L’Agenda Culturel de la Métropole Lyonnaise – 8ème année
L’essentiel en danse, musique, opéra, jazz, théâtre et musées & supplément voyages
N°23 – Automne/Hiver 2015 – Septembre – Octobre – Novembre – Décembre

 

VOYAGES

 

Les tendances de l’automne/hiver 15/16

 

1/ Lyon-Newsletter.com. Qu’elles sont les destinations les plus demandées pour l’automne /hiver 15/16 ?
IMG_0541Sandra Lemasson. Attachée de presse de Chamina Voyages. Agence de trekking spécialisée dans les îles et le Chemin de Compostelle. Avec un choix pertinent de lieux, d’itinéraires et un bon rapport qualité prix.
« Via Compostela, est très prisée en ce mois de septembre, belle période pour randonner. En France, Les Calanques et le Massif des Maures. En Europe, l’Italie continentale : la Toscane, et les Cinq Terre sur la côte de Ligurie. En long Courrier, l’île de la Réunion est ce que l’on vend le mieux, mais pas en automne. En hiver, c’est la Guadeloupe ».

S.bigotjpgSéverine Bigot est directrice de l’agence Asia de Lyon. Agence de voyage spécialisée dans les voyages de qualité sur l’Asie et le Pacifique. Avec une sélection intéressante et à des prix raisonnables de voyages « en liberté », à deux avec guide, chauffeur et voiture particulière.
« Les réservations ont bien démarré pour cet automne/hiver 2015/16. En vedette, toujours le Vietnam, souvent combiné avec les temples d’Angkor au Cambodge, mais aussi la Birmanie qui séduit toujours plus depuis son ouverture il y a bientôt 3 ans, et le Sri Lanka, petite pépite concentrée de sublimes paysages verdoyants, creuset d’histoire et de culture bouddhiste, le tout ourlé de plages sauvages. Le Japon fait également un retour très remarqué avec ses érables jaunes/orangés en octobre/novembre. Sans oublier l’Australie et la Nouvelle Zélande qui ont toujours le vent en poupe ».

2/ Constatez-vous un intérêt nouveau ou un recul pour les voyages culturels ?
S. L. « Non pas particulièrement, mais la plupart des destinations que nous vendons ont avant tout été choisies pour le potentiel nature qu’elles offrent à nos randonneurs. L’aspect culturel vient donc en complément mais n’est pas le premier critère, sauf pour certaines gammes comme nos City Trek. L’aspect culturel et historique est aussi prédominant pour l’itinéraire de St Jacques de Compostelle, qui recueille sans cesse un engouement grandissant ».

S. B. « Nous notons cependant que les français recherche cette année, plus que précédemment, des vacances reposantes et opteront ainsi plutôt pour des séjours balnéaires avec la Thaïlande en tête, les Maldives, puis l’Indonésie douce ou Oman la raffinée brute, plutôt que des circuits culturels trop rythmés. Une exception à la règle : l’Iran qui accueille à nouveau des visiteurs étrangers qui s’y ruent avec empressement faisant grimper le niveau des prix.
Certaines destinations sont parfois délaissées ou oubliées du grand public, sans raison. La Jordanie, qui a tant à offrir mais souffre de la mauvaise image de ses voisins alors que la destination est sûre. Quelle magie de découvrir Pétra ou le Wadi Rum sans les foules ! L’Ouzbékistan sur les routes de la soie, via les mythiques Khiva et Samarcande, les steppes sauvages de Mongolie ou la nature préservée du Laos ».

3/ Quelle est votre, ou vos nouveautés de l’automne-hiver ?
S. L. « Nouveauté pour le Nouvel An. Réveillon en Périgord, douceur du climat et gastronomie plus de belles randonnées en vallée de la Dordogne. Au pays basque, réveillon autour de dégustation de vin et de tapas, basé dans un hôtel muni d’un spa pour la remise en forme. Avec une Randonnée côtière et deux à l’intérieur des terres permettant la visite de villages typiques comme Iholdy et la chapelle d’Ascombéguy. En moyen et long-courrier : Trail du Cap Vert, sur les îles de Sant’Antao et Sao Vicente ».
S. B. « Enfin, à noter qu’Asia ouvrira les portes d’une nouvelle destination à partir de Septembre 2015 : l’Arménie ! Et a également créé de nouveaux circuits exclusifs et hors des sentiers battus en Chine, en Inde, en Indonésie. »

 Hervé Ollagnier, est directeur général délégué d’Atalante. « L’agence, qui va avoir 30 ans en 2016, est le 4° spécialiste français de la randonnée et du trekking. La société opère sur 60 destinations avec 6000 clients par an. Le siège est à Lyon, quai Arloing. Les tendances se divisent en deux groupes. Courts et moyens courriers (1000 à 1500 €). Les îles de la macaronésie : Açores, Madère, Canaries et Cap Vert. Et aussi les pays nordiques : Finlande, Laponie avec balades en raquettes et chiens de traineaux. En longs courriers, (2500 à 3000 €), les îles avec du soleil et du dépaysement. Cuba, et la Réunion marchent très fort, le Sri-Lanka aussi. La Birmanie, pour le dépaysement ». Beaucoup de nos clients partaient dans le désert, interdit désormais, il a fallu trouver des alternatives comme la Namibie. Un de nos best-sellers est « Viva Cuba », un voyage équilibré, qui donne un bonne aperçu de la complexité et de la diversité du pays. Un regret que les voyageurs délaissent un peu les beaux et intéressants pays musulmans, que sont Pétra, Oman et l’Ouzbékistan, pourtant annoncés comme sûrs par le site Conseils aux Voyageurs du Ministère des Affaires étrangères. Et on a encore des voyageurs prêts à dépenser 5000 € pour aller en Patagonie ».

Pour en savoir plus

Chamina Voyages : www.chamina-voyages.com .
Asia : www.asia.f        
Atalante : www.atalante.fr

 Conseils aux Voyageurs, le site du Ministère des Affaires Etrangères. Conseils aux Voyageurs vise à faciliter la préparation et le bon déroulement de votre séjour à l’étranger. Il est fortement recommandé de suivre les conseils. Le site est très complet, il donne les informations indispensables : us et coutumes, lois du pays, formalités, passeports, visas, santé, risques sanitaires, virus, épidémies, sécurité, évolution des conditions de sécurité, menaces d’attentats et infos de dernières minutes actualisées régulièrement. Cartes des pays et des zones à risques par pays. Et aussi l’inscription sur Ariane, un fil de sécurité. Ariane vous permet, lorsque vous effectuez un voyage ou une mission ponctuelle, de vous signaler gratuitement et facilement auprès du ministère des Affaires étrangères. Le site rappelle plein d’informations basiques et de détails que l’on a tendance à oublier.  www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/‎


 

Destination proche

Cinque Terre : villages intacts et vignobles millénaires inscrits à l’Unesco

Les « Cinque Terre », ce sont cinq villages de la Riviera Ligure : Monterosso, Vernazza, Corniglia, Manarola et Riomaggiore. Ils sont authentiques, ils sont enchâssés à l’embouchure de vallons étroits ou perchés sur des promontoires. Ils sont dominés par des vignobles en terrasses millénaires soutenues par des pierres sèches qui représentent un travail gigantesque et permanent. Ils produisent un vin blanc et un vin liquoreux le Sciacchetra, réputés. Ils sont reliés par des sentiers séculaires d’altitude qui traversent des forêts de pins maritimes, de pins d’Alep, de chênes liège et de chataîgners. Ils sont bordés de romarin, de thym, de lavande, d’agaves et de figuiers de Barbarie. Ils ne sont accessibles que par des routes de montagne dangereuses et étroites. Ils n’ont presque pas de parking. Ils sont reliés surtout par le train. Ils ont des petites gares coincées entre deux tunnels.

5terres vinsAuthentiques, chaleureux et dominés de vignobles millénaires
Ils ont ainsi été longtemps préservés d’un tourisme envahissant et d’une urbanisation excessive. Ils sont si proches et pourtant méconnus des français, mais pas des américains, des canadiens, des belges, des hollandais, des allemands et même des japonais ! Ils ont été inscrits en 1997 sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco sur la base des critères suivants. Une période médiévale significative dans l’histoire humaine. Un établissement humain traditionnel. Des vignes, des oliviers, des pêcheurs et des villages originaux. Un échange d’influences terrestres et maritimes. Des découvertes panoramiques de grande valeur patrimoniale.

Monterosso1601- Le village fortifié de Monterosso
On est immédiatement frappé par l’air de vacances qui règne ici. Ce bourg médiéval est directement en bord de mer. Les rues sont colorées avec de belles boutiques. Sur une placette on trouve côte à côte une église du XVII° s. et une chapelle rayées de marbre blanc et noir. La marina avec sa crique accepte quelques barques. De l’autre côté d’un court tunnel piéton, s’étend une belle plage de sable gris bordée de villas récentes, où l’on se baigne jusqu’en octobre. Depuis la plage de Monterosso on aperçoit en enfilade les quatre autres villages.

 

Vernazza3202 – Les hautes maisons colorées
de Vernazza

Il faut arriver à Vernazza, par le sentier d’altitude qui traverse les vignobles. La descente du GR est vertigineuse et le panorama saisissant de beauté. Les hautes maisons jaune et ocre sont agglutinées autour d’une anse bien protégée par une digue, où les barques peuvent rester à flot. La typique église romane ligure Santa Marguerita d’Antiocha, fait contrepoint à la tour génoise qui domine le village. Vernazza est le plus visité des cinq villages. Les touristes se pressent dans les restaurants qui se jouxtent. Le village mérite le détour. Après la visite, si vous manquez de courage pour continuer à pied sur Monterosso, prenez le bateau-navette et en un quart d’heure vous serez arrivés. Après la visite et un autre quart d’heure en train vous serez de retour à Corniglia.

Corniglia3203 – Le plus central, Corniglia,
isolé sur son rocher

Corniglia est le plus central des cinq villages et le meilleur point de départ pour randonner et revenir en fin d’après-midi par le train. Sur son rocher au dessus de la mer il est aussi le plus authentique. Les étroites venelles sombres ont encore leur aspect médiéval. Les rares boutiques ont conservé un cachet d’antan. Assis sur les seuils des portes, ou installés sur les terrasses des cafés, les vieux discutent inlassablement. La cloche de l’église égrène toutes les heures, même la nuit, comme autrefois. La tranquillité a un prix. Les 375 marches à grimper depuis la gare sont dissuasives pour plus d’un ! Les touristes sont peu nombreux hors saison. Ici les gens sont absolument charmants !

Manarola3204 – L’ocre somptueux de Manarola
au soleil couchant

Partir de Corniglia le matin monter haut dans les vignes, prendre le GR bien balisé rouge et blanc, qui suit les courbes de niveau. La traversée des vignobles en terrasses est magnifique et l’arrivée sur le village de Manarola, qui s’enroule au fond d’un vallon est saisissante. C’est de loin, la plus belle randonnée à faire dans ces Cinque Terre. Le village est ancré sur un roc, en avancée sur la mer. Au coucher de soleil, les maisons prennent des teintes ocre sombre. Au coucher de soleil, la vue sur Manarola depuis Corniglia est superbe.

 

Riomaggiore3205 – La rue centrale
et le petit port de Riomaggiore

Ce bourg médiéval, aux hautes maisons jaune vif ou ocre rose ou rouge et aux volets vert sombre, a beaucoup de charme. Tout est coquet, propre et bien entretenu. Les passants vont et viennent, un peintre de rue fignole des miniatures, des jeunes filles dégustent des gelati. Des barques des pêcheurs sont amarrées à des bouées ou sont remontées à sec dans la rue centrale car le petit port est trop petit et mal protégé. Les sentiers et le train passent en plein centre du village. Voilà un lieu où il est agréable de flâner.

Portovenere320Détour par Portovenere, décor de carte postale
Quittez pour une courte journée les Cinque Terre. Prenez le train de Corniglia à La Spezia, puis ensuite le bus urbain jusqu’à Campiglia. De là, descendez pendant deux heures sur un étroit sentier à flanc de falaise et vue plongeante sur la mer, jusqu’à Portovenere.
Le cheminement depuis la cote 351m jusqu’à la mer, est absolument splendide et unique. Vous entrez alors dans le « Parco Naturale Regionale di Portovenere ». Vous passerez à côté des ruines de la citadelle. Certaines maisons et ruelles étroites sont très anciennes, entrecoupées de petites boutiques et d’étroits restaurants. Portovenere est doublement protégée par la citadelle, qui le domine et par l’église San Pietro qui se dresse fière, un peu à l’écart, comme une sentinelle à l’entrée de la passe de l’île Palmaria juste en face. Ce petit port de pêche, largement ouvert sur la rade de La Spezia, a inspiré les poètes anglais Lord Byron et Shelley. Lord Byron, excellent nageur, venait plonger juste à côté de l’église San Pietro. Shelley travaillait au poème Le Temple de la Vie, lorsqu’il mourut en mer, lors d’une tempête dans le golfe de La Spezia. Portovenere a un réel cachet. Les façades des maisons, les barques à quai, les reflets dans l’eau, forment un tableau parfait.

Portofino320Escapade à Portofino, le Saint-Tropez italien
Situé plus à l’Ouest, Portofino était déjà connu des Romains, il devint successivement propriété des moines de l’abbaye voisine et puissante de San Fruttoso, de la République de Gênes et du Royaume d’Italie. Des rois, des papes, des visiteurs célèbres y sont venus. François 1er, Richard 1er, Lord Carnavon, Guy de Maupassant, etc. Et maintenant des people, des VIP et des artistes.
Les façades colorées de la Piazetta et du petit quai qui se reflètent dans l’eau turquoise, les nombreuses boutiques de luxe, les restaurants chics, la clientèle aisée, en font le Saint Tropez italien. L’église paroissiale Divo Martino toute de marbre blanc, au plafond peint et aux chapiteaux de colonnes dorées à la feuille, reflète assez bien l’opulence de la station. L’anse est si petite que seules les barques des pêcheurs sont à quai, les beaux voiliers sont au mouillage. Le dédale de ruelles du petit centre ville est dominé par de belles propriétés aux magnifiques parcs ombragés qui isolent Portofino dans une écrin de verdure. Le château Brown, une forteresse de type romain possède des jardins typiquement méditerranéens et des terrasses qui surplombent le port. Une ruelle romantique et pavée mène à la pointe du Phare. Portofino est à l’extrémité d’un promontoire transformé en parc naturel régional à la végétation luxuriante. Les nombreux sentiers de randonnées plongent en de superbes panoramas jusqu’à l’Abbaye San Fruttoso et au petit village de pêcheurs de Camogli. Depuis Corniglia vous prendrez le train jusqu’à l’élégante station balnéaire de Santa Magherita Ligure, puis ensuite un bus urbain jusqu’à Portofino. Ne pas venir en voiture, le parking est hors de prix !

Un territoire côtier exceptionnel
« Ce territoire côtier ligurien qui s’étend des Cinque Terre à Portovenere est un paysage culturel de grande valeur panoramique et culturelle. La forme et la disposition des petites villes et le modèle du paysage environnant, surmontant les désavantages d’un terrain escarpé et irrégulier, marquent les jalons d’une occupation humaine continue dans cette région au cours du dernier millénaire. » Nous dit l’Unesco. Le décor unique de villages médiévaux, la difficulté d’accès, les randonnées à flanc de vignobles, et les liaisons faciles par le train, sont les quatre atouts majeurs de ce site exceptionnel.»
Période : septembre, octobre, novembre, mars, avril, mai. Voyage réalisé avec Chamina-Voyages : www.chamina-voyageshttp://www.chamina-voyages.com et mis en ligne à l’automne 2012. Texte et photos © J-P.Doiteau.


Destination lointaine

Vietnam. D’Hanoï à Ho Chi Minh ville
en passant par Hué et Hoï An

 

viet hanaoi650

Hanoï, grouillante, active, triste, mais intéressante
Les magasins sont ouverts tard. Les commerçants bavardent en famille, font la cuisine, dînent, regardent la télé, consultent leur PC, rangent leur scooter dans leur magasin en attendant le client. Bref ils vivent dans leur boutique ! Le vieux quartier français est plein de charme. Le lendemain découverte de la pagode Tran Quoc sur un îlot du lac de l’Ouest, c’est dimanche une foule nombreuse et recueillie se presse pour faire brûler des bâtonnets d’encens dans un grand brasero et faire des offrandes en vrais et faux billets. Sur le quai, des pêcheurs lancent leur ligne munie d’un petit trident au lieu d’un hameçon. Devant nous, un petit vieux vient de ramener un beau poisson crocheté sur le flanc. Van Mieu, l’imposant temple de la Littérature, dédié à Confucius, mérite le détour. Le long des murs d’enceinte extérieurs des calligraphes réalisent de belles épreuves à l’encre de chine noire sur fond rouge. A l’intérieur un groupe folklorique de dames âgées vêtues de somptueux habits d’or présente une offrande aux dieux à l’ombre des arbres séculaires.

Viet Along terrestre650
Petit matin, nous partons à une centaine de km d’Hanoi voir la baie d’Halong terrestre. A Nin Binh une rivière sinueuse s’étale et se répand en larges méandres entre de hautes parois rocheuses et des pitons calcaires aux formes tourmentées. Une très agréable promenade en barque, à travers roseaux et oiseaux, nous change de la grisaille et de la pollution d’Hanoi. Nous passons sous des grottes pour aller d’un bassin à l’autre. La barque est vieille, le rameur casse une rame ! Marie-Claude et moi, nous prenons chacun une rame et le morceau de l’autre et rentrons à la pagaye, notre est fort rameur dépité !

Halong650Baie d’Halong, emblématique et brumeuse !
Trois heures de route nationale à 50km/h pour aller d’Hanoi à la baie d’Halong. Fastidieux ? Non pas du tout, au contraire ! Car c’est au bord des routes qu’est concentrée toute la vie des villages. D’abord le péage, un premier employé encaisse le billet, donne un ticket, un second 10 m plus loin le récupère. C’est pour empêcher la corruption. Nous dit-on. Postées sur les bas côtés des femmes vendent le pain posé sur le porte bagage de leur scooter. Car les vietnamiens se mettent peu à peu à manger du pain et il n’y a pas de boulangerie artisanale. Nous doublons successivement un scooter avec 4 personnes : le père, la mère et les deux enfants. Puis un autre avec deux cochons vivants les pattes en l’air sur le porte bagage. Et encore un autre avec des chats qui vont passer bientôt à la casserole. Marie Claude est horrifiée ! Dans les rizières à perte de vue, des femmes repiquent le riz, pliées en deux les pieds et les mains dans l’eau froide. Dur labeur, de toute une vie, pour deux récoltes seulement par an ! A côté, un motoculteur antédiluvien laboure dans 15 cm d’eau en éclaboussant. Parfois c’est encore un buffle qui tire la charrue.
Onze heures sur l’île de Hong Gai, nous embarquons dans la vedette du Victory Star, mouillé à quelques encablures du quai. C’est avec quatre ponts, la plus grande et la plus belle jonque de la baie. Elle est construite en bois exotiques avec un intérieur raffiné, on se croirait dans un palace. Les chambres sont superbes meublées en bois précieux, rideaux et jetés de lit en soie, le tout dans une harmonie jaune et marron et avec de grande baie vitrée donnant sur un balcon privatif. Départ immédiat. La navigation est très lente parmi les pitons épars. Puis la vedette du bord nous débarque sur un ponton, d’où nous partons dans une barque en bambou tressé à travers le village lacustre de Von Vieng. Dans la brume persistante Victory Star mouille l’ancre pour la nuit. Après un dîner dégustation raffiné, nous flânons sur le vaste pont supérieur, les feux voilés d’autres jonques venues mouiller autour de nous pour la nuit, émergent de la pénombre. L’atmosphère est étrange, magique, nous sommes bien au bout du monde ! Deuxième jour, la jonque se faufile lentement toujours dans la brume entre les pitons, les îles et les îlots, il y en a quelques 2000 dans la baie, et vient mouiller au pied de l’immense grotte de Sung Sot, que nous visitons derechef. Elle fût découverte par hasard par un pécheur se mettant à l’abri pendant un typhon et ouverte récemment au tourisme. Nous remontons à bord et à onze heures nous voici de nouveau au quai de départ. Cette mini croisière de 24 heures restera pour toujours un moment inoubliable ! Le site a été inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco en 1994. Retour directement sur l’aéroport d’Hanoi pour le vol du soir sur Hué, où nous arrivons une heure plus tard.

Viet Hue650Hué, ancienne cité impériale de charme
Cette ville de 400000 habitants est animée et vivante. Nous partons à pied jusqu’à l’ancienne cité impériale de l’autre côté de la Rivière des Parfums. Ce vaste ensemble carré entouré de hautes fortifications et de douves est bâti comme la Cité Interdite de Pékin. Des palais successifs, des maisons latérales, des galeries couvertes, un vaste parc. Nous déambulons à l’arrière du palais, dans les superbes jardins, à l’écart de la foule. Essayant d’imaginer la vie de la cour impériale de la dynastie des N’Guyen. Là ont dû se succéder jusqu’en 1945 des empereurs, des concubines, des eunuques et des militaires…
Les touristes asiatiques sont suréquipés en appareils photo numériques et se photographient parfois dans des poses les plus invraisemblables ! Sur la rive du fleuve nous partons sur un sampan, visiter la pagode Thien Mu de la Dame Céleste. Les deux frères vivent à bord. L’un, sur la promenade accroche les clients, l’autre pilote. J’ai tellement négocié le prix de la balade, qu’à peine au milieu du fleuve, il sort d’un grand coffre toute une série de vêtements qu’il voudrait nous vendre en compensation. J’achète une superbe chemise en soie noire pour 6 dollars. Il est content, car bien que ce soit la haute saison, il y a peu de clients cette année. L’hôtel Asia est situé Pham Ngu Lao Street, dans la rue la plus vivante de Hué.
Le soir la rue s’anime, les boutiques proposent, pour une fois, un bon choix de vêtements et d’accessoires en soie. Marie-Claude achète de superbes foulards en soie et cachemire à des prix dérisoires. Les magasins regorgent de copies de marques de luxe, à petit prix et de qualité médiocre. Mais gare à la douane ! A l’arrivée à Roissy, la douane volante, ils étaient quatre en civil, a interpellé un couple de voyageurs repérables à leurs valises Vuitton, juste devant nous ! Avec une demi douzaine de restaurants dans la rue, nous n’avons que l’embarras du choix pour dîner. Nous choisissons Ngoc Anh pour ses plats locaux.

Hoi AN320Hoï An, authentique et estivale
Avec notre chauffeur privé, nous voici en route dans une belle Mazda 6, vers Hôi An. Toujours beaucoup de folklore sur les routes. Alors que nous dépassons déjà des cyclos et scooters, des bus rapides rouge bondés nous doublent à toute vitesse, à grands renforts de coups de klaxons, en roulant carrément à gauche. Tout le monde est habitué, mais il est quand même difficile de s’y faire. En plaine il fait grand soleil, après une longue montée nous arrivons au fameux Col des Nuages, dans la brume. Les restes d’un vieux fort français marquent le col. Il fait la transition avec le Nord et le Sud. Hanoï est à 800 km et Saïgon à 900 km. Dans la descente nous apercevons de belles plages. Arrêt dans un atelier de sculpture, au pied de la montagne de marbre. Des enfants y travaillent poncent et polissent. Nous traversons Danang, ancienne base américaine, port et vaste ville de plus d’un million d’habitants. Nous visitons le petit musée de l’ancienne civilisation Cham, jadis hindouiste, aujourd’hui musulmane, qui expose quelques sculptures parmi les plus intéressantes d’Asie du Sud-Est.
Une demi-heure plus tard, nous arrivons à Hoï An. L’Ancient House est installé au bord d’une petite rivière à 10 minutes à pied de la vieille ville. La navette d’hôtel est à notre disposition, nous partons directement à la plage de Cua Dai, à 5 km de là. Agréables moments de détente dans une eau à 27° après toutes ces pérégrinations dans le Nord du pays plutôt frais en ce moment, fin février. Les pêcheurs ont hissé sur la plage, leurs curieux tchung chai, bateaux ronds en bambou tressé, enduits de poix, que n’importe quel occidental serait bien incapable de faire avancer droit !
Hoï An est un ancien comptoir, jadis florissant, classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Les somptueuses maisons bourgeoises ont gardé un vrai cachet ancien. Elles sont toutes sur le même modèle : une maison, une cour, une maison, une cour. Elles « traboulent » d’une rue à l’autre. La plupart sont classées. Les visiter ou flâner dans les rues piétonnes parmi les boutiques, les galeries d’art, les cafés et les restaurants est une vraie détente. Pause autour d’un thé au gingembre dans l’avant maison du café Tam Tam. Il règne ici, sous la chaleur retrouvée, une atmosphère de vacances. Nous observons le va et vient. Les Vietnamiens sont charmants, souriants, toujours habillés correctement. De même que les nombreux touristes asiatiques coréens, japonais, chinois, thaïlandais. Par contre certains touristes européens et américains tranchent avec leurs tenues débraillées.
Hoï Han est ville la plus visitée du Vietnam. Le marché est un enchevêtrement avec un brouhaha millénaire indescriptible. Des vieilles au chapeau conique traditionnel, amènent leur pêche sur un sampan. Elles vivent à bord, le linge sèche à côté des poissons ! Absolument typique ! Excellents plats locaux au petit restaurant Mai Vang.

Vietnam saigon650Ho Chi Minh ville, trafic dense, business et hôtels mythiques
Une nouvelle heure de vol plus tard, nous atterrissons à Ho Chi Minh ville. Après avoir traversé des banlieues interminables, roulé sur des périphériques en construction, vu des maisons pouilleuses au bord d’un canal et zigzagué entre les cyclos et des scooters, nous arrivons enfin au centre ville. Ho Chi Minh ville, ici tout le monde dit Saigon, a huit millions d’habitants, voire plus ! Dans le centre, le décor change. Voici de belles avenues, d’anciennes maisons coloniales et de somptueux buildings qui s’élèvent haut dans le ciel. Nous sommes à l’Asian Ruby, un hôtel tout en hauteur, installé dans une petite rue à deux pas du centre névralgique de Saigon. Devant nous : l’Opéra (1900), la Cathédrale (1883), la poste centrale (1886 verrière de Gustave Eiffel), les hôtels Caravelle et Continental (1880), tous construits par les français. La large avenue Le Loi et la rue Dong Khoi, ancienne rue Catinat, avec leurs boutiques de luxe et leurs grands hôtels complètent ce quartier.
Le marché Bin Tay est lui aussi très couleur locale, ici on ressent la relative pauvreté de la majorité des habitants, bien qu’on soit dans la capitale économique du pays. Aller flâner sur les quais du port est une aventure, car il faut traverser l’avenue, et le trafic est dense et le piéton est minoritaire, il faut se lancer.
Mais c’est le soir que Saigon a le plus de charme. Nous nous devons d’aller boire un verre sur la terrasse du toit du mythique Hôtel Rex, tandis que les néons de la ville s’allument peu à peu. Le lendemain c’est sur la terrasse du toit du Majestic (1920), au bord de la rivière de Saigon. Ambiance nostalgique d’un passé révolu. Nous buvons une Tiger pression et une « 333 » en bouteille.
Les ferries déversent à chaque rotation, leur lot de scooters, tandis que les derniers remorqueurs mènent leurs barges à des quais lointains. Des gros bateaux restaurants de croisière d’un soir, attirent le client avec leur grands pavois illuminés. La vedette de la police patrouille. La vie sur la rivière de Saigon, s’arrête t-elle ?
En voiture pour une sortie sur le Mékong. Cette riche région agricole est traversée de centaines de canaux. La pagode de My Tho est la plus ancienne du delta. Un bonze frappe le gong tandis que les fidèles se mettent à genoux. Un immense bouddha a été bâti l’année dernière, double symbole de la foi et du développement économique. Nous embarquons sur un sampan à moteur pour l’île de Ben Tre. Balade écologique à pied et en charrette, à travers vergers et plantations, dégustation de fruits, déjeuner local de poisson éléphant, balade en barque sur un arroyo. Sur le Mékong principal, de vieux remorqueurs tirent d’énormes barges de sable. Ici la vie est intense.
«Les français sont bien vus au Vietnam, ils ont construit des routes, des ponts, des hôpitaux, des bâtiments publics et ils nous ont laissé la culture. Les américains, moins, ils nous ont ont laissé des métis !» Nous confie notre guide au moment de monter dans l’avion. Texte et photos © J-P. Doiteau.

 

Détours par Angkor et le lac Tonlé Sap

Angkorruines650Angkor, immenses et majestueuses ruines
Un coup d’avion depuis Saigon et nous voici au Cambodge à Siem Reap. A une dizaine de kilomètres de là nous allons voir les immenses ruines. C’est un vaste quadrilatère de 25 km x 20 km de côté et de 400 km2, presque 4 fois Paris, comportant une trentaine de temples plus ou moins restaurés ou en ruine. Nous sommes gâtés, notre guide Slum Bumpak est un ancien architecte. Il sait, mieux que quiconque, nous faire apprécier les subtilités et merveilles architecturales de ces temples. Un voyageur chinois Zhou Daguan, venu ici dans les années 1296 a laissé un récit de son passage. C’était une ville de près de 800 000 habitants, avec une garnison de 4000 militaires. Les maisons étaient en bois. Certaines très riches comme le palais du roi avaient les châssis des fenêtres et les hampes de dais garnies de feuilles d’or. Seuls subsistent actuellement les temples. Ils ont bien résisté à l’assaut des guerres, mais mal aux outrages du climat tropical. On ne sait presque rien de la civilisation et de la religion disparues. On ne peut qu’imaginer. D’où ce pouvoir de fascination qui attire tant les visiteurs du monde entier.
Angkor Thom est la dernière des cités royales du plus grand souverain bâtisseur de l’Empire Khmer, Jayavarman VII. Cette ville fortifiée en carré de 3 km de côté, est le centre géométrique de tout l’ensemble. Ici, se trouvent quelques uns des joyaux d’Angkor. Bayon est un « temple montagne », avec une tour de 45 m de haut ornée de quatre visages, qui domine le tout. De merveilleux bas reliefs, finement sculptés dans la pierre courent tout au long des murs de l’enceinte. Nous nous passons sur une terrasse intermédiaire au deuxième niveau parmi les petites tours, les statues encastrées et les ruines. Moment rare. Baphuon a la forme d’une pyramide à degrés, mais se trouve en piètre état. Le palais royal s’étendait sur un espace considérable, prolongé par les terrasses des Eléphants et du Roi-Lépreux, en contrebas devaient se dérouler défilés, cérémonies, festivités et jeux. Pour certains, le majestueux temple-montagne funéraire d’Angkor Wat est le joyau absolu, un bijou d’architecture khmère. Avec 800m de bas reliefs extraordinaires. Il est aussi un lieu de pèlerinage bouddhique et hindou. Aujourd’hui il fait exceptionnellement très chaud, 39° à l’ombre d’après la météo de TV5 Monde. Nous retournons à l’hôtel nous détendre au bord de la piscine. Le lendemain nous partons à l’aube, seuls en tuk tuk (scooter avec remorque et deux bancs sous une armature métallique). Après 25 km d’une petite route de campagne, nous voici à Benteray Srei, le plus excentré et le mieux conservé des temples. D’habiles artistes ont ciselé dans le grès ocre-rose de magnifiques figurines, sculptures et colonnades, avec un talent inouï pour l’époque. L’ensemble petit et fort élégant, est dominé par de très grands arbres. Nous pensions être seuls, mais non, c’est encore trop tard, car les sites ouvrent à 5h30 ! Nous nous échappons autour des douves remplies d’eau où flottent quelques fleurs de lotus qui procurent une atmosphère propre au recueillement et à la méditation. A l’écart un bâtiment d’exposition tout neuf, rappelle les travaux des explorateurs, découvreurs et restaurateurs français qui, sous l’égide de l’Ecole Française d’Extrême Orient, ont tant fait pour Angkor. Au retour nous nous arrêtons au bord de la route pour voir les maisons sur pilotis, goûter un vin de palme, voir la fabrication de caramels et faire le plein d’essence avec un bouteille d’eau minérale…

Angkor240Ta Prom, le temple à la Indiana Jones
Ta Prom, est le temple le plus extraordinaire que nous n’ayons jamais vu ! Il a été laissé en l’état d’origine. D’immenses arbres, des fromagers géants et des kapokiers, le surplombent et l’enserrent de leurs racines tentaculaires. Nous cheminons dans un dédale indescriptible de pierres éparses obstruant les galeries, de lianes, de mousses, de lichens grimpant sur les bas reliefs. C’est tout-à-fait le décor d’un temple perdu d’Indiana Jones. A l’arrière du lieu, nous discutons avec un ingénieur indien qui surveille la restauration d’une terrasse . « Voyez dit-t-il. Cette tête de serpent naja qui finit la terrasse, nous l’avons restauré en 10 morceaux. On fait un insert en pierre à l’intérieur pour rigidifier le tout et on le colle avec de la résine epoxy, puis ensuite on colle les parements sculptés de l’extérieur avec des résines polymères. Oui mais on voit bien l’écart de couleur entre l’ancien et le nouveau. Revenez dans 5 ans nous répond-t-il, avec la chaleur et l’humidité vous ne verrez plus la différence !». Ce vaste complexe sacré d’Angkor daté du XII° s., inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco, est incontestablement l’une des plus belles merveilles du monde.
Retour à Siem Reap, charmante petite ville. Le marché et le vieux quartier colonial sont à 10 minutes à pied de l’hôtel, le Royal Bay Inn. Une promenade romantique au bord de la rivière nous conduit au marché et au vieux quartier colonial. Nous dînons au Red Piano, dans Pub Street, confortablement installés dans de grands fauteuils en osier tout en observant passer les badauds. Le lendemain nous déjeunerons plus raffiné chez Bapho Angkor.

Tonlesap2.650Lac Tonlé Sap, la tradition sans la modernité !
Le lac Tonlé Sap, à quelques kilomètres de Siem Reap est un phénomène de la nature. Il s’étire sur plus de 100 km de long et 5 à 30 km de large. Pendant la saison des pluies sous la pression du Mékong, l’eau remonte à contre courant, il déborde jusqu’à faire 4 fois sa surface. A la saison sèche, le lac se vide alors dans le Mékong. Ce va et vient régulier du courant le rend très poissonneux. Les berges sauvages sont une réserve de biosphère pour les oiseaux, les animaux et les poissons. Et les alluvions fertilisent le sol. Enfin c’est la plus grande réserve d’eau douce du sud-est asiatique ! Notre minibus cahote sur la piste en latérite. Nous nous éloignons de la nationale 6, et les villages sur pilotis sont de plus en plus rustiques. Pas d’électricité, des chars tirés par des boeufs, des animaux domestiques. Et toujours des cyclos et des scooters ! La piste s’arrête, nous montons dans une longue barque, prolongée d’un long axe au bout de laquelle est fixée l’hélice. Nous descendons la rivière. Des pêcheurs, dans l’eau boueuse jusqu’au cou, jettent leurs filets à la main. Des barques vont et viennent.
P1010341Halte pour visiter un village. Les maisons et la pagode en bambou, l’école en dur, la maison communale en dur, sont installées sur de haut pilotis. Un pêcheur aidé de voisins construit sa barque. Des crevettes rosissent en séchant au soleil au milieu de la rue centrale.
D’adorables enfants courent dans les rues. Des batteries sont posées sur le sol en attente d’être rechargées, car il n’y a toujours pas d’électricité ici. On se croirait revenus 50 ou 100 ans en arrière. Cependant à l’arrière plan se dresse une immense antenne pour les téléphones portables! Marie-Claude achète des cahiers et des crayons, la maîtresse les remet aussitôt aux enfants de la classe qui remerciement les mains jointes. Ah si nous avions su, nous aurions apporté plein d’autres choses ! Nous remontons à bord. Devant nous un énorme vivier à poissons avance lentement, une barque tire, une autre pousse. Notre longue barque a de la peine a se frayer un chemin dans les méandres encombrés de barques de la rivière. Et puis voici le lac à l’horizon infini. Sur notre droite des pêcheries. Devant nous un village lacustre habité de pêcheurs. Un groupe d’hommes construit une nouvelle habitation flottante à l’aide de longues perches en bambou. Un pêcheur jette son filet. Deux femmes passent en pagayant. Gestes immuables. Ici le temps s’est arrêté. Voyage réalisé avec Asia : www.asia.fr Mis en ligne en automne 2010. Texte et photos © J-P. Doiteau.

 

Le Cap Vert est très demandé

Atalante 320Cap VertLes terres sont balayées par les vents, le climat est tantôt désertique (Sal), tantôt tropical (San Antao), et encore différent sur les autres îles. L’eau est rare, les ressources du sol inexistantes, l’agriculture suffit à peine à nourrir ses habitants. Les structures sont minimes. Le pays est très pauvre et vit du tourisme et en partie de l’aide humanitaire. L’émigration est constante. Mais les habitants ont su jusqu’à maintenant préserver leurs traditions, leur identité et leur musique ! Les îles sont très différentes les unes des autres. Rien que pour cela elles valent le voyage.
Le Cap Vert se découvre aussi bien « en liberté », un voyage inter-îles qu’en « trek itinérant » sur San Antao. Une île authentique au cour de régions reculées à la végétation sub tropicale. Arbres à pain, bananiers, cannes à sucre et manguiers garnissent les terrasses des ribeiras. C’est une immersion au cour d’une nature encore préservée. C’est une île d’un autre temps, et le dépaysement y est total ! Et pour le randonneur c’est le bonheur avec ses sentiers bien entretenus et même parfois pavés, comme anciens colons portugais savaient si bien le faire.
Il faut aussi aller faire un tour sur l’île de Sao Vicente, flâner dans ses ruelles animées et son port aux ambiance métissées. C’est la capitale culturelle des îles.
Sal est l’île touristique par excellence. Des hôtels clubs se sont construits récemment le long de la plage. Ici, le vent n’a jamais de repos, l’alizé souffle en permanence, Santa-Maria est devenue un spot fameux de planche à voile et de kyte-surf. Somnolent dans la journée le village s’anime la nuit ! Le « grogue » enfin, fait jaillir les mélodies capverdiennes, comme celles de Cesaria Evora qui ont fait le tour du monde.
Le cône parfait du volcan de Fogo et les coulées de lave noires formant un décor chaotique exceptionnel. L’ascension du sommet 2829m attire les voyageurs. Mais il est déconseillé d’y aller seul et sans bonne condition physique. Le volcan Fogo est entré en éruption en novembre 2014. D’énormes coulées de lave ont fait d’importants dégâts matériels et détruit le village de Cha das Caldeiras. Obligeant les habitants à fuir leur village. Mais heureusement sans aucun mort. Quelle tristesse, ces gens n’avaient déjà pas grand chose. Maintenant ils n’ont plus rien ! L’activité du volcan est redevenue très faible à partir de février 2015. La meilleure façon d’aider les Capverdiens c’est d’y retourner. Photo Cap Vert © Atalante.