale et mise en scène d’Alexandre Fecteau. Comment ça marche le monde du théâtre ? Mal répondent les collectifs québécois. Nous sommes Ici et le Théâtre DuBunker. Et pourquoi ? Eh bien, c’est ce que propose d’expliquer (en 2h15) ce « NoShow » autrement dit, pas de spectacle ! Mais pourtant, si.

Werther ! / Théâtre de la Croix-Rousse 14 – 17 mars
D’après « Les Souffrances du jeune Werther » de Goethe. En une version bien secouée mis en scène par Nicolas Stemann. Avec Philipp Hochmair. Introspection maniaque, mais avec une bonne dose d’humour ! En français et en allemand surtitre.

Le Couronnement de Poppée / TNP 16-19 mars
Opéra De Claudio Monteverdi. Direction musicale Sébastien d’Hérin. Mise en scène Klaus Michael Grüber. Voir en page Musique-Opéra-Jazz

Les Chansonniers / 2017, Ah ! Ça rira, ça rira, ça rira / Radiant-Bellevue 19 mars
Ils son indémodables, ils traversent le temps, les républiques et les modes. A trois ils refont le monde et la politique. Ils ont l’art de dénicher des drôleries, derrière la morosité ! Avec Jacques Mailhot, Florence Brunold et Michel Guidoni.

Bella Figura / Etonnante Emmanuelle Devos ! / TNP 21 – 30 mars
Texte et mise en scène Yasmina Reza. Les oeuvres théâtrales de Yasmina Reza sont adaptées dans plus de trente cinq langues. Ses romans ont été traduits dans de nombreux pays. Et elle a réalisé en 2010 son premier film.
La pièce tourne autour d’un homme chef d’entreprise et sa maitresse. Deux couples et une belle mère. Les dialogues sont tout-à-fait dans l’air du temps, fins, contemporains, tendance, avec des touches d’humour. Emmanuelle Devos, grande, longues jambes, campe avec beaucoup d’aisance et d’aplomb, une jeune femme libre. Eclipsant les autres acteurs, à la diction un peu faible pour les spectateurs des gradins du haut. Il n’y a pas d’histoire et le rythme pourrait être plus vif. Mais belle pièce quand même. Décor et mise en scène pertinents. JPD. Photo © Pascal Victor ArtcomPress.

Le Syndrome Ecossais / Radiant-Bellevue 21 – 22 mars
Thierry Lhermitte et Bernard Campan sont réunis sur la scène dans la pièce  » Le Syndrome de l’Ecossais » d’Isabelle Nouvel. Bernard Campan est un hilarant chef d’entreprise et Thierry Lhermitte excelle en écrivain fliqué par sa femme. Incidents, secrets, bouteilles et non-dits, vont voler en éclats.

MayDay / Théâtre des Célestins 21 – 25 mars
De Dorothée Zumstein. Mise en scène Julier Duclos. MayDay est une remontée libre et sauvage dans le temps où différentes époques coexistent au présent. Elle montre le reflet fragmenté d’un geste originel, un crime à l’âge de onze ans. Du théâtre aux frontières de l’intime mêlant réalité et autofiction.

L’envers du décor / Radiant-Bellevue 24 – 25 mars
Mise en scène Daniel Auteuil. Avec trois acteurs dont Daniel Auteuil. Une pièce de Florian Zeller. Une remarquable comédie dans laquelle l’auteur prend à témoin le public, qui se voit confier les pensées intimes des acteurs.

La Femme rompue /Théâtre de la Croix-Rousse 28 mars – 1er avril
D’après « Monologue » extrait de « La Femme Rompue » de Simone de Beauvoir. Mise en scène Hélène Fillières avec Josiane Balasko. Au coeur des trois nouvelles qui composent « La femme rompue », il y a ce monologue surprenant, âpre et haletant. C’est un cri de rage, tantôt mordant, tantôt ironique, tantôt extrêmement cru et même carrément crash.

Momo / Radiant-Bellevue 30-31 mars -1er avril
Muriel Robin et François Berléand, les irrésistibles comédiens font de « Momo » une comédie désopilante et féroce qui fait exploser les codes de la filiation. Des bourgeois apeurés dans une situation qui les dépasse. Mise en scène Ladislas Chollat. Une comédie de Sébastien Thiéry.

Artefact / Thêatre Nouvelle Génération 4 – 13 avril
Jeune Public. Création TNG / CDN Lyon. On désigne habituellement par « artefact », un phénomène créé de toutes pièces dans des conditions expérimentales, il peut s’agir d’un effet indésirable voire même d’un parasite. A mi-chemin entre installation et performance, « Artefact » se veut une aventure surréaliste qui trouble notre perception du réel en interrogeant notre relation aux objets. Un récit entre théâtre optique et imprimante 3D, peuplé de marionnettes virtuelles.

Karamazov / Théâtre des Célestins 30 mars – 7 avril
« Fiodor Dostoeïvski publia les Frères Karamazov, sous forme de feuilleton, pendant deux ans dans Le Messager Russe. Pas étonnant que le roman fasse environ 1000 pages ! Ce chef d’oeuvre de la littérature russe, oppose la haine entre le père et ses fils. L’adaptation à la scène, résume le roman (pas assez), en 4 h.45 heures ! Par une mise en scène intelligente et des décors ingénieux de modules vitrés et de podiums coulissants symbolisant les lieux de la demeure, Jean Bellorini, rend la pièce vivante et animée. La musique, les chants, renforcent la belle prestation de la quinzaine d’acteurs. Ils expriment parfaitement la vie intérieure, le bien, le mal et la duplicité psychologique des personnages ». JPD. Photo Victor Tonelli/ArtComArt.

Place des héros / TNP 6 – 13 avril
De Thomas Bernhard. Mise en scène scénographie et lumières Krystian Lupa. Place des héros (Heldenplatz) de 1938 à nos jours. La dimension historique, sociale et politique de la pièce, provoque lors de sa sortie à Vienne un énorme scandale. En représailles, l’auteur interdit par testament toute représentation ou publication de ses textes en Autriche ! Durée 4:00. Spectacle en lituanien surtitre en français ! Photo © D. Matvejevas, Lithuanian National Drama Theatre.

Vu du Pont / Arthur Miller / Radiant-Bellevue 11-15 avril
Après « Mort d’un commis voyageur » mis en scène par Claudia Stavisky aux Célestins, voici la célèbre pièce d’Arthur Miller « Vu du pont », mise en scène par Ivo van Hove. Miller est un des dramaturges les plus importants du XX° s., capable de monter les problématiques sociales, politiques et morales. Une intrigue immémoriale, version moderne du mythe du Paradis perdu. Avec 8 acteurs dont Charles Berling.

Honneur à notre élue / Théâtre des Célestins 11 – 20 avril
De Marie NDiaye, Prix Goncourt 2009 pour « Trois Femmes puissantes ». Mise en scène Frédéric Bélier-Garcia. Avec Isabelle Carré et Patrick Chesnais. Entre jeux d’ombres et de pouvoir, « Honneur à Notre Elue », Isabelle Carré, interroge avec subtilité sur la face cachée du politique à traversa tout ce qui fascine ou éloigne dans la figure du dirigeant ; son charisme mais également son opacité. Une pièce terriblement d’actualité.

Secrets / Théâtre de la Croix-Rousse 12 – 14 avril
Un spectacle musical qui repose sur une idée simple et formidable. La soprano américaine Claron McFadden a demandé à son public de lui confier un secret, sous le sceau de l’anonymat. La chanteuse et aussi à l’aise dans le jazz que dans l’opéra, elle utilise tous les registres de sa voix : blues profond, squat débridé, vocalises virtuoses. Aux limites de la frontière entre musique de chambre, jazz et tapis sonores.

Comme s’il en pleuvait / Théâtre Tête d’Or 21 mars – 15 avril
Comédie de Sébastien Thiéry. « Le décor. Un salon bourgeois, avec plusieurs portes. Un couple sans histoire. Lui anesthésiste, est un beauf touchant. Elle directrice d’école, est une bourgeoise de gauche coincée à la voix pointue. Ils découvrent plusieurs soirs de suite de l’argent dans leur salon. D’où vient cet argent ? Questions, doutes mutuels, disputes… Lionnel Astier et Véronique Boulanger campent leurs personnages avec beaucoup de justesse et d’humour. Eric Boucher est un voisin schizophrène remarquable de contorsions. Une vraie histoire de fous, absurde et désopilante ! Rires assurés ». JPD. 

Petits crimes conjugaux / Théâtre Tête d’Or 24 25 avril
De Eric Emmanuel Schmitt. Avec Marianne Epin et Eric Savin. Mise en scène Marianne Epin. Suite à une chute , Gilles est frappé d’amnésie. Après l’hôpital il rentre chez lui et fait table rase des différents et rancœurs. Mais surtout excellente façon d’investigation de disséquer une totrueuse quête de vérité et d’identité. Un duo plein de finesse, de profondeur et de légèreté en l’honneur de l’amour.

Mai, Juin, Juillet

 

Comme s’il en pleuvait / Théâtre Tête d’Or 2 – 21 mai … suite
Comédie de Sébastien Thiéry. « Le décor. Un salon bourgeois, avec plusieurs portes. Un couple sans histoire. Lui anesthésiste, est un beauf touchant. Elle directrice d’école, est une bourgeoise de gauche coincée, à la voix pointue. Ils découvrent plusieurs soirs de suite de l’argent dans leur salon. D’où vient cet argent ? Questions, doutes mutuels, disputes… Lionnel Astier et Véronique Boulanger campent leurs personnages avec beaucoup de justesse et d’humour. Eric Boucher est un voisin schizophrène remarquable de contorsions. Une vraie histoire de fous, absurde et désopilante ! Rires assurés ». JPD. 

Rocco et ses frères / Théâtre des Célestins 4 – 6 mai
D’après le célèbre film de L. Visconti de 1960. Avec une adaptation et mise en scène de Simon Stone. Avec onze acteurs de la troupe des Kammerspiele de Munich.  » Le spectacle, long, est en allemand, surtitré en français. « Dein vater ist tot », (ton père est mort) ainsi commence la pièce. Rocco, sa mère et ses trois frères quittent le Sud de l’Italie, fuyant la misère, ils arrivent à la ville (Milan) où ils sont mal accueillis. Ils galèrent. Seul espoir d’ascension sociale la boxe. Chacun tente de s’en sortir… L’adaptation est puissante, actualisée avec les mots d’aujourd’hui : WhatsApp, Instagram, iphone7, SMS, compatible, etc. Les dialogues sont crus, intenses. Les acteurs jouent avec un micro, renforçant (trop) pour le spectateur le côté passionné des dialogues en allemand. Pas de décor, juste des accessoires amovibles : matelas, punching ball, ring, appareils de musculation… Il y a du rythme. Les scènes se succèdent à grande vitesse, si bien que le surtitrage a parfois du mal à suivre. Cette production, très réaliste, nous interpelle sur les difficultés des migrants de 2017″. JPD

Seuls / TNP 10 – 21 mai
Texte, mise en scène et jeu Wadji Mouawad. Harwan étudiant montréalais se trouve enfermé par erreur dans le Musée de l’Ermitage à Saint-Petersbourg. La nuit sera longue. Comment faire lorque, pour redevenir celui que l’on a été, il faut devenir quelqu’un d’autre ? Un spectacle qui réunit d’autres formes d’écritures comme la projection vidéo, l’utilisation de voix off et bien d’autres encore. Photo © Thibaut Baron.

Soeurs / TNP 16 – 21 mai
Texte, mise en scène Wadji Mouawad. Jeu Annick Bergeron. le symbole du fils dans « Seuls » est aujourd’hui suivi de « Soeurs ». Geneviève, brillante avocate est incapable de nommer le moindre de ses désirs. Elle pense à ce vide soudain, à cet étrange brouillard qui vient l’envahir. Ces deux pièces seront bientôt rejointes par « Frères, Père et Mère ». A venir.

Borg et Théa / Théâtre de la Croix-Rousse 9 – 17 mai
Création musicale. Livret J-F Vrod. Musique La Soustraction des Fleurs avec le Quatuor Bela. Mise en scène Jean Lacornerie. Ce contre plonge dans le futur pour en ramener les fragments loufoques de la grande éposée humaine du troisième millénaire. Un opéra de poche pour récitants, quatuor à cordes et violon traditionnel mutant, percussions et choeurs. Production Opéra de Lyon – Théâtre de la Croix-Rousse.

Le Cas Schneijder / Emouvant, drôle et désespéré.
Théâtre des Célestins 16 mai – 4 juin

D’après Jean-Paul Dubois, (Prix Fémina 2004 pour Une Vie française). Adaptation et mise en scène Didier Bezace. Avec Pierre Arditi, Sylvie Debrun et Thierry Gibault.  » Le décor. Sur les hauts murs gris du bureau sont tracés des schémas, des croquis, des calculs, des notes, sur les ascenseurs. Le bureau, la chaise, l’escabeau : tout est gris. On sent déjà l’enfermement mental. Mais au milieu, une double porte coulissante, ouvre, par moments sur l’ailleurs. Le joli salon clair de la maison, la neige qui tombe ou ses souvenirs, ses rêves. Victime d’un accident d’ascenseur, Paul Sneidjer en est le seul rescapé. Sa fille est décédée dans le choc. Il fait une recherche obsessionnelle et pathétique sur les causes de l’accident, comme une théorie générale des ascenseurs. Il démissionne et se remet en question sur sa vie d’avant. Sa femme le méprise et le trompe, par téléphone ses deux fils jumeaux le sermonnent. Il n’a plus goût à rien. Un beau jour il se prend d’intérêt pour une nouvelle activité, promeneur de chiens pour la boutique DogdogWalk… Au grand désespoir de sa femme. Cette pièce est le portrait réaliste et délicat d’un homme triste, blessé, désabusé, magnifiquement incarné par Pierre Arditi. Il sait très bien exprimer la fragilité, l’intériorité douloureuse, l’errance mentale, avec juste ce qu’il faut d’humour et d’ironie ». JPD

 

Qui a peur de Virginia Woolf ?
Brillante scène de ménage

TNP 30 mai – 3 juin
La pièce Qui a peur de Virginia Woolf ? d’Edward Albee a été jouée à Broadway. L’auteur a reçu le Prix Pulitzer et des Awards. Le metteur en scène Alain Françon, directeur de théâtres, a monté de nombreuses pièces. Le décor est très sobre : mur blanc, canapé Chesterfielfd noir, escalier et moquette rouge. Who’s is afraid of Virginia Woolf ? ( Qui a peur du méchant loup ?) est une comptine enfantine.
« Un couple d’universitaires âgés, lui est professeur d’histoire, elle, fille du doyen de l’université est encore belle. Il est très tard le soir. Ils reçoivent un jeune couple, lui est aussi professeur dans la même université. La pièce n’est qu’une intense et longue scène de ménage. Pas d’assiettes qui volent, ni de verre cassé. Mais, systématiquement des mots qui tuent, des petites remarques qui font mouche. « Il n’ y a pas un seul prix d’abomination que tu n’aies remporté »… De l’humour aussi. Ils boivent beaucoup. Ils sont comme en représentation, de façon magistrale, devant le jeune couple, interloqué, pris au piège qui n’ose partir. Ils mettent en scène leur rapport et leur drame. Un dernier jeu de massacre se dévoile, ils essayent, chacun à leur façon, de déstabiliser, puis de détruire le jeune couple, qui se dévoile peu à peu… Une brillante pièce jouée avec talent et justesse par quatre acteurs remarquables ».
Jean-Pierre Doiteau.  Photo © Dunnara Meas.


Le Vent se lève
Théâtre des Célestins 6 – 10 juin
Co-production. Conception, réalisation et mise en scène David Ayala. D’après des textes de P.P. Pasolini, du Comité invisible, D.A.F. de Sade, de Guy Debord, de Ph. Murray et d’Ed. Bond. « Au fond de la scène un immense mur bleu pâle où sont projetés des citations, des slogans, des vidéos. Une grande salle. Des chauffeuses rouges et blanches, un bureau, un micro, une table de travail. Le décor fait penser à une salle de réunion ou à studio de télévision, modulable selon les situations. Les textes lus et les dialogues des treize acteurs, sont le résultat d’une écriture scénique collective avec ses interpellations, ses fulgurantes, mais aussi ses incertitudes et ses improvisations. On sent un vent de révolte. Ils jouent les aléas de la vie quotidienne en mode tragi-comédie. La série sur les haute finance est féroce avec des slogans forts sur « La privatisation des profits et la socialisation des pertes ». Il est question de « shadow banking » et de « dark pool ». Quoique un peu longue. La séquence sur l’art contemporain et les performances d’artistes, est bien vue et très réaliste. Etc… La pièce montre, en forme d’insurrection, la puissance de la parole d’écrivains, chargée d’espoir, récitée, lue et projetée sur le grand mur-écran. La salle est à moitié pleine. Encore une pièce longue 2h45, sans entracte, et si c’était la nouvelle tendance ? » JPD Photo © Création Domaine d’O Montpellier 

Nobody / Théâtre des Célestins 13 – 17 juin
D’après Flk. Richter. Mise en scène Cyril Teste et Collectif MxM. Avec le collectif d’acteurs de La Carte Blanche. Jean Personne est consultant en restructuration d’entreprise : intelligence, charisme et assurance… Il devient le héros cynique d’un jeu dont il n’a pas le contrôle. Une langue vivante, un dispositif mêlant vidéo, son lumière et nouvelles technologies. Une performance filmique de haute facture artistique dans un société ou chacun surveille l’autre.

Livraisons d’été
11 pièces / 10 compagnies
Les Subsistances 13 juin – 1er juillet
Nouveautés, mouvance permanente à l’écoute de la jeune création artistique. Un festival foisonnant qui fait autant place aux créations contemporaines qu’aux projets partagés avec d’autres acteurs culturels. Soit 3 semaines de festival, 11 pièces, 10 compagnies, 6 structures partenaires et une semaine de workshops pour les jeunes artistes. Et dans un cadre idéal pour boire un verre avant ou dîner après le spectacle. Le bar-restaurant Quai des Arts, et sa grande terrasse est réouvert.


 Liens

* Théâtre des Célestins – Tél. 04 72 77 40 00 – www.celestins-lyon.org

* TNP Villeurbanne – 04 78 03 30 00 – www.tnp-villeurbanne.com

* Théâtre Tête d’Or – Accueil 04 78 62 96 73  – www.theatretetedor.com

* Théâtre de la Croix-Rousse. Place Joannes Ambre 69004 Lyon –  Tél. 04 72 07 49 49 – www.croix-rousse.com

* Radiant-Bellevue-Caluire – Tél. 04 72 10 22 19 – www.radiant-bellevue.fr

* Les Ateliers – Tél. 04 78 37 46 30  – www.theatrelesateliers-lyon.com

* Les Subsistances- www.les-subs.com

* TNG Théâtre Nouvelle Génération – www.tng-lyon.fr