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DANSE

 

N°30 Automne 2018  – Septembre – Octobre – Novembre – Décembre
Agenda spectacles . L’essentiel de la danse à Lyon / La Biennale de la Danse
Numéridanse. Une vidéothèque en ligne, unique au monde !
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Dominique Hervieu
Toujours plus près des artistes, des spectateurs
et des amateurs. Avec passion !

 

Depuis 10 ans, ou plutôt depuis mon arrivée à Lyon en tant que directrice de la Maison de la Danse et Directrice artistique de la Biennale de la danse, il y a 7 ans, beaucoup de choses se sont passées !
La Maison de la Danse a développé sensiblement sa mission d’éducation artistique et culturelle, particulièrement en proposant le projet chorégraphique Babel 8.3 aux habitants du 8ème arrondissement. Trois cents amateurs qui pratiquaient ou non la danse ont interprété Babel 8.3, dirigés par 10 chorégraphes de la région. Ils étaient âgés de 5 à 87 ans et nous ont enthousiasmés.
La Maison de la Danse devient aussi numérique avec la Minute du Spectateur, des émissions régulières sur France 3 ont été diffusées en 2017/18 et le fort développement de Numeridanse.
Le Pôle Européen de Création nous permet de développer une véritable mission de production avec 4 partenaires européens (Liège, Barcelone, Porto, Londres). Chaque jour nous nous rapprochons des artistes, des spectateurs et des amateurs avec passion ! Un nouvel outil va venir compléter cet amour qu’a Lyon pour la danse avec les Ateliers de la danse- Émile Guimet. Photo Dominique Hervieu © Hector Palister.

 

Septembre / Octobre

 

Peeping Tom / 31 rue Vandenbranden / Opéra 11 au 15 sept.
Ce best-seller a été représentée à peu près partout dans le monde. Et a reçu l' »Oliver Award » du meilleur spectacle de danse contemporaine. Il est recréé par le Ballet de l’Opéra de Lyon dans le cadre de la Biennale de la danse. Conception et chorégraphie Gabriela Carrizo et Franck Chartier. « Imaginez un village perdu dans la montagne. Une rue bordée de bungalows délabrés, au fond une place et un ciel sombre. C’est l’hiver, la neige est partout. Il fait froid, il vente. Une musique étrange, syncopée, comme venue d’ailleurs, renforce l’impression d’austérité et de désolation. Bref, une scénographie concrète et évocatrice. Des migrants arrivent avec leurs valises, les habitants qui vivent reclus, les boudent, les rejettent. Et voici le spectateur projeté dans un espace-temps imaginaire, plein de désespérance et de mélancolie. Et là, les danseurs du ballet font un festival exceptionnel, de duos, de portés, de roulades, de déhanchements, de glissades, de bonds, Ce qui fait dire aux chorégraphes « Les danseurs du Ballet de l’Opéra de Lyon ont un niveau technique vraiment incroyable ! A nous de réussir à intégrer cette virtuosité et de la faire entrer dans une histoire afin qu’elle prenne un sens ». Pari gagné, c’est une réussite ». JPD. Photo © Michel Cavalca.

 

Mourad Merzouki / Vertikal / Maison de la danse / Biennale de la danse / 14 au 27 sept. Exceptionnel et novateur
Création et première mondiale 2018. Chorégraphie Mourad Merzouki avec la Cie Retouramont spécialiste des techniques aériennes. La musique d’Armand Amar, électronique, ou romantique au piano et aux cordes, donne d’entrée une ambiance prenante et intersidérale à la soirée. Les danseurs (H et F) ont des harnais, discrètement incorporés à leur justaucorps. Suspendus à des câbles, accrochés au plafond, ils s’élancent dans les airs et virevoltent avec une aisance étonnante. Donnant une formidable impression d’apesanteur. Trois pièces remarquables. Une. Le mur d’escalade, vert pâle, dix danseurs en vert sombre, grimpent, évoluent, font des pirouettes aériennes, des duos, avec une superbe esthétique et une facilité déconcertante. Deux. Une jeune fille, suspendue à un filin élastique, tantôt au raz du sol, tantôt en l’air, saute, fait des bonds, des arabesques, librement, avec une grâce rare. Un peu comme une cosmonaute dans une station spatiale, mais en bien plus esthétique ! Trois. Le tableau final est impressionnant de voltige. Du haut de cinq étroits modules, cinq danseurs se jettent dans le vide, au sol, cinq autres danseurs les accueillent. Ils font d’incroyables duos aériens grimpent aux murs, tombent, en chute libre. Le public est emballé. six rappels et une « standing ovation ». Un spectacle, exceptionnel et novateur, qui fera sûrement le tour du monde ! JPD. Photo Mourad Merzouki / Vertikal © Laurent Philippe.

 

Oona Doherty / Hard to be soft / Espace A. Camus / Biennale de la danse / 19 et 20 sept.
La chorégraphe nord-irlandaise devient la coqueluche de la nouvelle génération. Avec « Hard To Be Soft » (difficile d’être doux), elle s’approprie la gestuelle puissante des jeunes irlandais. En quatre tableaux et 11 danseurs, elle évoque sa ville Belfast. Une pièce physique portée par une danse âpre.

 

Alessandro Sciarroni / Théâtre de la Croix-Rousse / Biennale de la danse / 19 au 20 sept.
Création 2018. Première mondiale. Clown impertinent, il repousse avec ses 9 interprètes, les limites physiques et explore les espaces virtuels. Il évoque le clown Auguste : pitre, indiscipliné, maladroit, gaffeur opposé au clown blanc « so chic ». Fous rires contagieux.

 

Aujourd’hui Sauvage / Fabrice Lambert / Le Toboggan / 19 sept.
Biennale de la Danse. Une fascinante création de Fabrice Lambert pour sept danseurs et un musicien. Le fantasme de la transgression, avec un envoutant dispositif visuel et un labyrinthe de lumières.

 

To Da Bone / (La) Horde / Toboggan / 21 et 22 sept.
Biennale de la Danse. Pièce pour 11 interprètes. Jumpstyle, un style de danse amateur des années 1990, pratiqué dans le milieu techno hardcore en Europe du Nord… Et remis au goût du jour.

 

Rachid Ouramdane / Franchir la nuit / Opéra 20 et 21 sept.
Conception et chorégraphie Rachid Ouramdane. Un spectacle pour six interprètes une foule de jeunes migrants et des enfants de Grenoble. L’artiste explore l’exil, une ses thèmes de prédilection. Deux motifs sont évoqués, l’eau et les paysages dans une poétique de témoignages. En forte résonance avec les soubresauts du monde contemporain.

 

Triple Bill#1 Kader Attou, Jann Gallois, Tokyo Gegegay / Radiant-Bellevue / Création Biennale de la danse / 25 au 28 sept.
Avec les rois du hip-hop japonais. Etrange, esthétique et extravagant !
Reverse de Jann Gallois. Cinq danseurs japonais, pantalon noir, gilet noir sur chemise blanche et bonnet noir renforcé. Ils dansent, sans décoller la tête, comme dans un monde de fous ! Une belle performance physique et technique. Etrange ! Accompagnée d’une musique tout aussi étrange. Yoso de Kader Attou. Eléments. Les mêmes danseurs, mais en pantalons et t-shirts sombres. Au son de l’envoutante musique de Régis Baillet. Du rythme, de l’engagement physique, de l’élégance. Ils réalisent de superbes mouvements de hip-hop à l’esthétique très recherchée, inspirés de la tradition japonaise. Tokyo Gegegay’s High School. Cinq danseuses japonaises. Costumes noirs extravagants, de styles indéfinis : samouraï, paramilitaire ou uniforme scolaire… ! Un bas sur la tête déforme leurs visages. Elles chantent, elles dansent, montent sur les tables, se déshabillent. C’est du show, dans un désordre savamment organisé. C’est décoiffant. Ambiance de folie, le public est debout. Extravagant ! JPD.

 

Yoann Bourgeois / Musée Guimet / 26 au 30 sept.
Création 2018 in situ. Première Mondiale. Le Musée Guimet est en pleine transformation, pour et par la Maison de la Danse. Il va devenir les « Ateliers de la danse ». Avec 6 interprètes il va faire 24 « Tentatives d’approches » d’un point de suspension et de l’espace. Cet ancien musée d’histoire naturelle, que les anciens lyonnais ont visité autrefois, est un lieu exceptionnel qui mérite bien d’être réhabilité.

 

Martin Zimmermann / Biennale de la Danse / TNP / 11 au 30 sept.
Trouvailles indédites, humour, comique.

Eins, Zwei, Drei. 1ère française. Co-production Biennale de la Danse, Théâtre Vidy-Lausanne, etc. Conception, mise en scène et chorégraphie, Martin Zimmermann. Il est suisse allemand. Avec 4 interprètes. Trois acteurs-danseurs-circassiens. Le décor : un musée très contemporain. Des murs qui coulissent, un piano qui tourne, des tableaux mobiles et animés, des oeuvres d’art un peu trash. Les trois acteurs se heurtent à l’institution des musées, dans un joyeux dérèglement. Si le début et la fin sont un peu longs, la pièce a des trouvailles inédites, de l’humour et du comique, joués à un rythme non stop. La musique est composée et jouée sur scène par la pianiste Colin Vallon, et il est excellent ! JPD.

 

Yoann Bourgeois, Michel Reilhac / TNG / 13 au 23 sept.
Création 2018. Première mondiale. Les deux chorégraphes embarquent le spectateur dans un voyage spatio-temporel en réalité virtuelle ! L’un est chorégraphe et homme de cirque, l’autre est réalisateur. Plus qu’un film « Fugue VR réalité mixte » est une véritable expérience collective. Embarqué dans un vaisseau spatial, le capitaine tente de sauver les membres d’équipage. Tourné dans la cadre magique du Musée Guimet qui deviendra en 2020 les « Ateliers de la danse ».

 

Dada Masilo / Giselle / Maison de la danse / 3 au 7 oct.
L’explosive chorégraphe sud-africaine Dada Masilo offre à « Giselle », l’une des grandes héroïnes romantiques, une reva&nche féministe pleine d’audace. Après ses détonnantes versions du « Lac des cygnes » et de « Carmen ». Avec 12 danseurs. Une musique revue par le compositeur africain Philip Miller. Une danse africaine contemporaine et de la narration. Photo © Maison de la danse.

 

Kyle Abraham / Maison de la danse / 11 au 13 oct.
Dans « Live ! The Realtest MC », Kyle Abraham parle des contradictions et de la quête personnelle qui ont formé sa danse hip hop glamour et virtuose. Scènes urbaines et musiques électro-industrielles. Avec 7 danseurs. Photo Kyle Abraham © Steven Schreiber.

 

Elektric / Bianca Li / Karavel 12 / Radiant-Bellevue 11 oct.
Bianc Li consacre un 3° spectacle à la danse électro. Mouvements rapides du haut du corps, danse énergique et rapide. Huit interprètes de talent aux désarticulations précises et électriques servent la musique. Ils sont vêtus de costumes kaléidoscopiques. Danse urbaine coup de foudre.

 

Cie Wang Ramirez / We Are Monchichi / Maison de la danse / 16 au 23 oct.
Jeune Public. « We Are Monchichi ». Création 2018 avec deux danseurs. Un duo explosif entre Honji Wnag, coréenne et Sébastien Ramirez, français d’origine espagnole. Leurs influences se mélangent sur scène : théâtre, hipp hop, classique et contemporain. Un spectacle onirique remanié avec un nouveau couple de jeunes danseurs.

 

Festival Karavel 12 / Mourad Merzouki et Kader Attou / Toboggan 19 oct.
«Danser Casa »; Deux chorégraphes majeurs de danse hip-hop en France sont réunis à la tête du passionnant projet « Danser Casa », avec sur scène huit danseurs marocains, choisi parmi 186 candidats !

 

Maguy Marin / Cendrillon / Opéra / 30 et 31 oct – 1er, 2 et 3 nov.
Un enchantement féérique !

En 1697 Charles Perrault publiait ses célèbres contes, dont Cendrillon. Dans les années 1940/44 Serge Prokofiev en composait la musique. En novembre 1985, le Ballet de l’Opéra de Lyon créait Cendrillon. Chorégraphie et une mise en scène de Maguy Marin. Décor de magasin de jouets et costumes magnifiques de poupées joufflues, de l’artiste plasticienne Montserrat Casanova. Masques et figures pataudes de Monique Luyton. Depuis 33 ans le succès est immense. La pièce a déjà été jouée 680 fois ! Dans le monde entier, dont 5 ou 6 tournées aux USA et au Canada. En Chine, en Inde, en Corée, etc… Cette pièce se transmet de génération en génération de danseurs en danseurs, sous la houlette de Yorgos Loukos, directeur du Ballet. C’est incontestablement un des plus grand succès de la danse actuelle.
Le Ballet de l’Opéra de Lyon transmet avec justesse, rythme et vivacité, l’atmosphère du conte. Aurélie Gaillard, Cendrillon, est une rebelle qui danse avec talent et grâce juvénile, les sentiments qu’elle ressent. Les 27 danseurs du ballet font vibrer, tout un monde fantastique et intemporel. Un vrai enchantement féérique. JPD. Photo Cendrillon © Jaime Roque de la Cruz.

 

 

 

Novembre / Décembre

 

Maguy Marin / Cendrillon / Opéra / 30 et 31 oct – 1er, 2 et 3 nov… suite
Chorégraphie Maguy Marin. Musique de Prokofiev, plus quelques séquences sonores de Jean Shwarz. Les personnages sont coiffés de masques mi-naïfs, mi-grotesques, sortes de poupées à tête de gros baigneurs. Ce ballet, inspiré du conte de Charles Perrault, créé il y a 33 ans par le Ballet de l’Opéra de Lyon, est devenu un grand classique du XX° s. Chaque année il conquiert de nouveaux spectateurs, il n’a rien perdu de son acuité, ni de sa drôlerie émouvante. Une potion magique, à voir à tout âge.

 

Thomas Lubrun / Another Look At Memory / Maison de la danse / 6 au 7 nov.
10 ans d’écritures communes avec les interprètes. Thomas Lebrun revisite le répertoiree de sa compagnie pour créer une nouvelle mémoire, un « best off » de son riche passé. Avec ses 4 interprètes emblématiques. Photo Atrium Maison de la danse © Maison de la danse.

 

Casse-Noisette / Le Lac des Cygnes / Opéra National de Kazan / Radiant-Bellevue 10 nov. et 11 nov.
– Casse Noisette. Célèbre Ballet de Tchaïkovski sur une musique grandiose entre rêves d’enfance et des réalités de l’âge adulte. 10 nov.
– Lac des Cygnes. Un emblème du romantisme et de la chorégraphie classique. Inspiré de légendes nordiques. Un des ballets les plus populaires de l’histoire. Intemporel et joué par les plus grands opéras du monde. C’est le chef d’oeuvre absolu de Tchaïkovski. 11 nov.
Deux grands chefs d’oeuvre de musique de ballet et deux grands ballets classiques dansés avec classe et précision en tutu et sur pointes par le Grand Ballet & Etoiles de l’Opéra National de Kazan-Tatarstan.

 

Cirque Eloize / Saloon / Maison de la danse / 9 au 25 nov.
Eclair de chaleur au Saloon !

Eloize, est-ce un diminutif d’Héloïse ? Non, pas du tout ! C’est un mot du patois acadien qui signifie « éclair de chaleur ». Région du Canada, d’où les premiers artistes du cirque étaient originaires. Et il n’en a pas manqué d’éclairs de chaleur, hier soir. Dans un décor de saloon, avec en plus des agrès de cirque, les situations les plus acrobatiques et cocasses se sont succèdées à un rythme soutenu et dans une bonne humeur communicative. Ils sont une douzaine d’hommes et femmes, énigmatiques, et colorés qui enchainent les prouesses d’acrobates, les pirouettes, les danses de comédie musicale, les chants folk. Les numéros s’enchainent : mât chinois, bras-roulé à corde lisse, trapèze d’équilibre, boites égyptiennes, roue Cyr, lancer-porter, jonglage, etc. Jusqu’au formidable duo final à la bascule coréenne qui tour à tour, envoie en l’air, le tapeur et le voltigeur, jusqu’aux cintres du théâtre. En un mot, ils savent tout faire, musiciens-chanteurs, acrobates-musiciens et acrobates. Avec la musique folk et country, jouée en direct sur scène, on se croirait tout à fait dans un western de cinéma, mais en bien plus vivant ! Tonique spectacle à voir de 7 à 77 ans ! JPD. Photo © Laurence Labat.

 

Ballet de l’Opéra de Lyon / Merce Cunningham / Opéra 9 au 11 nov. Superbe !
A l’occasion du prochain centenaire de sa naissance, le Ballet de l’Opéra de Lyon, présente deux ballets de Merce Cunningham.  « Summerspace », musique Morton Feldman, décors et costumes Robert Rauschenberg. « Exchange », musique David Tudor, décor, costumes Jasper Johns.
« Summerspace ». Rappelons que le Ballet de l’Opéra de Lyon a été sélectionné parmi les 5 meilleurs spectacles de danse de l’année 2017. « The New-York Times » a retenu « Summerspace » de Merce Cunningham, remarqué lors de la tournée du ballet à New-York en mars 2017. Cette pièce est entrée au répertoire du ballet de Lyon en juin 2012. Seules 14 compagnies dans le monde sont capables et agrées pour danser Merce Cunningham. Les danseurs explosent en sons et suspensions dans une danse abstraite et poétique. Ils sont légers et aériens. L’autre pièce « Exchange », qui est la quintessence du style du chorégraphe, joue sur l’aléatoire, aussi bien pour la musique que pour les mouvements. Aucun des danseurs n’est plus important que les autres. Ce ballet entre en 2018 aussi au répertoire. Ces deux pièces, mettent parfaitement en valeur la solide formation technique, classique et esthétique, des danseurs lyonnais. JPD. Photo les costumes identiques au décor, Ballet de l’Opéra de Lyon / Merce Cunningham © J. Roque de la Cruz.

 

Batsheva Dance Company / Un Last Work angoissant
Maison de la danse / 28 nov. au 1er déc.
Last Work est une pièce d’Ohad Naharin pour la Batsheva Dance Company. Une musique sombre et lancinante, un décor nu, juste quelques paravents, par où s’échappent les 16 danseurs. Ils s’élancent à tour de rôle pour des mouvements à la physicalité impressionnante. Les bébés au sol : des ondulations et contorsions rarement vues. Les grands écarts de ballerines équilibristes en apesanteur sur un pied. Les bourreaux : des mouvements de groupe à la chorégraphie très réussie, aux mouvements rapides et saccadés. Tandis qu’au fond de la scène une joggeuse, en robe bleue, court inlassablement sur un tapis roulant, pendant toute la durée de la pièce. Un tourbillon, au paroxysme puissant, mais en définitive assez stressant.

 

Christian Rizzo / D’A Côté / Maison de la danse / 5 au 8 déc.
Jeune Public. Un conte chorégraphique qui associe trois danseurs et des figures hybrides en un spectacle mouvant et onirique. C’est presque de la science-fiction. Avec des associations d’images et d’engagements physiques. Des métamorphoses, de l’imaginaire, du fantastique. Un monde futuriste et des explorations visuelles.

 

José Montalvo / Carmen (S) / Maison de la danse / 11 au 15 déc.
A l’heure du métissage, voici une Carmen plurielle, une héroïne qui traverse les frontières, pour parler avant tout de liberté. Elle est espagnole, portugaise, française. c’est un manifeste de la féminité. Passant du classique au flamenco en passant par le hip hop. Une fresque solaire et jubilatoire avec 16 danseurs.

 

Flip Fabrique / Transit / Radiant-Bellevue le 15 et 16 déc.
Cirque. Ce sont six étoiles montantes du nouveau cirque Canadien. Ils proposent une création spectaculaire montrant sur scène, de manière toutes nouvelle, les hauts et les bas d’une tournée, la joie, le jeu et l’amitié.

 

Malandain, Ballet Biarritz / Noé / Maison de la danse / 18 au 22 déc.
Thierry Malandain est sans doute le plus classique de nos contemporains. Noé, c’est le renouveau après le déluge. Un coup d’éclat, un chef d’oeuvre d’écriture néo-classique au service d’une fable lumineuse. Illuminée par la « Messa di Gloria » de Rossini. Une parabole plus métaphysique que religieuse. Photo Thierry Malandain, Ballet Biarritz © Olivier Houex.

 

Prochain numéro Hiver 2019 – Janvier – Février – Mars – Avril
Parution le 22 décembre 2018


 

Numéridanse 
Une vidéothèque en ligne unique au monde !

 

La plateforme multimédia de la danse. Cette maison numérique recueille un fonds vidéo unique : spectacles filmés, documentaires, interviews, fictions, vidéos danse. Accessible par un simple clic. L’internaute découvre le monde de la danse. Il peut comprendre l’histoire, s’informer sur un style, un chorégraphe, une compagnie, préparer des élèves avant d’assister à un spectacle, approfondir sa culture chorégraphique. Numéridanse est un site ressource pour l’éducation artistique et culturelle, il s’adresse à tous les publics, y compris à l’international car le site devient entièrement bilingue.

 

Tous les genres, styles et formes sont représentés
Butô, danse classique, néoclassique, baroque, danses indiennes, africaines, flamenco, contemporain, danse traditionnelles, hip hop, tango, jazz, arts du cirque, performances… De plus, le fonds de Numéridanse rassemble aussi bien des archives du début du siècle que des spectacles récents. Photo Numéridanse © Numéridanse & Maison de la Danse.

 

Nouveau site web, et des résultats prometteurs
Depuis mars 2018 est mise en ligne une toute nouvelle version du projet Numeridanse porté par la Maison de la Danse en partenariat étroit avec le Centre national de la danse. Cette nouvelle version, à laquelle les équipes des deux institutions ont travaillé depuis près de deux ans, en lien avec les quelques 33 partenaires ou contributeurs du projet, mais aussi à partir d’une étude des usages du site, permait à l’internaute une navigation facilitée dans la plateforme. Toute l’architecture du site, le parcours utilisateur et l’identité graphique de Numeridanse ont été repensés. À l’ergonomie, s’est ajouté un travail de relooking, avec des visuels et des images qui collent plus à notre époque. Dans le même temps les fonctionnalités et le moteur de recherche, coeur vital de l’application,ont fait l’objet de nouveaux développements.
Outre la vidéothèque, riche de plus de 2 700 titres dont l’indexation a été améliorée, ce nouveau Numeridanse présentera différentes familles de « thémas » ou ressources éditorialistes proposant différentes expériences narratives à partir des vidéos du site, autour d’oeuvres, d’artistes ou de thèmes. Sont aussi proposés aux utilisateurs deux espaces dédiés, l’un – NDLab – aux créations web, et l’autre –Tadaam ! – aux ressources destinées au jeune public (l’outil Data-danse, le jeu My Dance Company, l’atelier interactif La Cabane de la danse, etc.). Après six mois les résultats sont très satisfaisants, le nombre de visiteurs a progressé

 

Refonte graphique et architecture repensée
L’architecture générale a été repensée. Le site connait une véritable refonte graphique. La navigation a été fluidifiée, l’internaute est guidé de manière plus claire à travers les espaces du site, mais aussi dans sa recherche. En effet, le moteur de recherche a été repensé afin d’être plus performant et plus précis pour correspondre au plus près à la recherche de l’internaute. S’il souhaite uniquement surfer, il a encore plus d’outils à sa disposition.

 

Quel est l’enjeu de cette refonte ?
Dominique Hervieu, Directrice de la Maison de la Danse et directrice artistique de la Biennale de la danse. L’enjeu de cette refonte est de mettre la vidéo au coeur de notre travail pédagogique, en créant des liens avec la création, les spectacles, les artistes et le public. Hier, Numeridanse était une vidéothèque de danse en ligne ; aujourd’hui, Numeridanse devient la plateforme pour la danse. L’objectif est de continuer à puiser dans le riche héritage que nous a laissé Charles Picq, le créateur du site, mais d’aller plus loin, pour inventer, développer de nouveaux outils pédagogiques, créer encore plus d’interactivité avec les utilisateurs, accueillir de nouvelles expériences, des créations numériques… Aujourd’hui, avec Numeridanse, la Maison de la Danse et le Centre national de la danse assument une mission de service public pour l’ensemble du secteur chorégraphique, un secteur qui s’empare des questions numériques et a su se fédérer autour de cette plateforme.

 

Une action pédagogique particulièrement utile
La vidéo et l’image peuvent venir compléter, sans la remplacer, l’expérience directe, physique et sensible du spectateur ou de l’amateur de danse. La présence de la danse sur Internet est devenue incontournable. Numeridanse permet d’y guider l’internaute. La danse est sans doute l’une des pratiques sociales et de loisir les plus anciennes et les plus répandues dans le monde et pourtant un des arts les plus méconnus car un des plus éphémères. Le développement de la culture chorégraphique pour le plus grand nombre doit être renforcé. Sauvegarder, conserver, valoriser et rendre accessibles au public le plus large des pans de la création chorégraphique et de l’histoire de la danse pour mieux la faire connaître, dans la diversité de ses expressions, grâce notamment à la numérisation et à la mise en ligne sur Internet de ressources, sélectionnées avec la complicité des artistes : tels sont quelques-uns des objectifs que le ministère de la Culture s’est fixés. Numeridanse, dont le ministère de la Culture est l’un des partenaires fondateurs et soutient le développement, s’inscrit clairement dans cette dynamique.

 

Site web : www.numeridanse.tv
Contact : numeridanse@maisondeladanse.com

 


 

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Liens

 

* Maison de la Danse –  Tél. 0472781818 – www.maisondeladanse.com

 

* Opéra de Lyon – www.opera-lyon.com

 

* Toboggan Décines – www.letoboggan.com

 

* Le Radiant-Bellevue Caluire – www.radiant-bellevue.fr

 

* Conservatoire CNSMD – www.cnsmd-lyon

 

* Halle Tony Garnier – www.halle-tony-garnier.com

 

* Amphi 3000 – Cité Internationale – www.ccc-lyon.com

 

* numeridanse.tv – www.numeridanse.tv

 

* Nuits de Fourvière – www.nuitsdefourviere.fr

 

La vidéothèque internationale de la Maison de la Danse est en ligne. A consulter gratuitement sur place,  les écrans de la Maison de la Danse. Ou en ligne Pour comprendre la danse avec des parcours thématiques pour petits et grands. Un outil idéal pour les pédagogues. La relecture des oeuvres / Danse et musique / L’espace scénique / Love dance. http://www.maisondeladanse.com/ressources-video/numeridanse