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THÉÂTRE

N°28 Automne-Hiver 17/18

Septembre / Octobre

Un Air de Provence / Théâtre Tête d’Or / 12 sept-11 nov.
Une comédie très actuelle sur les couples recomposés

 » Elle est veuve et riche, il est divorcé et au chômage… Ils s’aiment, c’est le coup de foudre. Ils vont passer l’été en Provence. Surviennent tour à tour les enfants, et l’ex femme. La fille de l’un et le fils de l’autre vont s’efforcer à coup de subterfuges, et de moqueries, de faire rater cette liaison… Une pièce très actuelle, avec des dialogues percutants, où le langage coloré et codé des jeunes s’oppose frontalement à celui des ainés. Sur la scène est installée une ravissante petite maison provençale, avec fontaine, terrasse et vue. Les acteurs jouent juste. Julie Arnold fait un numéro époustouflant. La pièce est décomposée en une dizaine de courtes saynètes comiques qui rajoutent du sel à la pièce ! Humour et rires ». JPD. Photo Julie Arnold et Manuel Gelin © DR.

Rabbit Hole / Théâtre des Célestins / 13 sept.- 8 oct.
Belle et poignante réalisation

« De David Lindsay-Araire, prix Pulitzer 2007. Mise en scène Claudia Stavisky. En 2011, le film de John Cameron, avec Nicole Kidman et Aaron Eckart avait obtenu 7 nominations Awards, Oscars etc. Décor : la cuisine-salon d’une maison bourgeoise, avec au fond un beau et astucieux mur écran où passent des vidéos et extraits de films. La pièce est le portrait d’un couple qui tente de surmonter la mort accidentelle de leur fils. Le couple est interprété par Julie Gayet et Patick Catalifo. Ils évitent de se regarder en face. Ils se disputent. C’est une comédie dramatique avec des touches d’humour anglais, qui naissent de leurs maladresses. Julie Gayet, très rare au théâtre, est toute en intériorité lumineuse. Sa voix est claire, tantôt vive et spontanée, tantôt triste et mélancolique. Elle se rapproche de l’adolescent, cause involontaire de la mort de leur fils. Elle sait parfaitement restituer le cheminement intime qui mène à surmonter la mort. Elle atteint, enfin, la détente avec son mari et la paix intérieure. Une belle et poignante réalisation ».JPD.

Affabulazione / TNP / 23-30 sept-1er oct.
De Pazolini. Mise en scène Gilles castor. En diptyque avec Oedipe roi (voir ci-après). Si Sophocle raconte le meutre du Père par le Fils. Pasolini, se penche, lui sur le meurtre du Fils par la Père. Pasolini est un des plus grands poètes et cinéastes italiens de sa génération. Il questionne en sourdine, sur le triste rôle des générations au pouvoir. Des milliers de fils sont tués par les pères… Au moyen des prisons, des tranchées, des camps de concentration, des villes bombardées….

Oedipe roi / TNP 21 sept. -1er oct.
Si l’Oedipe roi de Sophocle se passe à Thèbes, par contre celui de Pasolini se déroule, dans son film, en Lombardie ou dans le Frioul,. La mise en scène actuelle de Gilles Pastor se passe à Salvador de Bahia. Démonstration de l’irruption violente du sacré entre religion catholique et religion afro-brésilienne très populaire. Oedipe roi 1h30. Durée du diptyque 3h30. Salle Jean Bouise.Photo © Vincetn Boujon.

Dans la Peau du Monstre / Théâtre des Célestins / 3-14 oct.
Lucie Depauw, d’après Lilli / Heiner. Et Intégral Dans ma Peau de Stéphanie Marchais. Mise en scène Cécile Auxire-Marmoucet et Christian Taponard. Deux petites pièces dans la petite salle Célestine. Deux auteurs contemporaines. Du théâtre ancré dans son temps avec des artistes régionaux.

Les gens dans l’enveloppe / Radiant-Bellevue 10 oct.
Le livre-disque « Les gens dans l’enveloppe », s’est vendu à plus de 60000 ex. Il met en scène trois générations la grand-mère, la mère et la fille du roman. Françoise Fabian, Clotilde Hesme et Camelia Jordana. Elle sont accompagnées d’un quatuor à cordes et d’Alex Beaupain.

Des Hommes en devenir / Théâtre de la Croix Rousse / 10-14 oct.
Création. D’après Bruce Machart. Adaptation et mise ens cène Emmanuel Meirieu. Un recueil de nouvelles d’un jeune romancier digne de W. Faulkner. Cinq hommes, en corps-àcorps avec le public. Ils n’ont pas peur de garder un peu de tendresse au fond de leur coeur pour venir l’exposer au grand jour.

Ubu roi (ou presque)
TNP / 11-28 oct.

De Alfred Jarry. Une fatrasie collective. Cette pièce montée au printemps 2016, par Christian Schiaretti est désormais au répertoire du TNP. Ce n’est pas seulement un canular, une facrce plaisante et féroce, une parodie loufoque… C’est un nouveau personnage cruel, cynique et couard de la littérature française. Et un nouveau nom : « Ubuesque » entré dans tous les dictionnaires. Photo Ubu Roi © Michel Cavalca.

Tarkovski, Le Corps du Poète / Théâtre des Célestins / 11-15 oct.
Coproduction. D’après les textes de Julien Gaillard, Antoine de Baecque et Andreï Tarkovski. ce dernier est un grand cinéaste du 20°s., trop peu connu du grand public. Il s’intéresse à la figure emblématique du poète en exil. Une sorte d’allégorie incarnée. Il est un poète de l’image. Mise en scène Simon Delétang. Avec 5 acteurs dont le lyonnais Stanislas Nordey.

Ça Va ? / Radiant-Bellevue / 16-18 oct.
De Jean-Claude Grumberg. Mise en scène Daniel Benoin. avec Pierre Crassignard, François Marthouret et Eric Piat. Disons que c’est une tentative de réduction de La Comédie humaine de Balzac pour SMS et smartphone, rédigée virtuellement par un auteur borgne, vulgaire et inculte. 20 Saynètes aux frontières de l’absurde. Quiproquos, logorrhées, non-sens, etc… Avec ce trio de bons acteurs on va se régaler !

Laïka / Théâtre de la Croix Rousse / 17-21 oct.
Texte et mise en scène Ascanio Celestini. L’humanité vu du comptoir d’un bar par un messie de passage seul sur scène. Entre deux verres de « pékèts » (genièvre,) il interpelle les clients : petites gens, exclus, marginaux, précaires… Des histoires simples et humaines avec un texte riche pour des gens pauvres. Laïka © photo Dominque Houcmant-Goldo.

Festival Sens Interdits. Théâtre des Célestins / 19-29 oct.
Des artistes viennent du monde entier tous les deux ans jouer pendant ce festival. Souvent des voix singulières, engagées, courageuses. Des histoires qui résonnent et ne laissent pas le spectateur indifférent. En tout 21 spectacles dont 6 seront présentés aux Célestins.
– Martyr / Théâtre des Célestins / 19-21 oct.
De Marius von Mayenburg, dramaturge allemand. Mise en scène Oskaras Korsunovas. En lithuanien surtitré. Cette pièce explore l’impact des extrémistes dans nos sociétés en suivant l’évolution vers le fanatisme religieux. Un texte fondamentaliste, mais chrétien, sur la religiosité rigoriste. une sorte de folie intégriste… Plus que d’actualité.
– Je n’ai pas encore commencé à vivre / Théâtre des Célestins / 19 -22 oct.
Salle Célestine. En russe surtitré. Création et mise en scène Tatiana Frolova, elle vit en Russie à 1000 km de Vladivostok. Théâtre Knam. Du théâtre moderne très politique d’une opposante à Poutine. Mélange de vidéo, d’ombres, d’objets, avec très peu de moyens et beaucoup d’imagination d’après des interviews de gens.
– Body Revolution & Waiting 23-24 oct.
De Mokhallad Rasem. Salle Célestine. En néerlandais surtitré. Deux spectacles venus d’Irak. Ils interrogent sur la force des images et des mots en temps de guerre. Comment réagir face aux horreurs de la guerre, les ruines, le chaos et les livres réduits en cendres. Ils montrent la vitalité dans un pays compliqué.
– Bec-de-Lièvre / Labio de Liebre / 24-25 oct.
Deux petites pièces texte et mise en scène Fabio Rubiano. Dans le cadre de l’année France/Colombie. En espagnol surtitré. Thème la vengeance ou le pardon. Délirante, improbable, énergique.
– Nord-Est / 27-28 oct.
De Torsten Bucsteiner. Mise en scène Galina Pyanova. Artishock Theater. En russe surtitré. Attentat terroriste au Thâtre Doubrovka à Moscou. 850 spectateurs otages;; 170 morts pendant l’assaut final. Les spectateurs sont pris en otage avec la tragédie que le monde a connu. une pièce qui devrait faire couler beaucoup d’encre.
– La Mission / 28-29 oct.
De Heiner Müller. Mise en scène Matthias Langhoff. En espagnol surtitré. Le metteur en scène est très connu. Une adaptation de la version1989 du Festival d’Avignon. Mais pour onze comédiens boliviens sortis de l’Ecole nationale de Thâtre de Santa Cruz de la Sierra… Et présents sur scène.
Festival Sens Interdits… Suite / Radiant-Bellevue
– Clean City / 24-25 oct.
D’Anestis Azas et Prodromos Tsinikoris. En grec surtitré. Un pièce qui dénonce avec un humour ravageur la question du racisme en Grèce et qui donne la parole aux femmes si peu représentées.
– La Despedida / 27-28 oct.
He Heidi et Rolf Abderhalden. Mapo Teatro. La Despedida (l’Adieu). La pièce Colombienne nous éclaire sur la fin du rêve révolutionnaire des Farc. Au coeur de la jungle équatoriale, dans un camp abandonné où se trouvent les héros statufiés d’une révolution qui n’a jamais eu lieu.

Chantal Ladesou / Théâtre Tête d’Or 23-28 oct.
Chantal Ladesou, sort un spectacle irrésistible avec son humour pince sans rire hors du commun. Les travers du théâtre et des métiers, les coulisses de la vie conjugale et les péripéties familiales. Une manière de démonter la scène !

Un homme à distance / Théâtre Tête d’Or / 31 oct.
De Katherine Pancol. Mise en scène Didier Long. Succès à Avigon en 2016. Avec l’irrésistible Christelle Reboul, qui interpréta magistralement le rôle de Penelope Cradock dans « la fille sur la banquette arrière ». Un banal envoi de livre de la libraire Kay à un touriste américain Jonathan, va se transformer en une déchirante htstoire d’amour. Photo Christelle Redoul et Nicolas Vaude © Fabienne Rappenau.

 

Novembre / Décembre

 

Croque Monsieur / Radiant-Bellevue / 5 nov.
Une comédie hilarante de Marcel MithoisFanny Ardant, est une veuve désargentée pour la cinquième fois. Mais son personnage est irrésistiblement gai et fantasque. Elle enchaine avec panache les rendez-vous galants auprès de riches messieurs.

 

Je suis Fassbinder / TNP / 8-24 nov.
Cette pièce originale est un manifeste théâtral, écrit à quatre mains. Falk Richter, auteur et metteur en scène allemand et Stanislas Nordey, acteur, metteur en scène de théâtre. Elle pose la question cruciale « Qu’a-t-on encore le droit de dire au théâtre de nos jours ? ». Une sorte de collage subversif qui dénonce la montée en force des nationalismes, l’individualisme forcené, la violence faite aux femmes, la progression de l’inégalité. Etc… Photo Je suisFassbinder © Jean-Louis Fernandez.

Tableau d’une exécution / Théâtre des Céletins / 10-12 nov.
De Howard Barker. Mes en scène Claudia Stavisky. Une belle reprise. Trois représentations à Lyon, puis la pièce part en tournée. Elle montre le parcours d’une femme libre et habitée. L’éxécution d’une oeuvre d’art et l’expérience de la mise à mort de l’expérience créatrice par le commanditaire. Comment le croquis devient concret. Avec juste quelques changements dans les costumes et la distribution.

Le Silence de Molière / Radiant-Bellevue / 14 nov.
Mise en scène Marc Paquien. Une conversation imaginaire avec Esprit-Madeleine(Ariane Ascaride), la fille de Molière. La pièce donne vie à cette femme solitaire qui avait choisi de disparaître du monde et embarque le spectateur au coeur d’une intime confession.

Mélancolie(s) / Théâtre de la Croix Rousse / 14-18 nov.
Création. D’après Anton Tchekov. Création et adaptation collective d’après Les trois Soeurs et Ivanov. Mise en scène Julie Deliquet. Le Collectif In Vitro se propose de dire la société d’aujourd’hui. Jour d’anniversaire. Autour de la table, entre conversation arrosées et grands débats, tout est remise en question. partir du désespoir et de la solitude pour vivre, envers et contre tous. Mélancolies photo © Atelier Malte Martin.

L’être Ou Pas / Radiant-Bellevue / 16-17-18 nov.
Comédie de Jean-Claude Grumberg. Mise en scène Charles Torjman. Neuf saynètes truculentes entre deux voisins se croisant dans l’escalier. Avec Pierre Arditi et Daniel Russo. Ils sont remarquables dans leurs personnages bourrés d’idées reçues et de préjugés. Une intrigue cocasse jusqu’à l’absurde. Daniel Russo et Pierre Arditi © Pascal Victor ArtComArt.

La Chanson de Roland / Le Roman de Renart / Tristan et Yseult / Le Franc-Archer de Bagnolet / TNP 16 nov. 2 déc.
Le TNP reprend sa série le Berceau de la langue. Avec des textes d’après Rappeler Roland de la fin du XI° s.. D’après des anonymes des XII° et XIII° s. D’après Béroul,et d’autres conteurs. Et d’après un anonyme du XV°s. Textes présentés en dytiques de respectivement 2h15 et 1h45. Et l’intégrale des quatre pièces les 18, 25 nov et 2 déc.

Numéro Complémentaire / Théâtre Tête d’Or / 17 nov.-20janv.
Comédie de Jean-Marie-Chevret. Mise en scène J-P. Dravel et Oliver Macé. La famille Leblanc gagne au loto. La fille n’a qu’un rêve : intègre la Jet Set. Ils veulent imiter les riches… Mais deviennent caricaturaux et monstrueux…. Une comédie désopilante sur le rêve absolu.

Eva Peron & l’Homosexuel / Théâtre des Célestins / 16-18 nov.
De Copi. Mise en scène Marcial di Fonzo Bo. Avec sept acteurs argentins, en espagnol surtitré. Il s’agit des dernières heures avant la mort d’Eva Peron… Mais elle ne veut pas mourir. Une farce noire, drôle, cruelle, grotesque, élaguante et politique. Elle désacralise le personnage de la dame.

La Vie que je t’ai donnée / Théâtre des Célestins / 21-25 nov.
De Luigi Pirandello. Mise en scène Jean Liermier, directeur du théâtre de Carouge, charmante petite ville culturelle de la banlieue de Genève. Une très belle fable de la renaissance et de la continuité de la vie et de l’amour mère-fils. Brillante pièce, mais peu jouée, sobre et toute en finesse.

Le livre de ma Mère / Radiant-Bellevue / 28 nov.
D’Albert Cohen. Mise en Scène Dominique Pitoiset. Avec Patrick Timsit qui livre un hommage bouleversant aux mères de toute la terre. Un texte qui est aussi l’aventure d’une vie.

L’Amour et les forêts /Théâtre des Célestins / 28 nov.-1er déc.
D’après le Roman d’Eric Reinhardt. Adaptation et mise en scène Laurent Bazin. Un voyage sensible au coeur de l’âme humaine. L’héroïne est victime du harcèlement conjugal. Isabelle Adjani apparait en video, paradoxalement mieux à l’image.

Le Dépeupleur / TNP / 29 nov.-2 déc.
De Samuel Beckett. Un spectacle d’Alain Françon. Un monologue interprété par Serge Merlin. Un monde inconnu, celui d’un petit peuple de chercheurs enfermés dans un cylindre surbaissé ayant cinquante mètres de pourtour et seize mètres de haut… Une pièce qui met en valeur l’écriture énigmatique et extrêmement précise de Samuel Beckett. Le côté impénétrable du texte étant magnifié par un acteur hors norme.

20000 lieues sous les mers / Théâtre des Célestins / 5-9 déc.
D’après Jules Verne. Adaptation pour acteurs et marionnettes Christian Hecq et Valérie Lesort. Avec la troupe de la Comédie Française ! Molière 2016, de la création visuelle. Un voyage spectaculaire où l’expérience scientifique se mêle à la poésie. Avec des poissons, un banc de méduses, un poulpe géant. Une belle fantasmagorie !

Hôtel Feydeau / TNP / 5-23 déc.
D’après Georges Feydeau. Mise en scène Georges Lavaudant. A partir d’extraits des fameuses pièces en un acte, Georges Lavaudant a concocté un montage labyrinthique où les pièces s’enchevêtrent ! Le tout dans des couleurs très vives sur un fond de murs blancs. Une pièce visuelle et chorégraphie, qui se termine en charivari. Tout-à-fait ce qu’il faut pour finir l’année en beauté. Futilité et irresponsabilité. Cela fait du bien, non ?

Festival Nuage Numérique / Les Subsistances / 6 -22 déc.
Miracle & Mirages de et par Adrien M & Claire B. Un mélange, très visuelle et très actuel, des arts numériques et des arts de la scène. Ils sont basés à lyon, ils partent en tournée mondiale.

Scènes de la Vie Conjugale / Radiant-Bellevue / 11-12 déc.
D’Ingmar Bergman. Adaptation Jasques Fieschi et Safy Nebbou. Un monument du 7° art. En se focalisant sur les enjeux dramatiques de l’oeuvre, le metteur en scène nous plonge dans les méandres de la vie de couple.Avec Laetitiaz Casta et Raphaël Personnaz en duo de charme. Scènes de la vie conjugale © Pascal Victor ArtCommPress.

Arturo Brachetti Solo / Théâtre des Célestins
14-31 déc.

De et avec Arturo Brachetti. Le plus grand acteur transformiste du monde est de retour avec un nouveau one man show construit comme un voyage de fantaisie et de surréalisme. Magie des technologies et invraisemblables transformations à la vitesse de l’éclair. Féérie pour petits et grands. Vingt représentations au moment des fêtes. Arturo Brachetti © Paolo Ranzoni.

Ramona / Théâtre des Célestins / 15-22 déc.
Texte et mise en scène Rezo Gabriadze. En Géorgien surtitre. salle Célestine. De belles marionnettes pour adultes. Un univers personnel, mais pas pour enfants. Le conte est rabique et l’histoire invraisemblable.

Janvier / Février

Les Trois Soeurs / TNP / 8-17 janv.
D’après la célèbre pièce d’Anton Tchekov. Texte et mise en scène Simon Stone. trois secours. trois destins entrelacés. Siu l’origina le est sévère, la nouvelle pièce de l’Australien est narquoise, voire insolente. L’une mesure et mâche ses mots, l’autre ne mâche plus les siens. Il est question de sexe, de drogue, et de frustration chez les deux. Une version réactualisée et tendance.

La Fuite / Théâtre des Célestins / 9-13 janv.
De Mikhaïl Bougakov. Adaptation et mise en scène Macha Makeïeff. Une comédie en huit songes, mystique, profonde, drôle, hallucinée. Une course frénétique sur l’exil et la défaite, sur les existences prises dans la folie de la révolution russe. Et aussi une grande farce sur l’exil. Avec une douzaine d’acteurs.

A Droite, à Gauche / Radiant-Bellevue / 10-11-12 janv.
De Laurent Ruquier. Mise en scène Steve Suissa. Avec un duo de brillants acteurs Francis Huster et Régis Lapalès. Comment peut-on être riche, célèbre et… de gauche ? Les stéréotypes politiques vus à travers le prisme de l’humour et de la réflexion. L. Ruquier ose dire tout haut, ce que tout le monde pense tout bas…

Apothéose du Fait Divers / Théâtre de la Croix Rousse / 16-20 janv.
Théâtre de marionnettes. Création 2017. D’après Les histoires extraordinaires de Pierre Bellemarre. (900 histoires en tout). Adaptation et mise en scène par la spécialiste du genre, Emilie Valentin. Le recul du temps permet de les qualifier en comédies, voire drames, voire fables. Les marionnettes en feront leur miel. Les humains sont là, empétrès dans des circonstances qui les dépassent et les mènent parfois au crime. Apothéose du Fait Divers photo © Condor Vision Production.

Margot / Théâtre des Célestins / 17-24 janv.
D’après Massacre à Paris de Christopher Marlowe. Mise en scène Laurent Brethome. Coproduction. Avec 16 acteurs régionaux. Le regard critique et engagé d’un anglais sur la France du XVI° s, et le massacre de la Saint Barthélémy. Violence, fascination de la mort. Souffle populaire. Une oeuvre elizabethéenne monumentale et longue en deux parties d’une heure chacune.

Le Misanthope / TNP / 19- janv.-15 fév.
De Molière. Le TNP est bien dans son rôle en s’adressant à un public de masse, avec un répertoire haute culture, en donnant Le Misanthrope de Molière. La mise en scène est de Louise Vignaud, en résidence de création. Les personnages de Molière manient la langue et son vocabulaire avec brio. Utile à une époque ou les mails et textos on la fâcheuse tendance à prendre le dessus…

Harlem Quartet / Théâtre de la Croix-Rousse / 23-26 janv.
D’après le romand e James Baldwin. Adaptation et mise en scène Elise Vigier. Avec des gospels de Harlem chantés sur scène et deux musiciens. L’écriture senseulle de James Baldwin, rythmée par les chants pigeants du gospel, nous entraine dans un harlem traversé par l’amour, al religion, la souffrance. Des images tournées à Harlem avec des acteurs new-yorkais, sur les lieux du roman reconstituent le souvenir des quatre personnages du roman. La musique du poète, acteur et clameur américain Saul Williams, mêle les sons d’archives de moments historiques.

Novecento / Théâtre des Célestins / 26 janv.-2 fév.
D’Alessandro Baricco. Mise en scène André Dussollier. Avec André Dussolier et quatre musiciens. La pièce, crée en 2014 aux Célestins, (voir ici) revient après 300 représentations dans le monde ! Sur un paquebot. On est en 1920, Novecento, l’enfant abandonné recueilli et élevé par un machiniste de l’équipage, ne posera jamais les pieds sur la terre ferme. Le piano sera son seul horizon… Un monologue théâtrale fascinant par sa musicalité et parfaitement interprété par André Dussollier, dont la voix nette et prenante dont toute son intensité à la pièce. André Dussolier photo © Gilles Vidal.

Petite Eloge de la Nuit / Théâtre des Célestins / 6-10 fév.
D’Ingrid Astier, auteure de romans policiers. Adaptation et mise en scène Gérald Garutti. Avec l’acteur emblématique Pierre Richard. Danse filmée de Marie-Agnès Gillot, danseuse étoile. Cette pièce est l’aventure d’une rêverie, une échappée belle aux teintes du peintre Magritte, une ode à la beauté nocturne. Thématique de la nuit, poésie et connivence inattendue avec le public.

La Belle au bois dormant / Théâtre de la Croix-Rousse / 6-14 fév.
Opéra. De jeunes chanteurs dans l’univers des fées et des animaux. Voir en page Musique-Opéra-Jazz.

Cross, ou la Fureur de Vivre / Radiant-Bellevue / 6 fév.
De Julie Rossello. Mise en scène Lucie Rébéré. A la fois dur et réaliste, voici un précieux spectacle traitant du harcèlement scolaire et des dérives liées aux réseaux sociaux. UN sujet tout-à-fait dans l’air du temps. Avec deux comédiens Pierre Cuq et Louka Petit-Taborelli.

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran / Radiant-Bellevue / 7 fév.
Ecrit et adapté par Eric-Emmanuel Schmitt. Mise en scène Anne Bourgeois. Un garçon juif devient l’ami d’un vieil épicier arabe de la rue Bleue à Paris. Joli succès la saison passée au Radiant-Bellevue. Un roman qui a fait le tour du monde.Histoire touchante jouée en hébreu et en arabe en Israël. Un émouvant solo de l’auteur.

Je t’ai laissé un mot sur le frigo / Radiant-Bellevue / 8 fév.
De Alice Kuipers. Mise en scène Pascale Osterrieth. Avec Michèle Bernier et Charlotte Gaccio. Une conversation mère-fille bouleversante et poétique. Quelque part au canada, une toile blanche en fond de scène. un duo mère-fille pleine tendresse et de connivence. Michèle Bernier et Charlotte Gaccio photo © DR.

Journal d’un disparu / TNP / 8-11 fév.
De Leos Janacek. Mise en scène Ivo van Hove. En tchèque surtitré. Cette oeuvre raconte l’hstoire dun jeune paysan qui, épris d’une jeune tzigane nommée Zefka, s’exile de son village et daisparait dans « la nuit du désir ». Une réflexion sur la liberté et l’identité. Sans oublier une résonance personnelle de l’auteur sur l’amour. Musique Annelies Van Parys, avec une mezzo-soprano, un ténor et un pianiste.

Darius / Théâtre Tête d’Or / 13-14 fév.
De Jean-Benoît Paricot. Mise en scène Anne Bouvier, nommée aux Molière. Avec Clementine Célarié et Pierre Cassignard. Claire chercheuse au CNRS propose à Paul, un « nez » de créer des parfums uniques, destinés à son Darius passionné de voyages. un voyage à travers les sens tendre et émouvant , bien interprété. Photo Clémentine Célarié et Pierre Cassignard © Ludovic Baron.

Au secours ! les mots m’ont mangé / 20 fév.
De et lu par Bernard Pivot. Mise en scène J-P. Bazziconi. Le livre de Bernard Pivot est amusant, intéressant, pertinent, tout-à-fait dans l’air du temps. On imagine facilement Bernard Pivot, inventif et malicieux, faire vivre sur scène, avec vivacité et drôlerie son texte… »Ces mots qui nous grignotent, qui nous avalent » comme il le dit !

Venise n’est pas en Italie / Radiant-Bellevue / 26 fév.
Ecriture et mise en scène Ivan Calberac avec Thomas Soliveres qui incarne plus de 12 personnages. Un ado né dans une famille inclassable et d’un voyage initiatique et rocambolesque.

Mariage et Châtiment / Radiant-Bellevue / 27-28 fév.
De David Pharao. Avec un tandem d’acteurs irrésistibles Daniel Russo et Laurent Gamelon. Et aussi Delphine Rich. Le metteur en scène Jean-Luc Moreau, déroule avec finesse les ressorts du mensonge dans le couple. L’écriture et le jeu des comédiens fait basculer la tragédie en comédie élégante et brillante.

Le Chant de l’oiseau amphibie : TNP / 28 fév.-10 mars
Texte et mise en scène Wadji Mouawad. Spectacle en arabe, hébreu, anglais, allemand, surtitre. Dans les luttes fratricides et guerres civiles, il n’existe aucune réalité qui puisse dominer l’autre. Comme par exemple celle d’écrire aussi les douleurs de l’ennemi.


 Liens

* Théâtre des Célestins – Tél. 04 72 77 40 00 – www.celestins-lyon.org

* TNP Villeurbanne – 04 78 03 30 00 – www.tnp-villeurbanne.com

* Théâtre Tête d’Or – Accueil 04 78 62 96 73  – www.theatretetedor.com

* Théâtre de la Croix-Rousse. Place Joannes Ambre 69004 Lyon –  Tél. 04 72 07 49 49 – www.croix-rousse.com

* Radiant-Bellevue-Caluire – Tél. 04 72 10 22 19 – www.radiant-bellevue.fr

* Les Ateliers – Tél. 04 78 37 46 30  – www.theatrelesateliers-lyon.com

* Les Subsistances- www.les-subs.com

* TNG Théâtre Nouvelle Génération – www.tng-lyon.fr