Site d'informations culturelles indépendant - 2008-2018 - 10° année !

MUSÉES

N°30 Automne-Hiver 2018/19  – Septembre 2008 – Septembre 2018 – 10° ANNIVERSAIRE !!!
Thierry Raspail, ancien directeur du MACLyon, répond aux questions de l’éditeur Jean-Pierre Doiteau.
L’essentiel des expositions temporaires des musées de Lyon.
Détour par le Musée de l’Automobile de Rochetaillée.

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Thierry Raspail,
Lyon, une offre culturelle absolument formidable

Quels sont les grands moments du MAC de 2008 à 2018 ?
L’année 2008 ouvre avec la 1ère rétrospective européenne de Keith Harring. C’est la redécouverte des années 80, du graff et du grunge, et c’est un immense succès populaire (plus de 175000 visiteurs). Le musėe soutient alors la création sous toutes ses formes : Robert Combas, le peintre qui ne s’arrête jamais, installe son atelier dans le musėe, et donne un concert rock hebdomadaire. C’est le moment où le musėe célèbre le centenaire de John Cage, avec ses hommages à Erik  Satie, une tout autre musique… Jan Fabre dans une performance délirante et unique, qui attire Poulidor et Eddy Mercks, essaie de battre le record du monde de l’heure à vélo…. A la suite de quoi, l’artiste donne au musée toutes ses performances filmées,  faisant du musée une référence en matière d’art et d’humour Belge… Puis Yoko Ono, formidable artiste, mais toujours suspecte en France a cause de ses liens avec John Lennon et les Beatles, réalise sa plus belle rétrospective, unique, poétique. Généreuse, elle donne 3 œuvres majeures au musée. Ce qui ,exprimé en terme de marché, équivaut à quelques zéros derrière le 1er chiffre… C’est au cours de cette décennie que le musée, et c’est unique en France, présente les scènes artistiques non européennes : Chine, Asie de sud-Est, Inde, Brésil( l’expo circule dans le monde jusqu’à Doha et Sao Polo)…
Les années en 8 ont toujours étaient remarquables pour le Mac. En 88 le succès de « La Couleur Seule » de Monet et Malevich a Kapoor, permettait  la création de la Biennale: en 98, Laurie Anderson acceptait de faire à Lyon sa 1ère rétrospective qui circulera jusqu’au Japon… Évoquons un peu avant, Louise Bourgeois et sa 1ère rétrospective en 90 en France, à Lyon, alors qu’elle est au mieux inconnue (quand elle est connue elle est méprisée)….. et que Paris découvrira 5 ans plus tard. Aujourd’hui c’est une héroïne… N’oublions pas cet Hommage des grands chefs de la région ( Troisgros,Viannay, Alexanian…) à une œuvre  créée par Vim  Delvoye, qui imaginent  des plats spécialement crées  pour elle (heureusement partagées avec le public).
Mais ce qui est frappant dans ces années, outre le travail de sensibilisation que nous accomplissons auprès de tous les publics, c’est l’accroissement considérable du public jeune, la génération internet, de 16 a 26 ans, qui se passionne pour l’art contemporain (45 à 48% de notre public). Photo Thierry Raspail © Tony Noël.

J’avais imaginé, en créant Lyon-Newsletter.com en 2008, que Lyon allait devenir une place européenne de premier plan. Qu’en pensez-vous ?
Ce qui frappe à Lyon, et qui n’est pas toujours vu par les lyonnais eux même, c’est l’offre culturelle absolument formidable qui couvre tous les champs de la création, de la musique ( electro, baroque, savante, contemporaine ) au théâtre, littérature, cinéma, arts visuels, opéra….et qu’à l’exception de la capitale, (qui compte beaucoup d’institutions nationales), on ne retrouve dans aucune autre métropole française… Mais la compétition est rude, notamment en matière d’art contemporain, avec Paris, bien sur, et avec le sud, Montpellier et Arles, entre autres et plus largement avec toutes les fondations privées qui tendent à déplacer le centre de l’attention vers la Méditerranée….

Hélène Lafont-Couturier
Confluences, le musée le plus visité de France*
Des expositions temporaires à succès

Rappelons aux lecteurs le cheminement muséal depuis l’idée, le concept, la construction, jusqu’à l’inauguration ?
Hélène Lafont-Couturier, directrice du musée des Confluences. Le projet du musée des Confluences s’est construit à partir de ses collections extraordinaires, héritées du musée Guimet d’histoire naturelle. Ce musée situé boulevard des Belges ne permettait plus de présenter ces collections, tant en termes d’accueil des publics que sur le plan de la muséographie, il fut fermé en 2001. Porté par le Département du Rhône, un nouveau projet fut alors conçu avec le soutien d’un groupe d’experts issus des milieux scientifiques, culturels, économiques et institutionnels. En parallèle, l’agence autrichienne Coop Himmelb(l)au réalisait l’architecture monumentale et inédite du musée.  Ouvert en décembre 2014 et aujourd’hui soutenu par le Métropole de Lyon, le musée, son architecture, sa programmation, ont très rapidement rencontré le public. Photo Hélène Lafont-Couturier © Henri Grandjean.

Le musée, selon vous, correspond-il à l’idée de départ, aux objectifs ?
Oui, le public est présent et revient au-delà des études prévisionnelles. Le musée visait par ses expositions et sa programmation à raconter les
grandes aventures humaines, à susciter la curiosité par l’émerveillement. 4 ans après son ouverture, le parcours permanent est toujours autant visité et garde l’équilibre avec une offre d’expositions temporaires diversifiée et renouvelée.

Avez-vous rajouté des types d’expositions, des animations, des activités en plus ?
Le musée a rapidement tissé des liens avec les autres acteurs culturels du territoire. Nous sommes aussi entrés dans la programmation des Journées du Patrimoine ou de la Fête de la Science par exemple. En parallèle, la baisse des budgets depuis l’ouverture nous a amené à rationaliser différemment la production de nos expositions, tout en gardant une offre équilibrée et renouvelée de 4 à 5 expositions par an.

Combien de visiteurs/an actuels. Quelle position parmi les autres musées de France ?
En 2017, le musée a accueilli près de 725 000 visiteurs. 4 ans après l’ouverture, ce sont 3 millions de personnes qui auront visité le musée. C’est le musée le plus fréquenté de France, hors-Paris.

Quels ont été pour vous les grands moments, les grandes expositions depuis le début ?
Parmi les 4 à 5 expositions ouvertes chaque année, « Antarctica », « Venenum » et aujourd’hui « Hugo Pratt » ont été les expositions les plus plébiscitées. Nous recevons aussi des retours enthousiastes du public, fidèle aux rendez-vous de la programmation « Vibrations du monde » : plusieurs fois par an, chaque spectacle est une rencontre avec des artistes, à la fois porteurs de cultures traditionnels et acteurs de la scène contemporaine. Ce sont des moments uniques.

  • Hors Paris.

 

Les expositions temporaires des Musées de Lyon

Yokainoshima /  » Esprits du Japon » Superbes photos d’art
de Charles Fréger et objets traditionnels du Japon.

Musée des Confluences jusqu’au 25 août 19
Le musée présente une petite, mais originale exposition temporaire. « Yokainoshima », une série de photos d’aujourd’hui, qui représentent « l’île aux esprits et aux monstres ». Les « Yokai » désignent des êtres surnaturels vivant parmi les japonais et générant des phénomènes mystérieux. A la différence des européens, les japonais semblent très attachés à leurs traditions. L’artiste photographe Charles Fréger réalise d’immenses photos, qu’il tire lui-même. Il s’agit d’un travail artistique très préparé, qui relève presque de l’anthropologique, avec une mise en scène, des personnages, des vrais costumes, des masques de collection, des cadrages frontaux, et des arrière-plans évocateurs. Charles Fréger a déjà fait une vingtaine d’expositions et réalisés plusieurs livres. C’est l’occasion pour le musée de montrer, aussi, quelques objets anciens, superbes et rarissimes, choisis parmi les 1000 pièces de ses collections japonaises. Une statue de Kannon. Un daruma. Des masques. Des statuettes de la spiritualité shintô, les « kami », présentées dans des petits sanctuaires reconstitués. Etc.  Bref, une scénographie recherchée qui met immédiatement le visiteur dans une ambiance japonaise.
Photo Oneone-No-Odoriko (Karitate, île de Fuku-e, archipel Goto, préfecture de Nagasaki – entre 2013 et 2015) © Charles Fréger.
Photo. Masque d’Hyottoko (Japon- 2e moitié du 20e siècle) Musée international du Carnaval et du Masque, Binche, Belgique Photo © Olivier Desart pour le MiCM. Hyottoko et Okame sont des personnages emblématiques du Japon.

 

Bernar Venet / Rétrospective / MAC / 21 sept au 6 janv. 19
L’exposition Bernar Venet, « Rétrospective 2019-1959 » présente un ensemble inédit et exceptionnel de plus de 170 oeuvres, depuis les premières performances, dessins, diagrammes, peintures, jusqu’aux photographie, oeuvres sonores, films et sculptures, retraçant 60 années de création. Le commissaire de l’exposition est Thierry Raspail. Bernar Venet a vécu à New-York, et s’est installé au Muy dans le Var. Il a exposé dans le monde entier et reçu diverses et importantes récompenses. En hommage au sculpteur Arman, il a enlevé le « d » à son prénom. La réalisation de cette importante rétrospective, avec plus de 170 oeuvres, est due à Thierry Raspail qui quitte le Mac, qu’il a brillamment créée et développé, pour prendre sa retraite.
Une oeuvre protéiforme, mais pas bavarde  à découvrir !
Bernar Venet (75 ans) a réalisé en 60 ans, une oeuvre protéiforme. Il a fait des toiles sur châssis, montrant un goût prononcé pour les mathématiques, avec des angles, des arcs et des lignes droites. Certaines de ses toiles sont recouvertes de goudron ! Il a réalisé aussi, des sculptures monumentales les « Effondrements » en acier Corten (fabriquées en Hongrie), dédiées à l’espace urbain et donnant une notion de désordre organisé. Son processus de création est radicalement nouveau. Ses oeuvres sont sans aucune référence avec le réel, avec une approche tout-à-fait différente d’autres artistes. Elles ont des lignes indéterminées, indéfinies, des dispersions, des combinaisons aléatoires… Son oeuvre n’est pas bavarde. A découvrir en diptyque, simultanément en rétrospective au MacLyon et sous le thème « Les années conceptuelles 1966-1976 » au MAMAC de Nice du 12 oct au 13 janv. 19.
Deux photos. Bernar Venet, 77.5˚ Arc × 30, 2005. Acier Corten 410 x 360 cm. Exposition : Museum Küppersmühle für Moderne Kunst, Duisbourg, Allemagne, 2007. Crédit photo: Werner Hannapel, Essen © Adagp, Paris, 2018.
Bernar Venet, Tas de charbon et Goudrons, 1963. Sculpture sans dimensions spécifiques. Goudron sur toile. Environ 150 x 130 cm chacun. Exposition : Mücsarnok Kunsthalle, Budapest, Hongrie, 2012. Crédit photo : Archives Bernar Venet, New York © Adagp, Paris, 2018.
 

Claude, Né à Lyon. Empereur romain, au destin singulier
MBA 1er déc. au 4 mars 19

Il y a un peu plus de 2 000 ans, naissait à Lyon Tiberius Claudius Drusus, fils de Drusus l’Aîné et d’Antonia la Jeune. Né à Lyon en l’an 10 av. J.-C., mort en l’an 54 après J.-C. En dépit de son appartenance à l’illustre famille impériale julio-claudienne, Claude n’aurait jamais dû régner sur le vaste empire romain. Le destin en a voulu autrement car, 51 ans plus tard, il fut proclamé empereur par la garde prétorienne après l’assassinat de Caligula, en 41 de notre ère. Il règna 14 ans. D’alliances en stratégies politiques, jusqu’aux grandes réalisations de son règne, c’est ce nouveau visage de l’empereur Claude, que l’exposition présentera à travers plus de 150 œuvres : statues, bas-reliefs, camées et monnaies, objets de la vie quotidienne, peinture d’histoire, etc. Des extraits de films, des restitutions 3D et des photographies de l’artiste Ferrante Ferranti complèteront le parcours, pour inviter le visiteur à la redécouverte d’un homme dont, le destin décida qu’il serait un grand empereur romain.
Messaline et Agrippine, ses sulfureuses épouses,
et Britannicus son fils assassiné !

L’exposition a pour ambition de mettre en lumière la vie et le règne de cet homme au destin singulier. Claude pâtit aujourd’hui encore du portrait peu flatteur transmis par la littérature antique et repris dans l’imaginaire populaire moderne. Décrit comme un être faible, influençable, diminué physiquement et intellectuellement, son image souffre aussi de la « sulfureuse » renommée de ses troisième et quatrième épouses, Messaline et Agrippine, et du destin tragique de son fils Britannicus. dont Racine fit une pièce devenue célèbre.
On lui doit la « Table Claudienne »
Depuis peu cependant, les chercheurs et les historiens restituent la figure d’un homme cultivé, bon gestionnaire, promoteur de réformes administratives, efficaces pour l’empire et soucieux de son peuple. Sa loi la plus fameuse est sans nul doute celle relative à l’admission des Gaulois au sénat romain, célèbre par le discours qu’il prononça, en 48 à Rome, gravé sur une plaque de bronze, dite « Table Claudienne ». Dont des fragments sont conservés au Musée-Gallo Romain.
Photo. Bas-relief dit des prétoriens, provenant de l’arc de Claude, Rome, 51-52 ap. J.-C. Musée du Louvre, Département des Antiquités Grecques, Etrusques et Romaines. Photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Hervé Lewandowski.

 

Hugo Pratt, « lignes d’horizons » 
Confluences
7 avril au 24 mars 2019
Les horizons lointains et infinis d’Hugo Pratt
Hugo Pratt 1927-1995, est un créateur, au graphisme et à l’art du récit, reconnaissable entre tous. Il savait, d’un trait sûr, saisir l’essentiel d’un paysage, d’une intrigue, d’un fait historique ou d’une légende oubliée. Dans ses dessins, il savait aussi mieux que quiconque occuper tout l’espace. Laissant même par de grands blancs, faire rêver le lecteur d’horizons infinis.Il était avant tout dessinateur de noir et blanc. Les grands films en noir et blanc des années 60, les photos en noir et blanc des grands photographes ont un réel charme évocateur. De même les dessins de Hugo Pratt, laissent une grande part à l’imagination. C’est ce qui fait son originalité et son style unique. Passionné de géographie, il était tout à la fois vénitien (de naissance), irlandais, argentin, éthiopien, mongol et maori.
Et l’exposition le montre bien : 94 objets exotiques liés à ses albums sont présentés. 130 planches et aquarelles originales, plus de 50 reproductions de cases de bande dessinées de 3 à 7mètres de haut, et 390 portraits composent la galerie des personnages crées par Hugo part, intégralement présentés dans l’exposition. Plus « La Table des vents », (photo), une originale tentative vidéo interactive de cartographier le monde passionné de l’artiste (les enfants adorent). Une vidéo de 45 minutes retrace sa vie, son oeuvre. Enfin « La Lanterne », un espace rond, sur les murs desquels sont projetées des vidéos animées, d’extraits de ses oeuvres. Bref une superbe exposition qui va durer jusqu’à l’année prochaine. JPD. Photos. Scénographies de l’exposition Hugo Pratt, lignes d’horizons ©  Bertrand Stofleth, Musée des Confluences. La Ballade de la Mer Salée (1967) © Cong SA Suisse. Tous droits réservés.

Confluences / Les Touaregs, jusqu’au 4 nov. 18

Une rare collection de bijoux touaregs
L’exposition, qui se poursuit depuis l’année dernière, nous fait découvrir la culture touarègue à travers une belle collection de bijoux, léguée par donation au Musée des Confluences. Le visiteur, pressé ou inattentif, passerait sans doute à-côté des codes esthétiques qui façonnent la culture touarègue. La langue est le « tamasheq », l’écriture, composée de formes simples et géométriques est le « tifinagh » ou « tifinar ». On peut découvrir un collier-amulette. Des amulettes en cuir. La traditionnelle croix d’Agadez, en boucles d’oreilles, en collier. Des pendants, pendentifs, des colliers shatshat, symboles de beauté et féminité. Des parures. Des clés de voile tassarut. Des bagues d’hommes… Et des créations contemporaines, comme par exemple un sac Hermès, ou une pochette de Cotélac et des boucles d’oreille d’Ombre Claire. Des extraits de films d’actualité, des affiches, des poésies, des photos, jalonnent ce parcours. Ce qui permet de découvrir l’univers esthétique de cette population à travers les parures, les objets d’artisanat et la poésie qui jouent un rôle important.
 Photo Collier avec une croix d’Iférouane (Niger, Touaregs Iwellemmeden de l‚Est – 20e s.) don de l’Association Masnat. Photo Mathias Benguigui, © Musée des Confluences.

 

Erik Dietman / Opus Oh Puce Aux Puces / MBA / 9 juin au 17 sept.
Etienne Martin / MBA / 9 juin au 17 sept.

Deux petites expositions à voir cet été au Musée des Beaux-Arts. Et apprécier à l’automne, la fraicheur et le calme du jardin de l’ancien couvent, ou s’installer à l’étage, aux Terrasses de Saint-Pierre, le bar restaurant du musée. Un lieu atypique plein de charme en toutes saisons.
Erik Dietman / Opus Oh Puce Aux Puces. Erik Dietman, artiste abracadabrant. Suédois-autrichien, après les Beaux-Arts il s’engage sur une voie toute personnelle. Nomade il séjourne dans de nombreux pays. Dans ses oeuvres il mêle le ready-made et l’assemblage : dessin, peinture, sculpture et poésie. Puis des tableaux-poèmes combinant photographie, peinture et objets. L’exposition dans trois salles du musée présente une soixantaine d’oeuvres, dont une vingtaine provient de l’importante donation au musée de Marc, Dominique et Pascal Robelin. Il joue avec les mots, les objets du quotidien, à l’image de son portfolio « Opus Oh Puce Aux Puces », présenté ici. Son style est volontiers provocateur humoristique et abracadabrant. Mais il est reconnu et respecté dans les milieux artistiques. Erik Dietman, L’art mol et raide ou l’épilepsisme-sismographe pour têtes épilées : mini male head coiffée du grand mal laid comme une aide minimale…1985-86. © ADAGP, Paris, 2018 © Collection du MAC Lyon © Photo Jean-Baptiste Rodde. Photo page Sommaire : Erik Dietman, Le Nouvel An chinois, 1993-1997 © ADAGP, Paris 2018. Image © Lyon MBA – Photo Alain Basset.

Etienne Martin. Sculpteur abstrait sur bois aux réalisations tourmentées
Le MBA, rend hommage à Etienne Martin, diplômé des Beaux-Arts de Lyon. Il a rencontré Constantin Brancusi, Henri Michaux et Jean Dubuffet. La présentation, il faut le souligner, témoigne de l’importance du fonds Etienne Martin au MBA. Fonds considérablement enrichi grâce à des achats du musée, des mécènes lyonnais du Cercle Poussin, et des donations de la famille et des proches de l’artiste. L’exposition présente une vingtaine de pièces. Le talent de sculpteur abstrait de l’artiste est évident. Mais le visiteur curieux pourra apprécier l’ingéniosité avec laquelle il a choisi ses pièces de bois, dans les formes naturelles et tourmentées des arbres. Remarqué « Ecce Homo », sculpture travaillée dans un beau bois d’oranger bicolore. Photo. Etienne Martin, Ecce Homo, 1993 © ADAGP, PARIS 2018 © Lyon MBA- Photo Alain Basset.

 

Ça roule au musée ! / Musée de l’Automobile Henri Malartre / Rochetaillée
En route, vers un nouveau départ ! 2018 est l’année du renouveau pour le musée de l’Automobile Henri Malartre ! Des visites aux expositions, le renouvellement de l’offre et une collaboration inédite avec le Lyon BD Festival affirment plus que jamais la volonté de développement du musée. Au musée Malartre, les collections roulent ! Les visiteurs peuvent admirer ces véhicules de collection en marche, et monter à bord, lors des rendez-vous “Ça roule !”, organisés un samedi par mois et pendant les petites vacances scolaires
Quasiment toutes les automobiles de la collection sont en état de marche (70%) et fonctionnent comme dans leurs plus belles années. Elles sont entretenues et conservées dans un état parfait par les mécaniciens de l’atelier. Il faut le souligner, c’est assez rare de faire fonctionner les voitures anciennes d’un musée automobile. Les plus demandées sont la 403, la Citroën traction 15 cv 6 cylindres décapotable et la fameuse Ford T (photo) des films américains. Juste un regret il n’ y a ni Alpine, ni R8 Gordini, dans le Hall Gardini. Remarqué aussi la voiture de parade d’Hitler et l’américaine de la bande à Bonnot. A voir aussi, une rame du Train Bleu qui reliait Lyon à Neuville. Et aussi un funiculaire et un voiture de tram. Dans les étages du château, les très vieilles et rares voitures. Certaines ont été fabriqués à Lyon. Et aussi des vieux vélos. Un rare vélo, cadre et jantes en bois. Un vélo d’Anquetil. Et un vélo pliant militaire de 1898, d’avant garde pour l’époque ! A propos comment s’y retrouver dans les voitures anciennes ? Voici la classification. Vétérans 1905-1918 / Vintage 1919-1929 / Classiques 1930-1945 / Modernes 1946-1970. Les quatre bâtiments du musée, ( château, hall L. Pradel, Hall Gordini et salle d’expo ) sont au milieu d’un beau parc qui domine la Saône, idéal pour se garer ou pour un pic-nic.

Photos. Formules 1 Mac Laren Denny Hulme et Talbot Lago 48. Delaunay Belleville utilisée par les bandits de la bande à Bonnot. Hispano Suiza à côté d’un ancien funiculaire. Mercédès de parade d’Adolf Hitler, véritable forteresse roulante blindée. 1942. Modèle unique au monde capturé en 1945 à Bertschegaden par les troupes de la 2° division blindée du général Leclerc. © JP Doiteau.


Infos & Liens

La Biennale de Lyon. www.labiennaledelyon.com
Musée des Confluences. 86, quai Perrache 69002 Lyon 04 28 38 12 12 – www.museedesconfluences.fr
Musée des Beaux-Arts (MBA). www.mba-lyon.fr
Musée d’art contemporain (MAC). Cité Internationale – www.mac-lyon.com
Institut d’Art Contemporain (IAC). Villeurbanne  – www.i-art-c.org
Musées Gallo-Romains de Lyon et Saint-Romain-en-Gal – www.musees-gallo-romains.com
Gadagne Musées – www.gadagne.musees.lyon.fr
Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique. 13 rue de la Poullaillerie 69002 Lyon – 04 78 37 65 98  – www.imprimerie.lyon.fr
Musées des Tissus et Musée des Arts décoratifs de Lyon – 34 rue de la Charité F-69002 Lyon – 04 78 38 42 00 – www.mtmad.fr
Musée de l’Automobile Henri Malartre 645, rue du Musée 69270 Rochetaillée 04 78 22 18 80 – musee.malartre@mairie-lyon.frwww.musee-malartre.com