Site d'informations culturelles indépendant - 9 ème Année - N° 26 Printemps-Eté 2017

 


MUSÉES

Musées de Lyon. Expositions de printemps et d’été.
Musées de Genève. Expositions de printemps et d’été.
Voir en milieu de page.
Fondation de l’Hermitage à Lausanne. La collection Bürhle :
Manet, Cézanne, Monet, Van Gogh, …
Voir en bas de page.
Fondation Gianadda Hodler, Monet, Munch, Cézanne… Voir en bas de page.

Soyez toujours prêts à être surpris.
Swâni Prajnanpad. Maître spirituel indien

Musées de Lyon

Trois expositions au MacLYON / Musée d’Art Contemporain Cité Internationale
* Los Angeles, une fiction / macLYON / 8 mars – 9 juillet
Le macLYON, nous fait voyager tout autour du monde ! Après la Chine (Le Moine et le Démon en 2004), l’Inde (Indian Highway en 2012), le Brésil (Imagine Brazil en 2014) , l’Asie du Sud-Est (Open Sea en 2015), le macLYON expose la scène de Los Angeles, . Poursuivant son exploration unique en France des scènes artistiques du monde peu connues ou peu exposées, le macLYON présente Los Angeles,une fiction.
Premier et second niveau. Los Angeles, une fiction. Au pays de la fiction cinématographique, l’art contemporain est bien réel. La sélection d’oeuvres proposées par les trois commissaires rend compte de la dynamique d’une scène artistique très active. Sur deux niveaux l’exposition présente un mix de peinture; sculptures, vidéos et installations. L’ensemble est dépouillé et clair, de façon à bien mettre les oeuvres en valeur.

L’exposition est très variée puisqu’elle présente 34 artistes de styles et de générations différentes des années 50, puis 60, puis 80/90 et début du XXI° s. Nous avons là, un panorama complet de la création artistique de Los Angeles. Henry Taylor © JPD.
A la boutique, on peut acheter un original petit livre en anglais Los Angeles a fiction, avec sa traduction mobile en français à côté. 84 écrivains, parfois non des moindres, comme David Hocney, T.C. Boyle, James Ellroy, Charles Bikowski, et même Romain Gary ! 138 extraits issus de 104 livres, dont 60 inédits jusque là en français ! Des textes intéressants, vivants, amusants, originaux sur Hollywood et Los Angeles. Photo livres © JPD.

* Frigo Génération 78/90 / MacLYON / 8 mars – 9 juillet. Au troisième niveau ça se passe à Lyon. Frigo Génération fut un des collectifs emblématiques de la culture alternative en Europe, on dirait plutôt « underground ». L’exposition retrace avec abondance de documents, vidéos, photos cette histoire fabuleuse; Y compris la reproduction du studio de la radio libre Bellevue 95,8. Aurez-de-chaussée, cette fois c’est un vrai studio qui fonctionne avec animateurs, celui de la webradio actuelle RBW, qui poursuit l’aventure Frigo. Le collectif Frigo tire son nom de la chambre froide d’une ancienne fromagerie lyonnaise qui héberge ses activités dans les années 80. Pendant 10 ans, Frigo développe une intense production artistique et « multimedia » : radio « libre » (Bellevue 95.8), musique, scénographie, graphisme, installation, performance, expositions, photo, etc. Photo Affiche de Radio Bellevue © JPD.
* Olivier Zabat / Exposition-Résidence  08 mars − 07 mai. Au premier niveau, dans deux pièces à part. Olivier Zabat, artiste vidéaste, est également connu pour ses films documentaires expérimentaux. . Les films d’Olivier Zabat sont aussi bien diffusés en salles que dans les festivals ou les centres d’art. Olivier Zabat est doublement lauréat de la Villa Medicis Hors les Murs, et c’est au Brésil qu’il tourne Zona Oeste , consacré consacré à l’univers terrible des bandes de voleurs et assassins qui rackettent les cariocas. Inédit au macLYON – La nouvelle installation d’Olivier Zabat est conçue à partir des premières séquences montées de son futur long métrage. Elle rend compte de l’univers fascinant de celles et ceux qui «entendent des voix. Pour cette oeuvre inédite, Olivier Zabat prospecte en Europe et part à la rencontre de ces « voix du silence ». À l’occasion de cette expo/résidence, le macLYON présente une rétrospective de ses films : 7 oeuvres à voir dans l’auditorium du Musée. Photos Brian Calvin, Shared Borders, 2016 Acrylique sur toile Acrylic on canvas 198,1 x 142,2 cm Courtesy de l’artiste et Almine Rech © Photo : Moira Tarmy. Photo © Kenneth Anger, Inauguration of the Pleasure Dome, 1954-1978 Astarte (Anais Nin) 1954-66 Vidéo, couleur, son Video, color and sound Durée/Duration : 37’14 » Courtesy de l’artiste.

Musée des Confluences  Trois expositions
* Venenum, un monde empoisonné 15 avril – 7 janvier 2018

Une très instructive exposition, avec un parcours complet, bien documenté, sur tout ce qu’il faut connaître et savoir sur les poisons. Largement illustrée par des tableaux, des photos, des gravures, des dessins, des vidéos, de la pharmacologie et même quelques animaux vivants, très mortels ! Venenum décrit les différents rôles joués par le poison dans l’histoire et la culture, la science et les croyances. Et aussi la médecine et la criminalité, mais aussi l’incroyable ambiguïté de ces substances possédant à la fois un pouvoir pharmacologique qui leur donne des vertus médicinales insoupçonnées,. Mais qui peuvent être toxiques entrainant alors la mort. L’exposition Venenum a été conçue avec le regard et les contributions d’un comité scientifique pluridisciplinaire de 5 chercheurs réunissant deux historiens, un biologiste cellulaire, un pharmacologue et un anthropologue. Avec de nombreux audiovisuels et dispositifs interactifs pour mieux guider le visiteur. A gauche. Portrait de Lucrèce Borgia. Anonyme français du XIX° s. n° inv.: 1991.7.4. Photos en haut Musée des Confluences au coucher de soleil © JPD. A droite. Portrait de Catherine de Médicis Anonyme français du 16e s. Princesse florentine devenue reine de France, Catherine de Médicis aurait, selon une légende tenace, introduit les sombres secrets du poison en France, n’hésitant pas à se débarrasser ainsi de rivaux. Tous deux collections Douai, Musée de la Chartreuse.
* A vos pieds / jusqu’au 30 avril
Les chaussures racontent l’histoire et dévoilent une part de notre identité. A la découverte de paires issues de tous les continents. Du 16° au 21° s. , des délicats lotus aux pieds bandés chinois aux actuelles baskets.
* Potières d’Afrique / jusqu’au 30 avril
Partez à la rencontre des potières d’Afrique et de leur savoir-faire, en parcourant les photographies, les films, les notes de voyages et les nombreuses poteries collectées par onze céramistes européens. Photo : cette potière lisse d’une main la lèvre de son pot à l’aide d’un morceau de cuir souple humidifié, tandis que de l’autre elle lance le « rondeau » Tchériba, Burkina Faso. Lyon Photographie © Jean-Nicolas Gérard et Daphné Corrégan.

 

Réouverture Musée des Arts de la Marionnette / MAM / Un musée réinventé
Musée Gadagne à partir du 6 avril

Les marionnettes tout un art. En avril 2017, le Musée des Arts de la Marionnette dévoilera les premières salles d’un nouveau parcours imaginé autour des secrets et des fonctions des arts de la marionnette.  Comment et pourquoi des objets inertes s’animent-ils sur les scènes de tous les continents ?  Ce nouveau musée réaffirme aussi un lien fort avec la création et les pratiques des marionnettistes contemporains.
De la marionnette à gaine de Guignol au robot de Zaven Paré, comment ces objets prennent-ils vie entre les mains et l’imagination des marionnettistes ?  Autour d’une nouvelle sélection d’une cinquantaine de marionnettes, la muséographie inédite est une invitation à découvrir les mystères d’un art vivant. Le visiteur se souvient , contemple, écoute, expérimente. Immersif dans sa scénographie, alternant découverte et expérimentation, ce nouveau parcours est conçu pour un public de tous âges et pour favoriser le dialogue entre les générations. Après avoir présenté depuis 2009 un tour du monde des marionnettes traditionnelles, à partir du 7 avril 2017, le musée invite à un nouveau voyage. Qu’est ce qu’une marionnette ? L’attente des marionnettes. Comment donner vie à un objet inerte ? Il s’agit d’un projet collectif : Xavier de la Selle, directeur des musées Gadagne, et son équipe travaillent avec un comité scientifique et artistique pour la conception de ce nouveau musée. Avec une nouvelle scénographie et un nouveau parcours pour le visiteur. Une synergie de projets est mise en place entre le théâtre des Ateliers (accueil de résidences, lieu de diffusion), les musées Gadagne (collections, expositions, théâtre) le Théâtre nouvelle génération et le Théâtre de Guignol (lieux de diffusion) ainsi que des espaces publics de la ville et partenaires à d’autres échelles (Compagnie Ateuchus, Musée théâtre Guignol de Brindas). Réouverture des 3 premières salles le 7 avril. Photos Jujiro Takechi, marionnette portée, Japon © musées Gadagne – C. Loiseau. Manin, marionnette à doigt 21e siècle © T. O’Neill – musées Gadagne Lyon. Le remouleur, collections nationales MUCEM Paris © JPD.

Paris. Le musée des Confluences présente du 7 mars au 21 mai 2017 une exposition au musée du Quai Branly-Jacques Chirac : « une Fenêtre sur Confluences ».
 Un mot sur l’exposition : Hélène Lafont-Couturier, directrice du musée des Confluences, dessine un portrait intimiste du musée des Confluences. Les œuvres choisies sont issues de domaines différents tels que la géologie, l’ethnologie, la paléontologie, l’ostéologie ou l’entomologie. Insectes représentés sur les objets asiatiques, plumes de paradisiers devenues parures d’ornement, pierres aux couleurs et formes fabuleuses dont l’étude nous guide vers nos origines….L’exposition illustre la richesse et la poésie des liens tissés par le monde des hommes avec la nature.

 

Mai / Juin / Juillet

 

Musée des Confluences…Suite
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Venenum, un monde empoisonné / …. jusqu’au 7 janvier 2018
Venenum décrit les différents rôles joués par le poison dans l’histoire et la culture, la science et les croyances. Les nuances entre la médecine et la criminalité, l’incroyable ambiguïté de ces substances possédant à la fois un pouvoir pharmacologique qui leur donne des vertus médicinales insoupçonnées,. Mais qui peuvent être toxiques et entrainer alors la mort. Avec de nombreux audiovisuels et dispositifs interactifs.
* Carnets de collections 16 mai – 2 septembre
Entrons dans les réserves foisonnantes réserves des fonds patrimoniaux du Musée des Confluences ! Après le succès de l’exposition « La Chambre des Merveilles« , le musée poursuit sa longue histoire et remonte aux sources de ses nombreuses collections. Explorateurs avertis ou amateurs rapportent des objets qui ensuite sont donnés ou vendus au musée… Les collections s’accroissent. Sans doute de surprenantes découvertes à faire.
* Lumière ! Le cinéma inventé / 16 juin – 25 février 2018
Afin de célébrer la créativité des frères Lumière, l’Institut Lumière et le musée des Confluences nous font revivre l’aventure de l’industrie lyonnaise et de la famille Lumière, depuis l’invention du cinématographe jusqu’à son héritage dans le cinéma actuel. Il faut le souligner l’invention du cinéma est à la confluence des arts, des sciences, des loisirs et de l’industrie. Nulle autre ville au monde, n’est mieux placée que Lyon, pour présenter une telle exposition !
Au printemps Il ne faut pas hésiter à aller se promener dans les jardins du confluent. Entrée libre. On peut ainsi faire le tour du musée. Photo aérienne © Maxime Brochier.

 

Édouard Pignon, Ostende, 1946-1953 / Musée des Beaux-Arts 18 mai – 21 août
Cette exposition-dossier fait suite à la donation d’un important tableau par le fils de l’artiste, Nicolas Pignon. Considéré dès le début des années 1940 comme un coloriste d’une grande sensibilité — influencé par le dessin et la conception de l’espace de Matisse —, Édouard Pignon (1905-1993) prend son autonomie avec le groupe des « Jeunes peintres de tradition française » en faisant, dès l’après-guerre, le choix d’une figuration libre et indépendante. Décidé à prendre ses distances avec la scène artistique parisienne, animé d’un véritable désir de renouvellement de sa peinture, Pignon s’installe à Ostende à l’hiver 1945, au détour d’un voyage en Belgique. Il esquisse dans la solitude d’Ostende un nouveau mode de production sériel qui marque aussitôt un tournant décisif dans son oeuvre. Il est classé comme peintre de la nouvelle Ecole de Paris. Mais en fait son oeuvre est prolifique, très diverse, est quasiment inclassable. Il a côtoyé ou exposé avec les plus grands peintres de son temps : Picasso, Matisse, F. Léger, J. Lurçat, etc… Il s’est engagé dans la Résistance. Ses lieux favoris sont Collioure, Ostende (1946-1953), Sanary et Vallauris. Peu connu du grand public, il est par contre apprécié des amateurs éclairés et des professionnels puisqu’une abondante bibliographie lui est consacrée. Photo, la façade du MBA, depuis la place des Terreaux © Corentin Mossière.

 

MacLYON / Musée d’Art Contemporain Cité Internationale… Suite
* Los Angeles, une fiction / … Jusqu’au 9 juillet
Le macLYON, nous fait voyager tout autour du monde ! Après la Chine (Le Moine et le Démon en 2004), l’Inde (Indian Highway en 2012), le Brésil (Imagine Brazil en 2014) , l’Asie du Sud-Est (Open Sea en 2015), le macLYON expose la scène de Los Angeles. Poursuivant son exploration unique en France des scènes artistiques du monde peu connues ou peu exposées, le macLYON présente Los Angeles,une fiction. Soit 34 artistes / 84 écrivains, tous installés dans la cité-monde.
Riche, énergique, créative, bouillonnante, ville emblématique de l’esprit côte ouest, Los Angeles incarne le rêve américain pour des millions de personnes. Cette ville tentaculaire, sans véritable centre et tournée vers l’océan, avec ses grands écarts entre splendeur et misère, offre une scène artistique vibrante, créative et d’une grande richesse.
Elle s’est imposée au cours de ces dernières années comme une alternative à New York. Elle est le lieu d’un bouillonnement et d’une diversité. artistique qui fascinent aujourd’hui les créateurs du monde entier.
Dans l’exposition, littérature et oeuvres s’épaulent, réagissent en écho, produisent des métaphores, mais jamais l’une n’illustre l’autre. La machine à fictions exemplaire qu’est Los Angeles est tour à tour contestée, magnifiée, transposée ; la légèreté se fait tragique, le glamour se fissure, la surface des choses prend de la profondeur. Bref, le mot et l’image jouent la connivence, l’enchantement mutuel et interrogent le mythe. Photo du haut Jonas Wood, French Open (FED/DJO), 2016 Gouache, encre et crayon de couleur sur papier Gouache, ink and colored pencil on paper 35,6 x 22,9 cm Courtesy de l’artiste et David Kordansky Gallery, Los Angeles © Photo : Marten Elder. Photo du bas Brian Calvin, Shared Borders, 2016 Acrylique sur toile Acrylic on canvas 198,1 x 142,2 cm Courtesy de l’artiste et Almine Rech © Photo : Moira Tarmy.

* Frigo Génération 78/90 / … Jusqu’au 9 juillet
Retour sur 10 années d’intuition et d’énergie pure : dans les années 80, FRIGO est un des collectifs emblématiques de la culture alternative en Europe, et ça se passe à Lyon ! Le collectif FRIGO tire son nom de la chambre froide d’une ancienne fromagerie lyonnaise qui héberge ses activités dans les années 80. Pendant 10 ans, FRIGO développe une intense production artistique et « multimedia » : radio « libre » (Bellevue 95.8), musique, scénographie, graphisme, installation, performance, expositions, photo, etc. Laboratoire de formes les plus diverses, FRIGO est également à l’origine d’un réseau international très actif qui fédère des artistes — plasticiens, chorégraphes, poètes, comédiens, écrivains ou encore musiciens : ORLAN, Régine Chopinot, Benni Efrat, Dieter Appelt, Fabrizio Plessi, Nigel Rolfe, Michael Nyman, Rachid Taha, Eva Ionesco, Dominique Bagouet, Jean-Paul Delore… C’est aussi une incroyable banque de données, d’archives en tout genre (numérisées entre autres avec l’INA), témoin visuel et sonore de cette période. L’exposition FRIGO Génération retrace sur tout un étage, avec documents, vidéos, photos… cette histoire fabuleuse, non romancée où Radio Bellevue est bien sûr présente dans sa version historique. Photo Paul Mc Carthy, King of France, 1983, Elac-Lyon 
* Lola Gonzalez Exposition-Résidence 02 juin –  09 juillet
Lola Gonzàlez est née en 1988 à Angoulême ; elle est diplômée de l’ENSBA Lyon
avec les félicitations du jury. Lauréate du Prix Meurice pour l’art contemporain, elle est en résidence à Dublin, Paris (Palais de Tokyo) et Los Angeles (Flax). Elle travaille de manière à la fois contrôlée et spontanée. Lola Gonzàlez expérimente toutes les situations et utilise admirablement l’improvisation. Ses vidéos et performances, d’une apparente simplicité, font se croiser des univers qui sont autant des gestes du quotidien que des réflexions sur le sens de la vie. Son oeuvre reflète la profonde complicité qu’elle entretient avec ses acteurs qui sont aussi ses amis, les membres de sa famille. Tous, ils forment une bande qui joue les drames, les effrois et les joies des choses de la vie. Lolà Gonzàlez tourne son nouveau film au macLYON du 14 au 20 mai, et l’y expose à partir du 2 juin


 Musées Lyon / Infos & Liens

* Musée des Confluences. 86, quai Perrache 69002 Lyon 04 72 69 05 00 – www.museedesconfluences.fr
* Musée des Beaux-Arts (MBA). www.mba-lyon.fr
* Musée d’art contemporain (MAC). Cité Internationale – www.mac-lyon.com* Institut d’Art Contemporain (IAC). Villeurbanne  – www.i-art-c.org
* Musées Gallo-Romains de Lyon et Saint-Romain-en-Gal – www.musees-gallo-romains.com* Gadagne Musées – www.gadagne.musees.lyon.fr
* Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique. 13 rue de la Poullaillerie 69002 Lyon – 04 78 37 65 98  – www.imprimerie.lyon.fr
* Musées des Tissus et Musée des Arts décoratifs de Lyon – 34 rue de la Charité F-69002 Lyon – 04 78 38 42 00 – www.mtmad.fr


Musées de Genève

Nous vous proposons une nouvelle escapade culturelle à Genève. Genève est une importante ville d’art et d’histoire. Une douzaine de musées publics et fondations privées présentent toute l’année, outre leurs collections permanentes, des expositions temporaires rares, uniques, inattendues, ou dans l’air du temps. Certaines collections permanentes sont d’intérêt mondial. Les entrées des musées municipaux sont gratuites, seules les expositions temporaires sont payantes. Visiter ces lieux, c’est aussi découvrir les plus beaux quartiers de Genève ! Dernière minute. « Besoin d’un bol d’air après la présidentielle ? » Sur ce thème Genève-Tourisme, propose aux français de faire un break. Le message est clair « Genève est la destination qu’il leur faut pour se changer les idées après plusieurs mois rythmés par une campagne politique pleine de rebondissements « .

La rade de Genève, la vieille ville et la cathédrale. Photo © OLivier Miche.

Le prix du Musée Européen 2017 attribué au Musée d’Ethnographie de Genève
Lyon-Newsletter.com avait été un des premiers à présenter le nouveau MEG, comme un musée exceptionnel, autant par son architecture, que par la mise en scène de ses collections.
Samedi 6 mai s’est tenue à Zagreb, en Croatie, la cérémonie de l’« European Museum of the Year Award 2017 », EMYA 2017, qui récompense chaque année une institution muséale européenne pour l’exceptionnelle qualité de son offre culturelle à destination des publics et pour son influence dans le domaine des musées au niveau national et international. Le MEG, nommé aux côtés de 45 musées, comme le Musée des Confluences à Lyon, le Musée national Picasso à Paris ou la National Gallery en Bulgarie, s’est vu attribuer le prix EMYA 2017. L’EMYA est la plus importante récompense pour un musée en Europe. Elle est décernée chaque année par le Forum des musées européens, placé sous les auspices du Conseil de l’Europe. Fondée en 1977 par le journaliste Kenneth Hudson, elle a pour but de reconnaître l’excellence muséale européenne et d’encourager les processus innovants dans le monde muséographique actuels. 

Musée Barbier-Mueller/ Vieille Ville
* Le musée. Il est sans doute le plus petit musée de Suisse Romande. Il est installé dans une maison bourgeoise de la vieille ville, à deux pas de la cathédrale. Le visiteur inattentif, pourrait passer à côté sans en voir l’entrée ! Et pourtant il recèle, avec 7000 pièces, la plus grande collection d’arts primitifs en mains privées au monde. Certaines sont de parfaits chefs d’oeuvres, tant par leur beauté esthétique, que par leur origine et leurs parcours historique.Toutes ne sont pas exposées, bien sûr, mais chaque exposition temporaire représente une sélection de pièces centenaires extraites de la collection et sur un thème bien défini.
* 40 ans d’expositions exceptionnelles et de publications sur les arts premiers. Fondé en 1977, le musée Barbier-Mueller a pour vocation non seulement de conserver et d’exposer mais aussi d’étudier et de publier une collection commencée en 1907 par Josef Mueller et poursuivie jusqu’à nos jours par ses héritiers. Josef Mueller a été séduit, dès les années 1920, par les qualités plastiques de l’« art nègre », comme il était appelé à l’époque. De 1955 à 2016, année de sa disparition, son gendre Jean Paul Barbier-Mueller s’est appliqué à enrichir et compléter cet ensemble en le rendant cohérent et représentatif. Promoteur des arts non-occidentaux, le musée Barbier-Mueller possède aujourd’hui plusieurs milliers de pièces et comprend des œuvres d’art de l’Antiquité tribale et classique, ainsi que des sculptures, tissus et ornements provenant des civilisations du monde entier. Cette collection, qui regroupe le plus important ensemble privé d’arts primitifs, a assuré sa reconnaissance internationale par 100 expositions à travers le monde, des prêts consentis à d’autres musées et par la publication de 110 catalogues et livres d’art.
* Actuellement. Les étonnants masques de la Côte d’Ivoire. Jusqu’au 30 avril. L’exposition « Arts de la Côte d’Ivoire, ne représentent qu’une infime partie de la collection des 7000 pièces des réserves de la Fondation culturelle musée Barbier-Mueller. Les masques à visages humains sont des pièces remarquables par leur raffinement, la pureté de leurs lignes, l’ovale parfait des visages.
* Exposition A venir : 6000 ans de réceptacles, la vaisselle des siècles. A partir du 17 mai.  Seront présentées cent pièces majeures de provenances, époques, cultures et matériaux divers, sélectionnées et classées par « rayons » par le regretté écrivain qui offre une interprétation poétique de chacune d’elles. Cette exposition rendra hommage à Michel Butor l’écrivain avec lequel le musée a Photo. Bol rituel igbo izzi du Nigeria. Photos. Masque facial féminin gu. Gouro, Côte d’Ivoire. Bois dur, peinture noire, bichromie © Musée Barbier-Mueller. Photo Studio Ferrazzini Bouchet. Et bol rituel © Musée Barbier-Mueller  Studio Pedrrazzini Bouchet.
* Les collections Barbier-Mueller : une passion centenaire. Pour fêter ses 40 ans le musée, organise cette année une exposition « Hors les murs » avec des prêts de pièces des collections Barbier-Mueller dans 22 musées hôtes en Suisse mais aussi en France : Musée des Confluences à Lyon, Institut du monde arabe et Musée du quai Branly à Paris, et Musée des Arts Africains, Océaniens, Amérindiens à Marseille. Et au Grand Palais, à Paris, dans le cadre de la Biennale des Antiquaires, du 12 au 18 septembre 2017.
* Singulièrement, au moment où le musée fête ses 40 ans, son président-fondateur Jean Paul Barbier-Mueller vient de disparaître. Une seconde célébration marquera cette année 2017 : les 110 ans de la collection Barbier-Mueller. En effet, Josef Mueller, l’un des plus grands découvreurs de l’art moderne et primitif dans la première moitié du XXe siècle, a acquis ses premières œuvres en 1907. 10, rue Jean Calvin Genève. www.musee-barbier-mueller.org/

Musée d’Art et d’Histoire / Tranchées
* Le Musée. Ce vaste bâtiment, début XX° s. aux proportions monumentales recèle une collection permanente d’un demi million d’oeuvres, il est un des plus importants musées encyclopédiques de Suisse. Riche de plus d’un demi-million d’oeuvres, il possède une dizaine de chefs d’oeuvres comme Un armet savoyard (cuirasse). Une tenture copte. Une statue colossale de Ramses II, un grand plat d’argent du II° s, un portrait de Pompela épouse de Trajan. Des toiles de A. Canova, Konrad Witz, J-B. Corot, Ferdinand Hodler, F-E Vallotton. Nouvel accrochage. Un leg exceptionnel par un avocat Genevois. A découvrir dans les salles beaux-arts : trois paysages et une nature morte. Ferdinand Hodler : « Marronniers au bord du chemin ». Cuno Amiet : « Petit Cognassier ». Félix Vallotton : « Anémones et Mandarines » et « La Cagne et le Baou » En tout, 251 toiles sont exposées. A voir, une impressionnante salle d’armures et de mousquets. A deux pas de la vieille ville. Parking Saint-Antoine, juste à côté. Entrée libre pour les collections permanentes. Photo, l’imposante entrée du MAH © JPD.
* Patrimoine en danger. Trafic illicite de biens culturels et objets saisis Exposés pendant quelques mois.  Pour quelques mois le musée présente neuf objets archéologiques de grande importance pour l’histoire de leurs pays d’origine (Yémen, Syrie et Lybie), issus du trafic illicite de bien culturels. Les objets étaient entreposés aux Ports francs de Genève entre 2009 et 2010. Ils ont été saisis par l’inspection de douane Genève-Routes et confisqués par le Ministère public de la République et canton de Genève. La guerre lorsqu’elle éclate, est synonyme de nombreuses victimes militaires et civiles. A peu de distance des marchands d’armes qui se pressent aux abords des pays pris dans le chaos, des marchands d’oeuvres d’art veillent. Ils révisent leurs fichiers clients et s’assurent à l’intérieur de ces pays, des complicités nécessaires pour, le jour venu, piller sites et musées soigneusement repérés. Mais en Europe, les professionnels s’organisent afin de repérer les objets qui pourraient provenir de ces trafics en collaborant avec Interpol et les polices nationales. Les douaniers font un travail de grande qualité et la justice joue son rôle. Le cadre légal Suisse est très strict. Il est aussi de notre devoir de média culturel de relayer ce travail et de sensibiliser la société à cette spoliation de l’histoire. Neuf pièces à découvrir donc. Une tête féminine de Lybie. Un plateau de table circulaire, une statuette d’homme, deux stèles funéraires et une stèle inscrite du Yemen. Deux reliefs funéraires et une tête de prêtre de Palmyre en Syrie. Photos relief funéraire représentant un portrait féminin sous une klinè, et tête de prêtre coiffé d’un modius cylindrique. Syrie, Palmyre © JPD.
* A venir. Musées du XXIe siècle. Ambitions, visions, défis . 11 mai 2017 – 20 août 2017
Les dernières décennies ont vu l’émergence d’un grand nombre de nouveaux musées qui ont contribué à montrer le rôle et la place de ces institutions au sein de nos sociétés. Quels rôles assument les musées nés de ce nouveau contexte? Que révèle leur architecture? Qui en sont les initiateurs et quelle est leur ambition? Enfin, quels liens entretiennent ces institutions avec le public, alors même que notre relation à la culture est révolutionnée par le monde numérique? L’exposition se propose d’examiner ce phénomène culturel, en passant en revue une quinzaine de nouveaux musées choisis tout autour de la planète. Différents de par leurs formes et leurs ambitions, ils sont abordés sous l’angle de l’architecture, de l’économie, du social et de leurs visions culturelles. www.mah-geneve.ch

Muséum d’Histoire Naturelle / Tranchées
* Le Museum. Voilà un musée très moderne avec des collections scientifiques d’importance mondiale. Pour les enfants et les grands il propose sur plusieurs niveaux, un parcours étonnant dans la faune mondiale. Animaux naturalisés ou factices, mis en situation dans des décors naturels. Faune aquatique exceptionnelle. Il est l’un des dix musées les plus visités en Suisse. Plus de 300000 visiteurs en 2016. Entrée gratuite. Photo Museum © JPD.
* Acte I. Dinausaures. L’impressionnante exposition du 50° anniversaire du Museum sur les Dinosaures est terminée. Une impressionnante collection de fossiles de dinosaures mise au jour aux Etats-Unis par une équipe de paléontologues suisses, des squelettes géants et autres fossiles remarquables.
* Acte II. Les Fourmis.  20 mai – 7 janvier 2018. Rendez-vous dès le 20 mai 2017 à l’occasion du week-end inaugural de sa seconde grande exposition consacrée cette fois-ci aux Fourmis et présentée jusqu’au 7 janvier 2018. http://www.museum-geneve.ch

MEG / Musée d’Ethnographie de Genève / Plainpalais.
* Le musée. Il est le plus spectaculaire des musées et fondations de la ville. Ultramoderne, tout neuf, il est installé en sous-sol dans la cour d’une école. Bien que la visite se fasse sous terre on n’éprouve à aucun moment l’impression de claustrophobie. La muséographie et la scénographie sont superbes et les collections permanentes sont d’une rare richesse ! Il se veut profondément humain et propose des éclairages multiples, à l’aide de pièces rares, sur les sciences humaines, les arts et traditions vivantes. La collection est exceptionnelle 70000 objets et 60000 livres, ainsi que d’innombrables iconographies et photographies. MEG, photo © JPD.
* Exposition. L’Effet Boomerang. 19 mai – 7 janvier 2018. Elle montre les dimensions identitaires et politiques du travail des artistes australiens. En évoquant leur histoire à travers leurs objets et leurs peintures, l’exposition aborde également les relations entre les autochtones et les colonisateurs. Le titre de l’exposition, «L’effet boomerang» renvoie au vaste mouvement de ré-appropriation par les Aborigènes du discours sur leur patrimoine et sur leur histoire. Le décor sera sobre et épuré.
* Fréquentation record. Avec près de 210000 visiteurs en 2016, la fréquentation du MEG continue de croître et le petit et superbe musée s’affirme comme l’un des lieux culturels incontournables de l’arc lémanique. www.meg-geneve.ch

MAMCO & Centre d’Art Contemporain / Plainpalais.
* Le Musée. Il est installé sur plusieurs niveaux dans une ancienne usine. Il a un look rétro, décalé, mettant en valeur les collections contemporaines présentées. Original et intéressant à visiter. A noter un mix, parfois déroutant de présentation d’oeuvres des collections permanentes et temporaires. Situation : dans le quartier des Bains, à deux pas de Plainpalais et tout près du MEG. MAMCO, photo © JPD.
* Exposition . Peinture figurative actuelle / 22 février – 7 mai . Le MAMCO consacre une grande exposition à la question de la peinture figurative actuelle. Intitulée Zeitgeist (l’esprit du temps), elle réunit des artistes suisses et internationaux, actifs entre les années 1960 et aujourd’hui, autour de problématiques liées à la figure, l’expressivité et les sources hétérogènes de ces représentations. Une quarantaine d’artistes sont ainsi exposés, en forme de généalogie. www.mamco.ch

Musée d’Histoire des Sciences / La Perle du Lac
* Le Musée. Il occupe l’exceptionnelle villa Bartholoni, joyau néo-classique de 1830, situé dans le cadre enchanteur du parc de la Perle du Lac à Genève. La villa est de proportions parfaites. Les décors peints des pièces d’apparat ont été restaurés. La belle façade domine le lac et la vue est spectaculaire sur le lac et le cirque alpin. A voir dans les vitrines une très belle collection d’instruments de mesure. Des rarissimes astrolabes anciens, toutes sortes d’appareils de météorologie alpine, de mesure d’électricité, etc. Des instruments d’autrefois aux cuivres étincelants. Photo Musée d’Histoire des Sciences, au milieu du magnifique parc de la Perle du Lac © JPD
* L’exposition. / T’es Où ? / Jusqu’au 23 avril 2017.  Avec le développement des technologies utilisant les satellites pour se repérer et leur démocratisation dans des appareils du quotidien (smartphones et systèmes de guidage de véhicule, pour l’essentiel) la détermination précise, rapide et relativement fiable de coordonnées a vu le jour. Plus besoin de cartes à déplier et à orienter, le GPS nous conduit à l’endroit souhaité. Le sens de l’orientation chez les animaux. Les référentiels pour se situer : latitude et longitude. Les systèmes de géolocalisation actuels. GPS, ARVA. Etc… Entrée gratuite. Photo le musée possède une belle collection permanente de cadrans solaires, astrolabes et autres instruments de mesure © JPD. www.ville-ge.ch.

Musée Ariana / Quartier ONU
* Le musée. Il est installé dans un palais qui mérite à lui seul le détour. L’architecture atypique emprunte des éléments aux styles néo-classique et néo-baroque, rythmant son hall majestueux de colonnades en marbre que couronne une coupole elliptique à la voûte étoilée. Un programme de plafonds peints et un ensemble de vitraux parachèvent magnifiquement la décoration intérieure. Le Musée Ariana offre une vision complète de l’histoire de la céramique et du verre. La plus importante collection permanente au monde. Photo © Olivier Miche.
* L’exposition. / Schnaps et rösti / Verre émaillé et poteries suisses (17°-19° s.) / 9 juin – 18 février 2018. Décors traditionnels fleuris, animaliers ou héraldiques, la poterie dite « céramique paysanne » produite principalement dans la campagne bernoise et le verre émaillé de Suisse centrale, regroupé sous l’étiquette de « verre de Flühli », forment un patrimoine local d’une richesse insoupçonnable. www.ariana-geneve.ch

Musée International de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge / Quartier ONU
* Le Musée. Il est installé sous le bâtiment de la Croix-Rouge. Il présente les missions actuelles de la Croix-Rouge. La visite, passionnante, mais parfois oppressante ne laisse pas indifférent et donne souvent envie de se réagir ! Photo Musée International de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge © Olivier Miche.
* Exposition permanente L’Aventure humanitaire. Défendre la dignité humaine. Une Chronologie interactive déroule 150 ans d’histoire humanitaire tandis que le Focus d’actualité présente les opérations de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sur l’ensemble du globe. A travers trois espaces, créés chacun par un architecte de renom et d’horizon culturel différent, on explore trois grands défis actuels : Défendre la dignité humaine (Gringo Cardia, Brésil), Reconstruire le lien familial (Diébédo Francis Kéré, Burkina Faso), et Limiter les risques naturels (Shigeru Ban, Japon). La scénographie est innovante et interactive. Les mises en scène sont symboliques. Les témoignages sont touchants. Au-delà des périodes troublées de l’Histoire ou des zones de conflits actuels, ces problématiques concernent chacune et chacun d’entre nous aujourd’hui et pour les décennies à venir.
* Exposition temporaire. SIDA / Une lutte en images / 5 avril – 7 janvier 2018 . Avec « SIDA – Une lutte en images », le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge propose de revenir sur plus de trente ans de communication de la maladie.
http://www.redcrossmuseum.ch/

Détour par Carouge, la bohème

* La commune de Carouge. Elle a le charme suranné des villes suisses d’autrefois. La courbe de la rue Ancienne avec ses maisons basses aux teintes pastel claires, ses boutiques d’antiquités et de brocante, ses boulangeries-cafés, ses cafés-librairies, aux terrasses exigües, est d’une harmonie remarquable. Sur les places et dans les rues latérales, les galeries d’art, les échoppes d’artisans, les boutiques branchées, les magasins bio, les lieux de bien être et de vitalité, le cinéma bio, sont très tendance. Les deux églises, les placettes fleuries donnent au vieux Carouge un charme supplémentaire. Le côté bohème, l’ambiance calme et paisible, attire aussi bien les genevois que les touristes. Une brocante réputée à lieu les premiers dimanches du mois. La commune de Carouge est située à côté de Genève, juste de l’autre côté de l’Arve à un quart d’heure en tram. Photos. Vitrine de brocanteur et la rue Ancienne, axe principal de la ville © JPD.

Carouge, charmante petite ville à un quart d’heure de Genève au charme intact. © JPD.

* Musée de Carouge. Ce petit musée communal, est installé dans une maison basse aux volets verts, agrémenté d’un charmant petit jardin, sur la place principale, à côté du parking Sardaigne. L’entrée est libre et l’accueil souriant. Le jardin du petit musée de carouge. © JPD.
* L’exposition. « Ma vie de Courgette », on vous dit tout ! 11 mai – 20 août. Courgette, ce petit garçon aux grands yeux et aux cheveux bleus qui, devenu orphelin, est placé au Foyer des Fontaines, a peu à peu conquis la planète entière ! Le film du Valaisan Claude Barras, Ma Vie de Courgette, connaît un succès mondial, raflant nombre de récompenses cinématographiques majeures. Le Musée de Carouge souhaite présenter « les coulisses » de ce film en stop motion, création minutieuse qui nécessite une maîtrise parfaite des techniques du film d’animation image par image et une patience de longue haleine. Décors, marionnettes, dessins, planches, costumes, entre autres, montrent le processus de réalisation et nous invitent à la rêverie en nous plongeant dans l’univers poétique du film. Cette exposition se tient dans le cadre d’un festival, le printemps carougeois, dont le thème, en 2017, est le cinéma. www.carouge.ch www.printemps.carougeois.ch Réalisation © JP Doiteau

Genève / Infos & Liens

* Genève Tourisme Edite une série de petits livrets sur le thème « Sentiers culturels. D’un musée à l’autre » classés par zones géographiques : Vieille Ville, Tranchées, Plainpalais, Nations (ONU). www.ville-geneve.ch/sentiers-culturels.
* Genève Tourisme. Site officiel de la ville, très complet. www.geneve-tourisme.ch

Nous ne présentons ici qu’une sélection de musées et fondations. Pour être plus complet il faudrait citer aussi : le Musée Rath, La Maison Tavel, le Musée International de la Réforme, le Site archéologique de la cathédrale, le Patek Philippe Museum, la Fondation Baur/Musée des Arts d’Extrême-Orient, le Cabinet d’Arts Graphiques du Musée d’Art et d’Histoire, le Palais des Nations Unies. Etc. Photo Le Jet d’eau emblématique de Genève © Olivier Miche.

Retrouvez nos précédents sujets sur Genève et Lausanne. 
– N°25 – Eté 2016 www.lyon-newsletter.com/16-05/ Les expositions de l’été :Genève, Lausanne, Martigny, Lens.
– N°23 – Automne 2015 www.lyon-newsletter.com/15-09/index.  Escapades dans les musées à Martigny, Grenoble et Saint-Etienne. 
– N°22 – Eté 2015 www.lyon-newsletter.com/15-05/index.
Accès. Genève n’est qu’à 150 km seulement de Lyon ( péage 16 €).


Fondation de l’Hermitage à Lausanne
7 avril / 29 octobre 2017

Chefs-d’oeuvre de la collection Bührle
Manet, Cézanne, Monet, Van Gogh

La découverte de l’exceptionnelle collection privée d’un collectionneur éclairé.
Des chefs d’oeuvre de la peinture impressionniste, post impressionniste et d’avant garde française.

La visite se passe dans le décor unique d’une grande demeure bourgeoise bâtie sur les hauteurs de Lausanne, au milieu d’un grand parc, avec une vue splendide sur le lac Léman et les sommets enneigés des Alpes. L’exposition est répartie par thèmes dans les différentes pièces de la maison. Des grands panneaux explicatifs informent le visiteur. Première salle : les petits formats des paysages impressionnistes Edouard Monet, Camille Pissaro, Alfred Sisley. Ils peignaient dans la nature, avec les premières peintures en tube, il fallait pouvoir tout transporter avec soi. Salle suivante : le romantisme, le réalisme et la juxtaposition des couleurs franches : Henri Fantin-Latour, Paul Cézanne, Courbet, Eugène Delacroix, Honoré Daumier. Puis, la salle des portraits, plutôt beaux mais sévères : Frans Hals, Pierre-Auguste Renoir, Henri Fantin-Latour, Jean-Auguste-Dominique Ingres, Jean-Baptiste-Camille Corot et Paul Courbet. Plus loin : les Nabis, sur les thèmes intimes des personnages et de la vie à l’intérieur, avec de grands aplats de couleurs et une sorte de refus de l’abstraction : Pierre Bonnard et Edouard Vuillard. Enfin l’avant garde avec Amedeo Modigliani, Henri de Toulouse-Lautrec, Chaïm Soutine, Georges Braque, Maurice de Vlaminck et Pablo Picasso. A l’étage, les chefs d’oeuvre de la collection : Paul Cézanne, Vincent van Gogh, Paul Gauguin, Edouard Manet. Ils reconstituent le paysage par des centaines de touches colorées, lumineuses, en nuances subtiles de variations de lumières et de reflets. Enfin sous les toits, deux faux tableaux, vendus par des marchands indélicats au collectionneur. Un Vincent van Gogh et un Rembrandt, présentés avec une touche de réalisme par les commissaires de l’exposition Sylvie Wuhrmann et Lukas Gloor !
La collection Bührle est importante, plus de 50 oeuvres présentées ici, autant de tableaux que le ferait un musée des beaux-arts traditionnel. On voit rarement en une seule exposition, un concentré si complet de l’art moderne français.
Tout en observant les chefs d’oeuvre, on peut admirer depuis les fenêtres la vue sur le lac et les montagnes. Après quelques pas dans le parc, on participe à l’atmosphère intime d’une demeure semblable à celle du collectionneur. Le visiteur a le sentiment d’être ainsi, un instant, l’invité privilégié de cette belle demeure du XIX° siècle.  Jean-Pierre Doiteau.  

 Photos. * Paul Cézanne. Le garçon au gilet rouge, 1888-1890
huile sur toile, 79,5 x 64 cm. Fondation Collection E.G. Bührle, Zurich ©  SIK-ISEA, Zurich (J.-P. Kuhn).

* Claude Monet. Champ de coquelicots près de Vétheuil, vers 1879. huile sur toile, 73 x 92 cm. Fondation Collection E.G. Bührle, Zurich ©  SIK-ISEA, Zurich (J.-P. Kuhn).

* Pablo Picasso. L’italienne, 1917 huile sur toile, 149 x 101,5 cm. Fondation Collection E.G. Bührle, Zurich ©  SIK-ISEA, Zurich (J.-P. Kuhn) © Succession Picasso / 2017, ProLitteris, Zurich.
* Vincent Van Gogh. Le semeur, soleil couchant, 1888 huile sur toile, 73 x 92 cm. Fondation Collection E.G. Bührle, Zurich
© SIK-ISEA, Zurich (J.-P. Kuhn).

* Henri de Toulouse-Lautrec. Les deux amies, 1895 gouache sur carton, 64,5 x 84 cm. Fondation Collection E.G. Bührle, Zurich © SIK-ISEA, Zurich (J.-P. Kuhn).
* Pierre-Auguste Renoir. Portrait de Mademoiselle Irène Cahen d’Anvers ( La petite Irène), 1880 huile sur toile, 65 x 54 cm Fondation Collection E.G. Bührle, Zurich ©  SIK-ISEA, Zurich (J.-P. Kuhn).



Joyaux impressionnistes et postimpressionnistes, l’un des ensembles les plus importants d’art du XIXe et du début du XXe siècle

En 2017, la Fondation de l’Hermitage a le privilège d’accueillir les joyaux impressionnistes et postimpressionnistes de la collection Bührle. Composée de chefs-d’oeuvre d’artistes incontournables des XIXe et XXe siècles, comme Le champ de coquelicots près de Vétheuil de Monet (vers 1879), Le garçon au gilet rouge de Cézanne (vers 1888), ou encore Le semeur, soleil couchant de Van Gogh (1888), cette collection particulière compte parmi les plus prestigieuses au monde. En dévoilant les trésors de la Fondation E. G. Bührle, la Fondation de l’Hermitage poursuit l’exploration des grandes collections privées suisses qu’elle mène depuis une vingtaine d’années, avec notamment ses expositions dédiées aux collections aux collections Weinberg (1997), Jean Planque (2001), Arthur et Hedy Hahnloser (2011), Jean Bonna (2015).
Avec ce nouveau chapitre, c’est à une plongée dans l’un des ensembles les plus importants d’art du XIXe et du début du XXe siècle que l’Hermitage convie ses visiteurs. Rassemblées essentiellement entre 1951 et 1956 par l’industriel Emil Georg Bührle (1890-1956), les oeuvres de la Fondation E. G. Bührle, à Zurich, sont d’une qualité prodigieuse. Elles sont présentées en exclusivité à l’Hermitage, où elles pourront être admirées une dernière fois dans l’atmosphère intime d’une demeure du XIXe siècle, semblable à celle du collectionneur. Elles seront ensuite montrées au Japon, avant de rejoindre, à l’horizon 2020, la nouvelle extension du Kunsthaus de Zurich.

Un superbe catalogue, pour tout savoir, (ou presque) sur l’art moderne français
En coédition avec La Bibliothèque des Arts, la Fondation de l’Hermitage publie un catalogue richement illustré, réunissant une très dense contribution d’experts, historiens de l’art et conservateurs du patrimoine, de Paris, Giverny, Zürich, Genève, Grenoble, Marseille, Philadelphie, etc.
Il nous fait participer à l’apprentissage d’un collectionneur et la genèse de sa collection au fil des décennies de 1937 à 1955. Des fiches et commentaires denses présentent chaque oeuvre et son artiste. Le catalogue fait l’inventaire complet de la collection d’art international d’E. Bührle. Sans oublier, la longue liste des mécènes de la fondation, des amis bienfaiteurs et donateurs.

Fondation de l’Ermitage 2, route du Signal CH 1000 Lausanne 8 – www.fondation-hermitage.ch


Fondation Gianadda. Martigny Valais. Derniers jours jusqu’au 11 juin

Hodler, Monet, Munch,
ou l’art de peindre l’impossible

Nous étions partis faire une escapade vers les musées de Genève. Une heure d’autoroute plus tard, nous avons découvert Chefs d’Oeuvre Collection Bührle à la Fondation de l’Hermitage à Lausanne. A l’automne dernier nous avons visité pour vous, quelques kilomètres plus loin, le tout nouveau Chaplin’s World à Crissier, au dessus de Vevey. Reportage paru sur Lyon-Newsletter.com. Voir ici. Nous poursuivons notre route jusqu’au bout du lac Léman, à Martigny en Valais Suisse qui expose sur le thème : Hodler, Monet, Munch, peindre l’impossible.
L’intérêt de cette exposition est présenter des oeuvres en apparences faciles. Mais en les contemplant de plus près, le visiteur se rend vite compte que les trois thèmes évoqués ici : l’eau, la neige et le soleil, sont extrêmement difficile à peindre. D’où le titre de l’exposition « Peindre l’impossible ».
Par leur conception, leur composition et leur coloration, elles reflètent aussi les sensations et les états d’âme de l’artiste. Trois coups de coeur : « Impressions, Soleil levant » de Claude Monet. Le « lac de Thoune » de Ferdinand Hodler. « Les Vagues » d’Edward Munch. Photos. Impression, soleil levant, 1872. Huile sur toile 50 x 65 Paris. Musée Marmottan Monet © The Bridgeman Art Library / © Christian Baraja.Le Lac de Thoune et la chaîne du Stockhorn, 1904. Huile sur toile. 71 x 105 cm Collection Christoph Blocher © Peter Schlächli, Zürich.

Fondation Gianadda. Martigny Valais. A venir 16 juin – 19 novembre

Cézanne, Le Chant de la Terre

La Fondation va clore ici brillamment son cycle dédié à l’Impressionnisme qui lui a permis de présenter durant le dernier quart de siècle des ensembles exceptionnels. Degas (1993), Manet (1996), Gauguin (1998), Van Gogh (2000), Berthe-Morisot (2002), Monet (2011 et Renoir (2014). Considéré comme le « père de l’art moderne », Paul Cézanne s’impose comme l’artiste le plus emblématique de cette génération. Il vécut entre Paris, sa région et la mythique Provence, son Estaque et sa montagne Saint-Victoire…
La Fondation a choisi un titre poétique Le Chant de la Terre pour évoquer cette exposition. Paul Cézanne, créateur solitaire, reconstruit d’une façon presque architecturale ses paysages, alternant couleurs froides et chaudes avec une lumière qui fige les éléments dans une sorte d’éternité et d’harmonie inégalable.
Photos. La Montagne Sainte-Victoire vue des Lauves, 1902-1906. Huile sur toile 65 x 81 cm. Collection particulière.
Bouteille de liqueur, vers 1890. Huile sur toile 54.2 x 65.5 cm. Pola Museum of Art, Japon.