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VOYAGES

N°30 Automne-Hiver 2018/19 
L’essentiel spectacles, expositions à Lyon… Et aussi escapades, évasions et  voyages.
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Bangkok Express

Deux jours, trois temples spectaculaires
Feu d’artifice de couleurs et profusion d’ors !

Courte étape à Bangkok, de retour d’un voyage en Thaïlande. La ville est, depuis quelques années, la ville la plus visitée au monde, avant Paris, Londres, New-York, Singapour, Dubaï, Kuala Lumpur, Séoul. Ce qui veut dire, qu’il faut s’attendre à une foule considérable de touristes. Tout le monde le sait, Bangkok est la ville des embouteillages. Mais fort heureusement les trois principaux temples se trouvent dans le quartier de Rattanakosin, à l’ouest de la ville :  Wat Phra Keo et Grand Palais, Wat Pho et Wat Arun. Comme ces trois plus fabuleux sites de la vieille ville sont proches du fleuve, nous avons choisi un petit hôtel de la charme, le Sala Arun, sur la rive, et proche des sites de façon à circuler à pied, sans taxi ni tuk-tuk. Mais, il faut choisir, nous serons à l’écart des quartiers d’affaires, des centres commerciaux, du shopping. Bangkok fut fondée en 1782 par le premier monarque de l’actuelle dynastie Chakri. La ville est aujourd’hui le centre spirituel, culturel, diplomatique, commercial et éducatif de la Thaïlande. Bangkok couvre une vaste et plate superficie de plus de 1500 km2 et compte environ dix millions d’habitants, soit plus de 10% de la population du pays. 

 

Wat Phra Keo et Grand Palais, un écrin aux trésors inestimables

Le Wat Phra Keo est un écrin aux trésors innombrables, dû à l’imagination débordante des artistes. Ils ont créé un monde fantastique de géants, d’animaux mythiques, de démons, de guerriers farouches, de créatures indescriptibles. Tout un monde merveilleux destiné à glorifier et contraindre. Un immense stupa totalement recouvert d’or émerge des toits. La Chapelle royale et le Bouddha d’Emeraude, sont les points forts. Côté Grand Palais, nous assistons à la relève de la garde, aussi impeccable, qu’à Londres ! Ce temple et le complexe du Grand Palais forment une perspective grandiose: l’enclave royale : Rattanakosin. Petit bémol, dès l’ouverture à 8h30, en un instant tout est plein ! Des groupes d’écoliers, en uniformes colorés attendent sagement que leur guide leur donnent le top de départ pour visiter ! Les asiatiques viennent brûler des bâtonnets d’encens et des bougies. Avec leurs smartphones ils se font des selfies à tout va.
Le « wat » est un vaste espace clos de hauts murs. C’est tout à la fois, un lieu de calme et un centre de vie sociale : temple, bibliothèque, école, cellules de bonzes, centres de méditation, stupas contenant les cendres de riches donateurs ou de saints. Etc… Leurs splendeurs criardes ne peuvent laisser indifférent !

 

Wat Pho, un Bouddha en or et couché de 45 m de long !
Juste à côté le Wat Pho ou temple du Bouddha couché est un sanctuaire fascinant. L’enceinte est plus petite, tout est dense et concentré. Un immense Bouddha git couché sur son lit de mort, avant d’accéder au nirvana, totalement recouvert d’or de la tête aux pieds (46 m long x 15m de haut). Il occupe tout un pavillon. Des statues de Bouddha ornent les cloîtres qui l’entourent. Sous des galeries, ignorées par la plupart des visiteurs, de superbes fresques aux personnages rehaussés d’or, décrivent la vie quotidienne thaïe. D’immenses guerriers de pierre chinois, sont disposés sur le pourtour du wat. Ils servaient autrefois de ballast aux jonques thaïlandaises revenant, à vide, de Chine. Ils furent longtemps oubliés. La Wat Pho Traditionnel Massage School est réputée pour l’art de guérir les maux et douleurs musculaires. Nous testons aussitôt un massage, efficace et à un prix très correct. Ce lieu, très vénéré et très agréable, est idéal pour une détente en cours de voyage.

 

Sur les klongs de Thonburi
A 100 m de là, se trouve le pier Tha Tien, des ferries qui font la navette vers le Wat Arun, sur l’autre rive de la Chao Praya River. Pour se faire une idée de l’ensemble des sites, rien de tel qu’un petit tour en long tail boat sur le fleuve. Un très long arbre de transmission relevable, entre l’hélice et le moteur, leur permet de naviguer dans très peu d’eau. Ils servaient autrefois au transport des marchandises vers l’intérieur du pays. Nous continuons au fil des klongs (canaux) de Thonburi. L’eau est glauque. Les maisons, sur pilotis sont rafistolées, bricolées, bariolées, avec des vérandas. Parfois apparait, entre elles, un temple bouddhique vieillot, mais bien entretenu. Soudain émerge du canal une énorme canalisation de gaz, qui bouche la vue des maisons ! Des petits champs de palmiers apportent une touche de verdure… Le tout à un charme fou pour les visiteurs européens. Malgré tout, pourrait-on vivre là-bas tous les jours ? 

 

La cuisine thaï est réputée pour sa grande richesse et sa finesse
Du petit restaurant de rue, tout à côté, au grand restaurant en terrasse sur le fleuve, on est rarement déçu. Ici, le soleil se couche à 18h, donc on dîne tôt, et on peut manger à toute heure et pour tous les budgets ! Pas de couteau à table, juste une grande cuillère et une fourchette. Le poulet, porc, le poisson, les fruits de mer arrivent prédécoupés ou décortiqués dans les assiettes. Ce sont les légumes, les épices et les herbes qui donnent toute leur saveur aux plats thaï. Impossible de les évoquer tous. Les grandes bases : les soupes, les plats frits, les nouilles. Pas de desserts, mais de savoureux fruits : papaye, ananas, noix de coco, pastèque…

 

Le Wat Arun, temple prang de 104 m de haut !
Le Wat Arun, ou Temple de l’Aube est en face du Wat Pho, de l’autre côté du fleuve. Depuis l’embarcadère de Tha Tien, un petit ferry nous conduit en 5 minutes au pied de l’impressionnant Wat Arun. Ce temple est de forme prang : un socle élevé de 37 m, surmonté d’une haute flèche arrondie de 67 m, un total de 104 m de haut ! Des prangs de plus petites tailles sont érigées aux quatre coins de l’édifice. De beaux motifs floraux, en céramique et mosaïque en relief, ornent les gradins du socle. L’ensemble est incontestablement grandiose, mais un peu kitsch. Malgré tout c’est un plaisir de flâner dans les beaux jardins, aux arbres artistiquement taillés à l’orientale.

Les représentations de Bouddha, selon les jours de la semaine
Tous ces Bouddhas en différentes positions, c’est un peu déconcertant. Voilà l’explication. Les postures représentant Bouddha, varient selon les jours de la semaine. Dimanche, Bouddha est debout, les bras croisés, la main droite par dessus la main gauche. Lundi, debout avec les deux mains relevées à hauteur des épaules, mains ouverte, paume et doigts face au visiteur. Mardi, Bouddha est couché sur le côté droit, le bras soutenant la tête. Mercredi, debout, tenant un bol à aumône à deux mains. Jeudi, le Bouddha est en méditation, assis en position du lotus, les paumes des mains tournées vers le haut. Vendredi, debout, les deux bras croisés sur la poitrine, une main couvrant l’autre. Samedi, le Bouddha est assis en position du lotus sur le corps enroulé d’un serpent naga, dont la tête passe par dessus la tête du Bouddha et le protège de la pluie.

 

Quatre remorqueurs colorés tirent un énorme train de barges noires
Un petit mot sur la Chao Praya River. Ce large fleuve est un axe majeur de transport, de commerce et de tourisme, d’où un ballet incessant. A l’aube et au crépuscule, passent, dans un vrombissement sourd, des convois formés par quatre petits remorqueurs colorés, tirant de front, d’énormes barges noires, tandis qu’un cinquième, à l’arrière, suit pour éviter toute fausse manœuvre. Le jour, les grands express boats, emmènent rapidement les habitants au travail. Les long tail boats baladent les touristes, dans un grand sillage d’écume ! Le soir, des grands bateaux restaurants, aux néons éclatants, passent lentement devant le Wat Arun. 

Nuits magiques, face au fleuve et aux toits recouverts d’or du Wat Phra Keo, du Grand Palais, et du Wat Pho ! Ciel gris d’après mousson, par moments il pleut, le ciel se déchire et un quart d’heure après il fait soleil. Nuits étoilées. Superbe spectacle des toits couverts d’or du Wat Phra Keo, du Grand Palais, et du Wat Pho, tandis que se dessine dans le lointain, la skyline des buildings de Bangkok.

Le farang, l’étranger est bien accueilli
Depuis la terrasse panoramique de l’hôtel, le spectacle est passionnant. Les toits des palais brillent de mille feux d’or : sublime ! On resterait des heures à regarder devant une bière Chang ou un citron vert pressé (bien meilleur qu’un citron pressé ordinaire). Et les serveurs sont si souriants ! Ils nous saluent en élevant les mains jointes, comme pour faire une prière et en inclinant légèrement la tête. C’est le wai thaïlandais. On a vraiment l’impression d’être des VIP. Le farang, l’étranger est bien accueilli. Il est donc tout à fait possible d’organiser son voyage en direct depuis la France. D’autant plus que les vols intérieurs, le minibus entre les villes et villages sont peu chers et le train à un prix dérisoire. Mais l’anglais est nécessaire, car personne ne parle français. Ce pays conserve une tradition délicate. On ne peut qu’aimer ce pays !
Voilà, ce n’est qu’un bref aperçu de cette trop courte étape à Bangkok, au cours d’un voyage en Thaïlande. Nous quittons la ville par le BTS Skytrain, métro aérien. Agréable façon de rejoindre rapidement Suvarnabhumi Airport, traversant, en hauteur, les quartiers d’affaires, puis les interminables banlieues. Economique, rapide mais terriblement climatisé !

Texte et photos © Jean-Pierre Doiteau
© Lyon-Newsletter.com

Infos & Liens (les liens ne sont pas sponsorisés)

Office National du Tourisme de Thaïlande – 90, avenue des Champs-Elysées, 75008 PARIS. Tél : 01 53 53 47 00 – Fax : 01 45 63 78 88 – Courriel : infosthailande@gmail.com

Sala Arun Hôtel 47-49 Soi Tha Tien, sur Maharat Rd www.salaarun.com. Recommandé par le Routard. Au fond d’une impasse d’entrepôts de grossistes, Le Sala Arun est une ancienne maison sino-portugaise rénovée et décorée avec beaucoup de goût, grand confort et surtout vue somptueuse par la grande baie vitrée de la chambre sur la Chao Praya River. Depuis le bar sur le toit, vue à 360° sur les toits illuminés des palais, le Wat Aurn et la navigation du fleuve.

Taxis et tuk-tuk. Attention, s’ils parlent quelques mots d’anglais, le plus souvent ils ne le comprennent pas, ou font semblant ! Mais ils sourient quand même. Ils ne lisent pas les caractères européens. Donc il est préférable de leur montrer l’adresse imprimée en thaï. Nous avons dû nous adresser à cinq taxis successifs avant d’un trouver un qui comprenne où nous allions ! Imprévu des voyages.
Le royaume de Siam bénéficie d’une nature généreuse, de rizières fécondes et de terres fertiles. Et il n’a jamais été colonisé. Bangkok est une ville neuve de 15 millions d’habitants (avec les banlieues), issue des alluvions du fleuve, elle est rigoureusement plate.

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