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MUSÉES

N°29 Printemps – Eté 2018
Une sélection d’expositions temporaires.
Livre. Jean Baptiste et Emile Guimet industriels, collectionneurs et mécènes
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Hugo Pratt, « lignes d’horizons » 
Confluences
7 avril au 24 mars 2019
Les horizons lointains et infinis d’Hugo Pratt
Hugo Pratt 1927-1995, est un créateur, au graphisme et à l’art du récit, reconnaissable entre tous. Il savait, d’un trait sûr, saisir l’essentiel d’un paysage, d’une intrigue, d’un fait historique ou d’une légende oubliée. Dans ses dessins, il savait aussi mieux que quiconque occuper tout l’espace. Laissant même par de grands blancs, faire rêver le lecteur d’horizons infinis.Il était avant tout dessinateur de noir et blanc. Les grands films en noir et blanc des années 60, les photos en noir et blanc des grands photographes ont un réel charme évocateur. De même les dessins de Hugo Pratt, laissent une grande part à l’imagination. C’est ce qui fait son originalité et son style unique. Passionné de géographie, il était tout à la fois vénitien (de naissance), irlandais, argentin, éthiopien, mongol et maori.
Et l’exposition le montre bien : 94 objets exotiques liés à ses albums sont présentés. 130 planches et aquarelles originales, plus de 50 reproductions de cases de bande dessinées de 3 à 7mètres de haut, et 390 portraits composent la galerie des personnages crées par Hugo part, intégralement présentés dans l’exposition. Plus « La Table des vents », (photo), une originale tentative vidéo interactive de cartographier le monde passionné de l’artiste (les enfants adorent). Une vidéo de 45 minutes retrace sa vie, son oeuvre. Enfin « La Lanterne », un espace rond, sur les murs desquels sont projetées des vidéos animées, d’extraits de ses oeuvres. Bref une superbe exposition qui va durer jusqu’à l’année prochaine. JPD. Photos. La Ballade de la Mer Salée (1967) © Cong SA Suisse. Tous droits réservés. Scénographie de l’exposition Hugo Pratt, lignes d’horizons ©  Bertrand Stofleth, Musée des Confluences.

Yokainoshina / Photos d’aujourd’hui et objets anciens du Japon
Musée des Confluences 7 juillet au 25 août
Le musée présente une petite, mais originale exposition temporaire. « Yokainoshina », une série de photos d’aujourd’hui, qui représentent « l’île aux esprits et aux monstres ». Les « Yokai » désignent des êtres surnaturels vivant parmi les japonais et générant des phénomènes mystérieux. A la différence des européens, les japonais semblent très attachés à leurs traditions. L’artiste photographe Charles Fréger réalise d’immenses photos, qu’il tire lui-même. Il s’agit d’un travail artistique très préparé, qui relève presque de l’anthropologique, avec une mise en scène, des personnages, des vrais costumes, des masques de collection, des cadrages frontaux, et des arrière-plans évocateurs. Charles Fréger a déjà fait une vingtaine d’expositions et réalisés plusieurs livres. C’est l’occasion pour le musée de montrer aussi quelques objets anciens, superbes et rarissimes, choisis parmi les 1000 pièces de ses collections japonaises. Une statue de Kannon. Un daruma. Des masques. Des statuettes de la spiritualité shintô, les « kami », présentées dans des petits sanctuaires reconstitués. Etc.  Photo Oneone-No-Odoriko (Karitate, île de Fuku-e, archipel Goto, préfecture de Nagasaki – entre 2013 et 2015) © Charles Fréger. Photo statue Kannon (Japon – époque Edo 1603-1868) © Olivier Garcin – musée des confluences. 
Bien entendu le visiteur pourra avec son billet visiter les autres expositions temporaires. Hugo Pratt, Lignes d’Horizons (jusqu’en mars 2019) et Touaregs (jusqu’au 4 novembre).

Confluences / Les Touaregs, du 17 oct. au 4 nov. 18

Une rare collection de bijoux touaregs

L’exposition, qui se poursuit depuis l’année dernière, nous fait découvrir la culture touarègue à travers une belle collection de bijoux, léguée par donation au Musée des Confluences. Le visiteur pressé ou inattentif passerait sans doute à-côté des codes esthétiques qui façonnent la culture touarègue. La langue est le « tamasheq », l’écriture, composée de formes simples et géométriques est le « tifinagh » ou « tifinar ». On peut découvrir un collier-amulette. Des amulettes en cuir. La traditionnelle croix d’Agadez, en boucles d’oreilles, en collier. Des pendants, pendentifs, des colliers shatshat, symboles de beauté et féminité. Des parures. Des clés de voile tassarut. Des bagues d’hommes… Et des créations contemporaines, comme par exemple un sac Hermès, ou une pochette de Cotélac et des boucles d’oreille d’Ombre Claire. Des extraits de films d’actualité, des affiches, des poésies, des photos, jalonnent ce parcours. 
Photo Collier avec une croix d’Iférouane (Niger, Touaregs Iwellemmeden de l‚Est – 20e s.) don de l’Association Masnat photo Mathias Benguigui, © Musée des Confluences.

Adel Abdessemed / Shams
Une oeuvre monumentale, véritable antidote à la violence
MACLyon / 9 mars au 8 juillet

Hommage aux travailleurs forcés, surveillés par des soldats armés.
Vues de l’exposition Adel Abdessemed, L’Antidote (09 mars – 08 juillet 2018 au Mac Lyon.
Œuvre : Shams, 2018. © photo : Blaise Adilon. © Adagp, Paris, 2018.

Le MacLyon, présente deux expositions simultanées dans deux ville européennes. Au MACLyon, «L’antidote » et au MAC’S Grand Hornu en Belgique, « Otchi Tchiornie » (4 mars au 3 juin).
L’Antidote est le nom d’un bar lyonnais fréquenté dans les années 90 par Adel Abdessemed, alors étudiant à l’ENSBA (l’école des Beaux-Arts) de Lyon. C’est là qu’il rencontre Julie, sa future épouse, et figure d’une grande partie de son œuvre. L’exposition met en dialogue l’expérience intime vécue, et un défi politique lancé à la face des régimes autoritaires et violents de toutes obédiences. Comme une ode à la condition humaine… L’exposition Otchi Tchiornie (« Les yeux noirs », chanson majeure du répertoire des Chœurs de l’Armée Rouge) au Grand-Hornu, haut lieu de la Révolution industrielle et de la genèse de la modernité occidentale, est conçue par Adel Abdessemed comme un manifeste. Un cheminement au travers de notre époque, où chacun peut, avec l’artiste, danser avec insolence « sur les braises » de notre monde et élaborer à sa propre manière un nouveau rapport à l’intensité du temps présent.

Adel Abdessemed, L’Antidote (09 mars – 08 juillet 2018 au Mac Lyon.
Œuvre : Shams, 2018. © photo : Blaise Adilon. © Adagp, Paris, 2018.

Des oeuvres nouvelles jamais présentées
Sur deux étages du Musée d’art contemporain de Lyon, Adel Abdessemed présente des œuvres nouvelles et jamais montrées en France, dont l’œuvre éponyme de l’exposition : « L’antidote ». Adel Abdessemed, n’est pas un inconnu. Il est né en 1971. Diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon. Depuis 2000, il a participé à plusieurs biennales et a réalisé de nombreuses expositions personnelles. Défiant les tabous, puisant souvent ses références dans la littérature ou l’histoire de l’art, Adel Abdessemed choisit avec soin ses matériaux (barbelés, dynamite, résine de cannabis, marbre…) pour inventer sa propre écriture, contrepoison de la violence sous la forme d’installations, sculptures et vidéos.
Plus un choix d’oeuvres de la collection du MAC
Simultanément au musée est présenté un choix d’œuvres de la collection du Musée d’art contemporain : de la peinture au numérique, ou l’inverse. Du corps au numérique, de la feuille de papier au graffito, de l’instrument de musique au silence, de la vie botanique à la boucle filmique ou algorithmique, quelques exemples de l’extrême diversité de cette collection qui cultive l’hétérogénéité pour éveiller nos curiosités. Avec les œuvres de : Arman, Ed Atkins, Oliver Beer, Hicham Berrada, Jean-Pierre Bertrand, James Lee Byars, Alan Charlton, Ian Cheng, Alex Da Corte, Marina De Caro, Marc Desgrandchamps, Erro, Daniel Firman, Henry Flynt/Jean-Michel Basquiat, Anna Halprin, Richard Hamilton, Swetlana Heger et Plamen Dejanov, Kolkoz, Laura Lamiel, Alvin Lucier, Steve McQueen, Marlène Mocquet, Melik Ohanian, Martial Raysse,

Julie Rocheleau / Mac 9 juin au 8 juil.
Julie Rocheleau est une jeune artiste canadienne, reconnue et   issue de la BD. Elle a collaborés avec différents écrivains et scénaristes chez Glénat, Dargaud, Casterman et La Pastèque. Elle présente au MAC, pour la première fois dans un musée, ses planches originales. Ses oeuvres montrent un grand talent artistique, et une vision sur la société actuelle, qui va bien au delà de la simple BD. Jeune, mince, chic, la voici devant l’oeuvre qu’elle a achevé la veille de l’inauguration pendant sa résidence au Mac.
Photo : un magnifique tango. Surprenante aussi la planche extraite de son album « Betty Boop » ou comment se réapproprier son corps après un cancer du sein. Remarqué ala série de trois planches de représentant des musiciens de jazz réalisées lors de son passage à Jazz à Vienne, l’année dernière. Ici le contrebassiste Charlie Mingus. (Voir le programme de Jazz à Vienne 2018 en page Music-Opéra-jazz). Photos © DR. 

 

 

Erik Dietman / Opus Oh Puce Aux Puces / Etienne Martin
Musée des Beaux-Arts 9 juin au 17 sept.
Deux petites expositions à voir cet été. Et apprécier au passage la fraicheur et le calme du jardin de l’ancien couvent, ou s’installer à l’étage, aux Terrasses de Saint-Pierre, bar restaurant et lieu atypique plein de charme.
Erik Dietman, artiste abracadabrant.
Suédois-autrichien, après les Beaux-Arts il s’engage sur une voie toute personnelle. Nomade il séjourne dans de nombreux pays. Dans ses oeuvres il mêle le ready-made et l’assemblage : dessin, peinture, sculpture et poésie. Puis des tableaux-poèmes combinant photographie, peinture et objets. L’exposition dans trois salles du musée présente une soixantaine d’oeuvres, dont une vingtaine provient de l’importante donation au musée de Marc, Dominique et Pascal Robelin. Il joue avec les mots, les objets du quotidien, à l’image de son portfolio « Opus Oh Puce Aux Puces », présenté ici. Son style est volontiers provocateur humoristique et abracadabrant. Mais il est reconnu et respecté dans les milieux artistiques. Photos. Erik Dietman, Autoportrait, 1962 © ADAGP, Paris 2018. Image © Lyon MBA – Photo Alain Basset. Erik Dietman, Le Nouvel An chinois, 1993-1997 © ADAGP, Paris 2018. Image © Lyon MBA – Photo Alain Basse.
Etienne Martin. Sculpteur abstrait sur bois tourmentés
Le MBA, rend hommage à Etienne Martin, diplômé des Beaux-Arts de Lyon. Il a rencontré Constantin Brancusi, Henri Michaux et Jean Dubuffet. La présentation, il faut le souligner, témoigne de l’importance du fonds Etienne Martin au MBA. Fonds considérablement enrichi grâce à des achats du musée, des mécènes lyonnais du Cercle Poussin, et des donations de la famille et des proches de l’artiste. L’exposition présente une vingtaine de pièces. Le talent de sculpteur abstrait de l’artiste est évident. Mais le visiteur curieux pourra apprécier l’ingéniosité avec laquelle il a choisi ses pièces de bois, dans les formes naturelles et tourmentées des arbres. Remarqué « Ecce Homo », sculpture travaillée dans un beau bois d’oranger bicolore. Photo. Etienne Martin, Ecce Homo, 1993 © ADAGP, PARIS 2018 © Lyon MBA- Photo Alain Basset.

Musée des Confluences / Venenum,
Un monde empoisonné prolongée jusqu’au 13 avril 18

Une très instructive exposition, avec un parcours complet, bien documenté, sur tout ce qu’il faut connaître et savoir sur les poisons. Largement illustrée par des tableaux, des photos, des gravures, des dessins, des vidéos, de la pharmacologie et même quelques animaux vivants, très mortels ! Venenum décrit les différents rôles joués par le poison dans l’histoire et la culture, la science et les croyances. Et aussi la médecine et la criminalité, mais aussi l’incroyable ambiguïté de ces substances possédant à la fois un pouvoir pharmacologique qui leur donne des vertus médicinales insoupçonnées,. Mais qui peuvent être toxiques entrainant alors la mort. L’exposition Venenum a été conçue avec le regard et les contributions d’un comité scientifique pluridisciplinaire de 5 chercheurs réunissant deux historiens, un biologiste cellulaire, un pharmacologue et un anthropologue. Avec de nombreux audiovisuels et dispositifs interactifs pour mieux guider le visiteur. A gauche. Portrait de Lucrèce Borgia. Anonyme français du XIX° s. n° inv.: 1991.7.4. Photos en haut Musée des Confluences au coucher de soleil © JPD. A droite. Portrait de Catherine de Médicis Anonyme français du 16e s. Princesse florentine devenue reine de France, Catherine de Médicis aurait, selon une légende tenace, introduit les sombres secrets du poison en France, n’hésitant pas à se débarrasser ainsi de rivaux. Tous deux collections Douai, Musée de la Chartreuse.

Musée des Confluences / Les Touaregs, du 17 oct. au 4 nov. 18
Alors que l’Occident a construit une image fantasmée des Touaregs, l’exposition propose de rompre avec ces stéréotypes. Elle permettra de découvrir l’univers esthétique de cette population à travers les parures, les objets d’artisanat et la poésie qui jouent un rôle important dans la conception de l’individu et dans les rapports sociaux. Enfin elle abordera comment, face aux défis actuels, les Touaregs se réapproprient l’image occidentale idéalisée pour diffuser leur culture, faire connaitre leurs revendications et entrer ainsi dans une nouvelle forme de résistance.

Musée Gadagne / Lyon sur le Divan / 17 nov. – 17 juin

Une exposition déjantée, ludique, intéressante. Sous le titre intriguant « Lyon sur le divan » (des psychanalystes), le MHL présente « Les métamorphoses d’une ville ». Une exposition décalée qui analyse avec poésie et humour les transformations urbaines de Lyon depuis le 18° siècle. Le commissariat artistique de l’exposition est inédit : celui de l’ANPU, Agence nationale de psychanalyse urbaine. L’ANPU a donc questionné Lyon, selon ses procédures habituelles. Une psychanalyse drôle et pertinente confrontant historiens, scientifiques, artistes et témoins lyonnais. Les visiteurs ont aussi la parole. Des cartes postales de Lyon et des petits carrés de papier, permettent aux visiteurs d’exprimer leurs coups de coeur ou leurs ras le bol ! Une belle collection de photos, maquettes, films, et témoignages agrémente le parcours qui se découpe en thèmes. Introduction-Naissance de la ville. Partie 1 Croissance et étalement urbain. Partie 2 Coutures, quartiers, raccordements. Partie 3 Santé, hygiénisme, ville industrielle, santé publique. partie 4 Rajeunissement, circulation, marketing urbain. Conclusion Lyon 2118, la ville rêvée. De grands modules, des vidéos, des écouteurs, rendent la visite, vivante, ludique et intéressante. JPD. Photos © JPD.

 

Maria Thereza Alves / Jimmie Durham / The Middle Earth
IAC / 2 mars au 27 mai

Au printemps 2018, l’IAC confie la totalité de son espace aux artistes Maria Thereza Alves et Jimmie Durham pour le projet, The Middle Earth, consacré à la Méditerranée. Cette collaboration inédite est née du désir de sonder ensemble, sur un mode poétique et critique, leur territoire de vie. Maria Thereza Alves porte une attention particulière et activiste au vécu d’un territoire et oriente ses recherches, entre poésie et ethnologie, sur les phénomènes migratoires et les peuples déracinés. Jimmie Durham déconstruit quant à lui, les stéréotypes et les récits officiels des pouvoirs. Concevant l’histoire comme un processus, il cherche la réalité des objets, voire leur intentionnalité, dans leur contexte évolutif, à rebours de leur catégorisation figée. Les deux artistes ouvrent à l’IAC une nouvelle recherche, menée à quatre mains, autour de l’héritage métissé de la Méditerranée. Découpée par champs de connaissance spécifiques – de l’archéologie à la biologie en passant par la climatologie -, The Middle Earth explore une multiplicité de sources. Et créent un dialogue actif entre œuvres récentes et objets archéologiques ou ethnologiques, entre écrits poétiques ou scientifiques. Photo Thereza Alves, 2017. Courtesy de l’artiste © DR.

Musée des Beaux-Arts / Réaménagement du département des Objets d’art… … Toujours d’actualité
Suite à une grande campagne de
restauration, la richesse des collections
d’Objets d’art du musée est mise en valeur
grâce à une nouvelle présentation. De la
céramique extrême-orientale à l’Art
Nouveau, tous les domaines sont concernés
– orfèvrerie, verrerie, céramique, vitraux.
Les résultats de ces restaurations se sont
révélés souvent spectaculaires. Des œuvres
en partie inédites sont désormais
présentées, comme un rare guéridon au
plateau peint d’époque Empire, un ensemble
exceptionnel d’objets de la Chine, du Japon
et de la Corée ou encore un ensemble de
céramiques contemporaines entrées récemment dans les collections grâce à une donation. Photo Département des Objets d’Art (19e-20e siècles)Image © Musée des Beaux Arts © Gilles Alonso. Photo. Visiteuse au département des Objets d’Arts (Arts Islamiques) © Musée des Beaux Arts Lyon- Gilles Alonso.

 

Musée des Beaux-Arts / Los Modernos / 2 déc. – 5 mars 2018… Derniers jours
Un dialogue pictural France-Mexique passionnant dans une superbe exposition qui fait voyager
L’exposition Los Modernos. Dialogue France / Mexique s’inscrit dans la continuité de l’exposition Los Modernos, présentée au Mexique en 2015 au Museo Nacional de Arte (MUNAL), puis en 2016 au Museo de Las Artes-Universidad de Guadalajara (MUSA) et qui a rencontré un grand succès aurpès du public : 220000 visiteurs ! Elle confirme la volonté du MBA lyon de développer des collaborations internationales après les expositions Le corps image, présentée à Shangai en 2010, 20th Century Masters programmée à Johannesburg en 2012, puis Autorportraits, de Rembrandt au selfie, montrée à Edimbourg et Karlsruhe entre 2015 et 2016.
Une exposition dont l’idée date de 2010 et qui a pu prendre corps en 2015/16 seulement. Qui a nécessité de nombreux voyages au Mexique. Le plus difficile a été de convaincre les collectionneurs privés de nous prêter des oeuvres. Nous confie Sylvie Ramond, commissaire de l’exposition et directrice du Musée des Beaux-Arts de Lyon. Il n’y a pas que le Louvre qui s’exporte. Le MBA Lyon s’exporte, aussi et même très bien. Puisque avec cette exposition, les lyonnais, en ont les retombées visibles et de qualité.

 

L’exposition met en regard deux scènes de l’art moderne, à travers les collections du MUNAL de Mexico et du musée des Beaux-Arts de Lyon, enrichies d’œuvres prêtées par de prestigieux partenaires européens et mexicains et plusieurs collections particulières.
Une sélection d’œuvres significatives de l’art français et de l’art mexicain rend compte des échos, des correspondances, des influences qui se sont noués entre les deux scènes, l’une en miroir de l’autre, avec Léger, Picasso, Bacon, Rivera, Siqueiros, Orozco. A Lyon, l’exposition est enrichie par trois dossiers autour de Diego Rivera, le surréalisme et la photographie. Le Mexique est une terre de voyages pour les écrivains, les poètes et les peintres.

PHOTOS Gino Severini, La Famille du peintre, 1936, huile sur toile, Lyon, musée des Beaux-Arts © ADAGP, Paris 2017. Image © Lyon MBA – Photo Alain Basset. María Izquierdo, Ma Tante, un petit ami et moi/Mi tía, un amiguito y yo, 1942, huile sur toile, Collection Andrés Blaisten. Image © Collection Andrés Blaisten.Diego Rivera, Gleizes, L’Éditeur Eugène Figuière, 1913, huile sur toile, Lyon, musée des Beaux-Arts © ADAGP, Paris 2017. Image © Lyon MBA – photo RMN/René-Gabriel Ojéda.L’Architecte Jesús T. Acevedo/El Arquitecto Jesús T. Acevedo, 1915-1916, huile sur toile Mexico, INBA / Museo de Arte Álvar y Carmen Carrillo Gil © ADAGP, Paris 2017 © 2017 Banco de México.   Alexej von Jawlensky Tête de femme « Méduse ». Lumière et Ombre, 1923, huile sur carton, Musée des Beaux-Arts de Lyon. Image © Lyon MBA – Photo Alain Basset.

PATRIMOINE / Livres /Musées

Vient de paraître Jean-Baptiste et Emile Guimet

 

 Jean-Baptiste et Emile Guimet
Industriels et mécènes lyonnais
Chimistes, chefs d’entreprises,
humanistes, amateurs d’art,
collectionneurs et philanthropes

Dans un livre illustré de documents originaux, de dessins, de plans, de photos, d’affiches et de peintures, Hubert Guimet, rend un formidable hommage à ses arrières grands pères Jean-Baptiste et Emile Guimet.

Une dense saga familiale
Il nous emmène aux confluences de l’art, de la science, de l’industrie et du mécénat. Jean-Baptiste Guimet, fût inventeur du bleu outremer artificiel. Le bleu couleur préférée des français. Un secret de fabrication bien gardé. Un bleu qui blanchit aussi, avec des affiches rares de la Belle Epoque ! Ce livre met en valeur le développement rapide de l’invention, du « Bleu Guimet » et de ses produits dérivés. J-B. Guimet avait le génie de l’industrie en constituant avec Péchiney, un empire industriel. J-B. Guimet était aussi passionné de musique et de fanfare. Outre sa vie familiale, avec des photos de la vie du château de Demigny, il avait une forte implication dans la vie publique.

Un tour du monde en neuf mois
Ce bel album évoque ensuite les mille et une vies du fils de J-B., Emile Guimet, infatigable entrepreneur, collectionneur, archéologue et mécène éclairé.
Emile Guimet partit, en 1876, faire le tour du monde, accompagné d’un secrétaire-illustrateur réputé, Félix Regamey, qui parlait anglais. Au programme : l’Amérique, le Japon (surtout), la Chine et l’Inde des Maharadjas. On ne peut s’empêcher de penser au Tour du Monde en 80 jours de Jules Verne, paru en 1872. Phileas Fogg était lui aussi accompagné par Passepartout ! C’était osé et courageux de partir si loin à cette époque. Il fallait pouvoir pénétrer dans des pays fermés aux visiteurs. Pour faciliter son voyage il réussit même à obtenir un passeport diplomatique, avec pour prétexte une mission sur les religions. Mais il voyagea à ses frais et ne demanda aucun subside. Il partit en paquebot à vapeur, puis traversa les Etats-Unis en train et continua en vapeur jusqu’à Yokohama au Japon. Il circula en pousse-pousse aussi. A nouveau sur un vapeur pour les Indes, puis le train pour Maduray. Et retour en France en deux mois sur un paquebot des Messageries maritimes.
Le récit de son voyage se lit comme un roman. Il mène des enquêtes, réunit des documents, achète des objets significatifs pour illus  trer sa mission. Ses remarques sur les religions, le shintoïsme et le bouddhisme, sont tout à fait nouvelles et pertinentes. A propos de son analyse du Japon « Emile Guimet était très lucide et son ressenti était exact » précise l’auteur. Emile Guimet est aussi archéologue, il dirigea les fouilles d’Antinoë en Egypte, avec de belles découvertes, nécropoles, momies etc.

Illustrations. Félix Regamey, Un rêve japonais, 1876, aquarelle originale, in Le Cahier rose de Mme Chrysanthème. Droits réservés.
Félix Regamey, Jeune femme, in Promenades japonaises Paris 1878, p.133

Musées Guimet et tranches de vie lyonnaise
Il fût le créateur des Musées Guimet à Lyon, puis à Paris. Par la suite Emile Guimet, développa et devint président de Péchiney, un formidable réussite industrielle. Bien plus qu’un album de famille, ce livre est aussi un bel éclairage, émaillé d’illustrations, sur la vie lyonnaise à la fin du 19° et au début du 20° siècle. La révolte des Canuts en 1831. La création philanthropique et laborieuse du Musée Guimet à Lyon, puis le déménagement à Paris. Le passage de Mata Hari à Lyon. L’espoir déçu du Théâtre Bellecour, sur la Rue Impériale, (rue de la République), bel immeuble à cariatides, cédé au journal Le Progrès en 1894, et occupé depuis 1985 par la Fnac. Le Musée Guimet de Lyon est devenu, depuis et dans le même esprit, Musée des Confluences, où le visiteur peut y admirer de fort beaux et très rares, objets de leurs collections, légués au musée. JPD.

Hubert Guimet, est maire de Fleurieu-sur-Saône et Conseiller de la Métropole de Lyon. Il est aussi administrateur du Musée des Arts asiatiques-Guimet et administrateur du Musée des Confluences.
Editions Lyonnaises d’Art et d’Histoire. Ce livre est disponible en librairies ou à la boutique 2, quai Claude Bernard 69007 Lyon. éditions.lyonnaises@wanadoo.fr. – www.editions-lyonnaises.fr. Cet éditeur spécialisé dans les Albums beaux livres, l’histoire, les guides de Lyon, lyon et ses murs peints, les vues de quartiers, possède un riche catalogue de 125 publications. Lyon-Newsletter.com dans son numéro de mars 2012, évoque l’exposition au Musée des Confluences : Emile Guimet et l’Egypte Antique. Voir ici.Printemps 2012 www.lyon-newsletter.com/1203/index.html
. Les trésors d’Emile Guimet qui a remporté un très vif succès.

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Infos & Liens

La Biennale de Lyon. www.labiennaledelyon.com
Musée des Confluences. 86, quai Perrache 69002 Lyon 04 72 69 05 00 – www.museedesconfluences.fr
Musée des Beaux-Arts (MBA). www.mba-lyon.fr
Musée d’art contemporain (MAC). Cité Internationale – www.mac-lyon.com
Institut d’Art Contemporain (IAC). Villeurbanne  – www.i-art-c.org
Musées Gallo-Romains de Lyon et Saint-Romain-en-Gal – www.musees-gallo-romains.com
Gadagne Musées – www.gadagne.musees.lyon.fr
Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique. 13 rue de la Poullaillerie 69002 Lyon – 04 78 37 65 98  – www.imprimerie.lyon.fr
Musées des Tissus et Musée des Arts décoratifs de Lyon – 34 rue de la Charité F-69002 Lyon – 04 78 38 42 00 – www.mtmad.fr