N°20 AUTOMNE-HIVER 2014/15

Théâtre

Septembre - Octobre - Novembre - Décembre - Janvier - Février 

 

Septembre

 

Monsieur Chasse, une comédie

enlevée et drôle et intelligente
Chronique flash. Une pièce de Feydeau où l’on retrouve le trio habituel : le mari, la femme et l’amant, plus quelques autres. Le mari dit qu’il va à la chasse... Enfin, c’est ce qu’il dit. L’amant séduit la femme. Mais rien ne se passe comme prévu. Il s’en suit toute une série de situations emberlificotées et indéfendables, jouées par des personnages hauts en couleurs. Tout l’art des acteurs du boulevard, c’est de rendre crédibles les mensonges les plus éhontés. De savoir rebondir avec aplomb dans les cas les plus invraisemblables. De se jouer des non sens et des quiproquos. Mais n’est pas acteur de boulevard qui veut. Les grands acteurs de cinéma ne savent pas jouer du boulevard. Il faut de la vivacité d’esprit, du savoir faire et du talent. Et les sept acteurs de ce soir en ont ! Monsieur Chasse a été jouée plus de 200 fois ! C’est une pièce très difficile à monter, car Feydeau avait déjà tout prévu et codifié la mise en scène. Voilà donc une mémorable partie de chasse transformée en plaisante comédie. JPD. Photo © DR. Théâtre Tête d’Or du 16 septembre au 18 octobre. Et du 4 au 16 novembre.

 

Octobre

 

Philippe Torreton / Leprest
Lecture. J-R. Pouilly, l’auteur, a imaginé un récital Leprest pour faire entendre la force poétique des textes et la fulgurance de l’écriture d’Allain Leprest. Philippe Torreton est accompagné par Edward Perraud, génial percussionniste. Radiant-Bellevue le 2 octobre.

 

Les jubilatoires fourberies de Scapin
Chronique flash. Le théâtre de Molière est vivant et éternel. Il revit à chaque nouvelle mise en scène. Celle de Laurent Brethome est à l’image du héros de la pièce: inventive et tonique. Il sait mêler vieux bourgeois grippe-sous, amoureux éperdus et loubards de banlieue, en tenues d’aujourd’hui. Le décor : un entrepôt sombre et enfumé, deux containers, et un petit bureau grillagé surélevé. Jérémy Lopez, de la Comédie Française, incarne un Scapin époustouflant de talent, de ruses et de fourberies. Les autres acteurs jouent juste. Il y a du rythme, du mouvement, de la bagarre, des coups, des exclamations. On rit beaucoup ! Mais tout le texte de Molière est là, avec ses belles tirades et la célèbre expression : « Qu’allait-il faire dans cette galère ? ». L’univers scénique complètement nouveau fait échapper aux écueils habituels des pièces trop connues. Une réussite jubilatoire.
A voir absolument. JPD.

Photo Philippe Bertheau. Théâtre de la Croix-Rousse du 7 au 11 octobre.

 

L’École des femmes, 352 ans et pas une ride !
De Molière. Mise en scène Christian Schiaretti. Chronique flash. "Il y a une discipline du théâtre. Et elle est dans la langue" dit Christian Schiaretti. Plus que dans toutes autres pièces, la saveur de l'Ecole des femmes est dans la langue et dans la diction parfaite des acteurs, qui savent si bien exprimer les rimes et traits d'esprits des vers de Molière. Mention toute particulière pour Robin Renucci et Jeanne Cohendy. Christian Schiaretti reprend régulièrement ses créations avec les comédiens de la troupe. Tout est donc parfaitement au point. Un régal à voir et à écouter, pour une pièce crée en 1662, qui depuis n'a pas pris une ride. JPD. TNP du 7 au 11 octobre.

TNP du 8 octobre au 7 novembre.

 

Fever / A la vie à la mort
Texte et mise en scène de Attilio Sandro Palese, librement inspiré du film « Saturday Night Fever ». L’enfant de l’époque (1976), revisite ses souvenirs auxquels le temps a rendu leurs vraies couleurs. Une coproduction Célestins/Théâtre de Poche Genève. Salle Célestine. Théâtre des Célestins du 7 au 17 octobre.

 

Phèdre mythologie et style, conte et réalité
De Racine, tiré de la tragédie d’Euripide, mise en scène Christophe Rauck.
Thésée, roi d’Athènes, tarde à rentrer. Phèdre, son épouse l’attend, rongée d’un mal étrange. Elle est éprise en secret d’Hippolyte son beau fils... Chronique flash. Des armures pendant des loges, un grand panneau-rideau mobile en trompe l'oeil, des fauteuils de style qui évoquent le XVII° s. Certains acteurs sont habillés actuels, d’autres non... On est dans un temps indéterminé. La brutalité du sujet est adoucie par la qualité des vers de Racine qui mêlent mythologie et style, psychologie et suspense. On est en permanence entre conte et réalité. Avec 7 acteurs pour un texte magistral. Un regret toutefois, si Phèdre (Cécile Garcie-Fogel) a un beau visage de tragédienne, sa diction parfois faible, nuit à la compréhension du texte. De même pour les deux autres actrices. Olivier Werner est un Thésée vigoureux et tonique. Un difficile exercice de style. JPD
Théâtre des Célestins du 8 au 17 octobre.

 

Traine pas trop sous la pluie.
Lecture. Dans un décor réduit à un simple pupitre, Richard Bohringer réinvente toute une vie d’écriture, de passions, d’amours et d’utopie. Un voyage au pays de sa mémoire, un road-movie destiné à l’Afrique, aux amis, aux femmes, à l’alcool, aux errances...Radiant-Bellevue le 14 octobre.

 

Arrange-toi
De Saverio La Ruina. Mise en scène d’Antonella Amirante. Création TNP. Vittoria, femme simple et dévote, vit dans un petit village de Calabre et, depuis qu’elle est devenue jeune fille, les regards des hommes du pays lui sont tombés dessus. Selon la volonté de ses parents, elle est mariée, « vendue ». À vingt-huit ans, elle a déjà sept enfants... Elle se révolte. TNP du 14 au 25 octobre

 

Brigitte Fossey lectrice ardente de Marguerite Duras
Chronique flash. Brigitte Fossey, beau visage d'actrice, dans un halo de lumière, est seule sur la scène sombre. Elle est la récitante de deux nouvelles de Marguerite Duras. "La mort du jeune aviateur anglais". Elle s'emporte, tantôt douce, tantôt en colère, contre la mort injuste, à vingt ans, du pilote, le dernier jour de la guerre. Puis elle enchaîne avec "Ecrire". Et raconte avec émotion et véhémence la solitude et les incertitudes du travail d'écriture. En retrait, sur la scène, Bertrand Degrémont est la voix intérieure de l'écrivain. Une lecture intimiste, toute en finesse, éblouissante de caractère. JPD. Photo © Jean-Jacques Chabert. Radiant-Bellevue le 16 octobre

 

 

 

 

 

Mon traitre
De Sorj Chalandon, adaptation et mise en scène Emmanuel Meirieu. Avec Jean-Marc Avocat, Stephane Balmino et Jérôme Derre. Deux monologues portés par des acteurs formidables qui jouent le journaliste et le traitre. Deux confidences, deux histoires personnelles sur fond d’histoires vraies. Photo © Mario del Curto. Théâtre de la Croix-Rousse du 15 au 19 octobre.

 


 

 

 

 

 

 

 

Maria Malibran. Vie et mort d’une diva.
Lecture par Eve Ruggieri accompagnée d’Isabelle Philippe soprano et d’Olivier Dauriat, piano. Eve Ruggieri raconte avec talent, avec des extraits chantés du grand répertoire des plus beaux airs du bel canto ! Théâtre Tête d’Or le 20 octobre.

 

Novembre

 

Novecento
Création. D’Alessandro Baricco. Mise en scène André Dussolier. Avec André Dussolier et 4 musiciens de jazz... Et des images. André Dussollier est un formidable conteur. Dans Novecento il marche, court vole sur la scène en tous sens. Il vit intensément son histoire et retransmet parfaitement les émotions, les jeux de mots et l'humour des situations. On se croirait dans le paquebot où vivait le pianiste Novecento, héros de la pièce. Sa diction est excellente et sa voix forte. On l'entend aussi bien au paradis qu'à l'orchestre. Il est accompagné de quatre très bons musiciens de jazz, tout particulièrement le pianiste Elio Di Tanna qui nous a joué des arrangements à la Jelly Rolly Morton (pianiste de la Nouvelle Orléans, période 1923-1941) à la perfection. JPD. André Dussolier photo © Gilles Vidal. Théâtre des Célestins du 28 octobre au 9 novembre.

 


Les Palmes de Mr. Schultz
Cette comédie tendre et scientifique retrace une tranche de vie de Pierre et Marie Curie, de leur rencontre en 1898 à la découverte de la radioactivité de l’uranium, puis du radium. Les Palmes de Mr Schutz. Il ne faut jamais hésiter à aller voir une pièce dont le thème semble à priori, un peu sérieux ou classique. Le plus souvent on a de bonnes surprises (voir plus haut dans cette page Les Fourberies de Scapin et l'Ecole des Femmes). Cette pièce tendre et scientifique est tout sauf triste. Les acteurs sont truculents, avec des réparties, de l'humour, des quiproquos, de l'émotion et de la compassion devant le manque de moyens des chercheurs. J'avais vu cette pièce en décembre 91, toute auréolée des 4 Molières obtenus en 90. On retrouve le même décor qu'il y a 23 ans, avec une mise en scène un ton plus gai et plus enjoué. JPD. Radiant-Bellevue le 4 novembre.

 

Menu : Plaisirs
Jean Lacornerie, le metteur en scène et Jean-Paul Fouchécourt se sont fait plaisir et ont fait plaisir aux plus anciens d'entre nous avec cet agréable tour de chant. Dix neufs chants d'opéra, d'opérette, plus quelques chansons gaillardes. J-P. Fouchécourt est un ténor d'opéra, reconnu pour ses interprétations du baroque. Il réussit aussi quelques tours de magie. Au piano Jamal Moqadem, nous a fait vibrer au sons d'airs célèbres, dont parfois on ne garde en mémoire que les paroles alors que les partitions musicales sont remarquables : Offenbach, Mozart, Francis Poulenc, Gabriel Fauré et Franz Liszt. JPD. Théâtre de la Croix-Rousse du 4 au 8 novembre

 

 

 

 

 

Monsieur Chasse, une comédie

enlevée et drôle et intelligente... Suite
Une pièce de Feydeau où l’on retrouve le trio habituel : le mari, la femme et l’amant, plus quelques autres.. Voir notre commentaire à Septembre. Photo © Lot.Théâtre Tête d’Or du 4 au 16 novembre.

 

 

Affabulazione
De Pier Paolo Pasolini. Mise en scène Gilles Pastor. Création TNP. Oedipe Roi de Sophocle raconte le meurtre du Père par le Fils. Affabulazione, le meurtre du Fils par le Père. La rivalité père fils. L’auteur explore avec les non-dits. Le Père fait un rêve ; un éclat de vérité vient le transpercer, le transfigure et l’hypnotise. Il est condamné à voir ce qui, jusque-là, était caché par le voile de la famille, de la réussite sociale et de l’ordre commun des choses. Avec 5 acteurs et la voix de Jeanne Moreau. TNP du 4 au 16 novembre.

 

 

Sonate d’automne

Du grand art. Pas de décor. Sur la scène, presque vide, juste quelques meubles, une table avec une nappe et un bougeoir, quatre chaises, un lampadaire à tablette, un canapé et un piano surmonté d'un grand spot. Il faut oublier le cadre pour se concentrer sur le beau texte d'Ingmar Bergman. La mère, Françoise Fabian, grande pianiste, revient chez sa fille, Rachida Brakni, sept ans après de tournées et de longues absences. Dès le début, au son d'un prélude de Chpoin, on sent naître une sourde tension entre la mère et la fille. Tout est suggéré. On est dans le non dit, entre gens bien élevés. Au fil de la pièce la tension monte, les souvenirs remontent, le ton se fait véhément, la fille adresse de lourds reproches à sa mère insouciante et dominatrice. Elles se disent, en vingt quatre heures, leurs quatre vérités. Les deux actrices ont repris au théâtre, les rôles à l'écran d'Ingrid Bergman et de Liv Ullman (1978). Elle nous ont fait partager avec justesse, émotion et talent, l'amalgame des sentiments, les attentes, les espoirs, les intransigeances, les désillusions et les cruautés d'une difficile relation mère-fille. Du grand art. JPD.

Radiant-Bellevue le 12 novembre.

 

 

Une Lucrèce Borgia époustouflante !
De Victor Hugo. Un décor ultra contemporain, avec un immense bassin rempli d'eau qui occupe toute la scène, sur lequel semblent flotter des petites plateformes mobiles. Une cinquantaine de spots sont installés aux trois murs. De grandes poutres métalliques suspendues aux cintres vont et viennent. Une immense enseigne lumineuse blanche "Borgia" fait une tache de lumière dans ce décor sombre et noir. La mise en scène de David Bobee, le son rock, le chant country de Butch McKoy, les danses hip-hop, les effets lumière rouge et or, les chocs visuels, le physique athlétique des acteurs aux accents de banlieue, nous avons là tous les ingrédients pour un drame exceptionnel. A cela s'ajoutent l'incroyable vitalité du héros Gennaro (Pierre Cartonnet) et de ses compagnons. Durant deux heures et demie, ils jouent à en perdre haleine avec des cris, des bagarres, des pirouettes, des éclaboussures. Thierry Mettetal est un Don Alfonse très convaincant. Béatrice Dalle a le rôle ingrat d'une Lucrèce, femme de pouvoir aux mains tachées de sang, face à un monde d'hommes très virils. Victor Hugo se retournerait sûrement dans sa tombe, mais voilà bien une pièce époustouflante. JPD. Lucrece Borgia photo © Arnaud Bertereau Agence Mona. Théâtre de la Croix-Rousse du 12 au 22 novembre.

 

 

 

Les Aiguilles et l’Opium
Texte et mise en page Robert Lepage. Avec un comédien à la fantaisie hors du commun : Marc Labrèche qui superpose les visions et les émotions. Les dépendances de J. Cocteau à l’opium et de Miles Davis à l’héroïne. Un spectacle envoutant. Théâtre des Célestins du 15 au 20 novembre.

 

 

Six personnages en quête d’auteur
De Luigi Pirandello. Mise en scène Emmanuel Demarcy-Mota. Seize interprètes donnent avec feu cette tragicomédie des erreurs sur la personne. Avec un je-ne-sais-quoi de fantomatique. Des personnages qui ne sont pas seulement en quête d’auteur, mais de la totalité du théâtre ; tout le théâtre doit se mettre à leur service, être vampirisé par leur existence, par leur inachèvement, par leur drame violent qui n’est même pas consommé. Photo © JL Fernandez.

TNP du 15 au 26 novembre.

 

Bigre
Théâtre burlesque. Trois personnages cohabitent et s’inventent des vies miraculeuses et poussent leurs rêves jusqu’au cauchemar, se réveillent, se cognent à la réalité de la vie. Ils crient, ils soupirent... Théâtre de la Croix-Rousse du 25 au 29 novembre.

 

 

Mensonges d’Etats
Londres, 1944. Quelques hommes vont faire chuter Hitler en orchestrant le plus grand mensonge de toute l’histoire de l’humanité. Comment les sentiments et la morale se confrontent à la cruauté sans scrupule de la guerre ? Est-il possible d’en revenir indemne ? Une pièce de Xavier Daugreilh avec Samuel Le Bihan et 6 autres acteurs. Radiant-Bellevue le 29 novembre.

 

 

 

Décembre

 

Platonov
Coproduction. D’Anton Tchekhov. Création collective dirigée par Rodolphe Dana. Avec Emmanuelle Devos et 11 acteurs. A la campagne une jeune veuve est accablée de dettes. Dans son entourage foisonnant s’agite un certain Platonov, simple instituteur de campagne. Une genèse touchante du théâtre de Tchekhov. Théâtre des Célestins du 25 novembre au 5 décembre.

 

 

Cabaret Brise-Jour

et autres manivelles
De Kurt Weill. L’orchestre d’hommes-orchestres, LODHO, a vu le jour au Quebec en 2001. Ils sont huit et savent tout faire. Sur une scène compacte ils présentent un capharnaüm hétéroclite de meubles et d'objets. poussette de bébé, tabourets, étagère encombrée de bric à bac, piano, contrebasse, guitare, instruments de musique bizarres, machines à écrire et à coudre... Plus une lampe de chevet qu'ils ne cessent d'allumer et d'éteindre. Ils chantent une quinzaine de chansons de Bertolt Brecht, de Maxwell Anderson et d'autres. Le style est déjanté, décalé, incohérent. Les paroles et sons sont parfois dissonants. Bref un humour au deuxième degré, un peu déroutant. JPD Photos © Guillaume D. Cyr. Théâtre de la Croix-Rousse du 2 au 4 décembre.

 

Oblomov
Par la Comédie Française. Pièce d’Ivan Gontcharov. Adaptation et mis en scène Volodia Serre. Avec Guillaume Gallienne et six autres acteurs de la Comédie Française. L’acteur prête son hilarante nonchalance à l’équivoque personnage d’Oblomov propriétaire terrien installé à Saint-Petersbourg, qui passe ses journées allongé sur un divan. Survient la belle Olga... 3 heures avec entracte. Théâtre des Célestins du 10 au 14 décembre.

 

 

Entrez dans la légende Lancelot du Lac

Après Joseph d'Arimathie, Merlin l'enchanteur, Gauvain et le Chevalier Vert, et Perceval le Gallois, Lancelot du Lac est la 5° pièce du Graal Théâtre de Florence Delay et Jacques Roubaud. Les metteurs en scène Julie Brochen et Christian Schiaretti ont utilisé toutes les possibilités techniques du TNP. D'immenses panneaux coulissants ornés de fresques médiévales, vont et viennent, en glissant. A chaque passage des acteurs apparaissent ou disparaissent comme par magie. Le décor est minimaliste. Les batailles sont suggérées plutôt que montrées. Les 21 acteurs sont en costumes d'époque. C'est un enchevêtrement de séquences tantôt animées, tantôt tendres. Des récitants sont là pour nous aider à comprendre. Cette version reflète-elle la vraie légende ? Allez savoir ? De toutes façons "Ce que dit le conte est vrai parce que le conte le dit". JPD

TNP du 11 au 21 décembre.

 

Solvo
Cirque. Inédit sur la scène des Célestins, le Cirque Bouffon nous offre une commedia dell’arte bohème rafraichissante de fin d’année. Anja Krips et Frédéric Zippelin sont d’anciens membres du Cirque du Soleil. Ils organisent une disgression foldingue pour sauver le monde d’une avalanche de nouvelles... Théâtre des Célestins du 16 décembre au 2 janvier.

 

Le Roi et Moi
Comédie Musicale. Composition Richard Rodgers et livret d’Oscar Hammerstein II. Chorégraphie originale Jerome Robbins. Direction musicale Karine Locatelli. Mise en scène Jean Lacornerie. Orchestre et Maîtrise de l’Opéra de Lyon. « The King and I » fut créée avec Yul Brynner dans le rôle du roi, puis adaptée au cinéma en 1956. Adaptée il y a deux ans avec la collaboration de l’Orchestre et la Maîtrise de l’Opéra de Lyon, la pièce a connu un grand succès. Elle revient. Décors colorés, chansons entêtantes et musiques brillantes. Photo © Jaime Roque de la Cruz. Théâtre de la Croix-Rousse du 16 au 28 décembre.

 

Comment vous racontez la partie ?
Texte et mise en scène de Yasmina Reza. Coproduction. Avec Zabou Breitman, Romain Cottard, André Marcon et Dominique Reymond. Au delà d’un texte sur la littérature, c’est une variation sur le dévoilement, les froissements psychiques, l’ambiguïté des rôles. Théâtre des Célestins du 6 au 17 janvier.

 

Joyeuses Pâques
Crée en 1982. Elle est passée à Lyon en 1984 au Th. des Célestins. D'autres versions furent réalisées en 2000 et 2011. La version actuelle de 2014 a été actualisée. Elle est mise en scène par Jean-Luc Moreau. Pendant le week-end de Pâques, sa femme s'étant absentée, le mari reçoit chez lui une charmante demoiselle... La femme revient inopinément. S'ensuit une suite de quiproquos, de mensonges éhontés, de pirouettes et de duperies verbales incroyables. Maaiké Jansen, est une redoutable femme trompée. Roland Giraud est le plus fieffé menteur qui soit. Et Camille Bardery est superbe et très futée ! Le parfait spectacle de fin d'année. Rire et bonne humeur assurée. JPD. Photo © PixelPro.

Théâtre Tête d’Or du 19 au 20 décembre et du 27 décembre au 23 janvier.

 

Un grand moment de solitude
Une nouvelle pièce écrite, mise en scène et interprétée par l’artiste elle-même, Josiane Balasko. Radiant-Bellevue le 26 novembre.

 

Divina, Amanda Lear, la nouvelle reine du boulevard
Une pièce de Jean Robert-Charrier, avec Amanda Lear. Aussi à l'aise sur la scène que sur les plateaux de télévision, Amanda Lear, nous a fait une remarquable prestation. L'une des égéries de Dali à Cadaques, est superbe dans des ensembles ultra chics de Jean Paul Gaultier. Elle incarne celle qui fait la pluie et le beau temps sur les écrans. De la hauteur, de la morgue, un aplomb incroyable et une langue de vipère inimaginable ! On se régale à la voir et à l'écouter. Claire Bartoli est une célèbre présentatrice de télé, qui apprend par la presse qu'elle est virée. Elle passe d'un beau bureau ultra design contemporain au studio ringard, d'une émission culinaire minable... Satire, électrochoc et péripéties. L'équipe des quatre autres acteurs est superbe, surtout le styliste exubérant et virevoltant ! Un très agréable divertissement. JPD.

Radiant-Bellevue le 12 décembre.

 

Le Bourgeon méconnu, mais de qualité
De G. Faydeau. Le Bourgeon est sans doute l'oeuvre la plus méconnue du maître du vaudeville. La comédie se passe dans un manoir breton, dans une famille catholique bigote, étriquée et ridiculement correcte, (pour l'époque en 1906). Et il est question de sexe ! Certes le sujet est un peu désuet, et la pièce un peu longue (2h30), mais le texte est de qualité. Le rire et les émotions se succèdent harmonieusement. L'intrigue se développe, on passe insensiblement du pur vaudeville à la comédie de moeurs. Comme si Feydeau voulait montrer qu'il est aussi autre chose qu'un auteur léger. Les onze acteurs, qui jouent une vingtaine de personnages sont formidables et la mise en scène tonique. L'héroïne, Anne Girouard est excellente. Les deux bigotes Sylvie Debrun et Nadine Berland sont impayables. Hier soir c'était la dernière d'une tournée dans toute la France. JPD. Radiant-Bellevue le 13 décembre.

 

 

 

 

Souvenirs d’un gratteur de têtes
Lecture spectacle. Bernard Pivot raconte ses vingt huit ans d’émissions littéraires. Il raconte avec verve, comment il se grattait la tête, non de perplexité, mais de curiosité et de passion de lire. Bernard Pivot © Paul Ronga.

Théâtre Tête d’Or le 15 décembre.

 

Janvier

 

 

En Roue Libre
Création et Production. De Penelope Skinner. Mise en scène Claudia Stavisky. Des personnages féminins invariablement en lutte pour s’extraire des pressions nominatives, par la chef de file des auteurs féminins de sa génération. Théâtre Les Ateliers du 7 janvier au 1er février.

 

 

Les Nègres
De Jean Genet. Mise en scène Robert Wilson. Quand la Cour accuse les Nègres d’un crime, ces derniers deviennent comédiens et offrent pour leur jugement une belle tragédie grotesque. Les Nègres comédiens, possédés par une fureur carnavalesque, se réunissent cérémonieusement dans un lieu clandestin pour jouer à la tragédie classique devant la Cour. Ils répètent pour la énième fois Le meurtre de la blanche et inventent alors la mort, la vie et l’amour. La Brasserie du TNP, photo © Christian Ganet.

TNP du 9 au 18 janvier.

 

 

Showtime
Comédie musicale. Direction artistique Mark Tompkins. Direction musicale Mathieu Grenier. Désopilante et tendre qui fait revivre les shows de Broadway. Paillettes, trucs en plumes, effets de jambes en danses et chansons. Photos © Raoul Gilibert. Théâtre de la Croix-Rousse du 14 au 18 janvier.

 

Répétition
Avec Emmanuelle Béart, Audrey Bonnet, Denis Podalydès, Stanislas Nordey, et la gymnaste Claire Zeller. Un spectacle grandiose reposant sur des éléments simples et essentiels. D’infinies réaction aux conséquences inattendues. Radiant-Bellevue du 22 au 25 janvier.

 

Février

 

Une nuit à la présidence
Jean-Louis Martinelli, écriture et mise en scène. Musique Ray Léma.Les coulisses du pouvoir. Un président et la première dame reçoivent, à la résidence, un investisseur étranger. À cette occasion, un groupe de jeunes artistes est invité au palais afin d’égayer la soirée de leurs chants. Très rapidement cette rencontre dégénère. C’est par le biais de la farce politico-économique que les travers et dérives du monde seront exposés. L’Afrique et ses maux (dette, corruption, prostitution, ajustement structurel, projets culturels de façade…) nous révèlent de façon criante les dérives du monde. TNP du 27 janvier au 6 février.

 

 

Le Charlatan
De Robert Lamoureux. Avec Jean-Pierre Castaldi et Olivier Lejeune. Mise en scène Jean Martinez et 5 comédiens. Deux vieilles canailles, dialogues et répliques bien troussées et percutantes. Réelle progression dramatique. Brûlante d’actualité. Photos JP Castaldi © Sylviane Leforestier. Olivier Lejeune c DR. Théâtre Tête d’Or du 27 janvier au 7 février. Et du 24 février au 29 mars.

 

Cyrano de Bergerac
Pièce d’Edmond Rostand, mise en scène Georges Lavaudant. Un chef d’oeuvre de « pyrotechnie verbale » où l’alexandrin dramatique jette ses tous derniers feux. G. Lavaudant a habilement raccourci et épuré la pièce. Un pur bonheur à voir jouer les 17 acteurs de la troupe ! Radiant-Bellevue le les 3 et 4 février.

 

Les Particules élémentaires
De Michel Houellebecq. Adaptation et mise en scène Julien Gosselin, avec 10 acteurs. Coexistence de la force poétique et de la satire sociale qui révèle les désillusions postmodernes et la fin des idéaux de 1968. Un dispositif contemporain, lumineux et étrange. 3h40 avec entracte. Théâtre des Célestins du 3 au 7 février.

 

Roméo et Juliette
Opéra de William Shakespeare. Composition Boris Blacher. Direction musicale Philippe Forget. Mise en scène Jean Lacornerie. Avec 8 chanteurs du Studio et 9 musiciens de l’Orchestre de l’Opéra de Lyon. Coproduction Opéra/Théâtre de la Croix-Rousse. Cette découverte d’une oeuvre écrite sous les bombes pendant la guerre et cette création lyonnaise sont deux événements pour tous ceux qui aiment la musique. A découvrir sans faute. Théâtre de la Croix-Rousse du 23 février au 4 mars.

 

La Barbe bleue
Jeune public. Le conte lui-même, l’écriture et les moyens scéniques s’attachent à faire surgir un imaginaire merveilleux, fragile équilibre d’enchantement et d’effroi. Radiant-Bellevue le 24 février.

 

Candide
D’après le conte philosophique de Voltaire. Mise en scène Maëlle Poésy. Le jeune héros y fait l’épreuve du monde, de son absurdité de sa violence et de ses extrémismes. Il se confronte au réel et apprend à développer sa propre pensée, son identité et sa vitalité. Théâtre des Célestins du 24 au 28 février.

 

Le Prince de Hombourg
De Heinrich von Kleist. Mise en scène Giorgio Barberio Corsetti. Tout semble sourire au jeune prince de Hombourg : la gloire qu’il récolte sur le front, face aux envahisseurs suédois, et l’amour qui s’incarne sous les gracieux traits de la princesse Nathalie, sa cousine. Mais vient le jour où tout bascule. A l’aube d’une bataille décisive, le prince fait un étrange rêve... Toute la pièce est une énigme. TNP du 25 février au 8 mars.

 

L’Appel de Londres
Pièce de Philippe Lellouche avec une belle distribution : Vanessa Demouy, Philippe Lellouche, Christian Vadim et David Brécourt. Mise en scène Marion Serraut. Ils sont trois. Ils ont quitté la France pour s’installer à Londres. L’appel vers la patrie qui éclate commeun feu d’artifice, va tout faire basculer... Radiant-Bellevue le 26 février.


 

News

 

Aperçu de la saison du TNP
Quatre auteurs classiques Molière, Byron, Heinrich von Kleist, Marivaux

Quatre auteurs classiques
contemporains

Pier Paolo Pasolini, Luigi Pirandello, Jean Genet, Joseph Delteil

Neuf auteurs contemporains Saverio La Ruina, Florence Delay, Jacques Roubaud,
Philippe Minyana, Aristide Tarnagda, Catherine Anne,
Jean-Louis Martinelli, Olivier Py, Denis Guénoun

Six créations Maguy Marin, La Traversée, Arrange-toi, Affabulazione, Lancelot du lac, Juan

Cinq pièces Répertoire TNP
L’École des femmes, La Jeanne de Delteil,
Le Triomphe de l’amour, Mai, juin, juillet,
Trilogie des Chevaliers : Gauvain, Perceval, Lancelot

 

 

 

Liens

 

* Théâtre des célestins

Tél. 04 72 77 40 00
Billetterie@celestins-lyon.org

www.celestins-lyon.org

        

* TNP Villeurbanne
04 78 03 30 00 -

www. tnp-villeurbanne.com

 

Théâtre Tête d'Or

Accueil 04 78 62 96 73 

www.theatretetedor.com

   

* Théâtre de la Croix-Rousse

Place Joannes Ambre 69004 Lyon
Tél. 04 72 07 49 49

infos@croix-rousse.com

www.croix-rousse.com

      

* Radiant-Bellevue-Caluire

Tél. 04 72 10 22 19

www.radiant-bellevue.fr

 

* Les Ateliers

Tél. 04 78 37 46 30
contact@theatrelesateliers-lyon.com

www.theatrelesateliers-lyon.com


* Les Subsistances

www.les-subs.com


* TNG Théâtre Nouvelle Génération 

www.tng-lyon.fr